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Pourquoi j’écris

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Bonjour à tous. Aujourd’hui j’ai eu envie de vous écrire un article très personnel. J’ai un peu hésité avant de me mettre à sa rédaction, car pour cela il fallait que je m’interroge, que je revienne sur moi, que je pose quelques questions. Ainsi, vous savez à présent tous que j’écris des histoires. Je ne m’en suis pas cachée, c’est même mis dans mon article de présentation. J’aime écrire, même si des fois ça m’arrive de m’énerver à cause de cela. Plusieurs fois, je n’ai pas le temps de le faire. Entre mon travail à la bibliothèque, la formations, les devoirs à faire, la vie de famille, je peine à trouver des moments où je peux me mettre à mon ordinateurs et écrire des histoires. Je peine déjà a vous écrire des articles toutes les semaines. Et néanmoins, j’y reviens toujours. Il suffit d’un déclic pour que je me dise « j’ai envie d’écrire ». Alors, j’ai eu envie de revenir sur cette envie, qui est plus qu’une, qui est un besoin.

En ce moment, je suis dans l’écriture d’un roman que personnellement je qualifie de science-fiction, parce que je n’ai pas trouvé le terme adéquat. Dès que j’ai un moment, j’essaye de m’y mettre. Je poste même sur ce blog quelques chapitres, environ un par semaine. Je sais que je ne suis pas régulière dans sa rédaction, mais cela me permet de me faire du bien, de me donner un but. Ce roman, j’aimerai à terme le publier. Voilà, les mots sont dits. Pendant longtemps, j’avais peur de faire lire ce que j’écrivais, sans doute parce que j’ai du mal à accepter la critique. J’ai du mal à revenir sur ce que j’ai écris. Je voudrais que cela plaise tout de suite. Les fautes et certains oublis de mots ne sont pas pour moi importants, seule l’histoire et la manière dont s’est raconté me semblent essentielles. Maintenant, je me fais violence car je me suis rendue compte, grâce aux fanfictions que j’ai pu poster sur internet, que ce que j’aimais, c’était avoir un retour sur mes histoires, un avis de lecteurs. D’ailleurs pendant une période, ça m’a un peu osbédée, j’avais besoin de savoir ce que les gens pensaient de mon écrit. Je redoutais autant que j’adorais recevoir des reviews. C’est pareil, c’est encore quelque chose que j’essaye d’améliorer, mon rapport à la la critique et à ce besoin d’avoir des retours.

Une chose importante donc dans le fait d’écrire, c’est le partage. C’est comme lorsque j’écris mes chroniques, je les écris pour qu’elles soient lues. Il en va de même pour mes histoires. Je veux qu’elles soient lues, et appréciées. Et pourtant, quand j’écris, je le fais d’abord pour moi. J’ai cette vision idéaliste de l’auteur seul à son bureau, qui invente des personnages sortis de nulle part dans des mondes formés par son imagination. J’écris donc d’abord des histoires qui me plaisent, qui me parlent. J’essaye de me projeter et de me dire que ce sont des histoires que je voudrais moi-même lire. C’est d’ailleurs ce qui arrive avec certaines fanfictions, je les écris parce que je ne trouve pas ce que je voudrais lire dans d’autres. C’est pour répondre à un sentiment de frustration, qui découle du fait que je ne trouve pas forcément ce que je cherche dans les écrits des autres. J’imagine alors que ce sentiment existe chez d’autres personnes, et qu’avec mes écrits je peux le combler. Il suffit évidemment pour cela que ces personnes aient les mêmes envies que moi dans leurs lectures.

Mais en dehors de ce fait d’écrire pour partager et pour raconter ce que je ne trouve pas dans certaines histoires, j’écris aussi parce que j’ai un rêve qui me poursuis depuis l’enfance, et que continuer chaque jours à me mettre à l’ordinateur pour faire vivre des personnages imaginaires fait partie de ce rêve. En effet, comme pas mal de personne, je rêve d’être publiée un jour, de pouvoir faire de l’écriture mon métier. C’est le rêve de chaque personne qui écris. On aimerait tous vivre de sa passion. Ce rêve, comme je le disais, il me suit depuis que je suis toute petite. Je dirais même depuis que j’ai appris à écrire, en CE1, et que j’ai commencer à mettre mes histoires sur le papier. A l’époque, j’avais déjà un petit succès dans ma classe. J’avais même des amies qui, passionner par ce que je racontait, dessinaient mes personnages. Et ce petit succès a continué après, flattant mon ego un peu plus chaque années. Mes professeurs de français lisaient même mes rédactions en classe. Et au lycée, une copine voulait faire un film à partir d’un de mes romans, le seul que j’ai par ailleurs terminé. S’entendre dire qu’on a du talent ne fait que nous conforter dans un idéal, dans une rêverie. C’est aussi quelque chose que je me souviens quand j’écris, ce plaisir que je voyais quand je faisais lire certains de mes textes.

Il y a un autre élément lié à ce rêve, c’est celle d’une revanche sur la vie. Je disais que depuis toute petite je veux vivre de l’écriture, et c’est un rêve que j’ai du cacher pendant des années. En effet, à chaque fois que je disais que c’était ce que je voulais faire, on me répondait de trouver un vrai travail, qu’il ne fallait pas rêver, que ça nourrissait pas, etc. Et le pire pour moi, ce sont que ces remarques venaient de ma propre famille. Evidemment que ce n’est pas un travail facile, qu’il est très dur d’en vivre, mais pourquoi me décourager sans que j’ai l’opportunité d’essayer? Le fait de continuer à écrire, c’est aussi me prouver que je n’ai pas abandonner, que je peux encore devenir ce que j’avais envie d’être, que j’ai toujours mon âme d’enfant avec moi qui me guide, que je peux encore toucher du doigts mon rêve. Et prouver à tous ceux qui n’y croyaient pas qu’ils avaient tord. Même si je n’en vis pas, même si je ne suis pas publié dans une grande maison d’édition, même si je n’ai pas la réputation d’un Mac Levy, juste que je suis allée au bout et pourquoi pas, essayer encore plus…

Ecrire me permet aussi de m’évader. Lorsque j’écris, je peux ainsi devenir qui je veux, modifier ma vie et celles de mes proches à l’infini. C’est une qualité que mes amies adoraient lorsque j’étais au collège. J’écrivais pour elles de nouvelles vies, avec des nouveaux mondes, de nouveaux défis à affronter. C’était une manière de s’échapper, de trouver un refuge. L’écriture est meilleure que la réalité. L’écriture me permet de l’appréhender, de m’y réfugier lorsque rien ne va.

J’aborde à présent le point le plus essentiel de mon rapport à l’écriture. En effet, cette dernière m’est vitale. Et oui, je ne peux pas m’en passer, tout comme je ne peux pas me passer de respirer. Dire cela peut paraître cliché, et pourtant, c’est de cette manière que je le ressens. Le fait d’écrire des histoires me permet de mettre de l’ordre dans mes idées, dans tous ces récits qui se mélangent dans ma tête. Un peu comme une thérapie. J’invente des histoires depuis des années, avant même que je sache les mettre sur le papier. Les écrire me permet de les extérioriser. C’est aussi une manière de m’en débarrasser, afin qu’une fois écrites, je puisse faire autre chose, penser à autre chose. C’est aussi une manière de me rattacher au réel. En effet, lorsque j’invente des histoires, j’ai tendance à immerger totalement dedans, à devenir mes personnages, ce qui parfois gomme les frontières entre le réel et l’imaginaire, comme lorsqu’on est tellement bien dans une lecture que tout ce qui nous entoure disparaît. Et c’est état dure pendant un moment. Il m’obsède, à un tel point que parfois, je préférerais vivre dans ce monde imaginaire plutôt que dans la « vraie » vie. Le fait de mettre tout sur papier permet donc de me reconnecter au réel.

Je vous disais que j’écrivais en permanence de nouvelles histoires. Elles peuvent se déclencher à n’importe quel moment, à partir de n’importe quoi. En effet, quand je vous parle d’histoires, je vous parle aussi bien d’histoires totalement inventées que d’histoires basées sur un univers existant déjà, comme une fanfiction. Ainsi, j’ai aussi bien écrits plusieurs histoires sur Harry Potter, qu’un crossover entre toutes les séries télé préférées, qui n’était pas moins qu’une rencontre entre 5 séries : Cold Case, Les experts NY, Les experts Miami, Esprits Criminels, et Castle. Bref, toute une rencontre entre plusieurs univers. Et j’ai croisé d’autres mondes, comme Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, Pirates des Caraïbes, et les W.I.T.C.H. Et j’ai d’autres histoires avec des mondes que j’ai totalement inventés, qui me tiennent à cœur, qui font parties de mon histoire personnelle. Vous pouvez d’ailleurs retrouver certains extraits de ces histoires sur le blog. Si on m’enlevait tout ça, cette capacité à inventer, à me plonger dans cet imaginaire, ça serait comme me priver de ce que je suis. J’écris donc par c’est ce que je sais faire, parce que ça me définit.

Et vous?

Il y a-t-il une activité qui vous est indispensable? Dans laquelle vous vous définissez?

Quel est votre rapport à l’écriture?

Vous écrivez? Pourquoi?

Vous n’écrivez pas, pourquoi?

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18 réflexions au sujet de « Pourquoi j’écris »

  1. Un très bel article, tes motivations sont justes et j’espère que tu atteindra ton but, même si le principal demeure que tu puisses y lâcher tes émotions, t’y retrouver et, comme tu le dis si bien, t’y définir 🙂
    J’écris aussi, beaucoup plus en dilettante que toi mais j’aime cela et, surtout, je veille à toujours y prendre le même plaisir^^

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    1. Oui, il faut absolument garder un certain plaisir quand on fait une telle activité 🙂 même si c’est de façon dilettante, l’important c’est de pouvoir s’amuser et de s’y retrouver 🙂 Et oui, de s’y définir aussi 😉
      Merci de ton commentaire, il m’a fait plaisir 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. J’écrivais ( surtout des poèmes ) et lisais beaucoup …..Mais ma maladie ( épilepsie ) et le traitement  » l’accompagnant  » ont fortement diminué mes facultés de concentration ….et de mémoire ….De ce fait , je lis et écrit beaucoup moins . Mais je ne peux me débarrasser du  » réflexe  » de prendre des notes et , parfois d’en faire des billets sur mes blogs .
    Lire est un bonheur , un moyen d’évasion extraordinaire et l’écriture un moyen de partage , je dirais même un exutoire .
    F.

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    1. Ah mince, je suis désolée pour toi, que tu ais de telles problèmes. J’espère qu’avec le temps ça va s’améliorer, que tu pourras reprendre un peu plus de telles activités, et que tes problèmes de concentration et de mémoire vont s’améliorer.
      Je comprends que tu ais du mal à te débarrasser de certains réflexes, comme prendre des notes. Tu le dis bien, c’est un exutoire. c’est aussi un vrai bonheur, tout comme lire 🙂
      Bon courage à toi, et merci de ton commentaire 🙂

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      1. Bonsoir
        Non , malheureusement , çà ne peut plus s’arranger maintenant …C’est suivre le traitement avec les conséquences expliquées plus haut ou cesser et revenir aux risques de crises/malaises épileptiques …Qui surviennent à l’improviste . Je ne sais pas si tu as déjà assisté à çà , mais…c’est effrayant pour celui qui est présent et extrêmement douloureux pour celui qui subit la crise…..Il faut assumer , s’habituer ( ne plus conduire , plus lire , ne pas boire d’alcool etc…..)
        A bientôt
        F.

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  3. L’écriture comme toi et à peu près pour les même raisons que toi. Je dirais aussi que les histoires que j’écris ou essaye d’écrire, me harcèlent, m’arrive par rêve et ne me quittent plus, elle ne me laisse pas la paix tant que je ne bosse pas dessus. Je n’ai jamais écris de fanfiction ni sur des mondes déjà existant, je n’ai jamais eu envie de modifier les histoires des autres.

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    1. C’est bien que tu te retrouves dans mon article, que tu ais les mêmes motivations que moi ^^ c’est vrai que j’ai un peu ce ressenti aussi, le fait que mes histoires me harcèlent 😉 Pour les fanfictions, ça c’est un peu imposé à moi. J’avais besoin d’écrire sur un autre univers, de changer l’histoire écrite par l’auteur (surtout pour Harry Potter), pour aller plus loin que l’auteur 🙂 Pour les séries, j’adore mixer pleins d’univers, je suis une fan de crossover ^^ et c’était aussi un défi pour mon frère et ma sœur ^^
      Merci de ton commentaire 🙂

      Aimé par 1 personne

  4. Poursuis ton rêve, il peut être à porter de tes mains !
    Moi aussi j’écris. J’ai commencé alors que mes petits derniers sont entrés à l’école et que je me suis retrouvée à la maison à faire un boulot contre ma volonté (enfin si je peux dire ça car je l’ai choisi pour mes enfants et non pour moi). J’ai mis 2 ans à mettre un point final à mon premier livre et presque 1 an avant de me lancer à la recherche d’une ME. J’ai essuyé des refus. Certains car ça ne correspondait pas à ce qu’ils recherchaient, d’autres car ils étaient au complet et un très douloureux dont les mots m’ont blessés (quand on te dit que ton histoire est bâclée alors que tu y bosses depuis 2 ans dessus, ça fait mal). Mais au final, une ME m’a donné ma chance et mon livre est sorti il y a 1 mois. Les critiques sont sympas (sauf une mais on ne peut pas plaire à tout le monde et j’avoue qu’avec les fautes d’orthographes qu’a fait cette personne et sa critique non construite, et même contradictoire, je ne m’y fis pas). Du coup, moi qui avais stoppé l’écriture de mon tome 2, je m’y suis remise avec enthousiasme !
    Continues, le plaisir et la passion, ça n’a pas de prix !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup de ton commentaire, et de tes encouragements 🙂 je suis contente de savoir que tu as réussis à mener à bien ton projet, que tu as réussis à être publié. Sans indiscrétion, quel est le titre de ton roman? Je suis triste qu’une maison d’édition t’ait blessée. Heureusement, ton roman a trouvé sa place dans l’édition 🙂
      Ton message m’a fait du bien, merci encore 😉 J’espère pouvoir te lire bientôt 🙂

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      1. Et non hélas, on ne peut pas plaire à tout le monde. Même les « grands » écrivains ont des personnes qui les détestent 🙂 Mais de là à faire des remarques blessantes, c’est un peu abusé je pense.
        J’ai été voir ton blog, il est sympa. Je verrai pour acheter ton livre, il a l’air intéressant 😉 et je te ferais une chronique dessus :p
        J’espère y arriver, je vais essayer de tout faire pour ^^ tu as raison, il ne faut pas abandonner 🙂
        Bonne journée à toi aussi

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  5. « Quand on croit très fort en quelque chose, on finit toujours par y arriver »
    est devenu ma devise !
    Je suis comme toi, j’adore écrire et je me suis longtemps fait violence pour faire autre chose. Seulement voilà, les rêves ont la vie dure et finissent par resurgir.
    Alors j’écris, beaucoup et on verra bien où le vent me portera !
    Bonne journée !

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  6. Bonjour ! Je te suis sur Twitter et ton blog me plait beaucoup. En plus, je crois être tombée amoureuse de cet article. J’ai l’impression de m’y retrouver totalement. Je suis au lycée et depuis toujours j’adore écrire, des rédactions, des histoires, des poèmes… J’ai d’ailleurs envie de devenir journaliste plus tard pour toujours continuer à manier les mots comme je l’entends et faire ce geste d’écriture que j’aime tant. Et quand tu racontes tes rêves de devenir écrivain, ça me donne aussi envie de continuer à écrire toute ma vie, en parallèle de mon futur métier. Ta parole est vraiment très sage et je suis sûre que c’est également le cas dans tes romans alors j’espère que ton rêve aboutira parce que la publication est vraiment quelque chose de sacré dont tous les auteurs rêvent. Belle continuation xx

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    1. Wahou, c’est super gentil ton commentaire 🙂 je suis contente que mon article t’ait autant plu, et que tu te sois retrouvée dedans 🙂
      Le lycée c’est une bonne période, où tu peux avoir du temps pour écrire, pour faire pleins de choses, même si les cours prennent du temps. Profites-en 😉
      Le journaliste c’est bien pour maîtriser les mots, pour continuer à écrire. Je ne connais pas plus ce métier, mais je pense que c’est compatible avec l’écriture, que tu pourras continuer à écrire tout en étant journaliste.
      Merci beaucoup de ton commentaire, de ton soutien 🙂

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  7. Lorsque j’étais ado, j’achetais des tas de cahiers pour écrire des petites histoires. Mais je ne les finissais jamais. Je m’évadais aussi à ce moment là dans le dessin. J’alternais, selon mon humeur, entre les deux activités.
    Depuis que je suis rentrée dans « le monde des grands » (conjoint, boulot, enfant), j’ai arrêté. Je ne sais pas pourquoi et je ne sais pas comment exprimer ce que j’ai ressenti durant cette période.
    Il n’y a que très récemment que je prends plaisir à créer des images en utilisant les sims et je crée des petites histoires qui sert d’introduction à mes chroniques.
    Je suis contente que tu laisses ta plume te guider vers ton rêve. Tu as tout mon soutien 😀

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    1. Ah les sims, le meilleur jeu pour inventer de nouvelles histoires, faire vivre des personnages 🙂 ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule « accro » à ce jeu et pas la seule à m’en servir pour inventer des histoires ^^
      Le monde « des grands » c’est vraiment nul, on n’a plus le temps de rien ^^ ça ne donne pas envie lol. Mais c’est vrai qu’on a moins le temps de faire certaines choses. Et moi je n’ai pas encore d’enfant ou de boulot à temps plein. Je comprends que tu ais dû arrêter.
      Le dessin, c’est pas mal aussi 🙂 Moi je dessinais en cours, ça m’inspirais. Mais j’étais pas très bonne 😦
      Merci de ton soutien, c’est gentil 🙂 je sais pas si tu as vu, j’ai posté quelques chapitres de mon roman sur le blog 😉
      Merci de ton commentaire

      Aimé par 2 people

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