mes écrits

Sois gentille pour Noël, chapitre 9

Bonjour tout le monde. Cela y est, nous y voilà. Nous sommes à la dernière journée de 2020. Nous allons enfin pouvoir dire au revoir à cette année très particulière, et passer à autre choses. Certes, c’est totalement symbolique, car rien ne dit que l’année qui arrive sera différente, ni même que demain sera différent d’aujourd’hui. Mais on aime y croire, espérer, et c’est sans doute ce qui fait notre force, en tant qu’humain.

En parlant d’espoir et de force, je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau chapitre de Sois Gentille pour Noël, l’histoire que j’écris en ce moment pour les fêtes. Alors, je vous le dis tout de suite, je n’avais pas imaginé mon chapitre comme cela en commençant à l’écrire. En vérité, mes personnages ce sont mis à faire n’importe quoi, surtout Connor. Même si le chapitre s’éloigne un peu de ce que j’avais en tête, cela se rapproche tout de même du résultat que je voulais. Mais j’espérais aller plus près de Noël quand même. Donc Noël n’est malheureusement pas tout à fait encore là, mais j’aurais dû m’en douter. Cela signifie que jeudi prochain, il faudra encore se laisser guider par l’esprit des fêtes, même si ces dernières nous sembleront loin. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Et que vous serez au-rendez vous du prochain chapitre.

Les chapitres précédents sont tous sur le blog, n’hésitez pas à les lire si vous êtes passés à côté, et à me dire ce que vous pensez de ce récit.

Chapitre 9

« Enfin, nous y étions. Après ces quelques jours calamiteux, nous étions parvenus au jour de Noël. Dès demain, j’allais pouvoir m’enfuir, quitter cette famille qui n’était la mienne que le temps d’un mensonge, et retourner fêter Noël comme il se doit avec ma propre famille. J’avais en effet réussi à négocier, avec Jack, avant le début de cette aventure que je regrettais maintenant amèrement. Il avait promis de me ramener chez moi le 25 décembre. Il ne me restait plus qu’une seule nuit, et pas la plus simple, avant de retourner à mon univers, et laisser Jack à sa famille.

Je n’avais pas revu ce dernier depuis la veille, lorsqu’il m’avait avoué ses sentiments. Il n’avait pas fait acte de présence au dîner, ce qui avait interpelé ses parents. J’avais été obligée de mentir, encore, en leur disant que Jack avait décidé de se promener dans la campagne environnante, qu’il voulait renouer avec ses racines, et qu’il serait bien là pour Noël, qu’il avait hâte de passer ce moment en famille. J’avais brodé toute une histoire abracadabrantesque, et je n’étais pas certaine que tout le monde m’ait cru. En fait, ils semblaient tous plus dubitatifs les uns que les autres. Mais que pouvais-je dire ? Jack ne répondait pas à mes messages ni à mes appels, et il avait pris la voiture. J’aurais pu dire qu’il était reparti à Nantes, mais cela aurait sous-entendu qu’il m’avait laissé en plan, et cela aurait ruiné notre stratagème depuis notre arrivée ici. J’aurais aussi pu avouer la vérité, que nous nous étions disputée, mais je n’en avais pas le courage. Cela aurait été m’avouer que Jack était amoureux de moi, et que j’avais rejeté ses sentiments, que je lui avais brisé le cœur. Alors, j’avais continué à sourire et à jouer mon rôle, tout en priant pour que mon meilleur ami ne fasse pas de bêtises. Heureusement, personne n’avait songé à me cuisiner davantage, à être odieux avec moi comme cela avait été le cas le premier soir. La présence de la matriarche empêchait peut-être tout le monde de dire à haute voix ce qu’ils pensaient de notre histoire, à Jack et à moi.

En tout cas, en me réveillant ce matin-là, je remarquais que j’étais toute seule dans le lit. Jack ne s’était pas couché avec moi, même après que je me sois assoupie. Son côté du lit n’était pas défait, et aucune de ses affaires de la veille ne traînait dans la chambre. Je me précipitai donc vers mon téléphone pour essayer de l’appeler. J’étais cette fois réellement inquiète. J’ignorai où il était, s’il allait bien. Il pouvait très bien pu avoir un accident de voiture. Les routes étaient glissantes, il faisait froid, et la luminosité était réduite. Le brouillard commençait tout juste à se lever. Et comme s’il cherchait à me faire payer mon rejet, mon meilleur ami refusa de me répondre. Mon téléphone essayait à le joindre en vain. Dépitée, énervée, paniquée, je jetai ce dernier sur le lit. Que devais-je faire ? À partir de quand devais-je commencer à appeler les hôpitaux pour savoir s’ils ne l’avaient pas récupéré dans leurs services ? Et quand devrais-je avouer à ses proches que j’ignorais où il était ?

Je me préparai, le cœur au bord des lèvres, et descendit manger. Je n’avais pas faim, mais je devais donner le change. Avec beaucoup de chance, Jack n’allait pas tarder à revenir, et peut-être qu’à ce moment-là, nous pourrions faire éclater la vérité. En attendant, je devais jouer mon rôle, me comporter comme la fille que mes parents voulaient que je sois, celle qui aidait les autres, celle qui se montrait gentille en toutes circonstances.

Pour une fois, j’eus de la chance, il ne restait dans la cuisine que Connor et son dernier-né, Priam. Ils étaient encore en train de petit-déjeuner, je me mêlai donc à eux deux en attrapant un bol et le remplissant d’eau chaude et d’un sachet de thé parfumé à la menthe.

— Ne t’inquiète pas, répéta inlassablement Connor à son fils. Le père Noël ne t’a pas oublié.

Je levai un sourcil circonspect. Priam avait douze ans, il était un peu vieux pour croire encore au père Noël. Je n’étais certes pas doué avec les enfants, je n’en avais que très peu dans mon entourage, mais je savais que la plupart cessaient de croire à la magie des fêtes lorsqu’ils entraient à l’école. Les enfants étaient réputés pour être méchants entre eux, et par dévoiler la supercherie de Noël dès qu’ils en avaient l’occasion. Je m’étais d’ailleurs toujours demandé si, quand je serais mère à mon tour, j’aurais le courage de lui mentir de cette manière. Certes, ce n’était qu’un simple mensonge, un moyen de mettre de la magie dans une vie qui en était parfaitement dénuée, mais cela détruisait aussi une certaine part d’innocence. N’était-ce pas manipuler des enfants que leur faire croire qu’un vieillard distribuait des cadeaux au monde entier en une nuit ? Était-ce vraiment pour leur bien de leur imposer une telle histoire ? J’étais dubitative, et si certaines fois j’étais persuadée que je ne pourrais pas participer à ce jeu, d’autres fois, j’en doutais fortement.

Priam avait les joues humides. Il paraissait avoir pleuré.

— Et si le père Noël ne me trouve pas ? Nous ne sommes pas chez nous, papa ! Je veux rentrer à la maison.

— Ne t’inquiète pas, le père Noël sait que nous sommes chez mamie et papi. Il va t’amener tes cadeaux ici.

— Et s’il ignore que j’ai été sage cette année ? Et si maman lui a dit que j’avais été méchant ?

Connor paraissait épuisé par cette discussion. Elle devait durer depuis un moment, et certainement en rond. Même si je n’avais pas autorité auprès de l’adolescent, je finis par prendre le relais. C’était surtout pour aider Connor, qui semblait à deux doigts de craquer, et surtout parce que Priam me faisait de la peine, inquiet de cette manière alors qu’il n’avait aucune raison de s’en faire.

— Je suis certaine que le père Noël connait parfaitement toutes les bêtises tu as pu faire cette année, dis-je doucement, mais tu sais, le père Noël s’en moque un peu. Ce qu’il veut, c’est que tu sois gentil avec les autres, que tu ne sois pas méchant avec ton frère ou ta sœur, ou avec tes parents, ou avec tes camarades de classe. Et c’est le cas, n’est-ce pas ? Tu n’as fait de mal à personne pendant l’année ?

Je lui fis un sourire encourageant, et Connor approuvait d’un signe de la tête, me remerciant silencieusement de prendre le relais. Néanmoins, Priam se mit à pleurer.

— J’ai été méchant. J’ai souhaité la mort de Mamou.

Ici, tout le monde appelait la grand-mère de Jack Mamou, si bien que j’ignorai toujours son prénom. En avait-elle seulement encore un ? Est-ce que les vieilles personnes ne finissaient-elles pas par se définir selon leurs enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants ?

Connor leva un sourcil, et regarda d’un air étrange son fils.

— Pourquoi as-tu pensé à cela ? demanda-t-il, une certaine déception dans la voix.

— Je ne voulais pas qu’on vienne ici, avoua le garçon. Je n’aime pas quand on est ici. Mamie et papi ne comprennent rien. Ils sont gentils avec Ulysse et Ariane, mais pas avec moi. J’aime pas la maison, elle me fait peur. Et puis, avec maman, vous faites comme si tout allait bien, alors que ça ne va pas bien.

La vérité sortait toujours de la bouche des enfants. Connor prit certainement conscience, à ce moment-là, que sa progéniture savait que son couple battait de l’aile, et qu’il allait quitter leur mère. Pourtant, tout cela était anecdotique dans tout ce que venait de confier Priam. Le garçon était terrorisé par Noël, par la maison, par ses grands-parents, et il était en souffrance. J’avais mal pour lui.

Connor soupira.

— Je te promets que tout ira bien, dit-il en prenant son fils dans ses bras.

Priam finit par se calmer, puis, comme si rien ne s’était passé, il avala son chocolat chaud avant de se sauver. C’était à croire que rien ne venait d’avoir lieu, que la conversation était oubliée. Ou du moins, que l’enfant avait fini par se laisser convaincre, et que sa peur d’être mis de côté par le père Noël avait été comblée. Connor en soupira de contentement, mais aussi de fatigue. Il se tourna alors vers moi, une fois que nous fîmes seuls, et il me regarda dans les yeux, plongeant ses pupilles vertes dans les miennes, me faisant étrangement frissonner.

— Priam n’est pas un enfant comme les autres, m’avoua-t-il doucement, comme si c’était un secret que je n’avais pas encore deviné. Emma refuse qu’un diagnostic soit posé, mais il est certainement autiste. Très légèrement, mais cela se ressent dans certaines occasions, comme à Noël, lorsqu’il est contrarié ou terrifié. Il éprouve des émotions que je ne suis pas toujours sûr de comprendre ou d’expliquer. Il est en permanence à fleur de peau. Il donne le change, mais viendra un jour où cela ne suffira plus.

J’étais étonnée. Je ne pensais pas que l’on pouvait cacher une telle maladie pendant autant d’années, d’autant plus que l’autisme était de plus en plus diagnostiqué tôt. Et pourtant, ce n’était pas une maladie comme les autres. Pouvait-on d’ailleurs le qualifier de maladie ? Il existait tellement de formes d’autisme, et pour avoir travaillé avec des spécialistes de ce trouble, je savais que nous n’en faisons, pour l’instant, qu’en dessiner les contours, malgré les avancées de la psychologie et de la médecine.

— Emma se voile la face. Elle rêve d’enfant parfait, mais aucun enfant ne l’est. Quand l’un des trois la déçoit, elle s’en détourne. Nos enfants passent leur temps à mendier son affection. Je n’en peux plus. C’est pour ça que je veux la quitter. Elle est néfaste, et je m’en suis rendu compte trop tard. Elle n’est pas maternelle, elle ne sait pas aimer ses propres enfants. Elle ressemble trop à ma mère.

Il se frotta une main sur le visage, caressant sa barbe naissante. Il s’était rasé hier, mais son menton devenait de nouveau rugueux. Il m’émut dans sa détresse. Toutefois, j’eus aussi le cœur peiné pour Emma, qui s’était pliée aux règles du mariage et de la maternité en rejetant son travail, et qui en avait certainement payé un prix fort. Toutes les femmes n’étaient pas faites pour être mères, contrairement à ce qu’on nous racontait en permanence.

Soudain, nous fûmes interrompus dans notre discussion par Marie. Elle se tenait sur le pas de la porte, et nous fusillait du regard. Je pris alors conscience que j’étais proche de Connor, trop proche sans doute aux yeux de sa mère, et je me décalai légèrement.

— Jack n’est toujours pas rentré ? m’apostropha-t-elle d’un ton sec.

Je secouai la tête, percevant la peur retrouver le chemin de mon estomac.

— Je n’ai aucune nouvelle de lui, avouai-je, me sentant impuissante, ne sachant pas où chercher. J’ai beau l’appeler, mais il refuse de répondre. Ou alors, il ne le peut pas.

— J’aurais dû me douter que vous n’étiez pas assez bonne pour lui, dit méchamment Marie. Vous ne lui correspondez pas du tout. Vous n’êtes là que pour mettre le bazar dans nos vies. Vous lui avez brisé le cœur ! Vous n’en voulez qu’à notre argent !

Elle aurait pu continuer à déverser sa haine encore un moment, je le voyais bien à ses yeux, mais Connor prit brutalement ma défense.

— Ça suffit ! cria-t-il, nous faisant sursauter toutes les deux. Tu es qui pour jouer les autres de cette manière ? Ne te rends-tu pas compte que c’est toi, et toi seule, qui brises nos vies ? Lorsque j’ai dû choisir mon orientation, vous ne m’avez en vérité pas laissé l’opportunité. Je ne pouvais que faire du droit, comme vous deux. J’ai bien compris, à vos discours, à papa et à toi, que je n’avais pas mon mot à dire. Et quand je vous ai présenté Emma, vous lui avez tenu le même discours. Elle n’en voulait qu’à votre fortune, elle n’était rien pour vous. Elle a tout fait pourtant pour vous plaire, pour correspondre à l’idéal de la belle-fille que vous désiriez, que tu exigeais ! Elle ne souhaitait pas d’enfant, mais ça aussi, c’était impossible, n’est-ce pas ? Alors, on a eu Ulysse. Mais il fallait lui donner une sœur. Vous n’avez pas arrêté avec ça pendant des mois, alors on a eu Ariane. Et puis, Emma ne pouvait plus travailler, pas avec deux petits en bas âge à la maison. Alors, pourquoi ne pas avoir un troisième enfant ? Et Priam ne vous plaît pas, tout comme Ulysse et Ariane maintenant qu’ils sont trop vieux pour être manipulables !

— Tu racontes n’importe quoi ! s’exclama Marie, en portant une main à son cœur.

— Vous avez toujours été une ombre sur notre couple, à commenter sans cesse nos choix, jusqu’à la décoration de notre maison ! cria plus fort Connor. Il fallait que tout soit beau, parfait, lorsque vous veniez. Mais tu sais quoi, j’en ai assez ! On en fait jamais assez. Rien n’est jamais assez bien pour vous ! Regarde Jack ! Il est notaire, il a un bon poste, qui ne peut pas souffrir de la crise, et vous n’arrêtez pas de vous moquer de lui, parce que vous jugez que son travail n’est pas digne de notre famille. Je vais te l’avouer, même s’il était éboueur, il serait toujours plus digne d’être ton fils que toi sa mère ! Et que dire de Charlotte ? Elle se détruit tous les jours un peu plus, mais vous n’en savez rien, car vous ne l’appelez jamais ! Elle vous a déçu en allant travailler dans une boutique de robe de mariée. Vous pensiez que ce n’était qu’une passade, mais elle l’aime, son emploi. Toutefois, vous ne lui dîtes jamais un mot gentil. Vous ne faites que la casser !

Il dut faire une pause, essoufflé. Marie était de plus en plus pâle, si bien que je craignais qu’elle ne fasse un malaise. Connor était lancé, et rien ne pouvait plus l’arrêter. Il devait dire tout ce qu’il avait sur le cœur, toutes ces années où il avait plié l’échine sans faire sa crise d’adolescent, sans se rebeller contre ses parents. Toutefois, il oubliait que sa mère était âgée, qu’elle était blessée, et qu’elle ne pouvait peut-être pas tout supporter.

— Tu me détestes, finit-elle par lâcher dans un souffle.

— Tu es celle qui m’a mise au monde, je t’aime, mais je déteste celle que tu es devenue, celle que tu t’obliges à être sous prétexte que nous devons représenter votre vision de la famille. Je te déteste pour le mariage que tu m’as forcé à vivre et dont je ne veux plus, pour le malheur que tu fais peser sur mon couple, pour les pleurs de ma femme et de mes enfants, mais aussi ceux de Charlotte et certainement ceux de Jack. On n’a jamais été frères et sœurs, mais toujours en concurrence les uns avec les autres. Et Emma a reproduit ce schéma avec nos enfants. Si Isabelle venait à rejoindre notre famille, ce que j’espère, alors tu lui ferais subir la même chose, la même pression. Combien de temps avant que tu ne la pousses à choisir un autre travail, à lui raconter que l’enseignement n’a aucune valeur ? Ou forcer Jack à la quitter ?

Marie soupira, résignée.

— Si c’est ainsi que tu me voies, je ne peux rien changer à cela. Je suis désolée d’avoir détruit ta vie, d’avoir tout fait pour que tu réussisses, que tu sois heureux. Maintenant, je vais te demander de quitter ma cuisine. J’ai un repas de Noël à préparer. Et si tu souhaites faire tes bagages, tu peux aussi le faire. Je comprendrais que tu ne veuilles pas rester dans cette maison où tu sembles garder de si mauvais souvenirs.

Elle passa devant nous, stoïque, quoique légèrement tremblante à cause de sa cheville abîmée. Soudain, je pris conscience que tout n’était pas blanc ou noir, et que Connor y avait été un peu fort avec sa mère. Elle avait certainement de bonnes raisons d’agir ainsi. Et n’était-ce pas son rôle à lui, en tant que fils, de se détacher de cette mère abusive ? N’aurait-il pas dû le faire plus tôt ?

Je ne savais plus que penser, que faire. Je me sentais en trop dans cette maison où je n’avais pas ma place, dans cette cuisine où je me trouvais encore alors que Connor avait déjà déserté les lieux. Allait-il faire sa valise ? Et devais-je faire la mienne ? Mais où était donc Jack ?

Les pensées m’encombraient l’esprit. Et lorsque je m’apprêtais à mon tour à m’en aller, Marie me dit quelque chose qui me surprit, mais qui démontrait qu’elle n’était pas la sorcière décrite par son fils.

— Prenez soin de Jack. Il le mérite.

Je hochai la tête, espérant que ce dernier n’allait pas tarder à faire surface, et ce, avant que le réveillon ne commence vraiment. »

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez si ce chapitre vous a convaincu ou non 

Et vous ?

Votre Noël s’est-il bien passé ?

A quoi ressemble votre Noël idéal ?

Etes-vous prêt pour la nouvelle année ?

Bon jeudi, et prenez soin de vous ❤

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