chroniques littéraires

En Scène, tome 2

Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien et que votre semaine se déroule comme vous le souhaitez. Ici, je me prépare à aller à la réunion d’entente des corrections du bac de philosophie, une réunion qui va déterminer du comment on va corriger les élèves cette année, avec les barèmes. En même temps, vue comment l’année s’est déroulée et vue comment l’épreuve a été transformée, avec le fait que les élèves peuvent bénéficier du contrôle continue, je suppose que les critères vont être assouplis cette année. Avant, certainement, d’être remontés l’année prochaine. Du coup, je ne vais récupérer mes copies qu’à partir de 18 heures, tout cela à corriger avant le 29 juin. J’espère que les élèves ont joué le jeu quand même.

Mais parlons de choses positives. Le weekend dernier avait lieu le weekend à 1 000, dont vous pouvez d’ailleurs retrouver mon bilan sur le blog. A cette occasion, je m’étais prévue une pile-à-lire spéciale manga, et notamment avec des lectures du manga En Scène. J’ai donc pu avancer dans cette saga. Et je me suis rendue compte que je ne vous avait pas fait de retour sur les premiers tomes. Aujourd’hui, je reviens donc vers vous pour vous parler du tome 2. Et la suite devrait suivre au fur et à mesure des prochaines semaines. Ce tome 2 est donc paru en France en décembre 2016, aux éditions Kurokowa. Il est toujours dessiné et écrit par Cuvie. Vous pouvez retrouver mon avis sur le tome 1 ici. Voici le résumé de ce tome 2 :

Bien décidée à devenir ballerine, Kanade a impressionné ses proches avec sa prestation de Cupidon dans « Don Quichotte ». D’abord sur un petit nuage, la jeune fille mesure vite le chemin qui lui reste à parcourir avant de réaliser son rêve. Il lui faut apprivoiser les pointes, mais en plus, les rivales ne manquent sur sa route

Dans ce nouvel épisode, nous retrouvons donc Kanade qui rêve toujours de devenir ballerine. On peut donc la retrouver sur scène, lors de sa prestation de Cupidon, un rôle qu’elle interprète à sa manière. Toutefois, après avoir attiré l’attention sur elle de Sakura, une autre danseuse, Kanade se retrouve embarquée dans quelque chose qui la dépasse, un concours de danse qui pourrait bien lui poser quelques problèmes.

Comme je le disais dans le résumé, nous retrouvons donc Kanade à la poursuite de son rêve. Dans le premier épisode, elle découvrait la danse et son envie de danser. Maintenant, la petite fille qu’elle est encore pense à en faire son métier. Or, si elle veut devenir un jour professionnelle, Kanade soit se mesure aux autres. C’est pour cela qu’elle se retrouve inscrite à son premier concours de danse. Or, ceci n’était pas prévu, pas alors qu’elle ne sait pas encore danser sur des pointes. Seulement, dans ce nouveau tome, Kanade montre toute sa générosité et sa gentillesse. Ne supportant pas la méchanceté et la mesquinerie, Kanade va s’opposer à Sakura, une nouvelle venue, qui se moque de sa manière de danser. Et pour la remettre à sa place, Kanade accepte le pari lancé par Sakura. Elle doit la battre au prochain concours. Si elle n’y arrive pas, elle sera obligée de s’inscrire à un nouveau cours, intitulé Danser pour le plaisir. Or, si Kanade accepte cela, ce n’est pas seulement pour elle, pour s’opposer à Sakura ou pour se défendre, mais c’est aussi pour faire comprendre à Sakura que son attitude est méchante, et pour défendre son amie Léna. Kanade montre bien qu’elle se soucie des autres, et qu’elle ne supporte pas qu’on rabroue une autre danseuse devant elle, sous prétexte qu’elle est moins bonne. C’est ce que j’ai aimé avec elle, cette grandeur d’âme dont elle fait preuve ici. De la même manière, j’ai apprécié qu’on retrouve la même joie de vivre et de danser, ce qui la caractérisait au début. Même si la pression du concours est bien présente, Kanade compte bien s’amuser et en profiter. Elle voit cette nouvelle expérience comme un défi qui ne la paralyse pas, mais qui la pousse en avant, à s’améliorer toujours plus. Elle ne part pas défaitiste, et reste optimiste en toutes circonstances. Kanade a une volonté à toute épreuve, et c’est très motivant, tout en gardant toujours le sourire. Ce qui est aussi intéressant, c’est que son amie Shoko s’inscrit elle aussi à ce concours, mais qu’aucune jalousie ou rivalité ne nait entre les deux filles, et cela, c’est aussi grâce à l’attitude de Kanade, qui privilégie l’amitié à la rivalité. Et c’est ce qui fait qu’on a envie de la suivre, quon s’attache à elle.

Parlons maintenant de Sakura. C’est vraiment un personnage détestable. On comprendre très vite qu’elle est là pour mettre des bâtons dans les roues de Kanade, pour ébranler sa positive attitude. Sakura est là pour défier Kanade, pour lui montrer tout le chemin qui lui reste encore à parcourir. De ce fait, elle se montre méchante avec elle, n’hésitant pas à lui dire qu’elle n’a pas le niveau, n’hésitant pas à essayer de briser ses rêves. En fait, Sakura est très sûre d’elle, de ses capacités, et elle est certaine d’être la meilleure. Elle est égocentrique et présomptueuse. Elle est persuadée d’être la meilleure, et elle sait écrasée les autres. Sakura représente alors le mauvais côté de la danse, elle est celle qui fait tous les concours, qui rafle tous les prix, qui ne laisse personne se mettre sur son chemin. Elle est celle que personne ne peut supporter. Et de ce fait, c’est un personnage que l’on devine solitaire. Et dès que l’on rencontre sa mère, on comprend pourquoi. Sa mère met en effet beaucoup de pression sur les épaules de Sakura, c’est d’ailleurs elle qui donne les cours. Et elle se montre très sèche envers Kanade, dont elle estime qu’elle n’a pas le potentiel pour devenir danseuse. Autant dire qu’entre elle, Kanade et Sakura, les bases sont mal parties. Mais pour le moment, le personnage de Sakura est vraiment négatif.

On suit, dans ce tome 2, l’entraînement de Kanade pour participer à ce concours. J’ai alors trouvé cela intéressant, car c’est quelque chose que l’on semble moins voir en Europe, sauf à Lausanne, la danse n’était pas un sport compétitif, du moins pas avec une compétition aussi visible. Or, les japonais semblent tenir pour important ces concours entre danseuses, ce qui leur permet de se mesure les uns aux autres, de voir qui a du potentiel ou non. Et cela touche quasiment toutes les danseuses et danseurs, de tous âges, même s’ils ne veulent pas forcément être professionnels. C’est comme un rite de passage. On suit donc l’entraînement que doit mener Kanade, qui se superpose à ses cours normaux, plus à l’école. C’est aussi là qu’on voit non seulement tout son engagement pour son art, mais aussi tout ce qu’on demande à des enfants. Kanade n’a qu’une dizaine d’année, elle n’est pas au collège, et elle doit déjà jongler entre la danse, ses répétitions, et ses cours. On lui en demande beaucoup, et elle se met elle-même une certaine pression. Ce que j’ai alors aimé, c’est qu’on voit que ses parents sont attentionnés avec elle, qui l’aident du mieux possible, quitte à se sacrifier pour elle, car la danse est un sport qui coûte cher. Heureusement, Kanade peut compter sur Lisa, qui est devenue costumière, pour avoir son costume gratuitement. Mais la question du coût, que ce soit financier ou en temps, est tout de même présente, et j’ai trouvé cela bien de le rappeler, de montrer ce qui se trouve derrière ce sport. On voit les difficultés et les sacrifices demandés, qui sont fait par plaisir par Kanade, mais qui ne le sont peut-être pas pour tout le monde. On a donc une certaine critique de ce système, même s’il est présenté de manière positif.

Le dessin reste plaisant à lire, à découvrir. J’ai aimé les scène où Kanade danse, où l’on voit alors tout le plaisir et le bonheur qu’elle éprouve à bouger, à faire ces mêmes gestes encore et encore. Le trait permet de bien lire l’histoire, il est tout en finesse, en légèreté. Il permet aussi de se représenter les différents mouvements, tout en les mettant en valeur, en mouvement aussi. La couverture est aussi très belle, et nous permet de voir quel costume Kanade porte lors de sa représentation. Il y a toujours de l’humour et beaucoup de sentiments positifs dans l’histoire qui sont bien retransmit par les traits de l’autrice. De la même manière, les sentiments et expressions de Kanade sont très visuels, et amusants.

En résumé, ce tome 2 permet de faire avancer l’histoire. On prend plaisir à voir comment Kanade évolue et se met en difficulté, mais aussi son rapport à la danse qui change, qui fait qu’elle se projette dans le futur. Elle est toujours un personnage agréable à suivre, avec beaucoup de positivité et j’ai apprécié qu’elle réagisse face à Sakura, qui représente ce qu’on n’aime pas voir chez les autres, notamment la méchanceté gratuite et l’envie d’écraser les autres. Le fait de découvrir l’univers des concours de danse est intéressant aussi. Si vous n’avez pas encore découvert cette série, je vous la conseille.

Et vous ?

Quels sont les personnages qui vous énervent le plus ?

Quels sont les traits de caractère qui peut vous faire détester un personnage ?

Leur laissez-vous une chance d’évoluer par la suite ?

Bon vendredi à tous 🙂

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