chroniques littéraires

La lumière était si parfaite

Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien et que vous avez du beau temps, afin de profiter de ce début de vacances d’été. Certes, nous n’y sommes pas encore tout à fait, il reste encore quelques jours au primaire, mais nous nous en rapprochons grandement, et il y a un vrai air de vacances qui se fait sentir depuis quelques jours. Le seul soucis, c’est que la météo ne semble pas vouloir suivre pour le moment. Mais entre ça et ce qu’il se passe au Canada, je préfère encore être en France.

En tout cas, je vous retrouve aujourd’hui pour un nouvel article sur le blog, et je compte justement vous emmener en vacances. en effet, je vais vous emmener en road Trip à travers l’Europe afin de résoudre un terrible secret de famille. Je vais aujourd’hui vous parler d’un roman contemporain lu dernièrement. Il s’agit du roman intitulé La Lumière était si parfaite, il est écrit par Carène Ponte, une autrice que j’adore, et dont j’essaye de lire toutes les nouvelles sorties. Ce dernier roman, qui est donc son dernier livre paru, est sorti aux éditions Fleuve en avril 2021. Voici son résumé :

Comment sa vie a-t-elle pu lui échapper à ce point?? Devenue mère au foyer à la naissance de ses enfants, Megg fait face aujourd’hui à une ado en crise qu’elle ne reconnaît plus. Son mari ne se préoccupe guère des tâches quotidiennes. Et puis il y a eu le coup de grâce, cette saleté d’infarctus qui a fauché sa mère avant l’heure. Tandis qu’elle se résout à vider la maison de son enfance, Megg déniche une pellicule photo qui l’intrigue, et décide de la faire développer. Rien ne pouvait la préparer à la série de clichés qu’elle découvre alors… Une révélation qui bouleversera sa vie. Partie sur les traces d’un passé maternel dont elle ignore tout, Megg ne se doute pas que c’est son avenir qu’elle est en train de reprendre en main.

Dans ce roman, nous suivons Megg, qui est une mère de deux enfants. Elle se définit d’ailleurs, puisqu’elle est mère au foyer, et qu’elle consacre toute sa vie à sa famille. or, sa propre mère est décédée quelques mois plus tôt, et Megg ne parvient pas à remonter la pente. Son marie et ses enfants ne l’aident pas, persuadés qu’elle est à leur petits soins. Mais voilà, Megg, en vidant le grenier de sa mère, découvre que cette dernière ne lui a peut-être pas tout dit. Sur une série de photo, Megg aperçoit un homme qui n’est pas son père. Déterminée à en savoir plus, Megg se met en marche sur le passé de sa mère, qui va la conduire jusqu’en Bulgarie.

Je vais commencer cette chronique, évidemment, par vous parler du personnage de Megg. C’est bien elle, le personnage central de cette histoire, elle qu’on va suivre tout au long de cette aventure, avec ses doutes, ses peines, et ses moments de joie. Je me suis facilement attachée à elle, sans doute parce que je me suis beaucoup retrouvée dans son personnage et dans ses ressenties. Megg est une femme délaissée, que son marie regarde à peine. Il ne la perçoit plus que comme la mère de ses enfants, comme celle qui fait le ménage, la cuisine, etc. D’ailleurs, il ne lui parle que de sa vie à lui, sans même réellement s’intéresser à elle, et il semble vouloir décider de tout ce qu’elle fait, des personnages qu’elle voit jusqu’à sa manière de s’habiller ou de se comporter. Je dois dire que j’ai rapidement pris son mari en grippe, et que j’ai trouvé qu’il allait beaucoup trop loin avec elle dans la mesure où il est très autoritaire, sans le montrer, et qu’il ne voit pas son mal être. D’un certain côté, Megg est totalement invisible pour son mari. Et c’est la même chose avec sa fille aînée, adolescente, qui lui reproche finalement ses choix, de ne pas avoir d’autres vies que ses enfants. On ne peut donc n’être que touchée par la détresse de Megg, d’autant plus qu’elle vient de perdre sa mère et qu’elle ne parvient pas à remonter la pente. J’ai trouvé que sa souffrance était facilement perceptible et compréhensible, et qu’on se retrouvait en elle, car c’est une souffrance universelle. Or, voilà qu’un vieux secret refait surface, et que Megg doit l’affronter. J’ai alors aimé le fait qu’elle s’impose enfin face à son mari, et qu’elle se rebelle. Ce séjour en Bulgarie, sur les traces du passé de sa mère, est alors l’occasion de s’affirmer, de reprendre sa vie en mains, et de déterminer ce qu’elle veut vraiment. Certes, je n’ai pas été d’accord avec tous ses choix à ce moment-là, mais c’est intéressant de la voir se rebeller et découvrir son caractère véritable, celui sans soumission, de la voir assumer ses choix et se battre. J’ai aime aussi la manière dont elle cherche à se rapprocher de sa fille, et le lien qui va se reformer entre elles. De la même manière, Megg se lie rapidement aux autres, comme le montre sa relation avec Romy. C’est une personne très attentionnée, gentille, qui est très agréable à suivre. J’ai vraiment beaucoup aimé son personnage.

– Elle a proposé quoi ? s’esclaffe-t-il. C’est ridicule. Tu ne peux pas aller en Bulgarie. On voit bien qu’elle dit seule et surtout sans enfants pour avoir une idée pareille.

Bien que ce soit en substance ce que j’ai répondu à Romy, je me rends compte que j’accepte moins bien cette réponse de la part de Stéphane? Si lui part en Chine sans me demander mon avis en ne m’informant que des dates – suprême largesse – pour que je puisse les noter, pourquoi est-ce que moi je ne pourrais pas partir en Bulgarie de la même manière ? Il pourrait au moins chercher à savoir ce que je pense de cette idée.

– Cette Romy, c’est vraiment une drôle de bonne femme ! Partir en Bulgarie, comme ça, du jour au lendemain, pour tenter de retrouver un type qui figure sur une photo prise il y a plus de dix ans. Elle est bien bonne, celle-là !

Il se met à rire, et même si ce soir je n’ai pas l’énergie de le contredire, je sens que quelque chose a changé en moi par rapport à cet après-midi. Après tout, pourquoi est-ce que je ne partirais pas ? Moi aussi, j’en ai le droit, non ?

Je vous ai donc rapidement parler de Stéphane en vous parlant de Megg. C’est un personnage avec qui j’ai eu du mal. Certes, il aime sa femme, et il n’arrête pas de le répéter, mais il est réellement enfermé dans le cadre du patriarcat, et il ne ne s’en rend pas compte. il ne cherche pas vraiment à savoir si Megg a besoin d’aide ou non, si elle va bien, il se comporte en fait comme un égoïste, comme si tout lui était dû, sous prétexte que lui travaille, et que Megg reste à la maison. De ce fait, j’ai vraiment eu envie de le claquer, et on veut que Megg le laisse en plan, à se débrouiller tout seul, à lui faire comprendre qu’elle ne lui appartient pas. Son attitude est vraiment déplorable. C’est la même chose avec Lalie, la fille aînée de Megg, même si l’on comprend, au cours du récit, pourquoi elle est comme ça avec sa mère, pourquoi elle la met à distance. J’avoue que plus on en sait sur Lalie, plus on comprend son attitude, et plus on est touché par son histoire personnelle, et son mal être. Le personnage de Lalie est touchant parce que c’est une adolescente, et elle n’a pas le même ressenti sur les événements que sa mère. On se retrouve donc en elle. Je regrette toutefois que son mal être soit aisé à découvrir, à deviner, mais il est logique par rapport à ce qu’elle ressent, aux indices qu’elle laisse percevoir tout au long du récit. Venons-en enfin au personnage de Romy, qui est mon gros coup de cœur. J’ai adoré son personnage, sa manière d’être, son énergie, sa conception de la vie, etc. C’est vraiment l’amie qu’on a envie d’avoir dans notre entourage, celle qui nous pousse à devenir la meilleure version de nous-mêmes, de nous dépasser, de nous faire plaisir, etc. Elle est un peu comme un ange gardien posé sur l’épaule de Megg, elle la pousse à reconsidérer son présent, à imaginer son futur. Elle est celle qui va proposer ce voyage, qui va lui ouvrir les yeux aussi sur sa vie. On peut se dire que Romy en fait trop, qu’elle est envahissante, mais je pense qu’elle ne fait que son devoir d’amie, et qu’elle veille sur Megg comme le ferait un membre de sa famille. Elle met le doigt sur les bons éléments, sur ce qu’il faut, et elle permet à Megg de se redécouvrir, de redevenir une femme, et non plus seulement une mère ou une épouse. Son personnage est un vrai rayon de soleil, et il apporte beaucoup d’humour au récit.

– Parlons peu mais parlons bien, Lalie, quelles sont tes couleurs préférées ? demande Romy à ma fille tout en sirotant une gorgée de son spritz que le serveur vient d’apporter, accompagné d’une gamelle d’eau fraîche pour Rex dont la langue pendante a dû l’émouvoir.

– Mes couleurs préférées ?

– Oui, que je me fasse une idée de ce qui pourrait te plaire tout à l’heure. Il paraît que tu as oublié ton maillot de bain, et, avec une chaleur pareille, tu ne peux pas rester en jean.

– Tu vas aussi lui faire une remarque sur ses orteils pris en otage ? je plaisante.

– J’aimerais bien, mais je sens que le combat va être trop difficile à mener? Alors, je vais me concentrer sur le principal et fermer les yeux sur ces pauvres et misérables orteils qui doivent souffrir le martyre, enfermés dans des chaussettes, sous le cuir de ces baskets.

Lalie me jette un regard en coin derrière ses lunettes. Elle a beau essayer de le réprimer, un sourire lui tord les lèvres malgré elle.

Je ne vais pas vous parler en détail de ce récit, et donc du secret qu’a gardé pendant une grande partie de sa vie la mère de Megg. Je vous laisse donc découvrir ce secret, et le rôle de l’homme sur la photo que découvre Megg, avec le fin mot de l’histoire. je dirais simplement que c’est aussi le nouveau visage de sa mère que découvre Megg qui va la pousser à changer, à remettre en question sa propre existence, et j’ai vraiment aimé la manière dont elle cherche à comprendre, en cherchant la vérité, même si la colère va l’habiter pendant une partie de l’histoire. Comme Romy, on veut comprendre, et voir Megg pardonner à cette mère disparue. Mais ce dont j’ai surtout envie de vous parler, c’est du road trip que vont mener Romy et Megg à travers l’Europe. Même s’il est bien trop court pour moi, car il ne dure qu’un tiers du roman, il est vraiment intéressant et l’on prend plaisir d’être sur les routes avec les deux femmes. Cela leur permet d’ailleurs de mieux se connaître, et participe à la découverte de Megg, où elle reprend goût à la vie. J’ai aimé visiter avec elles les pays qu’elles traversent, et c’est sympa cette idée de s’arrêter un peu dans chacun d’eux, même si c’est la Bulgarie qui est à l’honneur, vue que c’est la destination finale. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ma découverte de ce pays à travers les yeux de Megg. On a vraiment l’impression d’y être, et cela peut donner des envies de voyage, dé découvrir ce pays à notre tour. J’ai aussi adoré la bonne ambiance, bonne humeur, qui transparaît pendant tout le voyage. Les filles nous donnent envie d’être avec elles, de faire la même aventure dans la même joie de vivre. Cela donne le sourire.

L’hôtel réservé par Romy est en plein cœur de la ville (de Sofia) avec une vue à couper le souffle sur la cathédrale Alexandre Newski et ses multiples dômes dorés et verts. Bien que nous soyons restées assises pendant plus de quatre heures dans la voiture, nous nous affalons chacune dans un fauteuil du balcon avant de pousser un soupir de contentement.

– Nous sommes vraiment des touristes en carton, nous ne visitons rien des endroits où nous passons, dis-je tout en enlevant mes chaussures et en savourant l’air sous mes pieds.

– Tu as le courage de bouger, toi ? me demande Romy. Parce que moi, non. Mais si ça te fait plaisir, on peut, j’en suis sûre, trouver des sites qui proposent des visites virtuelles des monuments de la ville. Comme ça, tu fais du tourisme mais assise et avec à portée de main un Manhattan et une coupelle d’olives noires.

– Vu sous cet angle… Je te propose de faire l’impasse sur les visites virtuelles et de passer directement au Manhattan.

En ce qui concerne l’écriture, comme je viens de le dire, elle nous donne le sourire, la joie, la bonne humeur. On prend vraiment plaisir à suivre Megg et son amie, à la voir évoluer aussi. Le roman reste très positif, malgré les épreuves que Megg traverse, malgré sa tristesse et sa déprime. Il y a un vrai côté feel-good dans cette histoire qui nous fait comprendre que la fin ne sera que positive pour notre héroïne. Le roman se lit bien, la plume de l’autrice est très fluides et les chapitres s’enchaînent très bien. Les descriptions des endroits visités sont assez légères, mais on retrouve bien l’ambiance de ces endroits, et les émotions et sentiments sont quant à eux bien détaillés, si bien qu’il est facile de se mettre à la place des personnages. Chacun a son caractère. Le roman est bien construit et se lit avec plaisir.

En résumé, je ne peux que vous conseiller de lire cette histoire. On passe un très bon moment avec les personnages, on s’attache facilement à eux, on découvre la Bulgarie, on suit un secret de famille. Tout est bien maîtrisé, et on se prend au jeu. Le roman est bien écrit et se lit facilement. Pour moi, c’est un très bon roman, qui nous fait passer un bon moment, et qui nous donne le sourire, qui nous met en joie. C’est l’un des romans que je retiendrais de cette année.

Et vous ?

Aimez-vous les romans en mode road-trip ?

Qu’aimez-vous dans ces récits ?

Prêtez-vous une grande attention aux descriptions ?

Bon mercredi à tous 😀

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