chroniques littéraires

Le grimoire d’Elfie, tome 1: L’Ile Presque

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous passez une semaine agréable. Pour ma part, je suis assez satisfaite, car mon début de semaine s’est bien passé, les cours ont été bien mené dans l’ensemble, même si j’ai eu le droit à un débat, intéressant, sur la considération des vaccins, et j’ai réussi à terminer mon premier paquet de copies. Bon, entre temps, j’en ai récupéré un autre, ainsi qu’un bac blanc, mais je pense que tout devrait être corrigé dans les prochaines semaines, et cela avant les vacances. Je pense donc que je devrais avoir le temps d’écrire et de lire, ce qui m’inquiétait au moment de la reprise car je savais que cette période serait chargée. Par contre, il est vrai que j’avais un peu oublié le blog, ce qui fait que cet article sort avec du décalage.

En parlant de l’article d’aujourd’hui, je reviens vers vous aujourd’hui avec une lecture à laquelle je ne m’attendais pas, qui a été faite par hasard. Je suis en effet tombée sur cette bande-dessinée à la médiathèque, et comme j’en avais entendu du bien et comme elle était disponible, j’en ai profité. Et j’ai raison. Cette bande-dessinée s’intitule Le Grimoire d’Elfie, il s’agit d’un tome 1, deux tomes sont actuellement sortis. Son histoire est écrite par Audrey Alwett et Christophe Arleston et est dessinée par Mini Ludvin. Le premier tome est sorti aux éditions Drakoo en février 2021. Voici son résumé :

Elfie et Magda vivent depuis la mort de leur mère chez une tante acariâtre. Mais un jour leur sœur aînée revient de Londres : elle a transformé un bus anglais en librairie ambulante pour aller de village en village. Une nouvelle vie commence ! Leur première étape les amène dans une île bretonne où de vieilles rancœurs secouent la population, pour un mystérieux timbre perdu. Mais surtout, Elfie découvre qu’elle a hérité des talents de sorcière de sa mère, et d’un grimoire qu’elle doit nourrir de ses écrits.

Dans cette histoire, nous suivons trois sœurs, dont Elfie, la dernière de la fratrie, est notre héroïne. Orphelines, Les deux plus jeunes vivent avec leur tante et leur oncle, jusqu’à ce que Louette, l’aînée, vienne les chercher et ne leur distribue les derniers cadeaux de leur mère. Pendant le voyage qui les emmène sur une île bretonne, Elfie découvre que son carnet n’est pas qu’un simple carnet, et qu’elle fait partie d’une lignée de sorcières, héritière des talents de sa mère. Grâce à ses nouveaux talents, elle va ramener la paix sur cette petite île bretonne coupée du monde.

Je vais commencer cette chronique par vous parler du personnage d’Elfie. J’avoue que, parfois, elle m’a fait levée les yeux au ciel, mais c’est parce qu’elle est jeune, et que même si je comprenais son attitude, je n’étais pas forcément d’accord avec elle, mais c’est parce que je n’ai pas le même âge. En vérité, on s’attache rapidement à la jeune fille qui est pleine de vie, et qui s’ennuie là où elle est. Ainsi, sa tante ne pense qu’à son avenir, alors qu’Elfie rêve de combat et de magie. C’est donc un conflit permanent qui règne entre elle, des disputes qui semblent liées au travail scolaire de la jeune fille, ainsi qu’au comportement de Magda, la sœur d’Elfie. Elfie trouve en effet assez injuste le fait que Madga ne soit pas traitée de la même manière qu’elle, et c’est quelque chose qui va se retrouver plus tard, parce qu’Elfie ne comprend pas l’isolement de sa sœur, ni même sa tristesse. Elle semble, de ce fait, assez égoïste, mais je pense qu’en fait, Elfie cherche surtout à faire comme si tout se passait bien, à rester dans une bulle où sa douleur n’existerait pas, à ne voir que le positif, alors que sa sœur n’est pas du tout dans le même état d’esprit. On découvre, au fil de la lecture, une Elfie qui a un cœur bien plus grand qu’on pouvait le penser à un certain moment, une jeune fille qui veut aider les autres et qui a à cœur d’être généreuse. Elle aussi souffre, à sa manière, et elle dépasse sa peine en aidant les autres, sans voir que sa sœur a besoin d’elle. J’ai donc dans l’ensemble aimer son personnage, et je pense qu’elle nous réserve beaucoup de surprises pour la suite. En tout cas, elle a une remarquable capacité d’adaptation et une facilité évidente pour se lier avec les autres, ce qui serait intéressant à suivre. J’ai aussi beaucoup aimé suivre ses doutes, ainsi que sa passion, pour ses dons.

En ce qui concerne les autres personnages de la bande-dessinée, j’ai beaucoup aimé la grenouille, celle qui va se retrouver liée à Elfie. J’ai ainsi aimé le duo qu’elles vont former toutes les deux, ainsi que la manière dont la grenouille lui remet les idées en place, comme le ferait la voix de sa conscience. Il faut néanmoins qu’Elfie l’écoute davantage, car cette grenouille semble avoir pas mal de sagesse. J’ai aussi apprécié le personnage de Ronan, le jeune garçon qui va se retrouver plongé au centre d’un conflit familial, et qui va avoir besoin de l’aide d’Elfie et de sa magie pour sauver son île. C’est plaisant de les voir agir de concert, et j’ai aimé le lien qu’ils développent tous les deux, un joli lien d’amitié. Enfin, j’avoue que j’ai eu de la peine pour Madga lorsqu’on comprend ce qui lui est arrivé, et le fait qu’elle doit faire face à plus que le deuil de sa mère. Elle est dans une mauvaise spirale, et on a envie de l’aider, tout comme on a envie de faire comprendre à Elfie le fait que sa sœur ne va pas bien, et qu’elle doit lui venir en aide. Néanmoins, la relation entre les deux sœurs va évoluer, et j’ai hâte de voir ce que cela va donner dans le tome 2. J’espère aussi qu’on en saura davantage sur la mère des trois filles, et sur leur père. Et j’aimerais qu’on voit davantage Louette, et savoir ce qu’elle a fait à Londres pendant que ses sœurs vivaient chez leur tante. En tout cas, c’est plaisant de voir les trois sœurs interagir ensemble, et de voir Louette essayer d’être l’adulte de la fratrie, ce qui n’est normalement pas son rôle.

J’en arrive à présent au cœur de l’histoire. J’ai été séduite par la magie qui nous est proposée ici, qui passe par le grimoire qu’Elfie récupère, et qu’elle doit nourrir. J’ai trouvé que c’était une idée assez originale, parce qu’elle présuppose qu’Elfie fasse attention à elle, qu’elle pense à entretenir sa magie, et cela passe par le fait de raconter des histoires. On comprend alors à quel point cela est dur pour elle, pas naturel, et que l’imagination n’est pas forcément au rendez-vous. C’est aussi l’occasion de comprendre qu’elle refuse aussi la vérité, et qu’elle remodèle cette dernière à sa convenance. C’est alors intéressant de la voir gérer ses nouveaux pouvoirs, et le fait que si elle ne pense pas à nourrir son grimoire, sa magie a une date de péremption. J’aime bien cette idée de la date de péremption, qui va faire qu’Elfie va se retrouver dans les ennuis. Cela permet aussi d’apporter de l’humour au récit. Mais ce dernier ne parle pas que de magie, il parle aussi de deuil et de rancœur. C’est ce à quoi va devoir faire face la petite famille en arrivant sur l’île, à cause d’une vieille histoire remontant à des décennies. C’est alors le moyen de rappeler que tous les faits comptent, et que certaines blagues doivent être évitées, et qu’il faut apprendre à pardonner. C’est alors une bonne leçon qui nous est proposée ici.

En ce qui concerne le dessin, j’ai été séduite par celui-ci. J’ai trouvé les traits agréables à lire et très lisibles, avec des expressions facilement identifiables pour les personnages. On voit ainsi facilement ce qu’ils ressentent, ce qui permet de nous identifier à eux. Chacune des trois sœurs a son style bien à elle, avec sa gamme de couleur. Elfie est ainsi très pétillante, tandis que Madga se font davantage dans le décor, et Louette essaye de faire l’adulte toute en restant enfantine. Les couleurs sont vraiment agréables et bien disposées, ce qui permet de donner une véritable ambiance magique au récit, et tout cela permet aussi d’introduire facilement l’humour dans le récit. On voit bien l’île et son architecture, le fait qu’elle est isolée assez. La bande-dessinée se lit bien et on prend plaisir à la découvrir.

En résumé, c’est une histoire agréable, qui nous permet de découvrir une manière originale de concevoir la magie. J’ai beaucoup aimé la manière dont Elfie doit utiliser ses pouvoirs, ce qui va la responsabiliser et lui permettre aussi de grandir et de mûrir. Son histoire personnelle est aussi intéressante, même si j’ai hâte d’en savoir plus. J’ai d’ailleurs aimé son personnage, et je me suis attachée à elle facilement, même si elle peut sembler égoïste par moment, voire injuste avec sa sœur. J’ai aussi aimé le personnage de Magda, qui m’a fait de la peine. L’histoire est vraiment plaisante à découvrir, ainsi que la chasse au trésor qui va se mettre en place. Le dessin est plaisant à suivre, et les couleurs sont très sympas. C’est une belle découverte, je vous la conseille, et je vais bientôt lire le tome 2.

Et vous ?

Quelle est votre vision de la magie ?

Aimez-vous voir de nouvelles manière de concevoir les sorcières ?

Qu’aimez-vous retrouver dans les bandes-dessinées ?

Bon jeudi à tous 🙂

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4 réflexions au sujet de « Le grimoire d’Elfie, tome 1: L’Ile Presque »

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