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Sœurs de sang, tome 1 : L’Envol du Phénix

Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien et que vous passez un bon weekend. Pour ma part, celui-ci est beaucoup plus détendu que les deux derniers. En effet, à part quelques appréciations à écrire pour des conseils de classe se déroulant la première semaine de décembre, mon travail est déjà bien avancé, et je n’ai enfin plus de copies à corriger. Je peux donc enfin me poser, prendre le temps de lire, et d’écrire. Je peux en effet avancer dans la rédaction de Sois gentille pour Noël, et avancer dans la rédaction des chroniques.

D’ailleurs, je vous retrouve aujourd’hui sur le blog pour vous parler de l’une de mes dernières lectures. Il s’agit ainsi du roman qui m’a occupée pendant le dernier weekend à 1 000, si vous vous souvenez bien. Il s’agit du premier tome de la trilogie fantastique Sœurs de Sang, écrit par Nicki Pau Preto, dont le roman est sorti en France en février 2020. Il est sorti aux éditions Lumen. Je l’ai lu en service presse en début d’année et je les en remercie pour cette possibilité, mais je n’avais pas eu le temps d’écrire la chronique, et j’ai profité du fait que ma médiathèque l’ai acheté pour le relire, et enfin vous faire part de mes impressions sur cette histoire. Et ainsi voir la magnifique couverture enflammée du roman. Voici le résumé du roman :

« Autrefois, j’avais une sœur, que j’aimais de toutes mes forces. Pourtant, si j’avais su, je l’aurais haïe. Mais qui a jamais pu contrôler les mouvements de son cœur ? »

Véronyka regarde brûler dans l’âtre deux œufs de phénix sur le point d’éclore… Dire qu’il y a quelques années à peine, de puissantes reines sillonnaient encore le ciel sur le dos de ces bêtes légendaires ! Avec sa sœur Val, elle ne veut qu’une chose : chevaucher ces animaux mythiques, comme ses parents avant elles. Mais c’est puni de mort, désormais, et tous ceux qui pratiquent la magie sont traqués sans merci. Toutes deux vivent donc dans la clandestinité…

Si seulement l’un de ces phénix pouvait venir au monde, leur vie en serait bouleversée ! Mais qui, de Val ou de Véronyka, l’oiseau de feu choisirait-il ? Et ce n’est pas tout : ce que la jeune fille l’ignore, c’est que tous les dresseurs de phénix ne sont pas morts ou emprisonnés. Un petit groupe, retranché dans une forteresse au sommet des montages, poursuit la résistance. Le seul problème ? Ils refusent, désormais, d’entraîner des femmes.

Véronyka va-t-elle les laisser édicter toutes les règles ? Réincarnation, secrets oubliés, magie noire et souffle de l’aventure…

Dans cette histoire; nous suivons trois personnages principaux, qui nous livrent chacun un par un leurs histoire, et leurs impressions sur ce qu’il se passe. Il y a d’abord Véronyka, qui survit avec sa sœur Val, et qui n’attend qu’une chose, être choisie comme âme sœur par un Phénix, afin de devenir une Dresseuse, comme les femmes légendaires qui peuplent les récits de son monde. Ensuite, nous avons Tristan, un apprenti Dresseur de Phénix, qui se cache dans la montagne, avec les siens, attendant d’être assez forts pour combattre et permettre à tous les animages d’êtres libres. Et enfin, il y a Sev, un animage qui se cache parmi les soldats, ceux mêmes qui gravissent, cachés, la montagne de Tristan, dans le but de détruire une fois pour toutes les phénix et leurs Dresseurs. Nos trois héros vont voir leurs vies êtres mêlées, et de chacun d’entre eux dépendra la survie des autres, tous les trois entraînés dans une guerre sur le point de se déclarer.

Je vais commencer cette chronique par vous parler de Véronyka, tout simplement parce qu’elle est le personnage avec qui nous commençons ce récit, et surtout qu’elle est celui qui est au centre de cette histoire. Véronyka est une jeune fille sans famille, à qui il ne reste plus que sa sœur, Val. Or, toutes les deux sont des animages, et elles doivent sans cesse fuir les forces de l’Epire qui traquent les individus comme elles afin d’en faire des esclaves. Les deux sœurs survivent en espérant un jour devenir des Dresseuses de phénix, donc se lier avec des phénix, devenir leurs âmes sœur. Or, voilà que Val a déniché deux œufs de phénix. On suit alors l’envie et l’espoir de Véronyka de se rapprocher de son rêve, jusqu’à ce que ce dernier soit brisé par Val. On a alors beaucoup d’empathie pour la jeune fille, nous sommes tristes pour elle et ému par l’épreuve qu’elle doit traverser. Véronyka est un personnage sympathique, et l’on n’aime pas, en tant que lecteur, qu’elle soit blessée, surtout de la sorte. Rapidement dans le roman, nous prenons donc le parti de Véronika face à Val, qui représente alors la sœur antipathique par excellence, la sœur tyrannique qui veut voir souffrir sa cadette. On ne peut donc qu’être touché par la détresse de Véronyka, d’autant plus que c’est une jeune fille très gentille, qui a à cœur la protection des autres. Véronyka est un personnage capable de se battre pour ceux qu’elle aime, mais aussi pour des inconnus, faisant d’elle une future héroïne parfaite. Elle se bat contre les injustices, pour la liberté des opprimés aussi. C‘est un personnage que l’on a envie de suivre, et qu’on suit avec plaisir. J’ai apprécié le fait qu’elle se montre courageuse et prenne enfin sa vie en mains. En vérité, Véronyka a une très belle évolution tout au long de l’histoire. Ainsi, on la voit prendre confiance en elle et s’imposer face aux autres. Elle apprend aussi à leurs faire confiance, et elle se livre petit à petit aux autres. Elle apprend à dire non, à se révolter, à se battre. Elle mûrit vraiment, et c’est très intéressant de voir les doutes qui occupent son esprit, de se battre contre les idées qu’elle a reçues, les siennes propres, et tout ce qu’elle apprend en cours de route. Cela fait beaucoup de choses à assimiler pour elle, et elle n’est pas au bout de ses surprises. C’est en cela qu’elle est un personnage attachant.

La jeune fille sentit un sourire étirer ses lèvres – comme à chaque fois qu’elle pensait à la vieille femme – malgré les circonstances terribles de sa disparition, malgré, aussi, le vide immense que sa mort avait laissé, et qui s’était fait plus sensible encore depuis que Xéphyra était venue au monde. Les conseils de sa maiora auraient sans doute aidé à nuancé ceux de sa sœur et à ramener la paix entre elles. Aux yeux de Val, leurs différences étaient une difficulté à surmonter, un problème à résoudre. Et, bien entendu, c’était à Véronyka de changer, et jamais l’inverse. Mais leur grand-mère trouvait toujours un moyen de souligner leurs ressemblances – en els comparant l’une comme l’autre au feu, par exemple – afin de les aider à comprendre qu’elles étaient dles deux faces d’une même médaille : aux antipodes l’une de l’autre et pourtant toujours liées.

Véronyka avait le droit d’être différente de sa sœur et plus vite Val le comprendrait enfin, mieux toutes deux s’en porteraient.

Comme je vous ai rapidement parler de Val, et que je ne veux pas spécialement m’étendre sur ce personnage, afin de vous laisser de nombreuses surprises, je ne vais donc pas parler d’elle maintenant. Cependant, je vais consacrer la suite de ma chronique à vous présenter les deux garçons de cette histoire, qui sont donc Sev et Tristan. Tous les deux sont différents, comme peuvent finalement l’être Véronyka et Val. Ainsi, Tristan se bat depuis son enfance contre l’Empire, pour les Dresseurs, alors que Sev lui a rejoint l’Empire et s’est assit sur toutes ses convictions. Néanmoins, je ne vous cache pas que j’ai une préférence entre els deux adolescents, et que cette dernière va en direction de Sev. J’ai en effet préféré le soldat au Dresseur de phénix, tout simplement parce que je trouve le personnage de Sev plus profond, plus abouti. Certes, c’est un lâche, mais il ne s’en cache pas, contrairement à Tristan qui fait tout pour que son plus grand secret ne soit pas découvert, car il en a honte. D’une certaine manière, les deux personnages se ressemblent parce qu’ils ont tous les deux un secret qui pourrait leur coûter très cher, mais je trouve que Sev assume davantage le fait de ne pas être un héros, alors que Tristan est persuadé d’en devenir un, malgré son problème. Il y a aussi une évolution plus flagrante chez Sev que chez Tristan qui se met en place. Il ne reste plus qu’à voir comment celle-ci va évoluer par la suite. Je dois aussi dire que ce que je n’ai pas apprécié chez Tristan, c’est la manière dont il traite Véronyka au début, d’une condescendance qui donne envie de le claquer. Tristan est un privilégié, et même s’il n’en joue pas, qu’il n’en profite pas, il ne peut pas comprendre tous les problèmes des autres, et c’est ce qui va lui porter préjudice aussi. C’est ce qui fait que son personnage est moins sympathique de prime abord, alors que Sev lui ne fait que survivre. Toutefois, je me demande comment les deux personnages vont évoluer par la suite. Et j’ai aimé le lien qui se met en place entre Sev et Kade, qui est assez sympathique et plaisant à lire.

Sev, quant à lui, se sentait, comme souvent, pris entre deux feux. Pour son plus grand malheur, il avait presque autant de points communs avec les serfs qu’avec les soldats.

Après tout, ses parents étaient autrefois des Dresseurs de phénix et, aujourd’hui encore, la même magie coulait dans ses propres veines.

Mais, toute sa vie ou presque, la crainte de l’empire l’avait contraint à dissimuler sa véritable nature. De jour comme de nuit, il vivait dans la peur que ses frères d’armes ne percent à jour son secret. Car si l’on découvrait ses pouvoirs d’animages, on lui passerait une chaîne autour du cou : compte tenu de son passé criminel, il serait condamné à perpétuité.

A vrai dire, Sev n’avait pas non plus beaucoup d’affection pour les Dresseurs de phénix. La guerre insensée menée par une reine à l’ambition démesurée avait coûté la vie à ses parents. Elle avait fait de lui un orphelin condamné à errer dans les rues d’Aura Nova, sans famille et sans avenir. Le jeune homme, depuis, se sentait comme déraciné – une brebis sans berger.

Venons-en maintenant à l’univers. Je l’ai vraiment adoré, et j’ai grandement apprécié tous les efforts faits par l’autrice pour nous plonger dans ce monde très élaboré. Il y a en effet beaucoup de détails sur le monde dans lequel évoluent tous nos personnages, avec une grande histoire qui est développée, et j’ai aimé tous ces détails. On a d’ailleurs envie d’en savoir plus, et j’ai peur que trois romans ne soient pas suffisants pour tout abordé. J’ai aimé que l’on ait, dans l’histoire, entre les chapitres, des histoires sur l’univers en général, avec les anciennes reines, avec la manière dont le l’empire s’est mis en place, et sur les deux dernières souveraines. Tout cela permet de rendre l’environnement crédible, de se plonger dedans, et d’en savoir plus. Il y a un vrai travail qui est fait sur la construction de cet univers, et c’est agréable. J’ai aussi aimé le fait que ce soient les phénix qui soient mis à l’honneur. En effet, j’ai trouvé cela original, et cela change des autres créatures que nous avons l’habitude de voir dans ce type d’ouvrage, comme les dragons. Et ce que j’ai aussi apprécié, c’est que le lien que partage les Dresseurs et leurs phénix, qui en soit n’est là pas si original que cela, soit davantage exploité en laissant des mystères en suspens, comme le fait de faire ce type de lien avec d’autres animaux, ou avec des êtres humains. Cela permet donc de pousser plus loin la conception d’âmes sœurs que nous avons ici. Et le lien entre Véronyka et Val permet aussi de creuser certaines choses, notamment grâce à l’ombremagie mise en place ici, une manière d’entrer dans les esprits et de les contrôler. D’ailleurs, le lien particulier entre Véronyka et Val est très intéressant, et j’ai hâte de voir comment leur connexion mentale va évoluer, avec Véronyka qui prend de l’assurance, et Val qui se dévoile et qui permet d’en savoir pus sur les guerres d’autrefois.

Ignix, le premier phénix apparu dans le monde, était une femelle. Cirix était un mâle. Tous deux étaient appariés et il en allait de même pour leurs Dresseuses.

Cirix était lié à Callysta, l’amante de Nefyra. Lorsque la maîtresse de l’oiseau mourut, ce dernier jura qu’il s’en irait la retrouver, ne serait-ce qu’un instant, puis qu’il renaîtrait de ses cendres pour se connecter avec sa fille. D’âge en âge, il honora son serment et se lia à la descendance de Callysta, génération après génération.

D’Ignix, en revanche, on ne recense ni mort ni résurrection. La créature aurait cependant vécu tout le temps que dura le reinaume, jusqu’à la fondation de l’empire où l’histoire finit par perdre sa trace. D’aucuns pensent qu’elle a depuis élu résidence à Aura, dont elle hanterait les ruines d’or pour l’éternité.

En dépit de sa longue existence, elle ne s’est plus jamais liée à aucun Dresseur.

Les Phénix les plus célèbres de l’histoire, Darya Pyromaque, 12 ap. E.

Le roman est très long, il fait plus de 700 pages, mais il se dévore. La plume de l’autrice est très agréable, et l’on visualise aussi bien les décors dans lesquels évoluent les personnages que les sentiments qui les affectent. L’histoire est bien rythmée, et certains événements ne sont pas prévisibles, on ne s’y attend pas, comme ce qui arrive à Véronika au début, ou le choix final de Sev. D’autres événements sont plus prévisibles, mais ils font parties de ces événements que l’on devine avec l’histoire, que l’on voit arriver, et sur lesquels on voudrait prévenir les personnages, surtout lorsqu’ils tournent à la catastrophes. J‘avoue toutefois, comme pour ma première lecture, avoir été gênée par le fait de changer de personnages ou de points de vue à certains moments du récit. En effet, cela nous coupe dans l’action, car on passe à un genre différent d’action, à un autre endroit de la carte. Or, nous, tous ce qu’on veut, c’est savoir comment se termine un événement, sans détour. Lors de ma première lecture; j’ai ainsi sauter des chapitres, pour y revenir après, afin de savoir comment se terminait l’acte de Véronika, par exemple. Je ne l’ai pas fait à la relecture car je savais déjà comment les événements tourneraient. Cependant, les trois héros sont essentiels pour l’histoire, on ne peut donc pas se passer de l’un ou de l’autre. J’ai d’ailleurs hâte de voir leus évolutions à chacun, ainsi que celle de Val. On ne s’ennuie pas dans cette histoire, l’action est vraiment présente, surtout à la fin. Il y a une vraie tension à partir du milieu du roman qui se met en place, lorsque Véronyka rencontre Tristan, et que Sev tente de s’enfuir. On n’a donc qu’une envie, celle d’aller au bout du récit, afin de savoir s’ils vont tous s’en sortir, et surtout comment.

En résumé, on s’attache facilement aux différents personnages qui composent ce roman, même si personnellement, mes préférences vont à Véronyka et Sev. Véronika est un personnage qui évolue beaucoup tout au long de l’histoire, et l’on prend plaisir à suivre sa métamorphose. L’histoire est bien rythmée, avec une plume très agréable et fluide, le roman se lit tout seul et l’on a envie de connaître la fin, ce qui fait qu’on a du mal à le lâcher. L’univers est vraiment bien construit, bien visuel, et il est original de part les phénix et els liens avec es autres animaux. C’est un très bon roman de fantasy et je ne peux donc que vous conseiller sa lecture. C’est une belle pépite enflammée qui se lit vraiment bien. N’ayez pas peur de sa grosseur et lancez-vous embarquer dans ce monde à découvrir.

Et vous ?

Pensez-vous qu’on puisse être encore original avec des créatures magiques ?

Quelles sont vos créatures magiques préférées ?

Quels types de personnages préférées-vous dans ce genre de romans ?

Un roman de 700 pages vous fait-il peur ?

Bon dimanche à tous 🙂

Une réflexion au sujet de « Sœurs de sang, tome 1 : L’Envol du Phénix »

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