chroniques littéraires·partenariat

Climat, parlons vrai

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez bien et que vous profitez bien de vos vacances, si jamais vus l’êtes en ce moment, ou que vous profitez bien de votre weekend. Cette fois, pas de jour férié en vu, mais on a de la chance, le soleil et la chaleur semblent être au rendez-vous. Cela ne doit pourtant pas nous faire oublier nos responsabilités et occulter le fait que nous sommes dans une période compliquée. La mencae du virus est toujours bien présente, et il convint à tous de faire très attention, pour soi-même et pour les autres. Le smeaine dernière, nous avons reçu une amie qui a oublié d enous dire qu’elle sortait beaucoup, et qu’elle cotoyait beaucoup de personnes. Résultat, nous évitions de sortir, au cas où elle aurait été asymptomatique et qu’elle nous aurait refilé le virus par mégarde.

En parlant de virus, je vais aujourd’hui vous parler d’un sujet tout aussi grave. Non pas que j’ai envie de vous plomber le moral, c’est l’été et l fait beau, mais c’est un sujet qui me tient à cœur, et qui se trouve justement au cœur de l’ouvrage que j’ai envie de vous présenter aujourd’hui. Il s’agit non pas d’un roman mais d’un essai à deux voix, basée sur le modèle de l’interview, qi parle donc du climat et des conséquences du réchauffement climatique. Cet essai est écrit par un journaliste, Baptiste Denis, qui interroge donc un scientifique, ancien membre du GIEC, Jean Jouzel. Cet ouvrage est paru juste avant le confinement, en mars 2020, aux éditions François Bourin. Je remercie d’ailleurs la maison d’édition et Gilles Paris, dont le blog est partenaire, pour m’avoir envoyé ce titre afin de le chroniqué. C’est un sujet dont il est essentiel de parler de nos jours, et qui sera l’une des parties de ma thèse, si un jour je venais à en faire une, parce que j’ai déjà tout son plan et son déroulé. Voici le résumé de cet essai :

Est-il trop tard pour sauver le climat ? Une justice climatique est-elle possible ? Que penser du « capitalisme vert » ? La collapsologie est-elle aussi paralysante que le climato- scepticisme ? Autant de questions, et bien d’autres, abordées ici par Jean Jouzel, l’un des plus grands climatologues français, et Baptiste Denis, jeune citoyen engagé. Entre mises au point scientifiques et réflexion sur nos responsabilités, Climat.

Parlons vrai propose une analyse lucide de la situation et confronte deux générations dans un dialogue juste et sans langue de bois.

Dans cet ouvrage, on nous propose donc d’en apprendre plus sur la manière dont le réchauffement climatique s’est mis en place, sur ce qu’il est vraiment, sur les moyens dont nous l’avons découvert, ainsi que les moyens de lutter contre. Le but de l’ouvrage est alors d’avoir une conversation non seulement entre un journaliste et un scientifique, mais surtout entre un jeune homme et n homme plus âgé, afin de montrer que l’écart générationnel n’est pas incompatible avec l’écologie. C’est aussi l’occasion d’évoquer d’autres aspects, comme l’écologie politique, la place des jeunes dans les questions climatiques, Greta Thunberg et les Gilets Jaunes.

Alors, j’ai envie de commencer très fort cette chronique, afin que vous compreniez d’emblée quel est mon ressenti à la fin de cette lecture. Et pour bien le comprendre, il faut remonter dans le passé, à l’année dernière, où j’ai lu l’ouvrage de Fred Vargas qui s’intitule l’Humanité en Péril. Pour moi, cet essai a presque été une révélation, au sens où j’ai appris plein de choses. Alors, je ne nie pas, cet ouvrage, je l’ai beaucoup apprécié, et même en étant une néophyte, j’ai creusé un peu et j’ai regardé les sources nombreuses de l’autrice. Elle a fait, selon moi, un sacré travail de recherches. Certes, son propos est sombre, et totalement déprimant, mais il a le mérite d’exister. Et on ne doit pas oublier que s’il y a un auteur français qui nous a mis en garde contre une pandémie mondiale il y a des années, en montrant justement les faiblesses de notre système de santé, notre mode de vie, et le tourisme, c’est elle. Ici, les auteurs évoquent justement cet ouvrage, mais dans le but de le démonter. Cela m’a donc déjà un peu agacée, et en plus, j’ai trouvé que les arguments fournis n’étaient pas terribles. On parle seulement de sources erronées, sans creuser le problème. Et c’est à mon sens tout ce qui fait la faiblesse de cet ouvrage. En effet, on veut bien parler de réchauffement climatique, mais que du point de vue du climat. En même temps, c’est le titre, mais je crois qu’à l’heure actuelle, on ne peut plus vraiment parler du climat sans prendre en compte tout le reste. Il suffit de voir les incendies en Australie ou même le virus pour comprendre que quelque chose se joue au niveau de la Terre tout entière, et qui ne concerne pas seulement les données sur le climat. En effet, les auteurs n’évoquent qu’à peine ces feux, mais ils ne parlent pas non plus de la perte de la biodiversité, de l’élevage intensif, de la pollution des usines, de la surconsommation, du tourisme, du problème du manque d’oxygène des océans, des coraux, de la surpopulation et du manque d’eau, et autres. On ne parle ainsi de la perte de la biodiversité qu’à travers la chasse et le braconnage, sans évoquer les autres causes. Le fait de ne se concentrer que sur le climat en tant que tel, donc les émanations de CO2 dans l’air, m’a dérangé, et je trouve donc qu’on perd une grande partie de la question. Et cela va se retrouver dans l’argumentaire qui va suivre, dans la recherche de solution. Ainsi, on peut continuer à vivre comme on le fait, et il ne nous faudrait seulement que changer des petites choses. Je l’ai dit, le livre de Vargas est totalement pessimiste sur cette question, mais ici, il est bien trop optimiste.

Jean Jouzel : L’accord de Paris évoque donc des objectifs pour un réchauffement de 2 degrés ou d’un degré et demi par rapport à l’ère industrielle. Mais il faut bien prendre en conscience que nous avons déjà connu un degré de réchauffement depuis cette époque ! Quand on parle d’un réchauffement de 2 degrés, c’est en fait un degré de plus qu’aujourd’hui. On risque de l’atteindre vers 2050.

Baptiste Denis : Même avant, non ?

Pour 2 degrés en moyenne planétaire ? Non, probablement pas avant 2050. Dans certaines régions, oui.

Si l’on connaît un réchauffement d’un degré et demi, la terre se réchauffera donc d’un demi-degré par rapport à aujourd’hui. Pour ma génération, je pense que c’est comme si c’était fait. Nous sommes tous persuadés que nous dépasserons ce stade.

J’étais assez dubitatif sur l’importance d’un demi-degré. Je me disais qu’un degré et demi ou 2 degrés, c’tait à peu près la même chose, que nous réussirions à nous adapter. A la conférence de Paris, certains pays voulaient à tout prix que ce degré et demi soit cité dans l’Accord, ils insistaient et refusaient de signer si ce n’était pas inscrit.

Qui, par exemple ? La France ?

La France a joué un rôle particulier en tant que pays hôte. Je pense que n’importe quel pays qui accueille une conférence comme ce fut le cas pour le Japon à Kyoto ou le Danemark à Copenhague, a pour espoir que l’Accord soit historique, c’est naturel. Je faisais allusion à des petits pays particulièrement vulnérables, ce sont eux qui ont insisté pour inscrire le degré et demi.

Ils seront les premiers concernés par le réchauffement.

Oui, mais je n’avais alors pas le sentiment que ce demi-degré serait important, il me semblait que c’était plutôt un caprice de certains pays.

Je vais aussi noter un autre point qui m’a dérangé dans cet ouvrage, c’est toute la question politique. Baptiste Denis, le journaliste, ne se cache pas du tout d’être de droite, il l’avoue même. Quant au scientifique, Jean Jouzel, bien que de gauche, critique violement les Gilets Jaunes et le fait que l’on refuse une certaine taxe carbone. Sans être pour ou contre ce mouvement, je trouve cela dommage de prendre parti de cette manière en insinuant en plus que les Gilets Jaunes sont contre l’écologie. C’est un peu maladroit je trouve et une manière de jeter de l’huile sur le feu, alors qu’ensuite il y a quand même tout un chapitre sur la justice sociale et le problème de la pauvreté. De plus, Jean Jouzel n’a de cesse de répéter à quoi point le gouvernement français a fait pour le climat pendant cers dernières années, et que si le réchauffement climatique devient aussi problématique, c’est de la faute des Etats-Unis qui ne veulent pas faire d’efforts. J’ai trouvé cela assez simpliste. Et le pire selon moi, c’est d’imaginer un capitalisme vert. Je suis sans doute collapsologue maintenant que j’ai lu ce livre, mais après ce que j’ai aussi étudié de mon côté, aussi bien pendant mes études que les propos de certains scientifiques, j’ai l’impression que cette idée est bancale, et qu’il convient de repenser notre monde pour survivre. Mais ce n’est que mon avis et je ne suis pas une spécialiste. J’ai toutefois du mal à accepter qu’on puisse concilier écologie, lutte contre le réchauffement, et un modèle proche de celui que nous avons actuellement. Un autre problème sur la question politique que j’ai noté, c’est la critique du mouvement des jeunes. En effet, le journaliste cite le mouvement de Greta Thunberg, qui encourage donc les jeunes à lutter pour le climat, à montrer leurs désapprobations face aux politiques actuelles, notant par le biais des vendredi où l’école est séchée, afin de montrer que la désobéissance civile doit agir dans cette lutte. Jean Jouzel critique cette idée, tout en faisant en sorte que cela ne se sente pas. Ainsi, il précise que c’est une initiative intéressante, mais qu’il ne la conseillerais pas, que l’école est importante. rappelons que les propos de Greta Thunberg, que l’on soit pour ou contre, c’est que l’école n’est pas si importante si la maison brûle. Etant professeur, je me vois mal encourager mes élèves à faire une telle chose, et pourtant, c’est aussi leur avenir qui se joue, non ? Ici, la critique est radicale, et on a l’impression que l’auteur nous dit que les jeunes doivent faire des actions, mais seulement dans le cadre de la loi. J’avoue avoir tiqué sur cet argument. Que penser de la loi lorsque cette dernière ne permettait pas de sauver Notre-Dame-Des-Landes, par exemple ? Ou qu’elle protégeait le future Europa Parc ? La désobéissance civile est un droit et un devoir, comme on le voit en philosophie, et je trouve cela embêtant de la remettre en cause de cette manière, avec cet argument des vendredis séchés.

Est-il possible de taxer en restant juste ?

Nous ne pouvons pas lutter contre le réchauffement climatique sans outils financiers. Je suis intimement persuadé que, sans fiscalité carbone, on n’y arrivera pas. Mais cette fiscalité, il faut la rendre juste. La qualité de l’air n’est pas quelque chose de gratuit. Ce sont des externalités que les gens doivent assumer. En utilisant des combustibles fossiles, on produit du dioxyde de carbone et donc on dégrade le climat, c’est aussi simple que cela.

(…) Pensez-vous qu’Emmanuel Macron aurait dû annoncer ces compensations lorsqu’il a pris la parole en plein cœur de la crise des Gilets Jaunes ?

C’est ce que pensait Nicolas Hulot et c’est ce qu’il redit aujourd’hui, Emmanuel Macron aurait dû le faire. Nicolas Hulot avait attiré l’attention sur les compensations sociales. Le gouvernement aurait dû le suivre, c’est une erreur.

J’ai l’impression qu’on ne parle plus du tout de taxe carbone depuis un an, alors que c’est l’élément déclencheur de la crise des Gilets jaunes. Son augmentation a été mise au placard, puis nous sommes passés à autre chose. Tout le monde est perdant.

Je pense qu’elle sera rediscutée. Les citoyens ont conscience qu’il faut des outils, qui soient justes, pour préserver l’environnement. Tous les analystes sont d’accord là-dessus pour inciter les gens à plus de sobriété, notamment en matière de mobilité. Il fat une fiscalité carbone, je le dis et le répète.

Il y a cependant du positif dans cette lecture, n’allez pas croire que je démonte l’intégralité du livre. Ainsi, j’ai appris des choses, notamment sur le fonctionnement du GIEC, ou sur les différentes coop qui ont eut lieu depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ou sur les coulisses de la politique. Ainsi, on voit comment fonctionne le monde sur la question de l’écologie et du réchauffement, puis comment certains pays, comme la Chine et les Etats-Unis, utilisent les arguments à leur manière. On plonge aussi dans les coulisses des gouvernements français, sur la démission de Nicolas Hulot par exemple, ou sur l’envie de François Hollande de marquer l’histoire sur cette question. On découvre que le GIEC n’est que prescripteur, qu’il fixe des idéaux qui n’ont aucun cadre légal, et qu’il existe des petites batailles politiques pour des termes précis. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir le point de vue des auteurs sur ces questions, comme par exemple le fait que Jean Jouzel reconnaît que l’idée de ne pas dépasser 2° paraît optimisme, même s’il y croit. C’est aussi intéressant de voir l’évolution de la science dans ce domaine, notamment avec le récit des premières découvertes du scientifiques, et l’évolution de la manière dont celles-ci sont alors prises en compte. Le fait d’avoir quelqu’un qui travaille réellement dans ce domaine est assez enrichissant, et comme je l’ai dis plus haut, on apprend des choses. Ainsi, on évoque notamment la thèse de l’aire glaciaire, et le pourquoi cette thèse s’est développée puis imposée contre celle du réchauffement climatique. Cela fait partie des choses que j’ignorais.

La communauté scientifique évoque régulièrement l’année 2030 et la considère comme charnière. Est-ce que cela veut dire que l’on doit impérativement réduire l’émission de gaz d’ici-là ?

Il y a un point important. Le climat de 2030 ne va pas dépendre de ce que l’on fera entre aujourd’hui et 2030, il faut bien se rendre compte de ça.

Donc vous savez déjà ce qu’il va se passer en 2030 ?

Bien sûr, on en a une idée, mais dans les grandes lignes seulement…

Expliquez-moi.

On ne connaît pas tous les détails, mais je pense que nous aurons un réchauffement moyen d’au moins deux dixième de degrés d’ici là. Je préfère regarder l’écart entre chaque décennie plutôt qu’entre chaque année, cela me semble plus pertinent. Entre la décennie 2010-2019 et la décennie 2020-2029, il y aura au moins deux dixièmes de degrés de réchauffement. J’en fais le pari.

Donc, par rapport à l’ère préindustrielle, le réchauffement aura atteint 1,2 degrés ?

Exactement.

(…) Vous dites que le climat de 2030 ne peut plus être modifié, ce sont les actions d’hier qui l’ont façonné ?

Oui, et l’effet de ces actions va même jusqu’en 2040, les vingt prochaines années sont déjà jouées. Les actions que l’on entreprend aujourd’hui sont faites pour éviter un réchauffement plus important dans la deuxième partie du siècle. La seule chose qui pourrait se produire dans le sens inverse est une éruption volcanique majeure.

Le fait que nous soyons face à ce qui ressemble à une interview, donc face à un dialogue, n’est pas du tout un problème. J’ai justement apprécié cette confrontation d’idée, même si elle aurait parfois méritée d’être un peu plus marquée, parce que finalement, le journaliste est quand même un peu en retrait, comme le serait un élève qui écoute son professeur. Et par moment, je trouve qu’on est un peu dans cette dynamique, et cela peut être assez déstabilisant car cela va à l’encontre de l’idée même du livre, qui est donc un débat entre deux générations afin de montrer que ces dernières ne s’opposent pas autant que l’on voudrait le faire croire. D’ailleurs, on constate, en lisant le texte, que le journaliste vouvoie le scientifique, et que celui-ci le tutoie. C’est n peu dommage car cela laisse penser qu’ils ne sont pas sur un pied d’égalité. De la même manière, Baptiste Denis a du respect pour Jean Jouzel, et inversement, mais j’ai eu l’impression que ce respect n’était pas dû aux mêmes raisons. Le journaliste respecte le scientifique pour ce qu’il a apporté à la science, pour son travail, pour le fait aussi qu’il en sache plus que lui sur ces thèmes, alors que le scientifique respecte le journaliste pour ce qu’il peut lui apporter, pour le fait qu’il rende médiatique son discours. On se retrouve alors en plein sur le questionnement de la place des scientifiques dans les médias, question d’ailleurs évoquée au cours de l’entretien. J’ai donc trouvé la démarche intéressante. De plus, elle permet de rendre le discours accessible, puisque les deux auteurs ne rentrent finalement pas tant que cela dans les détails. L’ouvrage peut être lu par tous, sans connaissance spécifique, et cela est dû à la plume du journaliste, au fait que l’on soit justement sous ce format de l’entretien.

En résumé, j’ai trouvé l’idée de cet ouvrage bonne et le style d’écriture est simple à comprendre. On apprend des choses et c’est bien fait. Je suis assez contente de ces nouvelles donnée que j’ignorais et je pense qu’elles peuvent apporter beaucoup, notamment sur l’aspect politique, afin de mieux comprendre comment les gouvernements gèrent la question de l’environnement. Cependant, j’ai été assez déstabilisée par les idées de deux auteurs, que je ne cautionne pas forcément, et l’aspect optimisme m’a un peu dérangée. Non pas qu’il faille être impérativement pessimiste, mais je trouve que l’enjeu est trop grand pour être optimiste. Je suis donc assez mitigée parce que je ne suis pas d’accord avec plusieurs idées exposées ici, mais l’ouvrage est intéressant et permet de mettre un premier pied sur la question de l’écologie. C’est un moyen pour apprendre des choses, même si je regrette que l’ouvrage n’aille pas au bout de ses idées et ne s’arrête vraiment que sur l’aspect du climat, et non pas tout ce que ce dernier englobe. Et je le répète, je ne suis pas une spécialiste, ceci n’est que mon avis à partir des données que je possède actuellement sur cette question.

Et vous ?

Ne lisez-vous que des romans, ou lisez-vous parfois des essais ?

Qu’aimez-vous retrouver dans ce type de lecture ?

Ou au contraire, que détestez-vous y retrouver ?

Trouvez-vous essentiel le fait d’être du même avis que l’auteur ?

Bon dimanche à tous, et prenez soin de vous 😀

2 réflexions au sujet de « Climat, parlons vrai »

  1. J’avoue que ce n’est pas le genre de livre vers lequel j’aurai tendance à me diriger, néanmoins je trouve ton analyse et tes arguments très intéressants.
    A mon sens, l’écologie devrait être un sujet plus développé étant donné qu’il impacte absolument tout le monde, malheureusement il reste encore trop sous développé pour la plus part.

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