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Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien, et surtout que vous avez vous aussi un beau soleil qui brille dans le ciel. Il n’y a pas à dire, cela fait du bien. On a l’impression que l’été arrive, alors qu’on est qu’au mois de mars. Et aujourd’hui, on se retrouve pour une nouvelle chronique littéraire. Alors, exceptionnellement, bien que nous soyons jeudi et que, normalement, le jeudi, je vous parle de romans autoédités dans le cadre du #JeudiAutoEdition, aujourd’hui cela ne va pas être le cas. En effet, je vais plutôt vous parler d’un roman qui sort demain chez la maison d’édition partenaire du blog TeenLips. Il s’agit de leur deuxième sortie, après Deadly Heaven, que je vous avais présenté. Il s’agit une nouvelle fois d’un roman à destination plus des adolescents/jeunes adultes, mais cette fois plus dans le genre de la science-fiction. Il a été écrit par Elsa Carat et voici son résumé :

Une douleur inouïe la submerge… Des voix étranges s’invitent dans sa tête… Des hommes, violents, débarquent chez elle sous le regard impassible de sa mère… La vie de Lia, une jeune fille lambda bien qu’un peu marginale, est en train de basculer dans l’horreur. Il lui reste une seule option : fuir, abandonnant derrière elle la vie qu’elle s’était construite. Mais qui sont ces hommes ? Que lui veulent-ils ? Est-ce en rapport avec ces voix qu’elle est la seule à entendre ? Ces maux intenses qu’elle subit depuis sa visite à l’observatoire ? Lia n’en sait rien. Elle ignore ce qu’elle est. Mais, eux, le savent. Et son meilleur ami d’enfance, Ethan, dont elle est secrètement amoureuse, risquerait bien de jouer un rôle plus important que prévu. Ce qu’elle prend pour un fardeau pourrait s’avérer être un don aux yeux de l’Humanité…

Nous sommes dans le futur, en 2153. Lia est une adolescente normale, bien qu’un peu pessimiste et cynique. Elle va au lycée, côtoie ses amis Ethan et Lola comme tous les jeunes de son âge, et attend avec impatience le jour de ses 21 ans, jour où elle recevra la liste de ses prétendants, liste qui déterminera son futur. Seulement, lors d’une visite à l’Observatoire, elle va se mettre à entendre des voix. Et peu de temps après, son ami Ethan va lui apprendre que des hommes vont venir la tuer. Commence alors pour Lia une fuite, où elle va apprendre qu’elle n’est pas comme les autres, qu’un gène nommé Espoir a été introduit dans son patrimoine génétique, tout comme pour une vingtaine d’adolescents nés la même année qu’elle. Ce gène est particulier, et elle va découvrir qu’elle pourrait devenir le dernier espoir pour sauver l’Humanité de sa fin prochaine.

Je vais tout d’abord vous parler de ce monde dans lequel évolue Lia. Il s’agit d’un monde marqué par les catastrophes naturelles qui ont décimées une grande partie de l’espèce humaine. Ainsi, il ne reste plus que deux villes sur toutes les planètes qui sont viables, la Capitale et la Mégalopole. Ces dernières sont reliées par un train, mais les ententes entre les deux villes ne sont guères cordiales. Partout autour des deux cités, il y a des traces des tragédies survenues dans le passé. Lia n’a connu que ce monde. Le ciel n’est pas bleu, il est toujours chargé de nuage qui empêche les rayons du soleil de passer. Elle n’a passé sa vie que dans une seule école, avec les mêmes amis, dont font partie Lola et Ethan. Puisque la population est parquée dans deux cités, il faut être certain que les mariages fonctionnent. Pour cela, la liste des prétendants à été mise en place, pour limiter les divorces. Lia attend cette liste pour tomber amoureuse, même si elle ressent quelque chose pour Ethan. Elle ne veut pas aimer et être séparée ensuite d celui que son cœur aura choisi. Seulement, la terre va bien plus mal que ce que tout le monde pense, et Lia va avoir son rôle à jouer dans la survie de l’espèce humaine, un rôle bien plus important que celui de se marier et de procréer. J’ai apprécié la manière dont le monde était détruit, même si c’est très apocalyptique. On sent vraiment que la planète va mal, que le monde est en danger. Certes, les êtres humains vivent comme si de rien n’était, ils se marient, ont des enfants, etc, mais cela ne suffit pas à la garder à l’abri du danger. On sent l’espèce humaine fragile, presque à terre. Les hommes développent des instruments pour prévenir les catastrophes naturelles, mais rien pour les empêcher. La seule solution reste celle du gène Espoir, conception qu’ils ne maitrisent même pas. En fait, l’espèce humaine peut facilement basculer et être détruite. C’est d’ailleurs ce que va montrer le roman. J’ai donc trouvé le monde décrit très crédible, plausible. On sent que l’auteure maitrise son sujet, et on parvient très facilement à imaginer cet univers détruit, rempli de ruine. J’ai apprécié aussi le cynisme dont font part la plupart des protagonistes sur leur environnement. En fait, tout le monde s’attend presque à ce qu’une nouvelle catastrophe balaie leur quotidien, mais tout le monde fait comme si c’était impossible que cela se reproduise. On est dans un entre-deux assez palpable.

Il faut faire attention pour ne pas tomber dans des trous. De part et d’autre s’amoncellent des débris de maison et de meubles. Il y a aussi des carcasses de voiture. Ca me fait tout drôle de voir ça. J’ai l’impression d’être au musée. Personne n’en utilise plus depuis des décennies. La densité de la population à La Capitale est bien trop importante pour pouvoir circuler et les gratte-ciels empiétant sur les rues, les voies sont devenues trop étroites pour les automobiles.

Les décombres s’entassent, formant ainsi des collines semblables à celles que l’on peut retrouver dans les déchèteries. Voilà à quoi ressemble aujourd’hui ce quartier dont les vestiges témoignent qu’il avait abrité la vie : à une poubelle à ciel ouvert.

Le personnage de Lia est assez intéressant à suivre, car le gène implanté en elle est un vrai don, elle est capable de sentir le mensonge chez les autres. De ce fait, elle ne se laisse pas facilement berner par ce qui l’entoure. Cela en a fait une personne assez cynique, ironique, mais aussi très lucide. C’est ce que j’ai aimé en elle. Elle ne se cache pas derrière de faux espoirs, elle est capable d’analyser rapidement une situation et d’agir de manière toujours froide. Elle ne se laisse pas abattre alors qu’elle est pessimiste. Elle cherche toujours une solution, ce qui va en faire un élément important du groupe qui va se former. J’ai aussi aimé la manière dont elle se lie aux gens, elle a un bon fond et est amicale. Elle fait beaucoup pour les autres. C’est presque une leader née. Elle se révèle au fur et à mesure de l’histoire. Elle qui n’était qu’un personnage discret, qu’on peut oublier, au début, va devenir essentiel à tous, une meneuse. Son évolution est intéressante et va de pair avec la confiance qu’elle va prendre en son don. Elle se montre aussi de plus en plus forte, voir un peu rebelle. Ce que j’ai moins aimé, c’est qu’elle ne va pas jusqu’au bout de sa rébellion personnelle, et a tendance à se plier un peu à ce qu’on attend d’elle, même à la fin où elle peut gagner sa liberté. En fait, elle est rebelle, mais reste dans le confort des deux cités, dont elle n’ose pas remettre en cause la puissance. Elle reste une adolescente qui a besoin de son confort pour vivre. Elle ne veut pas prendre la fuite sans cesse.

  • Nous avons le choix : rester à la Mégalopole, essayer de reprendre une vie normale tout en restant sous la protection et le contrôle du gouvernement. Ou bien leur fausser compagnie et nous débrouiller par nous-même comme nous l’avons fait jusqu’à présent.

Pour moi, il n’y a pas vraiment de débat. Retourner dans un lycée, se faire de nouveaux amis, passer le diplôme de fin d’étude, attendre la liste officielle des prétendants, m’apparaît bien plus attractif que de survivre, en marge de la société.

En ce qui concerne les autres personnages secondaires de l’histoire, qui apparaissent notamment dans la 2e partie de l’histoire, j’ai eu mes petits coups de cœur, comme Bastian, Ambre ou Cindy, ceux qui m’ont énervés, comme Ethan ou Alex, dont on ne sait jusqu’à la fin s’ils jouent franc jeu ou non, mais je dois avouer que j’ai vite été perdue dans tous les personnages secondaires qu’il y a dans ce roman. En effet, Lia n’est pas la seule à porter le gène Espoir, ils sont une vingtaine en tout, et elle finit évidement pas retrouver une partie d’entre eux. Or, ils sont plutôt nombreux, et je trouve qu’on est vite dépassé par tous les personnages qui se retrouvent. Une partie d’entre eux est assez exploités, parce qu’ils deviennent centraux, mais j’ai eu le sentiment qu’une autre partie du groupe était mise de côté, si bien que lorsqu’un d’entre eux est mentionné, il faut un petit laps de temps pour se remémorer comment il est arrivé dans le groupe et sa capacité spécifique. D’ailleurs, on oublie assez vite je trouve qui est capable de quoi tellement il y a de combinaison du gène possible. Heureusement que certains personnages, comme Alex ou Cindy, se détachent. En fait, c’est le seul bémol que je peux dire sur ce livre.

Alors, cette idée de gène transmis par la cité est assez intéressante, surtout qu’elle met en place une certaine magie dans le texte. En effet, les dons qu’il apporte à son porteur ressemble à de ma magie. Avec, Lia voit ses facultés décuplées, et elle est capable de bien des choses. Outre le fait de déceler le mensonge, avec la bonne personne, elle peut voir des souvenirs, entendre des éléments du passé, etc. Pour le moment, on ne sait pas encore jusqu’où ses facultés peuvent aller, et il en est de même pour les autres membres du groupe. Tout ce qui importe, c’est qu’avec, ils peuvent tous ensemble sauver la terre, ou du moins empêcher sa destruction possible. Il y a presque une capacité pour chacun des porteurs, ce qui en fait plusieurs à mémoriser, surtout qu’alliée à un autre porteur, cette faculté évolue pour être intensifiée. Plusieurs combinaisons sont donc possibles, permettant ainsi de surmonter les obstacles. J’ai apprécié cette petite part de fantastique mis en place, même si tout cela est considéré du point de vue de la science. D’ailleurs, Lia en entend d’abord parler à l’Observatoire, avant d’en faire elle-même l’expérience. J’aime le fait que la science devienne presque magique, même si au début, le don de Lia est plutôt effrayant car, non maitrisé et écouté, il la fait souffrir physiquement. Son don l’importune aussi par moment, ne lui permettant pas d’entendre des choses tout le temps agréables.

Depuis mon arrivée au QG, je n’ai suivi les garçons (les filles préférant rester au QG) qu’une seule fois dans leurs excursions dans le quartier. Mais la sortie ne m’avait pas plu autant que j’avais pu l’espérer.

Tout était désert, silencieux, sinistre et puis, lorsque nous sommes enfin rentrés dans une habitation non explorée par les garçons – il fallait aller toujours plus loin -, j’ai de nouveau eu un malaise. Je n’en avais plus eu depuis mon entrée au QG, à croire que le lieu avait le pouvoir de neutraliser ma capacité et les effets du gène Espoir. Dès que j’ai commencé à vouloir ramasser quelques objets, les étourdissements désagréables ont laissé place à des hurlements et des déflagrations tonitruantes et assourdissantes. Je me rappelle avoir entendu des appels au secours désespérés d’enfants, les cris étranglés des parents, les sanglots d’hommes dont j’avais le sentiment qu’ils pleuraient pour la première fois. Je revivais, en sonorité du moins, la Grande Catastrophe qui les avaient engloutis. Le son était si réel, si présent, si clair, sans équivoque sur ce qui était en train de se passer, que je me suis demandé si entendre tout ce cauchemar n’était pas pire que de le revivre en image. Je n’en revenais pas de pouvoir entendre le chaos qui avait eu lieu plusieurs dizaines d’années auparavant. Comme si, après tout ce temps, chaque parcelle de murs à moitié écroulés, chaque débris de bâtisses portaient encore les traces du cataclysme que les années d’usure, d’accumulation de poussière et de rouille n’avaient pu effacer.

J’ai donc beaucoup aimé ma lecture, c’est un très bon livre de science-fiction. Le roman se lit bien, l’écriture est agréable malgré le sujet parfois complexe, les descriptions sont immersives, on n’est pas perdu dans l’univers. On passe un agréable moment en lisant cette histoire, on fait partie de l’action qui s’y passe, on a peur pour les personnages qui prennent de gros risques pour survivre, et j’ai eu une frustration à la fin, car le roman était déjà terminé. J’ai hâte de lire la suite et de savoir comment Lia va reprendre une vie normale, qui ne peut évidemment plus l’être. Tout dans ce roman est fait pour qu’on soit investi dans l’histoire, il y a de l’action, des morts, de l’horreur, un peu de romance, beaucoup d’amitié, des dons spéciaux, de l’angoisse, etc. A sa lecture, j’ai vraiment eu de la peur pour ses protagonistes, mais j’ai aussi souris avec eux. C’est une bonne lecture qui devrait plaire.

J’ai encore pleins de choses à vous dire sur ce roman, mais je dois m’arrêter ici afin de ne pas trop vous spoiler l’histoire. Je vous en conseille donc sa lecture.

Et vous ?

Quelle est votre dernière lecture ?

Votre dernier livre lu en science-fiction ?

Bonne fin de semaine à tous 🙂

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