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Il est facile d’apprendre le bonheur

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous prenez soin de vous, ainsi que de vos proches. Nous sommes vraiment dans une période compliquée, et l’épidémie semble réellement flambée, avec plus de cas encore que pendant le premier confinement. Je trouve cela assez effrayant, même si l’on semble encore protégé. J’espère simplement pouvoir passer entre les mailles du filet, comme mes proches, et ne pas tomber malade moi aussi. Je suppose que nous sommes tous comme ça.

Heureusement, nos avons des moyens de nous vider l’esprit, grâce notamment à la lecture. D’ailleurs, aujourd’hui je compte vous faire voyager afin d’oublier le confinement et tout ce qu’il compte comme règles. On s’envole pour les Etats-Unis, pour la cote Ouest, à Los Angeles. Je compte aussi vous redonner le sourire en vous faisant découvrir cette histoire, le dernier roman de Sophia Laurent. Sophia Laurent est une autrice que je suis depuis le début du blog, elle fait d’ailleurs partie de ces personnes qui m’ont poussée à me lancer à mon tour en autoédition. Ainsi, vous pouvez retrouver certains de ses romans chroniqués sur le blog. Pour ce dernier, intitulé Il est Facile d’apprendre le Bonheur, elle me l’a gentiment envoyé en service presse. Il est sortie en septembre 2020 sur Amazon, en version paier et numérique, et voici son résumé :

À 22 ans, le quotidien de Chloe ne tourne qu’autour d’une chose : le piano. Sa vie ne lui permet aucun extra, aucun répit. La musique prend tout son temps, du matin au soir. Alors, le jour où elle en a l’opportunité, Chloe s’envole dans le premier avion pour l’autre bout du pays, fuyant ainsi ses responsabilités.

Nouvelle ville, nouveaux amis : À Los Angeles, elle fait la connaissance de Washington, adolescent éternel et Arthur, complotiste en chef. À travers des moments de folie et d’amitié, ses deux exubérants colocataires vont lui prouver qu’il n’est pas si difficile d’apprendre le bonheur !

Dans cette histoire, nous suivons donc Chloe, une jeune femme dont la vie ne tourne qu’autour du piano. Surveillée sans cesse par sa mère qui rêve de la voir devenir une prodige, la meilleure, Chloe étouffe et ne sait plus comment dire qu’elle ne veut pas de cette vie. Alors, un soir, alors qu’elle doit mener une représentation avec un orchestre, Chloe s’enfuit. Sa seule idée est de monter dans un avion, le premier, celui qui l’emmènera le plus loin possible de sa mère. La voilà donc arrivée à Los Angeles, où elle fait la connaissance de Wash, un serveur qui rêve de devenir cuisinier, qui cauchemarde sur l’engagement, et de Arthur, un complotiste qui passe son temps à se renseigner sur tous les sujets possibles. Chrloe, avec eux, va découvrir la vie, et peut-être découvrir ce qui va la guider pour le reste de ses jours. Et pourquoi pas aussi l’amour ?

Je vais commencer cette chronique par vous parler de Chloe. C’est une jeune femme à qui l’on s’attache assez vite, parce que nous sommes en mesure de percevoir son désespoir. Ainsi, Chloe a tout pour être heureuse, avec une mère qui l’aime et un emploi assez intéressant, qui découle de tout le travail qu’elle a pu mener dans sa courte vie, et pourtant, elle est proche du burn-out. Chloe est tout sauf heureuse, mais elle ne parvient pas à le dire à ses proches, si bien qu’elle continue cette situation dans laquelle elle s’enferme. On éprouve alors de la pitié pour elle, car seule elle-même peut se tirer de cette situation, encore faut-il qu’elle en ait envie, et qu’elle prenne la décision finale. Or, c’est ce qu’elle va faire, et pas de la plus simple des manière. Chloe est en fait assez impulsive, et elle va se sauver, alors même qu’elle a une représentation. Elle se sauve par la fenêtre, ce qui montre à quel point Chloe ne supporte plus sa vie. On peut presque voir dans sa fuite un comportement suicidaire, car elle aurait pu être blessée dans sa fuite. De la même manière, elle arrive à Los Angeles sans aucun plan prévu, sans même savoir où elle va dormir ni ce qu’elle va faire. Ceci démontre donc à quel point sa situation est précaire. Mais ce qui est intéressant avec elle, c’est que malgré son état de désespoir, Chloe ne se laisse pas abattre. En vérité, c’est même quelqu’un de plutôt optimiste, et dès qu’elle rencontre les deux colocataires, elle est certaine d’être me mesure de remonter la pente. Elle se met rapidement en quête d’un travail, et sa vie commence vraiment. En fait, Chloe est un personnage très enjoué, qui donne le sourire, qui voit la vie du bon côté, tant que cela ne concerne ni sa mère ni le piano. Ses doutes sur son travail sont eux aussi plaisants à suivre, car tant qu’elle évite le sujet, tout va bien ,mais elle sait tout de même qu’elle fait l’autruche, et que cela ne peut pas durer éternellement. C’est agréable de la voir essayer d’éviter à tout prix ce sujet, alors que ut finit par l’y ramener. Chloe est donc un personnage que l’on prend plaisir à suivre, d’autant plus qu’elle est amusante, et qu’elle se met dans des situations assez compliquées, comme va le démontrer son rendez-vous avec Ezra, ou d’autres situations plus ou moins amusantes pour le lecteurs, et moins pour notre héroïne. On s’amuse avec elle, on prend plaisir à découvrir la ville et à la voir mûrir, faire ses propres choix. Son évolution est intéressante, même si je trouve qu’elle prend beaucoup de temps, et cela nous permet vraiment de nous mettre à sa place, et de réfléchir à ce que nous, nous aurions fait face à une telle épreuve.

Salle e musique. Avec piano.

Je m’immobilise sur le seuil, la main sur la poignée, la bouche entrouverte.

Mon cœur se met à battre la chamade, tandis que des images me frappent, envahissent mon esprit avec force. Tout ce que j’ai fui, tout ce que j’ai dénié depuis des semaines revient d’un coup. La musique, les notes qui prennent vie sous mes doigts, ma mère qui m’écoute, les bras croisés sur sa poitrine, la mine sévère, le jour qui laisse place à la nuit sans que j’ai pu le côtoyer, plongée dans une énième mélodie à apprendre.

(…) Je me laisse tomber sur le tabouret, les jambes beaucoup trop flageolantes pour me porter. Je ne suis pas seule dans cette pièce, ma mère est là, partout.

(…) Je m’envole, guidée par cette mélodie que je n’ai pas jouée depuis mes dix-huit ans. Celle qui m’a valu l’une des plus grandes disputes avec ma mère. J’ai pleuré des jours et des nuits pour l’apprendre. Et un jour, en me posant devant mon instrument, j’ai compris que la torture était finie. Que je savais. Que cette sonate faisait partie de moi.

Venons-en à présent aux autres personnages, les personnages secondaires qui vont accompagner Chloe dans sa nouvelle vie. Je commence cette partie en évoquant brièvement la maman de Chloe, qui passe pour la méchante de l’histoire, une femme tyrannique, et je regrette que son personnage ne soit pas assez développé, que l’on en sache pas plus sur elle, et sur ce qui l’a mené à devenir cette femme qui semble maltraiter sa fille en l’enfermant pour jouer au piano. Mais la vérité, c’est que cette mère est finalement anecdotique dans cette histoire, car elle n’est qu’un personnage très secondaire. En effet, toute l’histoire s’intéresse surtout aux personnages qui vont croiser la route de Chloe pendant son séjour à Los Angeles, et donc ses deux colocataires. J’ai bien aimé le personnage de Wash, qui est donc celui qui va connaître Chloe est premier, et qui va la pousser à rejoindre son univers. Wah est un personnage sympathique, avenant, qui se montre être un véritable ami. Il est plutôt contre les engagements, et notre premier abord avec lui n’est pas des plus simples, mais il s’avère assez attachant, et surtout très important pour Chloe. J’ai aimé tout ce qu’il fait pour elle pour lui redonner le moral et la faire découvrir la ville. Wash connaît les bons coins, et c’est un guide super agréable à suivre. Toutefois, j’ai eu un vrai coup de cœur pour le personnage d’Arthur, l’autre colocataire de Chloe. C’est un vrai personnage original et agréable à suivre. Arthur croit qu’il est dans un complot permanent, mais il n’en est pas moins attachant. J’ai adoré suivre ses théories et autres manifestations de paranoïa, ainsi que l’écrouter nous raconter la vie. Arthur a une vision du monde bien particulière, mais je trouve aussi qu’il nous fait réfléchir et nous poser de bonnes questions. J’ai apprécié le fait qu’il s’intéresse à tout, qu’il a des questions sur tout, et qu’il aime faire partager les autres de ses découvertes. Et le lien qu’il a avec Wash, puis avec Chloe, est juste génial. D’ailleurs, tous les trois vont développer des si forts qu’on en est presque jaloux, parce que l’on rêve tous de tomber sur de tels amis.

J’acquiesce formellement, comme si Arthur venait de prononcer une vérité fondamentale. Il attrape la télécommande et file sur Netflix.

– Ca te tente de regarder un documentaire sur Roswell ?

– Ok…

Je l’observe à la dérobée et demande :

– Pourquoi tu aimes autant les extraterrestres ?

Il hausse les épaules et lance le documentaire.

– Je ne sais pas vraiment. J’aime juste ça. Peut-être parce que mon père passait son temps à regarder le ciel et à en parler. Il m’a transmis sa passion.

– Et tout le reste ?

– L’un entraîne l’autre. Franchement, tu ne t’es jamais demandé ce que nous cache le monde ? Ce qu’il y a derrière les sourires polis des politiciens ? Ce que l’on ne nous dit pas ? Parce que moi, à chaque fois que je regarde une émission politique, par exemple, je ne peux m’empêcher de me dire que le gars qui parle en sait beaucoup plus que moi, et ça a tendance à m’agacer.

L’environnement de cette histoire est assez sympa, et c‘est un vrai plaisir de découvrir Los Angeles sous les yeux de Chloe. Cela donne envie de voyager, de découvrir la ville à notre tour, de voir tout ce qu’elle voit. Il est rai que pour moi, Pasadena se résume surtout à la série The Big Bang Theory, et au fameux boulevard rue avec toutes les étoiles. Or, ici, l’autrice nous emmène dans des coins reculés de la ville, dans des endroits insoupçonné, et c’est vraiment plaisant. On peut ainsi sentir le soleil de la ville sur nous, ce qui nous permet de nous réchauffer et nous évader. On sent alors que l’autrice a travaillé son sujet. Je regrette toutefois que l’ambiance du restaurant dans lequel travaillent Wash et Chloe ne soit pas assez mise en avant, et que l’on n’y passe pas assez de moment. Toutefois, l’ensemble du roman et son univers sont bien travaillé et nous emmène réellement à Los Angeles, et j’ai apprécié l’univers de Chloe avec son piano.

– On y est ! Tu vas découvrir l’une des merveilles de Los Angeles !

Il m’entraîne à l’intérieur de l’édifice. Là aussi, l’endroit est vieillot, la décoration rustique : carrelage jaune, table en bois brut, un comptoir qui fait penser à de vieux meubles des années quatre-vingt. Quant au type qui se trouve derrière son bar, il a l’air d’avoir au moins cent ans. Je freine un peu la cadence, inquiète. Mais Washington me rassure d’un grand sourire.

– Ne te fie pas aux apparences ! Viens !

Et en effet… d’un coup, le décor change du tout au tout. Nous déboulons dans une cour aérée dans laquelle de hauts palmiers ont poussé. Des hamacs sont accrochés ici et là, de toutes les couleurs. Au milieu du patio, plusieurs tables en bois et métal sont recouvertes de parasols eux aussi bariolés. Un congélateur placé au milieu de la cour laisse entrevoir une multitude de glaces. De la musique latino s’élève des quelques haut-parleurs dispersés ici et là. Au sol, des lattes de bois et dans un autre coin, une immense fontaine dont le chant incite à la détente. Un vrai petit paradis ! Je porte mes mains à mes lèvres, émerveillées.

En ce qui concerne la plume de l’autrice, elle est fluide et le roman se lit très bien. C’est donc un plaisir de se plonger dedans, de suivre les aventures de Chloe, de lire ses doutes, que ce soient en ce qui concerne sa relation avec sa mère, son piano, ou même ceux apportés par son cœur. J’ai aimé les moments de joie de Chloe, mais aussi ceux plus compliqués, qui nous donnent tout de même le sourire. L’univers de Los Angeles est bien mené, bien décrit, et les personnages secondaires sont tous très plaisants à découvrir. On suit ici une jolie bande d’amis qui grandit peu à peu, qui évolue, et c’est agréable de voir comment ils deviennent grands, comment ils passent tous finalement de l’adolescence, à de vrais adultes matures. On s’identifie facilement à eux, et l’on a envie de les rejoindre dans la ville des anges. C’est un bon roman sur la vie et les choix que nous devons faire, et le style est sans fioriture, allant à l’essentiel, nous livrant ainsi toutes les émotions des personnages sans filtre, avec leurs doutes, mais aussi leurs espoirs, leurs rêves et leurs désespoirs. Les personnages sont vivants et ont chacun une histoire, et c’est ce qui fait que nous nous attachons facilement à eux. On peut tous se retrouver en eux, ils représentent une certaine génération, et c’est aussi ce qui les rend crédibles.

En résumé, je vous conseille de lire cette histoire, qui ne peut que vous donner le sourire. On y découvre des personnages crédibles et attachants, qu’on voit grandir et évoluer sous nos yeux, qu’on voit chacun prendre son envol. Ce roman est amusant, au sens où il est plein de beaux moments qui nous font sourire, et il est truffé de joie de vivre. L’optimisme de Chloe est contagieux et il se répercute sur nous. C’est un roman parfait, à lire pendant cette période compliquée. C’est aussi une histoire qui nous fait réfléchir sur notre rapport au travail, au monde. J’ai aime le fait que l’on voyage, et cette histoire va vous emmener dans un Los Angeles loin des autres représentations, moins du bling-bling des stars, mais dans une ville plus authentique, avec de jolis endroits à découvrir. Sophia Laurent signe donc ici une belle histoire à découvrir.

Et vous ?

Qu’aimez-vous retrouver dans les comédies romantiques ?

Qu’est-ce qui fait que vous vous attachez ou non à un personnage ?

Qu’aimez-vous retrouver dans une description ?

Bon dimanche à tous 🙂

Une réflexion au sujet de « Il est facile d’apprendre le bonheur »

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