chroniques littéraires

Joye Astral, tome 1 : Les larmes du diable

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez bien et que vous profitez comme vous le souhaitez de votre weekend prolongé. Pour ma part, je trouve qu’il fait extrêmement du bien tellement l’année a été compliqué, et à quel point la fin de l’année est attendue pour tout le monde. D’ailleurs, cette dernière sonnera la semaine prochaine. Mais j’aurais aimé que le temps soit davantage au rendez-vous. Après, nous avons besoin d’eau, et c’est bien qu’il pleuve, mais ces derniers jours, on est plus sur un temps gris et lourd que sur de la vraie pluie.

En tout cas, je vous retrouve aujourd’hui sur le blog pour vous parler de l’une de mes dernières lectures. Elle correspond parfaitement au temps, car elle évoque l’apocalypse. Il s’agit d’une romance fantastique, qui peut s’inscrire dans l’urban fantasy, avec une bonne dose de fantasy aussi. Ce roman, c’est le premier tome d’une nouvelle série. Cette dernière s’intitule Joye Astral, et le premier tome a pour nom Les Larmes du Diable. Ce roman est écrit par Stéphanie Delecroix et est publié aux éditions Alter Real. Je remercie d’ailleurs ces derniers de m’avoir envoyé ce roman en service presse, grâce au partenariat que le blog possède avec eux. Et je remercie aussi l’autrice d’avoir échangé avec moi pendant le salon du livre de Guilers. Le roman est sorti en avril 2022. Voici son résumé :

La devise de Joye : ne pas se faire remarquer. Jamais.

Quand elle intègre l’université Magical School pour apprendre à gérer ses pouvoirs., elle devrait sauter de joie. Enfin un endroit où elle a sa place, où elle peut se noyer dans la masse. Surtout après le drame qu’elle a connu et la perte de ses parents. Sauf que là-bas aussi, elle se sent différente.

Car Joye possède un don particulier, une vraie malédiction selon elle. Et comme si ça ne suffisait pas, elle est l’objet d’une prophétie troublante et les soldats de Lucifer l’attaquent, rien que ça !

Une question tourne en boucle dans sa tête : pourquoi elle. Qui est-elle vraiment ?

Pour le découvrir, une seule solution : s’allier au mystérieux Lucas. Mais les réponses risquent d’entraîner d’autres questions. Comme une essentielle : son rôle à jouer dans l’avenir du monde. Ce qui l’attend, l’Apocalypse…

Une promenade de santé, non ?

Dans ce roman, nous découvrons donc Joye, une jeune femme, qui se retrouve obligée de suivre Lucas, un sorcier. Il s’avérerait que Joye est elle-même une sorcière, mais une sorcière bien particulière, qui n’est en mesure d’utiliser ses pouvoirs que lorsqu’elle pleure. En vérité, cela viendrait d’une malédiction trouvant son origine dans sa famille. Joye ne serait pas moins que celle qui pourrait arrêter le diable. Mais pour cela, elle doit affronter plusieurs épreuves et les surmonter, si elle veut réellement empêcher l’Apocalypse.

Je vais commencer cette chronique par vous parler du personnage de Joye. Il s’agit d’une jeune femme qui est un peu perdue, et qui se retrouve avec des pouvoirs magiques qu’elle n’avait pas demandés, et qui la dépassent complètement. Elle ne se sent nul part chez elle, ni dans le monde normal, ni dans celui des sorciers, or, elle va devoir rapidement trouver sa place. En plus, elle a vécu un terrible drame quelques semaines auparavant, qui a vu sa famille être décimée. Elle est donc totalement à fleur de peau, et cela va se transcrire dans tout le roman et dans tous ses actes. En effet, Joye pleure dans cesse, et si on a pitié d’elle au début, j’avoue que cela peut aussi agacer au bout d’un moment, car Joye semble finalement assez passive dans le combat qu’elle va se retrouver à mener, sans être capable de prendre réellement la place de leader qui lui revient, et être toujours sur la défensive, voire toujours choquée par ce qui lui arrive. On a alors envie de la pousser, de la secouer pour qu’elle se réveille et qu’elle agisse. D’ailleurs, son pouvoir ne l’aide pas beaucoup, parce qu’il fonctionne avec des larmes, elle ne peut pas utiliser la magie si elle ne pleure pas, mais pour pleurer, il faut qu’elle soit triste, ce qu’elle est en permanence. C’est aussi en cela qu’elle est un peu agaçante, car elle ne s’informe pas assez sur son nouveau monde, elle est toujours à contre-courant par rapport aux autres personnages, parce qu’elle est enfermée dans sa propre douleur, dans son nouveau rôle, et qu’elle ne parvient pas à prendre la place qui lui revient. J’ai donc vraiment eu le sentiment d’être en train de suivre une adolescente chouineuse qui ne prend pas conscience du monde qui pèse sur elle. Même si Joye sait son rôle, elle a tendance à se retrouver paralysée par ce dernier, et ce sont finalement les autres, ou le hasard, qui réussissent à la sauver. Néanmoins, elle reste une héroïne attachante, et avec du potentiel. Elle a, en effet, des moments où elle se montre courageuse et où elle afronte pleineent sa destinée. Elle a tout de même une certaine évolution qui se met en place dans le roman, qui lui permet de mener sa quête à terme, et à affronter ses peurs. Je pense qu’elle sera différente dans la suite de la série, avec plus d’assurance. C’est vraiment ce qui lui a manqué dans ce tome, de l’assurance et de la confiance en elle, alors qu’elle avait les capacités de développer ces dernières au cours du roman, et pas seulement à la fin. Mais, comme je le disais plus haut, j’ai tout de même pris plaisir à la suivre et à la voir affronter les différentes vérités mises sur son chemin.

Je devrais fuir, me cacher, me dissimuler de ce monstre pour sauver ma peau. Il serait pertinent que j’écoute ma conscience qui me hurle de prendre mes jambes à mon cou, de me mettre en sécurité sur le sentir banalisé. Sauf que j’en ai assez de fuir, d’être mise sous cloche, ou à l’écart. La colère s’insinue dans mes veines. Elle fait bourdonner mes oreilles et contracter ma mâchoire. Je souhaitais seulement un instant de paix pour réfléchir, me reposer. L’ours-lézard a vraiment mal choisi son moment pour me chercher des noises. Moi aussi je suis capable de me défendre. Les larmes coulent librement sur mes joues, laissant des traînées humides et maudites sur ma peau. Lorsque je monstre s’élance vers moi, je baisse les paupières puis émets une simple pensée : Boum. Quand à nouveau mes yeux se posent sur l’animal, il implose.

Parlons à présent des personnages secondaires. J‘avoue que je me suis rapidement perdue dans les personnages qui viennent rejoindre Joye dans sa quête. En effet, elle se retrouve affublée de tout un groupe de combattants, et ils sont plutôt nombreux, si bien que je n’ai pas retenu les noms, les rôles ou les pouvoirs de tout le monde, seulement des principaux. Mais le personnage qui est vraiment au cœur de la quête de la jeune femme, c’est Lucas. J’avoue que ce dernier a eu tendance à m’agacer un peu, parce qu’il sait tout, il a toutes les cartes en main, mais il refuse de prévenir Joye, de la préparer sereinement à ce qu’elle doit affronter. Plus on apprend des choses sur lui, et plus on a l’impression qu’il la manipule. J’ai vraiment eu le sentiment, par moment, que Lucas jouait avec Joye et avec ses sentiments, et qu’il avait d’autres desseins en ce qui les concernaient. Il joue un double jeu assez dangereux, et même à la fin de ce premier tome, je me demande encore si on peut réellement lui faire confiance. Il cache de graves secrets, et c’est assez dérangeant de savoir toutes ces choses. Je pense qu’il peut encore nous révéler des surprises dans les tomes suivants. En tout cas, je reste mitigée sur son personnage, et je me demande quel est son but véritable. Le personnage dont finalement j’attends le plus, est finalement celui de Lucifer. J’ai été intéressée et charmée par ce qu’on voit de lui dans la fin de cette histoire, et j’ai hâte de voir ce qu’il nous réserve par la suite. J’espère qu’il se montrera sous un jour nouveau à Joye.

Ma magie combat la sienne. Elle ploie sous son rejet, se révolte avant de charger plus violemment encore. Je songe à l’avenir, à ce qui resterait de notre monde si Lucifer était libre. Cette image apocalyptique m’octroie un regain d’énergie. Je dirige toute ma puissance contre le mur mental qu’a érigé Lucas contre mon sortilège et je remporte la bataille de nos volontés. Ses oreilles rétrécissent, sa peau réapparaît. Son grognement hargneux se transforme en mots. Des mots que je finis par comprendre et qui me pourfendent le cœur.

– Non ! Je ne veux pas, Joye. Tu n’as pas le droit, tu entends ? Tu n’as pas le droit de me soumettre !

– Ce n’est pas ce que je souhaite, Lucas. Je te promets que dès que tout sera terminé, tu seras libéré.

– Je e peux pas t’aimer ! gémit-il, plié de douleur.

En ce qui concerne l’univers proposé, j’ai plutôt apprécié ce dernier. J’ai bien aimé l’idée de l’école de magie perdue sur une île protégée par la magie, qui permet aussi bien de former les générations de sorciers que de sauvegarder des plantes et des animaux qui auraient disparu sans elle. C’est une idée intéressante. Les quatre cités de sorciers sont elles plus redondantes, surtout qu’on y reste finalement pas beaucoup. Les énigmes posées par les temples sont assez simples, et c’est un peu frustrant que voir Joye ne pas réussir à y répondre, alors que tout semble évident. Néanmoins, ce qui m’a vraiment plu, c’est la nature même des dons de Joye, le fait qu’elle soit obligée de pleurer pour activer sa magie, et ce qui la relie au diable. Il y a ici une vraie originalité qui est plaisante, et je me demande donc comment cela va évoluer ensuite, avec la levée de sa malédiction. Le fait d’exploiter l’idée du diable et ses serviteurs est assez intéressante et bien faite, et j’ai apprécié le rebondissement de la fin. Le monde est bien construit, et même si beaucoup d’éléments se répètent dans les différentes cités, j’ai trouvé que l’univers proposé était agréable à découvrir.

– Il y a un infime quota de mages qui réussissent à maîtriser les quatre éléments, car ils bénéficient d’un don exceptionnel. Lucifer est un de ceux-là. Généralement, ces êtres plus doués qu’un sorcier quelconque se cache afin d’éviter les convoitises. S’ils parviennent à contrôler l’eau, la terre, le feu et l’air dans leur ensemble en quantité mesurée, ils pratiquent une tout autre magie en puissance. Laquelle, d’après vous ?

Je suis de nouveau étonnée du silence qui règne dans la pièce. La réponse est pourtant évidente !

– Les sortilèges.

Lucas me lance un regard où il me semble entrevoir une pointe de fierté.

– Oui, Joye, les sortilèges. Cette magie si difficile pour vous à exécuter est innée chez eux. Ils sont peu, je le répète. A peine une dizaine par siècle. Mais ces sorciers sont convoités pour les possibilités qu’ils offrent. Imaginez… la persuasion… l’envoûtement… les malédictions… la création… tout cela grâce à des combinaisons de mots propres à chacun.

L’écriture est fluide et le roman se lit dans l’ensemble assez bien. Certes, des éléments sont prévisibles longtemps à l’avance, il y a une prophétie, ce qui est un peu facile dans ce genre de roman, et on voit que Joye est vraiment affaiblie par sa douleur pour ne pas se méfier de ce dont elle devrait se méfier, et les énigmes sont assez simples, mais tout fonctionne bien et on a envie de savoir comment va se dérouler l’affrontement entre Joye et le diable. J’avoue que c’est cette idée qui m’a poussée pendant toute ma lecture. Jai trouvé, néanmoins, que cet affrontement était assez court, mais c’est normal puisque cela va lancer la suite. Le fait qu’on ait accès aux pensées de Joye permettent de mieux la comprendre et de voir les sentiments qui sont en lutte en elle. Les chapitres s’enchaînent bien, tout comme le rythme donné à l’histoire. Tout est fait pour nous donner envie de voir cet affrontement, même si les temples sont assez redondants.

En résumé, j’ai dans l’ensemble apprécié cette lecture. J’ai beaucoup aimé l’originalité des pouvoirs de Joye et la manière dont l’univers était mis en place et proposé. J’ai trouvé l’histoire avec le diable assez sympathique. Le personnage de Joye est toutefois déconcertant, car elle se comporte vraiment comme une adolescente, voire parfois comme une enfant, mais on ressent de la pitié pour elle, et je pense qu’elle va vraiment se révéler dans la suite de l’histoire. Elle est pleine de potentiel, il faut seulement qu’elle en prenne conscience. Le personnage de Lucas est très nuancé, et je suis mitigée avec ce dernier car j’ai du mal à lui faire confiance. Il garde certainement encore des secrets. J’ai, par contre, bien apprécié celui de Lucifer. C’est une lecture intéressante et j’ai hâte de lire la suite. C’est une belle découverte que je vous conseille.

Et vous ?

Qu’aimez-vous retrouver dans les histoires fantastiques ?

Qu’est-ce qui va faire que vous allez vous attacher à un héros ?

Qu’est-ce qui vous rebute dans un personnage secondaire ?

Bon vendredi à tous 🙂

3 réflexions au sujet de « Joye Astral, tome 1 : Les larmes du diable »

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