mes écrits

Sois gentille pour Noël, chapitre 8

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous tenez le coup avant le gros rush de ce soir et de demain. Pour ma part, tout est prêt, et aujourd’hui, c’est justement jour de pause, afin d’être en forme pour demain, où l’on va chez mes beaux-parents, et pour dimanche, où l’on va chez mes parents, pour fêter Noël. L’avantage, c’est qu’on sera moins nombreux que d’habitude, ce qui va peut-être nous permettre de mieux apprécier la période. Et ce sera moins la course que d’habitude. Aujourd’hui, c’est donc juste pâtisserie pour faire des truffes, et quelques corrections de copies, afin de ne pas perdre le rythme et prendre du retard pour la nouvelle année.

Mais parlons plutôt de choses sympathiques, par rapport à mon travail. Nous sommes aujourd’hui jeudi, et c’est donc l’occasion de retrouver ma nouvelle héroïne, Isabelle, dans le cadre de ma romance de Noël, Sois Gentille pour Noël. Nous approchons de Noël, qui a lieu demain, mais j’ai pris un peu de retard dans la rédaction de la romance, puisque Noël n’a pas tout à fait lieu dans ce chapitre-ci, mais dans le prochain. Celui-ci devrait être pblié avant la fin de l’année, donc avant jeudi prochain, je l’espère.

Les chapitres précédents sont tous sur le blog, n’hésitez pas à les lire si vous êtes passés à côté, et à me dire ce que vous pensez de ce récit.

Chapitre 8

« La grand-mère de Jack m’impressionnait beaucoup. Malgré sa maladie, elle restait quelqu’un qui savait s’imposer, dont la simple présence dans une pièce suffisait à l’emplir entièrement. Dénommée Juliette, en hommage au célèbre personnage de Shakespeare, elle n’avait pas sa langue dans sa poche, à ma grande surprise. Même si elle semblait avoir maigri très rapidement, et qu’un petit coup de vent aurait pu la faire tomber, elle restait souriante et remplie de joie de vivre.

Dès qu’elle était apparue, avec sa canne qui était devenue une extension de son corps, Connor s’était précipité vers elle et l’avait enveloppée de ses bras musclés réconfortants. Malgré les protestations de l’ancêtre, il l’avait ensuite menée dans le salon, où il l’avait forcée à s’assoir. Il la couvait du regard, d’une manière certes différente de celle dont il avait recouvert Charlotte, mais qui témoignait tout de même de la grande affection qui lui portait. De toute évidence, la mort qui planait sur la vieille femme pesait sur tous, et personne ne parvenait à accepter le fait qu’elle ne serait sans doute plus là l’année suivante.

Jack profita de ce moment pour enfin faire son apparition. Il avait encore les cheveux ébouriffés, mais il avait pris le soin de s’habiller, quittant pour une fois son costume sérieux. Il paraissait alors avoir rajeuni, et je dus avouer que j’étais fière de le voir arborer un teint plus joyeux, plus frais, malgré tout l’alcool qu’il avait lui aussi ingéré, que la couleur de la colère et de la rancune qui ne l’avait pas quitté la veille.

— Mamou, tu es enfin là ! dit-il en se précipitant vers elle.

À son tour, il serra la vieille femme dans ses bras, tout en faisant attention à ne pas la blesser. Juliette sourit, attendrie, avant de porter son regard sur moi.

— Tu ferais mieux de me présenter Isabelle, lui ordonna-t-elle d’un ton moqueur.

Jack me dévisagea, semblant alors se souvenir de ma présence en ces lieux. Je ne lui en voulus pas, après tout, j’étais une étrangère dans ce monde qui lui était si familier, et je n’avais pas vraiment ma place ici. Toutefois, Jack gomma mon inquiétude en m’attrapant la main et me poussant devant le nez de sa grand-mère.

— Voici Isabelle, mon amie.

Je ne parvins pas à réprimer la grimace qui agita mon visage à ce moment-là. Au moins, cette fois, il avait pensé à ne pas dire que j’étais sa petite-amie, mais vu le ton de sa voix et la manière dont il me présentait, cela ne trompait personne. J’étais officiellement celle qu’il aimait, du moins aux yeux de tous.

La grand-mère de Jack me dévisagea longuement. J’essayai de rattraper mon sourire, de paraître parfaitement à l’aise, alors que ce n’était pas du tout mon état d’esprit du moment. Je faisais ce que je pouvais pour taire la colère qui montait en moi, et la culpabilité qui m’étouffait de devoir mentir à une dame âgée que je ne connaissais pas, qui aurait très bien pu écouter la vérité si son petit-fils ne craignait pas de la blesser.

J’affrontai donc les yeux gris de la vieille femme lorsqu’elle finit par se redresser, un sourire en coin.

— Que diriez-vous d’une petite promenade au grand air afin de vous dégourdir les jambes, ma chère ? Je viens de faire un long trajet en voiture, et j’ai besoin de marcher un peu.

J’acquiesçai, la gorge nouée. Je compris que la grand-mère de Jack tenait à passer du temps seule avec moi, et j’appréhendai ce moment. Que me voulait-elle ? Avais-je échoué à son test de regard ?

Le père de Jack, qui portait les bagages de la vieille dame dans les bras, se précipita immédiatement dans le salon. À croire qu’il avait l’ouïe fine, ce que je n’avais pas soupçonné chez lui jusqu’à maintenant.

— Il en est hors de question ! s’exclama-t-il véhément. Tu dois te reposer, te ménager ! N’as-tu donc pas entendu ce que t’ont dit les docteurs, maman ?

Elle soupira tristement.

— Je suis mourante, Martin, pas impotente. Je peux très bien marcher un peu. J’ai ma canne, et je me sens bien. Et je ne sors pas seule.

En affirmant cela, elle se releva, et son fils se jeta sur elle pour la contraindre à se rassoir.

— Vous pouvez très bien discuter ici, la rabroua-t-il. Si jamais tu attrapes froid dehors, tu pourrais bien ne pas pouvoir fêter Noël avec nous. C’est cela que tu veux ? Que tes petits-enfants et arrière-petits-enfants ne puissent pas te voir.

En réponse, elle lui donna un coup de canne dans le tibia, ce qui fit non seulement jurer Martin, mais aussi reculer.

— J’accepte ce que disent les médecins, mais je ne vais pas vivre sous cloche en attendant ma mort ! tempêta-t-elle. Je suis bien rentée en forme jusque-là, tu peux donc me faire confiance, je ne vais prendre aucun risque.

Puis, elle me tendit son bras, et sous le choc, je l’aidai à se relever. Et ensemble, nous rejoignîmes le perron.

Elle avait passé un épais manteau sur la couche de pull qu’elle portait. Je craignais toutefois que le collant en laine qu’elle avait enfilé sur ses jambes maigres ne suffise pas à la protéger. Il ne faisait pas vraiment froid, bien moins froid que ce à quoi je m’attendais dans ce coin du pays, toutefois, il y avait du vent, et le font de l’air était humide. Cela semblait impossible que l’on ait de la neige d’ici le lendemain, pour Noël, mais de la pluie, cela paraissait plus plausible. Tout Noël cette année était vraiment déprimant.

Nous fîmes quelques pas. La vieille dame s’appuyait toujours sur moi, malgré sa canne, et malgré sa maigreur, elle pesait tout de même son poids. C’était dans des moments comme cela que je me disais que j’aurais été incapable d’être infirmière, et je ne pouvais que remercier celles et ceux qui avaient la vocation et qui s’occupaient tous les jours de malades, certains en phase terminale, comme la grand-mère de Jack.

Je me demandai d’ailleurs si ce dernier nous espionnait en nous regardant par l’une des fenêtres de la demeure, lorsque je fus coupée dans mes pensées par la grand-mère de mon ami.

— Alors, ma chère, mettons un peu les choses au clair, dit-elle d’un ton ferme, qui me fit sursauter. On ne va pas se mentir, nous en avons passé l’âge toutes les deux, n’est-ce pas ? Mon Jack, vous ne l’aimez pas, ou est-ce que je me trompe ?

Mon teint dut devenir très pâle, parce qu’elle se mit ensuite à me tapoter la main. Elle avait pensé à enfiler des gants, et ces derniers ne devaient pas être aussi usés que les miens, vu la texture douce du cuir.

— On a tendance à croire que les vieux ne servent à rien, qu’ils sont simplement malades et bons à rester dans un coin, dans une maison de retraite, à attendre la mort. Mais voyez-vous, rien ne nous échappe. On ne s’intéresse pas à nous, mais ce n’est pas notre cas. Nous, on observe les autres. Et on note tout. Et j’ai bien vu que vous n’aviez pas l’air heureuse que mon petit-fils vous présente comme son amoureuse. Il avait les yeux qui brillaient, vous en êtes vous aperçue ? Ce n’est pas votre cas. Vous ne vous êtes pas jetés à son cou lorsqu’il est arrivé, vous l’avez d’ailleurs à peine regardé. J’en déduis donc que ce n’est pas le grand amour de votre vie.

J’étais éberluée. Jack aurait pu me prévenir que sa grand-mère avait des talents de détective. Elle était la seule, pour le moment, à avoir su nous percer à jour, même si je me demandais ce qu’elle avait bien pu lire dans l’expression de Jack, qui lui faisait à présent affirmer que ce dernier ne m’observait pas comme que moi je le regardais. Toutefois, j’allais devoir m’occuper de cela plus tard. La vieille dame venait de me lâcher le bras et de me fusiller des yeux, tout en gardant une certaine contenance, au cas où nous serions observées. Elle ne désirait sans doute pas attirer les foudres de ses proches sur moi, pas encore.

— C’est Jack qui a eu l’idée, avouai-je, sentant un poids se retirer de ma poitrine. Il voulait que vous pensiez qu’il était heureux, et que vous partiez en paix. Il a donc monté cette supercherie pour Noël. Je crois que c’était aussi pour impressionner ses parents. J’ignore pourquoi, mais il souffre d’un véritable complexe d’infériorité par rapport à Connor et Charlotte.

La vieille dame haussa un sourcil, et une esquisse de sourire se dessina sur ses fines lèvres, légèrement maquillées d’un rouge à lèvres rouge.

— En effet, c’est bien dans l’idée de Jack de faire croire que de le savoir en ménage me rendrait heureuse. C’est un garçon généreux, qui aime faire plaisir à ses proches. Mais il met la barre toujours très haute, et il déteste décevoir. Et vous, ma chère, quel est votre intérêt dans cette histoire ?

Je haussai les épaules face à l’interrogation de l’ancêtre. Je craignais qu’elle ne m’imagine en croqueuse de diamants, alors que ceci était à l’opposé de mon caractère. Je lui devais donc la vérité.

— En fait, j’ignorai, en arrivant ici, que Jack avait prévu de me faire passer pour sa petite-amie. Je ne suis venue que pour l’accompagner, afin qu’il ne soit pas tout seul dans cette épreuve. Il m’avait dit à quel point cela lui coutait de voir sa famille, en dehors de vous bien sûr. Je suis l’une de ses plus fidèles amies, je me devais donc de lui venir en aide.

Et je tus que mes parents m’avaient élevée de cette manière, en portant toujours secours à mon prochain, surtout en pleine période de fêtes. Personne ne devait se retrouver tout seul à Noël, même si cette solitude impliquait d’être entouré de ses proches.

— Vous êtes une brave petite, dit enfin la vieille dame, me faisant pousser un soupir de soulagement. C’est dommage que vous ne soyez pas amoureuse de mon jack, car vous êtes certainement la femme qu’il lui fait.

Je retins un rire nerveux. J’étais loin d’être le type de femmes de Jack, celles qu’il ramenait chez lui après de nombreuses soirées, et qu’il abandonnait le lendemain matin, avant même de pouvoir leur faire la conversation, mais je ne pouvais pas le lui dire. Les petits-enfants avaient le droit à un jardin secret.

— Vous savez, on croit vraiment que les personnes âgées ne voient rien, mais tout le monde se trompe, répéta-t-elle sérieusement. Vous n’aimez peut-être pas Jack, mais il est profondément attaché à vous. Soyez-en certaine de mon expérience. Tout comme je sais que Connor n’est plus amoureux de sa femme, et que cela est réciproque. Et aussi qu’il n’est pas heureux dans son travail, dans sa vie. Et que Priam n’a rien d’un enfant normal. Il est trop renfermé pour cela, trop innocent et naïf aussi, surtout à son âge. Mais personne ne veut se l’avouer, alors qu’il fait l’aider, ce petit. On ne peut pas nier les problèmes, cela est néfaste pour les enfants. Et je peux aussi vous dire que je ne suis pas dupe, Emma est trop maigre pour son âge. Elle empeste la maladie, autant que moi. Et ce n’est pas son maquillage qui va cacher son mal-être. Je ne sais pas si vous avez compris où vous mettez les pieds, ma chère, mais attendez-vous à un Noël comme vous n’en avez jamais connu, car il est temps de donner un bon coup de pied dans la fourmilière, et de secouer tous ces idiots avant qu’ils ne passent à côté de leur chance de se sauver.

Et sur ces mots, qui m’avaient laissée la bouche grande ouverte, estomaquée, la vieille femme se retourna et marcha vers la maison, le pas alerte. Elle gravit sans mal l’escalier du perron et s’engouffra dans la demeure, m’abandonnant, la tête remplie de secrets dont je ne savais que faire.

Plus tard, je me réfugiai dans notre chambre. Nous avions mangé, et j’avais pris soin de noter tous les petits détails que la grand-mère de Jack m’avait forcé à remarquer. Ainsi, il était vrai que Priam n’était pas un adolescent comme les autres. Il ne parlait pas à table. Cela n’avait rien d’étonnant, à première vue, car ni sa sœur ni son frère étaient de grands bavards. Mais les aînés conversaient dans leur coin, loin des adultes, en excluant volontairement le plus jeune. Ensuite, Priam était incapable de tenir un couteau. Il ne savait pas couper sa viande, et excédée, Emma finissait par s’occuper de son fils en le rabrouant, ce qui n’avait pas l’air de déranger ce dernier, comme s’il ne saisissait pas toute la méchanceté des paroles de sa mère, ou du moins, qu’il y état habitué. J’en avais mal au cœur pour lui, surtout que Martin et Marie s’en mêlaient aussi, se moquant du fait qu’à bientôt douze ans, le garçon devait se débrouiller sans aide.

Mais Priam n’était pas le seul à attirer mon attention. Charlotte avait elle aussi un comportement étrange avec la nourriture. Elle mangeait comme un oiseau, picorant de toutes petites portions, et laissant plus de la moitié de son repas dans son assiette. D’ailleurs, cela parut inquiéter Connor, qui fronça les sourcils à plusieurs reprises en dévisageant sa sœur. Je n’étais donc pas la seule à la surveiller.

En parlant de Connor, il évitait le plus possible le contact avec sa femme, et Emma en faisait de même. Il était évident que ces derniers avaient du mal à rester dans la même pièce. Comment cela ne pouvait-il pas sauter aux yeux des autres ? Pouvait-on vraiment voir que ce que l’on désirait ?

Après le repas, je m’isolai donc dans la chambre, ayant besoin de rassembler mes pensées. Charlotte était allée se coucher, prétextant un mal des transports qui refusait de s’en aller. Connor était lui parti avec son père et ses enfants se promener dans les bois alentour, Emma et Marie, complices, discutant devant la cheminée, et Jack étant auprès de sa grand-mère. J’avais besoin d’être seule. Cette famille me fatiguait. Toutefois, à peine eus-je le temps de retirer mes chaussures et de m’assoir sur le lit, Jack vint me rejoindre.

— Tout va bien ? me demanda-t-il.

Je haussai la tête, le regard perdu dans le vide. Jack était un ami formidable, loyal, et je savais que je pouvais compter sur lui. Cependant, les paroles de sa grand-mère courraient dans mon esprit. Je ne niais pas que j’avais été attirée par lui physiquement lors de notre première année à la fac. J’étais presque immédiatement tombée sous son charme, et je n’aurais pas dit non s’il m’avait ramenée dans sa chambre. J’avais, à l’époque, beaucoup fantasmé sur son corps, sur sa capacité à faire plaisir aux femmes. Je lui en avais voulu de ne pas tenter sa chance avec moi. Mais tout cela était du passé. J’avais mûri, sans doute, mais je ne ressentais plus cela pour lui. Toutefois, est-ce la même chose pour lui ?

Il s’assit à côté de moi.

— Tu as l’air bien songeuse. Qu’a donc pu te dire ma grand-mère pour te mettre dans un tel état ?

Il me fit un clin d’œil, et j’eus envie de lui frapper le bras comme on le faisait d’habitude, de manière bon enfant. Néanmoins, quelque chose dans son expression me retint. Une étincelle que je n’avais vue qu’à de rares reprises flottait dans les pupilles de mon ami, et je craignais ce que je présentais.

— Tu sais, elle t’aime beaucoup. Je veux parler de ma grand-mère, bien sûr, se rattrapa-t-il en se passant une main dans les cheveux. Elle trouve que tu es une personne fascinante.

Je ris nerveusement.

— Cela en fait au moins une, dis-je en triturant mon pull. Je ne suis pas certaine de faire l’unanimité dans ta famille.

— Ne crois pas ça ! s’exclama-t-il en attrapant ma main pour m’empêcher de faire un trou dans mon haut. Ils ont simplement du mal à voir la fille géniale que tu es. Sauf Connor, bien sûr.

Je perçus une note d’agacement et de jalousie dans la voix de mon ami. Je retirai vivement mes doigts.

— J’ai juste hâte que l’on cesse de jouer la comédie comme ça.

Je n’aurais pas dû dire cela, car un éclat de douleur passa dans les yeux de mon ami.

— J’aime jouer cette comédie avec toi, souffla-t-il.

Je me levai subitement. J’avais soudain chaud, et je me sentais très mal à l’aise.

— Ta grand-mère connait la vérité, avouai-je rapidement. Elle sait qu’on n’est pas ensemble, que je ne t’aime pas. Elle l’a deviné, rajoutai-je avant que Jack me blâme pour cet aveu.

Pourtant, ce ne fut pas cela qu’il me reprocha.

— Tu ne m’aimes pas ? me demanda-t-il, blessé.

— Voyons, Jack. Tu me connais depuis des années. Tu sais bien que nous deux, ce n’est pas possible. Tu es mon ami, mais je ne suis pas amoureuse de toi.

Il serra les poings. Je fis un pas vers lui, mais il se leva, et me toisa.

— J’espérai que ce Noël t’ouvrirait les yeux, me dit-il d’un ton sec. J’espérai que le plan de Clémentine te permettrait de comprendre ce que je ressens pour toi. Je suis amoureux de toi, Isabelle. Et si je voulais te présenter à mes parents, c’était justement pour que tu voies que mes sentiments sont sérieux envers toi. Tu es la seule femme qui compte.

Je restai figée. Autant la conversation avec la grand-mère de mon ami m’avait surprise, et amusée, autant là, j’avais l’impression d’avoir pris la foudre. Je ne pouvais pas bouger. J’en étais incapable, alors même que je mourais d’envie de me réfugier dans un trou de souris, et de disparaître. Jack ne savait pas ce qu’il disait, c’était impossible.

— Réfléchis-y, OK ? me supplia-t-il, venant si près de moi que je crus qu’il allait m’embrasser.

Je bondis en arrière, retrouvant brusquement l’usage de mes membres. Je ne voulais pas qu’il me touche. Il était mon ami, et il avait tout gâché. J’avais envie de pleurer, mais je me retins, me mordant les joues pour cela.

— On en reparlera plus tard, dit-il alors, la gorge nouée. Je dois aller m’occuper de ma grand-mère.

Il partit donc comme il était venu, me laissant dévastée. »

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez si ce chapitre vous a convaincu ou non 🙂

Et vous ?

Avez-vous hâte d’être à Noël ?

Craignez-vous de ne pas parvenir à vous mettre dans l’ambiance à cause du virus ?

A quoi ressemble votre Noël idéal ?

Bon jeudi, et prenez soin de vous

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