chroniques littéraires

Les tortues ne fêtent pas Noël sous la neige

Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien et que vous avez passé un bon début de semaine. Pour ma part, je continue à courir après le temps, mais ma préparation pour la rentrée est presque terminée, et je vais enfin pouvoir profiter un peu de mes vacances. Pour la peine, je me suis même prise la dernière extension des Sims 4, qui va faire baisser la productivité, mais va aussi me permettre de me détendre un peu. J’espère que vous aussi, vous parvenez à vous détendre.

En tout cas, je vous retrouve aujourd’hui avec un roman qui va vous emmener au soleil, dans les Caraïbes, pour fêter Noël. Je dois avouer, pour moi, Noël se fête sous la neige, mais comme ça fait des années qu’on n’a plus de neige en décembre dans les Pays de la Loire, pourquoi ne pas tenter une romance de Noël sous les Tropiques ? Aujourd’hui, je vais donc vous parler du roman Les Tortues ne fêtent pas Noël sous la Neige, de Sophie Jomain. Je précise que c’est le premier roman que je lis de cette autrice. Ce titre est publié aux éditions Charleston depuis novembre 2021. Voici son résumé :

Rosalie Ernst est formelle, les tortues ne fêtent pas Noël sous la neige. Adieu marrons chauds, bredeles et paysages enneigés. À Saint-Barthélemy, petit paradis perdu au milieu des Caraïbes, c’est cocotiers, sable fin et riches propriétaires blasés.

Alors cette année, pour son premier Noël loin de son Alsace natale, c’est décidé, elle change tout. Car tout changer, n’est ce pas la raison pour laquelle elle a accepté de s’installer ici et de travailler pour une agence immobilière de luxe ?

Mais entre une boss insupportable, un adolescent sauveteur de tortues sorti de nulle part et un apollon aux abords peu sympathiques, l’ambiance n’est pas vraiment à la fête… À moins que cet étrange Noël ne se révèle au contraire le plus beau de tous ?

Dans ce roman, nous suivons donc une jeune femme, Rosalie, qui est partie s’exiler à Saint Barth suite à une rupture. Tombée amoureuse de l’île, elle ne se voit pas faire sa vie ailleurs. Or, alors que Noël arrive, l’ambiance n’est pas la même que celle qu’elle a connue toute sa vie. Heureusement, la famille Claus arrive et compte bien donner à l’île toute la magie de Noël. Et Rosalie se retrouve à protéger des tortues, et à s’occuper d’un adolescent en plein conflit avec sa grand-mère.

J’ai envie de commencer cette chronique non pas par l’héroïne de cette histoire, mais par l’ambiance générale du récit. Ainsi, comme je l’ai souligné au début de cette chronique, nous sommes ici sur l’île de Saint Barth, dans les Caraïbes, et il fait chaud, on se croirait donc pendant l’été, même si l’été est toute l’année là-bas. De ce fait, j’avais un peu peur qu’on ne sente pas du tout l’esprit de Noël, et c’est malheureusement le cas à certains moments du récit, puisque l’héroïne parle de la plage, de la mer, et du soleil. Néanmoins, cela n’est valable qu’à certains moments, car pour d’autres, et plus on se rapproche de la fin, et plus j’ai trouvé qu’en vérité, l’ambiance de Noël était bien là, même si elle n’est pas tout à fait la même que celle qu’on connaît. Ainsi, les personnages font tout ce qu’ils peuvent pour se mettre dans l’esprit de Noël, et j’ai trouvé cela vraiment plaisant, car finalement, on nous propose ici un Noël qui est très différent de ce qu’on a l’habitude de voir, et qui contient pourtant les codes de ce moment festif de l’année. J’ai beaucoup apprécié la manière dont on nous fait vivre ce Noël, et la magie qui se dégage de ce dernier, grâce à la présence des Claus. Je reviendrais plus tard sur ces personnages, mais ils apportent beaucoup à l’ambiance de Noël et à la magie sur l’île. Rosalie est d’ailleurs comme nous, le lecteur, un peu déstabilisée par ce Noël dans les Caraïbes, mais elle finit par se laisser convaincre par la fête là-bas, et c’est la même chose pour nous. J’ai alors beaucoup aimé découvrir l’île sous cet aspect-là, sous la féérie de Noël, et d’avoir voyagé de cette manière. Même si les Caraïbes ne sont pas un endroit pour moi à cause de la chaleur, c’était agréable de voir l’île, et cela donne envie de la visiter.

Le soleil tape, il doit faire pas loin de 27°C, la foule et les musiciens sont en tee-shirt, bermuda, sandales, lunettes noires et chapeau de paille. Cela dit, avec une telle température, difficile d’imaginer des moonboots, des parkas ou des manchons. Bien sûr, les participants sont vêtus de rouge, mais les quelques bonnets de père Noël ou serre-têtes bois de rennes ici ou là ne réussissent pas à me plonger dans l’ambiance que j’ai toujours connue.

Pas non plus de clochettes ou de chants a cappella, les musiciens sont surtout des cuivres ou des manieurs de percussions créoles. Derrière moi, un touriste éclate de rire quand il reconnaît « All I Want for Christmas is You » interprété façon calypso caribéen. Je l’entends même dire que s’il aperçoit Francky Vincent déguisé en Mariah Carey, il jure de retourner illico se planquer dans sa voiture.

C’est vrai que c’est étonnant, tout ça, et ça ne ressemble en rien à ce qui se fait sur e continent, mais doit-on obligatoirement se gaver de marrons glacés, de vin chaud et risquer des engelures pour partager l’esprit de Noël ? Bien sûr que non, ici, tout le monde semble apprécier et l’ambiance est si festive que je défierais n’importe qui de ne pas se laisser envahir par l’euphorie.

J’en arrive à présent au personnage de Rosalie. J’ai beaucoup aimé cette dernière, même si au début, j’ai eu quelques a priori sur elle. En effet, Rosalie travaille dans le monde du luxe, elle s’occupe des maisons de milliardaires, et j’avais un peu peur qu’elle soit coincée, voire même très à cheval sur certains principes. Or, on comprend bien vite qu’elle a une âme très généreuse, et qu’elle aime aider les autres. C’est d’ailleurs ce qu’il se passe avec Henry et ses tortues, même si elle va s’en mordre les doigts ensuite. J’ai beaucoup aimé cet aspect de sa personnalité, parce qu’on sent qu’elle est affectée par ce qu’il se passe autour d’elle, et que le monde qu’elle côtoie dans son travail, au quotidien, ne l’a pas changée. Elle s’attache facilement aux personnages qu’elle croise, et elle déteste l’injustice. Elle se bat même contre cette dernière, du moins, quand elle en a le temps. C’est donc une femme qu’on a envie de suivre, même si parfois, elle a tendance à baiser les bras, et à se dire que cela ne la concerne pas. J’avoue que, par moment, j’ai tout de même eu envie de la secouer, car il y a des choses qu’elle accepte, et qu’elle ne devrait pas. Cela se voit notamment dans ses rapports avec sa supérieure, qui est vraiment une femme horrible. Rosalie se fait alors beaucoup marcher sur les pieds, et elle ne répond pas vraiment, et elle se montre lâche lorsqu’elle ne veut pas quitter son travail. Néanmoins, on comprend aussi ses raisons. C’est donc un personnage que j’ai pris plaisir à suivre dans l’ensemble, et à qui je me suis attachée, même si j’aurais aimé de sa part plus de mordant par moment.

– Que peut bien savoir une petite provinciale telle que vous, Rosalie ? Moi, je suis parisienne, habituée à fréquenter l’élite, mais vous ? Vous n’avez aucun potentiel et vous êtes incapables de rentrer dans le moindre moule un tant soit peu raffiné.

Je fais tout mon possible pour ne pas dégoupiller, ce serait irréversible.

– Dans ce cas, pourquoi m’avoir engagée, Mary ?

– Vous avez le physique adéquat.

Une douche froide ne m’aurait pas fait autant d’effet.

– Mon physique ?

– Oui. Les hommes vous regardent et ici, les riches aiment les blondes dans votre genre.

– Ce que vous dites est scandaleux !

– Mais réaliste. Vous êtes un appât idéal, je suis étonnée que vous ne le découvriez seulement, je vous pensais plus intelligente que ça. Maintenant, si vous voulez bien me laissez, j’ai du travail, ajoute-t-elle avec un geste dédaigneux de la main.

Parlons maintenant des autres personnages secondaires. J’ai eu un gros coup de cœur pour Henry. J’ai beaucoup aimé son personnage et ce qu’il fait pour les animaux. Ainsi, il n’hésite pas à mettre son avenir en danger et à se retrouver en garde-à-vue pour protéger des tortues menacées. J’ai apprécié sa passion, et le fait qu’il soit motivé ainsi, alors qu’il est encore jeune. Plus on le côtoie, et plus on comprend que lui aussi déteste l’injustice, et on est aussi touché par son histoire personnelle. Certes, c’est un adolescent rebelle, mais j’ai aimé sa volonté de découvrir ses origines, même s’il ne le fait pas de la bonne manière. Je l’ai vraiment attachant comme adolescent, et j’ai aimé voir comment il affronte la vérité, même s’il est loin d’être un exemple à suivre. La grand-mère d’Henry est aussi un personnage intéressant, même si je suis très loin d’être d’accord avec elle sur la manière dont elle élève Henri. Elle est vraiment dure, mais on comprend aussi facilement ses raisons, et elle fait partie de l’histoire d’Henry, elle en devient donc elle aussi touchante, même si elle se montre tyrannique. J’en arrive enfin au personnage de Bastien, qui va donc avoir une place importante dans le récit. J’avoue toutefois que je n’ai pas été vraiment séduite par ce dernier, car il est un peu lourd par moment, et que j’ai trouvé que son plan drague était poussé. En fait, il ne correspond pas vraiment au genre d’homme que je trouve intéressant, même si je dois reconnaître qu’il a de l’humour, et du cœur. Mais j’ai trouvé que cela ne faisait pas toujours naturel, et j’ai eu le sentiment qu’il était davantage attiré par Rosalie que par le fait d’aider vraiment. Et le fait qu’il se mette à bouder comme un enfant m’a vraiment refroidie à la fin. J’ai préféré Samuel, son frère, qui est plus drôle et plus sympathique.

– Sans bourse, tu ne pourras pas aller au lycée, Henry, c’est aussi simple que ça. Tu sais combien coûte la pension à Pointe-à-Pitre ? Tu crois que c’est avec mon salaire de misère que je vais pouvoir payer ?

– Tu n’as qu’à m’envoyer chez mes autres grands-parents.

Je n’ai aucune idée de quoi il retourne, mais le ton employé par Henry est plein d’amertume. Quant au visage de Monica, il blanchit d’un coup.

– On en a déjà parlé, c’est non.

– Tu penses qu’ils sont moins bien que toi ? gronde Henry. Tu penses que tu es la seule à pouvoir t’occuper de moi ? J’en ai marre de ne pas avoir mon mot à dire ! Je veux aller chez eux, pas dans une pension débile pour orphelins !

J’en arrive désormais aux personnages des Claus. J’avoue que j’ai beaucoup aimé leurs personnages, notamment celui de Nicolas et celui des triplés. Ils sont en effet assez marrants, plein d’humour et de volonté de faire de ce Noël aux Caraïbes un Noël magique, et j’ai aussi aimé leur grande âme et le fait qu’ils sont prêts à aider tout le monde sans rien attendre en retour. J’ai aimé la manière dont ils font tout pour permettre à Noël d’être bien présents sur l’île, et sur la manière dont ils veillent aussi sur tous les habitants de Saint Barth, sachant tout ce qui arrive sur l’île. Toutefois, je regrette qu’on n’en sache pas un peu plus sur eux pendant le récit, et que Catherine Claus soit plutôt mise de côté, car on ne sait pas vraiment son rôle dans la famille Claus. En fait, j’aurais aimé que la famille soit davantage présente au cours du récit, et j’avoue que je suis restée un peu sur ma faim avec eux, alors que j’ai beaucoup aimé leurs personnages, et qu’ils amenaient de l’humour, mais aussi de la joie et du mystère dans le récit. Peut-être que cela est mieux ainsi, afin justement de conserver le secret de leurs origines, et conserver du mystère, mais j’avoue que j’aurais aimé les voir davantage.

En ce qui concerne la plume de ce roman, elle est très fluide et le roman se lit vraiment très bien. En vérité, il ne m’a fallu que deux jours pour le lire. J’ai notamment été accrochée au récit dès les premières pages, si bien que j’ai lu la moitié du roman en quelques heures. La plume de l’autrice est très légère et on se met aisément à la place des personnages, mais aussi dans l’ambiance de Saint Barth, qu’on découvre avec les belles descriptions proposés dans le roman. Le suspens est bien mené, car on ne sait pas vraiment pour qui le cœur de Rosalie balance, et j’ai aimé qu’on soit promener entre différentes histoires, dont notamment celle d’Henry. Il y a beaucoup d’humour dans le roman, on sourit souvent, et le roman est plein de bonnes attention et de joie. Je regrette toutefois que la fin soit trop rapide, et que Rosalie ne fasse pas de véritables choix. J’aurais aimé une fin un peu plus nuancée.

En résumé, j’ai pris plaisir lire ce roman, et je me suis facilement attachée au personnage de Rosalie, qui a tout de même quelques défauts. J’ai aimé le personnage d’Henry et la relation qui va se nouer entre lui et Rosalie, et ce qui va la pousser à se dépasser. L’ambiance de Noël est bien présente, notamment grâce aux personnages des Claus que j’ai beaucoup aimé, et que je regrette qu’ils ne soient pas plus présentes. Les personnages secondaires sont aussi intéressants, même si je n’ai pas accroché à celui de Bastien. C’est agréable de couvrir Saint Barth avec l’idée de Noël, et j’ai apprécié me promener dans l’île avec cette ambiance particulière. C’est donc un livre qui se lit bien, facilement, et que je vous conseille de découvrir car il est original et change des romances de Noël plus classiques.

Et vous ?

Seriez-vous prêts à lire des romances de Noël sans neige ?

Ou, au contraire, trouvez-vous que Noël ne se fait que dans le froid ?

Qu’attendez-vous à trouver dans une romance de Noël ?

Bon mardi à tous 😀

Une réflexion au sujet de « Les tortues ne fêtent pas Noël sous la neige »

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