chroniques littéraires

Flying Witch, tome 8

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous tenez le coup face au nouveau confinement. Ici, on a de la chance, il fait beau, même si les températures sont vraiment fraîches. Mais on n’a pas vu de neige cette semaine. En tout cas, en ce qui concerne mes élèves, ils ont l’air de vivre plutôt bien ce confinement, les visios les font bien rire, sauf quand cela plante. Ils sont contents de voir enfin mon visage sans masque, ce qui n’était pas arrivé depuis la rentrée. Mais vue les déboires informatiques de cette semaine, ils sont tout de même très heureux d’être en vacances. Je me demande si les visios ne les ont pas plus stressés qu’autre chose, vue que c’était très compliqué de se connecter.

Aujourd’hui, justement, je vous propose de vous évader un peu grâce à l’une de mes séries de manga préférées, Flying Witch. J’avoue, j’ai lu ce tome 8, celui dont je veux vous parler aujourd’hui, il y a plusieurs semaines, en mars, mais j’ai fait traîner la chronique, car l’année dernière, alors que je lisais le tome 7 à la même période, nous sommes entrés en confinement. En bonne superstitieuse, je craignais un peu que me replonger dans cette série provoquerait la même chose. Cela n’a malheureusement pas manqué. Mais ce n’est qu’une coïncidence. En tout cas, cette série est toujours écrite et dessinée par Chihiro Ishizuka et publiée en France aux éditions Nobi Nobi. Ce tome 8 est sorti en octobre 2020, après avoir été décalé à cause de la pandémie. Voici son résumé :

Makoto se rend dans la péninsule de Shimokita afin de rencontrer un célèbre mage capable de lui révéler son signe magique. Mais si ses méthodes sont très rigoureuses, ses inventions ont parfois des résultats…

Dans ce nouveau tome, nous retrouvons avec plaisir Makoto, ainsi que sa sœur et sa cousine qui veut devenir une sorcière. C’est d’ailleurs l’occasion pour Makoto d’expliquer à cette dernière comment fonctionne l’apprentissage des sorcières, car la jeune fille va passer une étape importante de sa vie, elle va découvrir son signe magique. L’occasion pour elle de savoir quelle sorcière elle veut être, et quel est l’élément qui lui correspond le mieux.

C’est, comme je le disais, un vrai plaisir de retrouver Makoto. J’aime vraiment beaucoup cette héroïne, toute gentille, toute douce, qui se démène pour aider les autres, qu’ils soient de sa famille ou non. C’est un personnage vraiment positif, plein de joie de vie, qui nous donne le sourire. Si on la croisait dans notre quotidien, c’est vraiment l’amie sur qui on peut s’appuyer, celle sur qui on peut compter en toutes circonstances. Et j’ai aimé la voir ici un peu évoluer, au sens où elle découvre un peu plus qui elle est vraiment, ce que signifie son pouvoir, et ce quelle veut dans la vie. On sent alors qu’elle se cherche, et qu’elle obtient quelques réponses à ses questions. Ce qui est alors intéressant, c’est qu’on peut imaginer son évolution, parce que son nouveau pouvoir, ou en tout cas ce qu’on apprend sur elle, pourrait nous laisser présager une certaine évolution de Makoto. J’avoue que dans ce cas, ce serait super intéressant. Mais dans le même temps, je suis certaine que ce n’est pas ce qui est envisager pour elle, puisque ce n’est pas l’idée du manga. Quoiqu’il en soit, j’ai aimé le fait qu’on en apprenne plus sur notre sorcière, et de la voir se découvrir ainsi, avec sa candeur habituelle. Elle a alors ses doutes, ses peurs, car elle ne sait pas vraiment à quoi s’attendre, et ce qu’elle avait imaginé est loin de se produire, car son don est une totale surprise pour tout le monde. J’ai apprécié de suivre donc ses interrogations, car on la voit en difficulté. J’ai aussi apprécié le fait qu’on découvre de nouveaux éléments de la magie en même temps qu’elle, ce qui démontre bien que Makoto est loin de tout savoir sur son propre don, ses capacités, ou le monde qui l’entoure. De ce fait, on grandi en même temps qu’elle, et c’est bien fait et assez sympathique.

Ce que j’ai aussi aimé, dans cette histoire, c’est qu’on a enfin toute une issue qui se concentre sur Kei, le cousin de Makoto. En effet, jusque-là, on parlait surtout de la sœur de Makoto, ou alors de Chinatsu, la cousine de Makoto et la soeur de Kei, la petite fille quoi veut devenir une sorcière et qui suit avec avidité les conseils des autres sorcières. Or, pour une fois, nous voyons un peu plus Kei dans son propre univers, qui est en fait le cinéma. Kei a dans l’idée de monter un club de cinéma, et sans le vouloir vraiment, il va incorporer Makoto et ses amies dans ce grand projet, ce qui va nous permettre de nous rendre compte que si Kei est très à l’aise dans un univers composé que de filles, il doute aussi sur ses propres capacités. Cela permet alors de le voir dans une autre attitude que celle qu’il a à la maison, de le voir aussi aider par les autres, et de voir la solidarité qui peut se mettre en place autour de lui. C’est un bon moment qui nous est permis de découvrir, car Kei est toujours en retrait, et on le découvre ainsi un peu plus, en dehors de chez lui, avec une Makoto qui le suit, et qui ne prend pas toute la place.

Comme je le disais au début, en parlant de Makoto, on découvre dans ce nouveau tome une nouvelle branche de la magie, et surtout, on en apprend plus sur son fonctionnement. J’ai vraiment apprécié cela, car une nouvelle fois, cela nous permet de nous rendre compte que le monde qui est décrit par l’autrice se développe petit à petit. J’ai pu voir dans certains commentaires du manga que ce nouveau tome amenait des contradictions par rapport aux autres tomes. Personnellement, je n’ai pas vu en quoi, mais les tomes précédents sont un peu vagues dans mon esprit, ce qui fait que je n’ai pas du tout ressenti cette contradiction possible, et que j’ai justement aimé ce rajout qui est fait ici. En tout cas, j’ai aimé qu’on en sache plus sur la magie, que ce soit avec Makoto, avec sa cousine, ou avec les fantômes ou les hiboux. J’ai particulièrement aimé le fait que l’on voie aussi un robot dans cette histoire, car j’ai trouvé cela amusant, et cela permet de relier le monde magique avec la technologie. C’est une bonne idée, assez originale, je ne m’attendais pas à une telle chose dans ce manga, où l’on restait tout de même dans un monde assez contemporain pour le moment. Et étrangement, cela passe tout seul, le robot est parfaitement à sa place dans cet univers. C’est la même chose avec le samouraï, qui apparaît dans une autre histoire. Cette petite histoire permet d’ailleurs d’en savoir plus sur les fantômes, et c’est assez intéressant et agréable, on voit là encore que l’univers s’étend, et offre de nouvelles possibilités. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire avec le hibou, qui amène l’humour habituel, et qui permet d’inclure les animaux dans ce récit. De ce fait, dans ce tome-ci, nous avons aussi bien les esprits de mis en scène, que les animaux ou les robots. C’est un beau mélange, et tout cela se suit de manière naturelle.

On retrouve, comme d’habitude, beaucoup d’humour. C’est d’ailleurs aussi pour cela que j’aime autant ce manga. Outre le personnage de Makoto, qui est très mignon et doux, on a aussi beaucoup de moment assez sympas, qui nous font sourire, et même rire. Toute l’histoire avec Kei, ou celle avec le hibou, sont vraiment agréables à lire et permettent de bien s’amuser, souvent au détriment de Makoto d’ailleurs, qui n’est pas toujours très douée. En ce qui concerne le dessin, il est toujours aussi agréable à suivre, avec des traits fins, mais aussi doux, ce qui correspond bien à l’histoire qui est racontée. Les planches sont fines, en dévoilent assez pour comprendre le récit, mais sans trop en montrer, ce qui permet à notre imagination de combler le reste, d’imaginer les scènes où Makoto se blesse, ou fait des erreurs. Tout est subtil, et fait avec soin. On visite le Japon, ses coins magiques, mais aussi pittoresques, sa campagne, sa mer, et ce manga nous permet de voyager, de découvrir une autre culture, qui est bien retransmise par le dessin tout en finesse. Et malgré l’humour, on apprend aussi beaucoup de choses sur la manière de vivre là-bas, et c’est aussi ce que j’aime avec ce manga, ce côté pédagogique qui se concentre sur la vie à la campagne.

En résumé, il ne se passe pas grand chose dans ce nouveau tome, si ce n’est la première histoire et la découverte du don de Makoto, au sens où elle sait quelle sorcière elle veut devenir, et son élément. Néanmoins, ce n’est pas parce qu’on n’a pas l’impression que l’histoire avance que ce manga n’est pas riche d’événement. Le monde développé par l’autrice se développe de plus en plus, on en apprend plus sur les sorcières, mais aussi sur les fantômes, voire sur le fonctionnement des animaux. J’ai aimé que Makoto, qui est un personnage que j’adore, prenne un peu moins de place et laisse davantage d’espace à Kei, qui a le droit d’être un héros plus important au cours de l’un des récits, J’ai aimé aussi la place plus importante de la technologie. L’humour est bien présent et le dessin toujours aussi agréable, C’est un bon tome qui continue la saga, qui se lit bien et qui est dans la suite de la série, dans ce petit monde gaie et joyeux qu’on attend. C’est une bonne histoire détente, pour couper avec le monde réel. Je vous en conseille la lecture pour son humour et son côté tout doux.

Et vous ?

Aimez-vous les mangas tout doux ?

Ou préférerez-vous avoir un récit plus sombre ?

Préférez-vous les histoires avec un but, ne quête ?

Ou cela ne vous dérange-t-il pas de suivre des héros sur plusieurs tomes juste pour découvrir leurs univers ?

Bon dimanche à tous 😀

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