chroniques littéraires

Le berceau des mers, tome 1

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous êtes prêt à profiter de votre weekend. Pour ma part, le mien sera consacré au repos, avec encore quelques copies à corriger, mais surtout du temps pour moi, pour lire, écrire, m’occuper du blog et avancer dans mes séries en cours. En ce moment, je suis plongée dans la série The Magicians, et j’aime beaucoup, j’ai d’ailleurs dévoré la saison 1, et je devrais peut-être vous faire le point sur mon ressenti sur cette première saison.

Mais en attendant de pouvoir faire cela, je vous retrouve aujourd’hui sur le blog pour vous parler d’un manga que j’ai découvert récemment, en tombant un peu dessus par hasard à la médiathèque. Cette fois, pas d’inquiétude, on est sur une série courte, en quatre tomes, qui est terminée. Elle devrait donc être bientôt entièrement lue, lorsque j’aurais emprunté la suite. Cette série s’intitule The Cradle of the Sea, donc en français le Berceau des Mers. Cette série est scénarisée et dessinée par Mei Nagano. Elle est sortie en Frace en avril 2015, pour le premier tome, aux éditions Komikku. Je vais donc vous parler aujourd’hui du tome 1, dont voici le résumé :

Dans l’Angleterre de la révolution industrielle, Monica, une jeune fille pauvre, est engagée comme femme de chambre dans la grande villa d’un riche gentleman, qui lui donne pour mission de veiller sur Evan, son nourrisson. Mais suite à la disparition en haute mer de son protecteur, Monica est chassée de la villa, et doit retourner vivre dans les bas-quartiers. Un an après ce revers de fortune, Monica retrouve le petit Evan et découvre avec stupeur que la tombe de son ancien maître est vide. Remplie d’espoir que son bienfaiteur est encore en vie, Monica décide de se lancer à sa recherche et embarque sur un bateau à vapeur avec Evan dans les bras. Mais l’aventure semble semée d’embûches…

Dans ce récit, nous suivons donc Monica, une jeune femme qui était nourrice un an auparavant. Elle devait s’occuper d’un bébé, Evan. Mais voilà, le père du garçon est mort en mer, et les proches d’Evan ont refusé qu’elle continue à s’en occuper. Alors que Monika cherche toujours du travail, elle apprend que le père d’Evan n’est peut-être pas mort, et elle tombe sur Evan qui n’est pas aimé par son oncle et sa tante. Monika décide alors d’enlever l’enfant, et de partir en quête de son père. Cell-cie doit l’entraîner jusqu’en Inde.

Commençons par le personnage de Monica. C’est une jeune femme discrète, voire presque timide, mais qui vouait une admiration sans borne à son ancien patron, le père de Evan. On peut même avoir l’impression qu’elle était amoureuse de lui, même si ce n’est qu’une impression, et que cela ne semble pas être dans le caractère de la jeune femme de ressentir de tels sentiments pour un homme plus âgé qu’elle. En fait, on peut presque y lire davantage une relation père-fille, ou mentor. En tout cas, la vie de Monika a littéralement changée lorsqu’elle a appris le décès de cet homme, et lorsqu’elle est retourné vivre chez son oncle, qui la maltraite. Elle est alors là totalement passive, comme anesthésiée, ce qui fait qu’elle est prête à accepter n’importe quel travail, même celui de prostituée, car elle ne semble plus ressentir grand chose, ou du moins ne plus être présente dans sa vie, ne plus être libre dans celle-ci. Mais tout cela change lorsqu’elle découvre qu’Evan, le petit garçon dont elle s’occupait avant, est mis de côté par sa nouvelle famille. Elle décide alors de l’enlever. On peut voir dans son geste du désespoir, n manque d’instinct de survie, une stupidité, mais je pense que c’est surtout du courage. Monica fait alors passer sa propre vie, son bien-être relatif, après celui d’Evan. Elle se montre alors pleinement généreuse, et c’est un trait de caractère que l’on retrouve dans la suite du manga, car Monica n’hésite pas à se mettre en danger pour sauver les autres. D’ailleurs, elle pourrait se terrer dans un coin avec Evan, l’élevé comme son fils, mais en fait, ce qu’elle décide, c’est de retrouver son père. Elle sauve l’enfant et veut le rendre à la seule famille qui compte à ses yeux, ce qui démontre bien qu’elle veut le bien-être et le bonheur de l’enfant, et non pas devenir sa mère. Elle ne veut pas prendre un rôle qi n’est pas le sien. C’est donc ce que j’ai apprécié chez elle, tout comme le fait que dès qu’elle a a Evan, elle ne se décourage pas, et elle essaye de le secourir, de le réconforter, mais elle fait ça aussi avec les autres. Elle est pleine d’empathie, et l’on s’attache donc à elle, on veut voir si elle va réussir sa quête.

En ce qui concerne les personnages secondaires, ils sont nombreux, mais c’est parce que l’histoire se met en place, et parce que, contrairement à un roman, on a moins le temps de les exploiter, surtout dans une histoire courte. Toutefois, on peut déjà en repérer certains. Ainsi, on déteste immédiatement l’oncle et la tante d’Evan, qui sont des gens horribles, qui ne s’occupent du petit garçon que pour toucher l’héritage, et qui ont fait passer pour mort le père de ce dernier, sans savoir si c’était vraiment le cas. Ils sont ensuite sur la piste de Monika, et il semble certain qu’on va les revoir, ou du moins, qu’ils vont poser des problème à notre héroïne. De la même manière, l’oncle de Monika n’est pas un personnage sympathique, et on ne l’apprécie pas non plus dès le début. Il a tout du gros profiteur, de celui qui exploite Monica. Heureusement, il y a aussi des personnages sur lesquels la jeune femme peut compter. Par exemple, j’ai beaucoup aimé le personnage du vieux médecin excentrique qui est à la recherche de sa fille. Il aide Monika alors que cela va à l’encontre de son amitié avec l’oncle et la tante d’Evan. J’espère qu’on en saura davantage sur lui au cours de l’histoire, et qu’il retrouvera sa fille. J‘ai aussi aimé le personnage de Louis, qui sera certainement important dans la suite du récit. Même si ce dernier semble cynique, et qu’il déteste la mer, il s’y connait, et une aura mystérieuse tourne autour de lui. C’est n personnage qui semble intéressant et qu’on a envie de suivre.

J’ai aimé l’univers qui nous est proposé par l’autrice, même si ce dernier n’est qu’esquissé pour le moment. En effet, nous commençons notre histoire à Londres, alors que l’histoire va être tournée principalement vers l’océan. On voit donc rapidement la pauvreté dans laquelle vivent Monica et son oncle, et le monde industriel qui ne fait pas de cadeaux à ceux qui vivent en elle, ce qui n’est pas le cas pour les familles plus aisées. Puis, on passe au monde de la mer, et j’ai bien aimé ce qui nous est proposé, même si on reste principalement à quai ici, puisque le départ ne se fait qu’à la fin. J’ai apprécié qu’on nous montre le bateau, avec ses règles, ses dangers aussi, et qu’on soit plongé dès le début dans ses entrailles, et ses risques. On est ici propulsé dans la vie d’un navire, avec ses règles, sa hiérarchie, et les rébellions qui couvent. Heureusement, le capitaine a l’air sympathique, mais c’est face à de nombreuses autres personnages que Monica va devoir vivre, avec qui elle va devoir évoluer. Seront-ils tous agréables avec elle ? Le fait d’être à la recherche du père d’Evan est aussi intéressant, car il y a un vrai mystère autour de cela, on ne sait pas s’il est mort ou vivant, et Monica se lance peut-être dans une quête qui la dépasse. On a donc envie de savoir la fin de l’histoire, s’ils vont réussir à retrouver ce père, et surtout, les embûches qui vont se trouver sur leur chemin, car il paraît évident que la traversée vers les Indes ne va pas être sans heurts, surtout pour Monica, qui est quand même une femme sur un bateau qui ne les autorisent pas.

En ce qui concerne les dessins, j’ai dans l’ensemble aimé le style de l’autrice, son trait, mais certaines planches sont un peu moins fluides, moins lisibles, surtout celles en mer, parce qu’il y a de l’action, et que j’ai trouvé qu’on avait du mal à voir ce qu’il se passait. De la même manière, j’ai eu du mal à reconnaître certains personnages, parce qu’ils se ressemblent. Sans doute cela serait-il plus simple en couleur. Quoiqu’il en soit, il y a des pages vraiment belles, et j’aime beaucoup la manière dont est dessiné Monica. J’ai donc hâte de voir ce que cela va donner en pleine mer, et plus de planches montrant l’univers que va côtoyer Monica.

En résumé, c’est un bon premier tome, qui pose les bases d’une histoire intéressante, et dont j’ai envie de lire la suite. Le problème est que c’est une histoire courte et que j’ai eu l’impression que cela allait un peu vite parfois. Mais il y a une bonne idée, et j’ai hâte de voir ce que cela va donner en pleine mer, et les dangers auxquels va être confrontés Monica et Evan. de la même manière, j’ai aimé le lien qui se développe immédiatement entre eux, qu’ils redécouvrent, et cela va aussi être intéressant pour la suite, car Evan risque de se rapprocher de sa nounou, et de la considérer comme sa mère. En tout cas, il y a vrai mystère dans cette histoire qu’on veut voir être résolu. C’est ce qui fait, selon moi, la force de cette histoire, et qui me fait vous la recommander.

Et vous ?

Aimez-vous les histoires courtes ?

Ou au contraire, préférez-vous une série longue, avec un certain nombre de tomes ?

Bon vendredi à tous 🙂

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