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Beyond

Beyond modifié

Bonjour à tous. Me revoici avec une chronique un peu en retard, mais aussi particulière. Aujourd’hui, alors qu’on approche de Noël, j’ai eu envie de vous faire découvrir une jeune auteure que j’ai découverte par hasard sur twitter. En effet, cette auteure vient de sortir son premier roman, et je pense qu’il a le droit d’être un peu plus connu, surtout que le parcours de son auteure est un peu atypique. Sur le blog, c’est le premier roman auto-publié que je vais ainsi chroniquer. Auto-publié, ça signifie que l’écrivain dont je vais vous parler à présent à, en plus d’écrire son histoire, fait tout le livre, de la marquette à la couverture, en passant par le résumé et la mise en page. Tout cela sans aucune aide telle que celle qui est habituellement fournie par les éditeurs. Cette fois, il n’y a donc pas d’éditeur à proposer, seulement une auteure et un livre au très beau rendu. Je trouve cela admirable de la part de l’écrivain. Ecrire un roman, c’est déjà un art, c’est compliqué, mais en plus ne pas être soutenue dans son travail par une équipe de professionnelle, devoir s’occuper soi-même de tout ce qui va donner le livre, de sa promotion aussi, c’est un surplus de travail assez important. Rien que pour cela, cette auteure se doit d’être encouragée et soutenue.

Ce roman, que j’ai à présent entre les mains, m’a été envoyé par son auteure. Grâce à internet, non seulement j’ai pu faire sa connaissance, mais j’ai aussi eu le droit de lire en avant-première son roman. C’est un service presse dont je suis assez fière, cela me change de vous faire découvrir des auteurs dont vous pourriez entendre parler par d’autres chroniqueurs, sur internet ou dans des magazines. Nous ne devons pas oublier que l’auto-publication est souvent mal vue dans le milieu du livres, donc nous devons défendre ces auteurs.

Ce roman, Beyond, écrit par Lena Walker, est un roman de science-fiction plutôt axé adolescents/jeunes adultes. Personnellement, si je devais le ranger dans la bibliothèque où je travaille, il serait en ado. En voici l’histoire :

Victoria Silver, jeune fille ordinaire de dix-sept ans, vit tranquillement à Williams Hill, une petite ville d’Arizona jusqu’au jour où deux jeunes filles de son lycée disparaissent mystérieusement.

Au même moment, elle rencontre un jeune homme, Liam. Troublée par sa beauté presque surhumaine, elle tombe éperdument amoureuse de lui avant de découvrir qu’il est étroitement lié aux disparitions. Qui est-il réellement? Pourquoi est-il venu récemment s’installer à Williams Hill?

C’est en levant le voile sur ses propres origines et celles de Liam que Victoria se retrouvera au cœur d’une odyssée incroyable. Au-delà, bien au-delà de ses rêves les plus insensés.

L’héroïne s’appelle donc Victoria. Elle est en dernière année de lycée, elle se prépare à entrer à l’université. C’est une fille unique, sa mère travaille à la mairie de Williams Hill et son père est le proviseur du lycée. C’est une fille discrète, ordinaire, qui passe beaucoup de temps à lire. Je souligne d’ailleurs maintenant l’ambiance particulière de la bibliothèque de Williams Hill, où Victoria passe tout son temps. J’ai adoré cette mention, sa description. Je serai bien aller y faire un tour.

L’histoire commence quelques semaines avant la fin de l’année scolaire. Deux jeunes filles ont disparu, volatilisées dans la nature. Cela fait une semaine que personne n’a de nouvelle d’elles. On suppose qu’elles ont fait une fugue, toutes les deux, sauf que rien ne laisse présupposer qu’elles se connaissaient plus que cela, mis-à-part le fait qu’elles étaient dans le même lycée. Williams Hill étant une toute petite ville de campagne, sans histoire, une psychose se  met en place.

Dans ce contexte, Victoria rencontre un nouvel habitant, Liam, qui semble beaucoup tourné autour du lycée. Evidemment, elle se trouve aussitôt attirée par lui, comme si une force la poussait dans sa direction.

Elle scruta le terrain, puis les gradins. Aucune trace du jeune homme. Il s’était éclipsé aussi étrangement qu’il était apparu. Elle s’efforça tant bien que mal de cacher sa déception. Ce sentiment de frustration ne la quitta pas jusqu’à la fin du match. Le simple regard qu’elle avait échangé avec ce mystérieux inconnu, qui n’avait duré pourtant que quelques secondes, avait suffi à faire chavirer son cœur. Celui-ci palpitait tambour battant. Du plus profond de son être, elle n’espérait plus qu’une seule chose, le revoir.

C’est peut-être l’un des points faibles de ce scénario. En effet, on devine immédiatement que Victoria va tomber dans les bras de Liam, qu’elle va parvenir à le faire succomber à son charme. C’est quelque chose qu’on retrouve vite dans ce type d’histoire pour adolescent. A croire que l’amour est quelque chose qui doit absolument figurer dans les romans de ce type. Heureusement, l’auteure parvint à nous surprendre dans la suite de l’histoire, en introduisant le meilleur ami de Victoria, Joshua, qui, sent qu’on le sente trop arriver, est déterminant pour la fin de l’intrigue.

On comprend bien vite que Liam n’est pas humain, et qu’il est en partie responsable de la disparition des deux filles du lycée. En effet, on apprend rapidement dans la narration que Liam n’est pas simple bibliothécaire au lycée, ni même un jeune comme les autres. D’ailleurs, il ne connaît pas les classiques cités par Victoria lors de leurs différentes rencontres, comme s’il débarquait sur la Terre, ce qui est en fait le cas. Liam vient de la planète Keyron, une planète semblable à la Terre, jusqu’à ce qu’elle évolue de manière totalement différente.

Portant, les choses n’étaient pas si différentes sur Keyron, fut un temps. Keyron avait même plus de points communs avec la Terre que Liam ne pouvait l’imaginer. Keyron était une planète sœur de la Terre, avec une atmosphère, de l’eau, de la vie, des forêts luxuriantes. elles étaient simplement situées à des années lumières l’une de l’autre, dans des galaxies différentes. Hélas, les keyoniens, en avance sur les humains, avaient tout détruit au fil des siècles comme les humains s’entêtent à le faire. L’industrialisation et les guerres de pouvoir avaient semé le chaos de façon irréversible sur Keyon. Les keyoniens succombaient par millions, de maladies, de violence, de famines, hommes, femmes, et enfants sans exception. Jusqu’au jour où une poignée d’entre eux, parmi les plus illustres et érudits, s’était engagée à mettre un terme à cette extinction inéluctable. On les appelait les « Anciens », ainsi que tous les successeurs qui étaient nommés à l’issue de chaque mandat. Pour sauver leur race, les Anciens instaurèrent un Nouvel Ordre.

Liam est donc un extraterrestre, et s’il est sur Terre, ce n’est pas par hasard. Il semble chercher quelque chose, ou quelqu’un de précis. Ceci dans le but annoncé de sauver sa planète, son peuple. C’est dans ce but que les deux premières adolescentes ont disparu. Bien sur, Victoria se retrouve mêlée à cette recherche sans le vouloir. Et son destin va être mêlé à celui de Keyon, régie par un Nouvel Ordre, c’est-à-dire par la « Norme », par le fait de ne pas avoir de sentiment, de faire ce qu’on attend de nous, d’être des robots humanoïdes.

Bien que l’intrigue soit assez prévisible, notamment pour l’histoire de Victoria et Liam, et pour le travail de ce dernier sur Terre, elle est très bien menée, et  on n’a que peu de temps mort dans l’histoire, car tout s’enchaîne assez vite. On a le droit au récit de la vie quotidienne de Victoria, ce qui nous immerge vraiment dans sa réalité, et à une description soignée de ses sentiments. Et on a aussi droit à ce que moi j’ai adoré, un descriptif de certaines coutumes asiatiques, grâce à la famille de l’amie de Victoria, Emma. J’ai trouvé ça vraiment génial, très bien décrit, et une bonne idée qui s’inscrit vraiment dans le récit puisque ces coutumes, notamment au niveau de la méditation, vont aider Victoria. J’ai ainsi pu apprendre plus sur les coutumes bouddhistes, et j’admire les connaissances de l’auteure sur ce sujet. Je trouve ça important de pouvoir apprendre des choses en lisant de la fiction.

Elle assista pour la première fois à une cérémonie de Shoukhouan. Le grand-père et le père d’Emma étaient assis sur un tapis derrière un plateau surélevé, fleuri et curieusement rempli de gâteaux, de fruits et d’œufs durs. C’était la tradition. Ils prièrent en sanscrit. Même si leur langue lui est étrangère, le ton de leur chant était mélodieux et apaisant. Les convives étaient assis en tailleur devant eux, et priaient en silence, les yeux fermés, la tête légèrement inclinées, en les écoutant. Ils semblaient parfois répéter certaines prières. Assise à côté d’Emma, Victoria levait de temps à autre les yeux pour les observer. Le père d’Emma attacha ensuite à chacun un fin bracelet en coton blanc. Ces bracelets n’avaient matériellement aucune valeur, et pourtant il les manipulait avec une précaution infinie. Emma lui expliqua que, selon leur croyance, chaque être humain possédait plusieurs âmes qu’il importait de réunir pour faire converger leurs influences positives. Le bracelet blanc symbolisait cette union. Il était recommandé de le porter au moins trois jours consécutifs, voir jusuq’à ce qu’il s’effrite et tombe de lui-même. Le père lui en attacha un autour du poignet. Elle était de porter ce bracelet

Ce que j’ai vraiment apprécié dans ce roman, c’est le mélange entre une planète utopique, voir dystopique, et la science-fiction pure, avec des vaisseaux et des extraterrestres. Je trouve que c’est une idée très originale, que je n’avais pas encore vue quelque part. Parce qu’en vérité, ce roman est une rencontre entre les romans « à la mode », tels que les Hunger Games, Divergente, etc.. (où le monde est contrôlé par le pouvoir politique, où personne n’est libre de sa vie ou de ses émotions, et où un héro ordinaire va bousculer les codes), et la science-fiction pure. Keyron est régie comme le serait un monde dystopique, sans émotion, par la Norme, et Victoria risque d’y apporter un grain de poussière qui peut tout faire basculer, tout cela dans l’espace.

Le seul bémol que je mettrais à ce roman, c’est au niveau de l’écriture. C’est dans l’ensemble bien écrit, l’histoire se lit bien, mais il y a pas mal de redondance, d’explication qui ont déjà été données quelques chapitres plus tôt. Ca ne gêne pas la lecture, c’est juste un peu perturbant de relire certains passages, car ça nous apporte une impression de déjà-vu, qu’on est déjà au courant et que cela ne rajoute rien à l’histoire. Ainsi, Liam raconte dans deux chapitres différents qu’il est orphelin, qu’il n’a pas pu pleurer ses parents. Son histoire racontée une seule fois aurait suffit. C’est le seul bémol que je peux cité, car j’ai vraiment trouvé l’histoire sympa à lire, fluide et intéressante.

Mais malgré ce défaut, j’ai pris plaisir à lire cette histoire, que j’ai dévoré. Une suite est prévue, j’ai hâte de pouvoir la lire. Je remercie beaucoup Lena Walker pour m’avoir confié son roman, je suis contente de pouvoir découvrir de nouveaux auteurs, surtout s’ils sont peu connus, car cela me permet de vous les faire découvrir. Beyond mérite d’être connu. Vous pouvez d’ailleurs lire les premières pages du roman sur la page Amazone du roman si vous avez une liseuse ou un compte Kindle :

Et vous, que lisez-vous en ce moment?

Connaissez-vous un roman mélangeant la dystopie et la science-fiction? Cela vous plairait de lire une telle histoire?

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4 réflexions au sujet de « Beyond »

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