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Terre de Brume, tome 1 : le sanctuaire des dieux

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que le déconfinement se passe bien de votre côté. Ici, je ne vois pas vraiment la différence, puisque je profite du fait de la non réouverture des lycées pour rester confinée, et protégée. Je crains la deuxième cague du virus qui va arriver, d’autant plus que les nouvelles venant des pays qui ont repris leur vie normale, ou presque, ne sont pas engageante. J’ai peur que nous devons passer par des étapes de confinement et déconfinelent jusqu’à ce qu’on ait un remède ou un vaccin à ce virus. Et puis, le temps n’invite pas à sortir. On a l’impression d’être revenu en hiver. La météo n’arrête pas de faire le yoyo.

Du coup, afin d’échapper à l’ambiance morose qui règne en ce moment, j’ai eu envie de vous inviter dans un autre univers. Aujourd’hui, on va parler de magie. Alors, je sais bien que dans cet autre monde, les gens ne sont pas plus heureux, et ils ont aussi de très gros problèmes, mais c’est toujours agréable de s’évader, et de voir à quel point les humains ont toujours envie de sen sortir, et de combattre. Ce roman, c’est le premier tome d’une duologie. Je regrette de ne pas l’avoir en papier tellement la couverture est belle. Cette histoire va aller rejoindre les livres que je veux acheter. Il s’agit du premier tome de la duologie Terre de Brume, de Cindy Van Wilder. Ce roman est sorti en décembre 2018 aux éditions Ragoet, et il me faisait envie depuis sa sortie. Je remercie les éditions Rageot d’avoir envoyé des services presses pendant le confinement. Cela m’a donné l’occasion de dévorer ce roman. Voici son résumé :

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire de Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière.

Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

Dans cette histoire, nous découvrons les personnages de deux jeunes filles, Héra et Intissar. La première est apprentie guerrière chez les Prêtres de l’eau, et elle maîtrise cet élément grâce au vecteur qu’elle porte toujours sur elle. Intissar vit elle au Sanctuaire des Sœurs de Feu, et compte bien devenir un jour l’une de ses membres, puisqu’elle n’est qu’apprentie pour le moment. En temps normal, elles n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais depuis le Bouleversement, qui a eut lieu quelques mois après la naissance de Héra, les Sanctuaires ne communiquent que très peu entre eux, et ce n’est pas le grand amour entre les Prêtes de l’eau et les Frères et Soeurs du feu. Seulement, Intissar a une nouvelle qui ne peut pas attendre. Et tant pis si cela bouleverse l’ordre établi, car la fin du monde les menace tous.

e vais commencer par vous parler un peu du personnage d’Intissa. En effet, c’est mon personnage préféré dans cette histoire. Je l’ai nettement préféré à Héra, et je vous dirais pourquoi tout à l’heure. Je me suis sentie proche d’Intissar, qui n’hésite pas longtemps avant de désobéir aux ordres qu’elle a reçu. C’est une rebelle, même si elle ne le sait pas encore. Elle est généreuse, et c’est ce qui la pousse à agir comme elle le fait. J’ai beaucoup aimé cet aspect de sa personnalité, qui fait qu’elle n’hésite pas à protéger les autres, même si cela la met en danger, même si cela peut lui porter préjudice. Intissar joue gros en désobéissant, et elle peut très bien perdre sa place au sein des Frères et Sœurs du Feu. Pourtant; elle le fait quand même, alors que d’autres auraient renoncé à sa place. C’est une fille courageuse, qui ose affronter les monstres, mais aussi le monde statique dans lequel elle vit. Elle est comme son élément, le feu, elle s’enflamme rapidement face à l’injustice et au danger, et c’est ce qui fait que je me suis retrouvée dans son personnage. J’ignore si j’aurais eu autant de courage qu’elle, mais je l’espère. Son pouvoir m’a aussi beaucoup plu, elle qui a un don étrange, celui de pouvoir passer dans le monde des esprits. Cela lui sauve d’ailleurs la vie. J’ai apprécié la manière dont elle voit les choses grâce à son don. Son amitié naissante avec Héra est aussi plaisante à suivre, et je me demande donc comment elle va évoluer, même si j’ai ma petite idée derrière la tête. Intissar est un personnage volontaire, qui va au bout de ses idées. Elle est assez têtue. Ce qui lui arrive à la fin de ce premier tome ne fait que donner envie de savoir la suite et de craindre pour sa vie.

– Qui sera le prochain ?

Et, avec horreur, nous le voyons tourner la tête non pas vers ses fidèles, dont certains crient déjà dans l’espoir d’être pris comme volontaires, mais bien vers ses prisonniers.

– Moi !

Je me rends compte avec stupeur que cette réponse vient d’Intissar.

Le prêtre lève la tête vers nous. Inti prend une profonde inspiration avant de se lancer en contrebas. Droit parmi les fidèles.

Une flamme jaillit l’instant d’après. Le silence stupéfait qui avait suivi son cri se brise. Des exclamations paniquées jaillissent dans la foule. J’agis d’instinct – plus besoin de discrétion, à présent. Ma magie agit telle une immense lame, déchirant le dôme d’air tissé de part en part.

Venons-en à présent au personnage d’Héra. C’est une orpheline avec un fort caractère. Cela doit sans doute venir de ses parents, dont on sait plus de choses que sur ceux d’Intissar. En tout cas, je ne peux pas dire que la première rencontre avec ce personnage, une fois adolescente, ce soit bien passée. J’ai trouvé Héra assez arrogante et trop sûre d’elle. La manière dont elle traite les autres la fait un peu passer pour une princesse, ou du moins une personne privilégiée. Contrairement à beaucoup d’autres, Héra a toujours vécu au Sanctuaire des Prêtes de l’Eau, et elle n’a que rarement connu la faim et la soif, contrairement aux réfugiés. Pourtant, elle se permet de donner des leçons aux autres, comme si tout cela était normal. Sa rencontre avec Intissar ne se déroule d’ailleurs pas très bien, puisqu’elle refuse de l’écouter, et qu’elle va mêle l’emprisonner. Cependant, je dois avouer que son personnage évolue très bien, car Héra se remet en question, et tout ce qu’elle connaissait va voler en éclat. Elle va apprendre à faire confiance et elle va reconnaître qu’elle ne sait pas tout. J’ai apprécié la fragilité qui se met en place chez elle, qui fait voler en éclat sa carapace. Héra devient alors un personnage attachant et touchant. Elle aussi se montre généreuse envers les autres, et la présence d’Intissar lui fait le plus grand bien. J’espère donc que la suite continuera sur cette bonne voie pour elle. J’ai vraiment apprécié qu’elle se remette en question, et qu’elle remette aussi en doute tout ce qu’elle avait appris jusque-là, s’ouvrant ainsi l’esprit.

Je joue des coudes jusqu’à la fauteuse de troubles, qu’un des deux hommes maintient par le bras. Elle lève la tête vers moi, et le capuchon qui recouvrait son crâne glisse en arrière. J’aperçois tout de suite le tatouage en forme de flamme sur sa joue gauche.

Une Sœur de Feu. La méfiance s’éveille aussitôt en moi. Que vient-elle donc faire ici ? Nous n’avons presque aucun rapport avec eux. Je la dévisage – je lui donne le même âge que moi. Sa peau brune es plus claire que la mienne et ses longs cheveux noirs sont attachés en un chignon sommaire.

– Les prêtres sont occupés pour le moment, je réplique d’une voix bourrue. Si vous voulez leur parler, faites la file comme tout le monde !

– Je ne suis pas là pour la Distribution ! déclare-t-elle, se dégageant sans ménagement.

La détermination brille dans ses yeux, aussi sombres que les miens, alors qu’elle ajoute d’une voix plus basse.

– Vous êtes en grand danger, je dois parler de toute urgence à l’un de vos responsables. Maintenant !

Ce mot claque comme si elle venait de me donner un ordre. Il n’en faut pas plus pour que ma diplomatie disparaisse. Je me campe devant elle – elle m’arrive à peine à l’épaule.

– Je viens de dire qu’ils sont occupés. Vous êtes sourde ou vous le faites exprès ?

La fille me dévisage comme si elle n’en croyait pas ses oreilles. Ça m’et égal, elle n’a qu’à respecter les règles ! De plus, ce ne serait pas la première fois que quelqu’un tente de prendre un prêtre à partie.

Je tourne les talons, satisfaite d’avoir pu clouer le bec à cette Sœur du Feu, qui s’avère en tous points identiques à sa magie : sauvage, imprévisible. Incontrôlable.

Parlons enfin de l’univers développé dans ce roman. J’ai vraiment adoré ce que l’autrice met en place ici. Tout est très bien développé, et l’on se croyait dans le monde qui est décrit. J’ai beaucoup aimé cette Brume, qui est en fait le vrai méchant de l’histoire, mais qui est ni vivante ni morte, une espèce d’entité étrange contre laquelle on ne peut pas faire grand chose et qui grignote peu à peu le monde, détruisant tout sur son passage. J’ai aimé le fait que tout le monde la croit simplement toxique, sans chercher à en savoir davantage, alors que cela aurait pu leur sauver la vie. En fait, jusqu’aux théories d’Intissar, on est persuadé que la brume n’est qu’un déchet, que quelque chose qui aurait été rejeté par la magie, un peu comme les nuages. D’ailleurs, le fait que la mage libère des déchets toxiques lorsqu’elle est utilisée est une formidable idée, que j’ai beaucoup aimé. C’est assez original, et c’est là d’ailleurs tout le drame de l’histoire, puisque cseule la magie peut vaincre la brume, alors qu’elle en produit lorsqu’elle est utilisée. Le fait que nous avons des jeunes adolescentes un peu plus curieuses que les autres apportent aussi à l’histoire, car elles ont une ouverture d’esprit différente que les adultes, même si cela n’est pas si flagrant avec Héra. Intissar sait qu’elle ne sait pas tout sur la magie, et elle est prêt à aller au-delà de se connaissances. J’ai d’ailleurs trouvé son don super intéressants, et j’ai hâte d’en savoir plus sur ce dernier, ainsi que sur les autres catégories de magie.

D’un geste familier, je défais l’attache de la chaîne à laquelle est pendu mon Vecteur avant de faire glisser le pendentif dans ma main. La première capsule est presque vide et je dois me dépêcher de la remplir à l’eau de la fontaine. Penser que c’est de la magie pure qui dégouline sur ma peau, capable de guérir, de nous donner l’énergie de nous battre… Des frissons m’en courent sur le dos.

Des frissons qui n’ont rien à voir avec ceux qui me hérissent la peau quand je décharge la seconde capsule, presque remplie de Brume. Une opération délicate, qui nécessite concentration et doigté.

(…) J’éprouve toujours une certaine appréhension à ce moment. Un geste que je fais au quotidien pourtant, mais que je ne parviens pas à effecteur avec autant d’aisance que les autres. Penser qu’à l’intérieur de ce réservoir se trouve la même Brume que celle qui se trouve à l’extérieur, celle qui a ruiné notre monde…

Certains diraient que ce que nous faisons est illusoire – pourquoi ne pas relâcher la Brume, ce déchet toxique qui accompagne chacune de nos manipulations magique, dans l’air ? N’en sommes-nous pas déjà entourés ?

(…) La Brume attaque, corrompt, grignote tout sur son passage. Qui sait ce qui se passerait si nous commencions à en libérer encore davantage dans l’atmosphère ?

En ce qui concerne l’écriture de ce roman, on se laisse facilement porter, et les descriptions sont si bien menées que l’on s’y croirait. Comme je l’ai mis plus haut, il est facile de se projeter dans l’univers qui est décrit, si bien que l’on imagine la Brume qui nous entoure de sa manière malveillante. J’ai été happée par le ressenti des personnages et par l’action qui se déroule. On n’a pas envie de lâcher cette histoire, et l’on veut suivre les personnages jusqu’au bout. J’ai dévoré ce roman en quelques jours à peine tellement j’étais bien dans l’histoire et que j’avais du mal à le lâcher. L’histoire est très bien construite et l’on va de découvertes en découvertes sans même nous en rendre compte. Le fait que l’on passe de l’une à l’autre des deux filles n’est pas un problème car ainsi on peut découvrir les pensées de chacune, et voir comment elles prennent toutes les deux les situations dans lesquelles elles se retrouvent. J’ai trouvé cela plaisant, tout comme la narration au présent, qui permet d’être véritablement ancré dans l’action.

En résumé, j’ai adoré cette histoire aussi que son univers et ses personnages principaux. Tout est bien fait, et l’univers est original, si bien que l’on ne prend que du plaisir à lire cette histoire, qui change un peu de ce qu’on peut lire dans le même thème. C’est un très bon roman de fantasy jeunesse, et je me suis très attachée aux personnages. C’est pour moi une superbe découverte que j’ai à cœur de vous faire découvrir, et de vous conseiller. J’espère que la suite sera aussi prometteuse, et que l’histoire d’Intissar et d’Héra va évoluer en romance. Ce serait si bien dans un roman comme celui-ci. Je ne peux donc que vous conseiller ce roman, et je vais rapidement dévorer la suite, dès que je pourrais la prendre à la médiathèque.

Et vous ?

Qu’aimez-vous retrouver dans les romans de fantasy ?

Qu’est-ce qui, pour vous, fait qu’un roman est original ?

Avoir des romances homosexuelles vous dérange-t-il dans un tel titre ?

Bon mercredi à tous 😀

2 réflexions au sujet de « Terre de Brume, tome 1 : le sanctuaire des dieux »

  1. Je recherche avant tout l’émotion et des personnages attachants et sinon de l’originalté. Ce qui fait que c’est original c’est l »intrigue déja, que ce soit pas du vu et revu puis l’univers, toutes les mythologies ont déja été traité mais le fait que l’auteur le fasse à sa sauce et s’approprie des choses connues c’est original. Celui-ci il est dans ma PAL. L’homosexualité au contraire, j’apprécie quand les livres montrent la diversité et que ce n’est pas juste des hétéros blancs

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