chroniques littéraires

Les Carnets de l’Apothicaire, tome 1

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous passez un agréable début de semaine. Pour ma part, je commence à connaître mon emploi du temps, et surtout à m’y faire. Bon, j’ai toujours du mal avec les trajets, et le fait de ne pas passer ma journée dans le même établissement, et d’en faire deux dans la journée, mais ça va finir par devenir une habitude. En tout cas, je suis toujours aussi heureuse d’être restée dans celui où j’étais l’année dernière, et j’ai même pu faire une petite séance de dédicace dans la salle des profs, avec certaines qui m’ont demandé des livres. J’étais super contente.

Aujourd’hui, je vous retrouve sur le blog afin de vous parler de l’une de mes dernières lectures en manga. Si vous suivez le blog, vous devez savoir que cette lecture tient du hasard, et que je ne pensais pas la commencer aussi vite, mais parce que j’ai eu de la chance, et parce que je n’ai pas réussi à avoir immédiatement le tome 6 de la Petite Faiseuse de Livres, je suis tombée à ma médiathèque sur les premiers tomes des Carnets de l’Apothicaire, que j’avais aussi très envie de dévorer. Et aujourd’hui, je vous retrouve donc sur le blog afin de vous parler du tome 1. Ce manga a beaucoup de succès. Il est écrit par Hyuga Natsu, scénarisé par Itsuki Nanao et dessiné par Nekokurage. Il s’agit de l’adaptation d’un roman en maga. Ce dernier est publié en France aux éditions Ki-oon et est sorti en janvier 2021. A ce jours, nous en sommes à 5 tomes sortis. Voici le résumé de ce premier épisode :

À 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée. Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial ! Entouré de hauts murs, il est coupé du monde extérieur. Afin de survivre dans cette prison de luxe grouillant de complots et de basses manœuvres, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse.

Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête… et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée… Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d’une des favorites de l’empereur. Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !

Dans cette histoire, nous suivons donc une jeune femme, Mao Mao, qui a été enlevée quelques semaines plus tôt, et qui a été vendue pour devenir servante au palais impérial. Depuis, elle travaille le plus possible, tout en évitant de se faire remarquer, afin de gagner de l’argent pour payer ses ravisseurs. Mais voilà, lorsque Mao Mao apprend que des enfants, tous de l’empereur, meurent dans le quartier des courtisanes, elle va mener l’enquête. Elle se fait alors repérer par Jinshi, qui compte bien se servir de son savoir médicale pour protéger les courtisanes.

Je vais commencer cette chronique par vous parler du personnage de Mao Mao. On oublie facilement qu’elle n’a que dix-sept ans. Elle fait très mûre pour son âge, et n’a plus grand-chose de l’enfance, si ce n’est une certaine naïveté par moment, surtout lorsque les hommes la regardent ou s’attardent sur elle, comme n’arrête pas de le faire Jinshi. En fait, on sent dès le début que Mao Mao n’est pas une jeune fille comme les autres. Elevée dans le quartier des plaisirs, elle a suivie une formation d’apothicaire alors qu’elle était plus jeune, et elle s’est découvert une passion pour tout ce qui concerne les potions et autres mixtures. Et, au fil de ses souvenirs, on comprend que c’est une véritable passionnée, qui ne vivait presque que pour son art, qu’elle souhaitait à tout prix dépasser, révolutionner. Pour cela, elle a goûté à tous les potions, à chercher des moyens de les comprendre, de les dépasser. Dès qu’il s’agit du domaine de l’apothicaire, Mao Mao se transforme, et n’est plus la jeune fille timide qu’elle semble être, elle devient une femme sûre d’elle et de ses compétences. La première fois, c’est assez désarmant, car on voit bien qu’elle n’est plus tout à fait la même, que la possibilité de retrouver son domaine d’aptitude lui donne des ailes. Mais en fait, cela permet aussi de la comprendre, de voir que Mao Mao n’est pas elle-même dans le quartier des courtisanes, qu’elle ne fait que survivre en cachant sa nature, en essayant d’être la plus transparente possible. Et qu’elle est vraiment heureuse de la chance qui lui est ensuite donnée de mettre ses talents à profit de tous. J’ai beaucoup aimé cette dualité chez elle, ce besoin de s’affirmer, de montrer aussi qu’elle a des connaissances, qu’elle sait de quoi elle parle, mais aussi ce besoin de se cacher, de se fondre dans la masse parce qu’elle ne veut pas être repérée, identifiée. On sent donc, au fil de notre lecture, qu’elle hésite entre les deux positions. J’ai aussi beaucoup aimé son caractère, son envie d’aider les autres, sa générosité. Mao est un personnage qui est très agréable à découvrir.

J’en arrive à présent aux personnages secondaires. Ils sont plusieurs à graviter autour de Mal Mao. Tout d’abord, nous avons ses collègues servantes, qui vont travailler avec elles. J’avoue que, pour le moment, celles-ci sont interchangeables. En effet, bien qu’elles aient des traits distinctifs, il est un peu compliqué de savoir qui est qui. Je pense que cela changera au cours de l’évolution de la série, et qu’on fera davantage la différence entre elles. Du coup, je me suis davantage attachée au personnage de Gyokuyo, qui est donc la courtisane que va servir Mao Mao. J’ai en effet beaucoup aimé la manière dont elle voit la vie, ainsi que la façon dont elle va intégrer Mao Mao dans son palais, en respectant celle-ci et en l’écoutant. D’ailleurs, on peut deviner qu’une belle relation va se mettre en place entre elles deux, même si Mao Mao reste encore beaucoup sur la réserve par rapport à sa maîtresse. En tout cas, c’est vraiment agréable de les voir échanger toutes les deux. Mais le personnage secondaire qui prend le plus de place dans la nouvelle vie de Mao Mao, c’est celui de Jinshi, qui est vraiment étrange. En effet, ce fonctionnaire, dont on ignore son lien avec l’empereur et s’il est eunuque, semble fasciné par Mao Mao, et cela en est même un peu lourd, au sens où il se met à la surveiller, et surtout à apparaître dans son dos au moment où elle s’y attend le moins. Il a presque une attitude de prédateur, ce qui est assez déstabilisant, car on ne sait pas jusqu‘où il peut aller pour se rapprocher d’elle. Doit-on se méfier de lui ou non ? Cette réponse devrait arriver dans la suite, même si Jinshi semble surtout être un allié particulier pour Mao Mao. En tout cas, son personnage est tout de même plaisant à suivre, et assez amusant dans les réactions de dégoût qu’il provoque chez la jeune fille.

Ce que j’ai vraiment aimé dans cette histoire, c’est toute la découverte du quartier des courtisanes et de la vie dans le palais imper qui nous est proposé ici. En effet, pendant tout le récit, nous sommes plongés dans la vie quotidienne des maîtresses de l’empereur, et nous découvrons la vie qu’elles menaient à l’époque, une vie de recluse, à attendre désespérément que l’empereur vienne les voir et essaye de faire un héritier. J’ai trouvé très intéressant de nous plonger dans cette vie, dont j’ai le sentiment qu’on n’en entend pas parler d’habitude. Ce qui est aussi très agréable, c’est de voir que chaque courtisane a son propre tempérament. Ainsi, chacune d’entre elles va réagir d’une manière différente face à la situation que va leur exposer Mao Mao, ce danger, cette menace qui plane sur chacune d’entre elles et sur leurs enfants. La cour impériale est alors le terrain parfait pour ce qui va suivre, l’enquête que va devoir mener Mao Mao pour comprendre ce qui empoisonne tout le monde. J’ai beaucoup aimé cet aspect policier, cette enquête qui va devoir être menée par Mao Mao, et qu’elle est la seule à pouvoir faire. Ce côté policier permet alors d’introduire un certain suspens dans le récit, où l’on ressent de l’inquiétude pour les personnages concernés, notamment pour les enfants menacés de mort. Cet aspect policier apporte un vrai plus à l’histoire car il permet de faire apparaître une vraie tension dans le récit, et on comprend qu’une menace plane sur tout le monde, y compris Mao Mao, et que cette menace est bien plus dangereuse que de simples disputes entre femmes, ce qu’on va aussi avoir. Mao Mao va donc devoir distinguer la simple jalousie du vrai mobile de meurtre, et c’est ce qui est vraiment plaisant à lire.

En ce qui concerne es dessins, le style de l’auteur est vraiment très agréable à lire et à regarder. Les planches sont vraiment soignées, avec beaucoup de détails. Tout est fait pour nous plonger dans le monde que l’auteur nous décrit, dans celui des courtisanes. Mais malgré tous les détails visuels qui nous sont proposés à chaque case, nous ne sommes pas noyés par ces derniers, le style du dessin reste fluide et léger, et il s’alterne bien avec des cases pus chargées, et d’autres beaucoup plus légères. Tout est vraiment bien travaillé, et chaque courtisane a son visage particulier, ce qui empêche de les confondre, ce qui est la même chose avec les servantes, même si pour le moment il est compliqué de retenir le visage de chacune. Tout est fait pour que le lecteur ne se perde pas dans tous les personnages. Les paysages sont eux aussi soignés, même si l’on passe beaucoup de temps à l’intérieur.

En résumé, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce premier tome et à me plonger dans l’univers de Mao Mao. Je comprends pourquoi on parle autant de cette série. Non seulement le dessin est vraiment agréable à voir, il est soigné et chargé de détails, mais en plus le personnage de Mao Mao est très plaisant à suivre. Je me suis rapidement attachée à elle, et j’ai hâte de lire la suite de ses aventures. Il y a beaucoup de personnages secondaires pour le moment, mais on n’est pas perdu parmi eux, même si celui de Jinshi est assez particulier. J’ai beaucoup aimé l’univers qui nous est proposé, cette découverte du monde des courtisanes à la cour impériale, et toute cette enquête autour du poisson. Tout n’est pas résolu dans ce premier tome, loin de là, et j’ai hâte de me plonger dans la suite.

Et vous ?

Lisez-vous des BD ou des mangas historiques ?

Qu’aimez-vous retrouver en plus dans ces histoires, que vous n’avez pas dans des romans ?

Quels sont vos derniers coups de cœur dans l’univers du manga ?

Bon mercredi à tous 🙂

3 réflexions au sujet de « Les Carnets de l’Apothicaire, tome 1 »

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