chroniques littéraires

La petite faiseuse de livres, tome 3

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que votre semaine se déroule comme vous l’espérez. Ici, les vacances se poursuivent tranquillement, avec la correction de copies, la rédaction des cours et la gestion du blog. J’essaye de prendre le plus d’avance possible avant la reprise qui s’annonce compliquée, avec plein de choses à faire à ce moment-là, plus toutes les lectures que j’ai en retard et dont je dois vous parler.

D’ailleurs, aujourd’hui je vous retrouve sur le blog pour vous parler d’une lecture qui date un peu maintenant, mais dont je me devais de vous parler. Il s’agit du tom trois de la saga La petite faiseuse de livres, de Suzuka et Miya Kazuki, publié en France aux éditions Ototo. Ce tome trois est sorti en France en mai 2020, et voici son court résumé :

La suite des aventures d’Urano Motosu, une jeune fille passionnée de lecture, réincarnée dans le corps de Main, une enfant, au sein d’un monde où les livres sont rarissimes.

Dans ce nouveau tome, on retrouve Maïn, une petite fille dont le corps frêle l’empêche de grandir comme les autres. Et Maïn a aussi la particularité d’être la réincarnation d’Urano Motosu, une japonaise passionnée par la lecture et qui est morte ensevelie sous une pile de livres. La grande passion d’Urano se retrouve chez Maïn, qui compte bien lire elle aussi. Or, dans son univers, les livres se trouvent que chez les riches, alors Maïn se met en quête d’un moyen de produire du papier, puis des livres. Et dans ce nouveau tome, sa quête l’entraîne à se lier avec un marchand, et la magie de son monde se dévoile enfin.

C’est toujours un plaisir de retrouver Maïn. Je me suis facilement attachée à son personnage dans le tome 1, et cet attachement continue dans les tomes suivants. Ce qui est agréable avec son personnage, c’est qu’il nous surprend dans tous les tomes. Ainsi, Maïm a une vraie évolution, progression, et plus son histoire avance, plus elle grandie et devient mature. Ainsi, dans ce tome-ci, alors que sa sœur Tuuli a enfin été baptisée, qu’elle va entrer dans la cour des grands en devenant une apprentie, Maïn comprend tout ce que cela va impliquer pour elle. Alors que Tuuli veillait sans cesse sur elle depuis le début de son aventure, cette fois, elle va voler de ses propres ailes, s’engager vers le chemin de l’adulte, quitter celui de l’enfance, et Maïn va devoir se débrouiller sans elle, ou du moins devoir compter sur d’autres personnes. Cela chamboule totalement son univers, et l’on voit alors Maïn prendre les devants, chercher de l’aide ailleurs. De ce fait, Maïn grandie, elle prend davantage son destin en main, et on la voit être plus vieille que son âge ne paraît, ce qui va aussi poser des problèmes. En effet, Maïn n’est cessé n’avoir que cinq, six ans, or, voilà qu’elle s’adresse aux adultes d’égal à égal. J’ai aimé son franc parler, sa manière de s’adresser aux autres, qui est finalement en décalage avec ce qu’elle devrait dire, avec le comportement qu’elle devrait avoir. Dans ces cas-là, on sent qu’Urano reprend le dessus, qu’elle est vraiment elle-même, tout en gardant cette candeur d’enfant qui lui va si bien. On se demande alors jusqu’où elle peut aller de cette manière, et s son secret va rester longtemps secret. La relation qu’elle a avec sa sœur qui a été baptisée est aussi agréable à suivre, même si ‘on sent que cette dernière évolue aussi, que de la distance, mêlée d’une nouvelle forme de respect, apparaît entre les deux sœurs. Désormais, Tuuli et Maïn ne font plus partie du même monde, et cela se voit, au sens où Tuuli disparaît un peu du récit, étant beaucoup moins présente pour Maïn.

Du coup, comme Maïn ne peut plus compter sur Tuuli, et que cette dernière ne pouvait de toute façon pas l’aider dans ses projets, Maïn se tourne vers quelqu’un d’autre. Et elle va ainsi se rapprocher fortement de Lutz, son camarade de jeu, qui l’aide déjà beaucoup dans ses projets de faire naître des livres dans ce monde qui vit sans. On s’attache aussi facilement à Lutz, qui est plein de bonne volonté et d’envie d’aider Maïn. C’est ubn personnage courageux, qui a aussi une idée fixe en tête, idée que l’on va découvrir dans ce tome. Même si Lutz aide Maïn sans rien demander en retour, s’il le fit par bonté d’âme, il espère aussi profiter de la nouvelle Maïn, au sens où elle peut l’aider à côtoyer certaines personnes. Rien n’est calculé de la part de Lutz, on sent juste que Maïn est la seule qui peut l’écouter et en qui il y a assez confiance pour faire part de son rêve. Et la petite fille est aussi la seule qui peut l’aider à se rapprocher des personnes pouvant mener son rêve à la réalité. J’ai bien aimé qu’à travers le personnage de Lutz, on en apprenne plus sur ce que devenait les apprentis, comment ils étaient recrutés, et les problèmes que cela pouvait engendrer si les enfants ne suivent pas la voie de leurs parents. Ce qui est alors intéressant avec Lutz, c’est qu’il veut aller au bout, il fait fi de l’avis de ses parents, et même des conseils qu’il reçoit. On sent en lui une grande soif d’aventure, et je suis certaine que ce sera un grand compagnon de route pour Maïn, si un jour elle veut voir du pays. Il lui apprend aussi beaucoup de choses, alors qu’elle fait de même. Leur relation est assez intéressante à suivre, et elle va beaucoup changer avec ce qui arrive ensuite, avec le fait qu’ils passent d’amis à associés. C’est aussi intéressant le fait que Lutz soit l’un des seuls à avoir des doutes sur Maïn, sur la personne qu’elle est en réalité, et cela va aussi certainement jouer sur leur relation, leur amitié, par la suite.

Dans ma chronique du tome 2, je me demandais si la magie viendrait à se manifester davantage dans la suite de l’histoire. La réponse est faite dans ce nouveau tome. Ainsi, alors qu’on en apprend plus sur la manière dont fonctionnent les apprentis et les contrats, la magie se manifeste à nouveau dans la vie de Maïn, et pas de la manière dont elle l’attendait. Ainsi, la magie est fortement liée aux nobles, comme les livres. Et tout le monde ne peut pas la pratiquer. Or, il semblerait que cette même magie soit liée à Maïn et à la fièvre qui manque de la tuer à chaque fois qu’elle en fait trop. De ce fait, la magie serait l’unique antidote pouvant la sauver. mais nous n’en savons pour le moment pas plus. Or, il paraît donc évident que plus l’histoire va avancer, et plus cette magie va être au entre de la vie de Maïn. J’apprécie cela, même si je suis pour le moment frustrée de ne pas en savoir plus. Au moins, on avance de manière graduelle, en suivant les découvertes de Maïn là-dessus, ce qui est plaisant. La magie reste source d’émerveillement, même s’il paraît évident qu’elle a aussi un prix, que nos héros devront rapidement appréhender. La magie peut aussi être source de problèmes que nos deux personnages devront affronter.

En ce qui concerne le dessin, il est toujours aussi agréable et plaisant à regarder et à lire. On sent bien les émotions de Maïn qui la traversent, sa peur et sa détermination aussi. C’est très agréable car cela aide à se sentir proche d’elle. Le fait d’avoir de nouveaux personnages est sympa aussi, on sent que l’univers de notre héroïne se complexifie et c’est enrichissant pour elle. J‘avoue toutefois avoir été un peu perdue par toutes les explications techniques que donnent Maïn, et une petite explication simplifiée n’aurait pas été de refus. La nouvelle à la fin est aussi agréable à lire, elle apporte un peu plus qui va être important pour la suite de l’histoire, et c’est sympa de passer du dessin à la lecture d’une nouvelle. Cela donne envie de découvrir le roman original.

En résumé, c’est encore un bon tome qui nous est proposé. On s’attache toujours aussi facilement à Maïn et c’est agréable de la voir grandir et murir, de prendre de plus en plus de décisions importantes, de se construire un avenir. J’ai aimé sa détermination et la présence de Lutz à ses côtés pour la canaliser, mais aussi la soutenir. Ils forment un couple très mignons et j’ai hâte de savoir comment leur relation va évoluer maintenant qu’ils sont plus qu’amis, et que Lut se doute de quelque chose. L’univers de Maïn grandit lui aussi, on en apprend un peu plus sur son monde et sur la magie. C’est un tome avec beaucoup de révélations, et c’est avec un vrai plaisir qu’on les découvre. Je vous conseille donc la lecture de ce manga fantastique qui devient de plus en plus complexe.

Et vous ?

Qu’est-ce qui vous fait vous attacher à un personnage ?

Aimez-vous qu’il grandisse au cours de l’histoire, qu’il évolue ?

Ou au contraire, préférez-vous qu’il reste le même, sans changer ?

Bon mercredi à tous 😀

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