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Le Clan Flaherty, tome 1 : La Terre du Sorcier

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez bien et que vos proches aussi. J’espère aussi que le confinement ne vous monte pas à la tête et que vous parvenez encore à la supporter. Personnellement, il commence à me mettre en colère, lorsque je vois toutes ces personnes dehors, beaucoup de familles et de personnes âgées notamment, qui sont incapables de rester chez eux plus d’une journée. On a de la chance d’habiter dans une résidence d’appartement avec beaucoup de balcons – il n’y a que nous quasiment qui n’en avons pas -, très verte avec pleins de recoins tranquilles, et les gens ont soudain décidés que ces recoins leur appartenaient et ils s’y installent pour jouer, lire, jardiner alors que nous sommes en confinement. Et quand je lis les témoignages de ceux qui vient ailleurs et qui racontent la même chose, cela ùe met très en colère.

Mais il faut essayer de rester positif. On va bien finir par retrouver une vie normale, lorsqu’on sera immunisée et qu’une partie de la population sera morte ou en soin intensif. D’ailleurs, on a quand même de la chance d’être confinés chez nous, avec tout le confort moderne, sans la peur d’une guerre ou des bombes. D’ailleurs, dans le dernier roman que j’ai lu, on en parle d’un confinement de guerre. Et c’est justement de cette dernière lecture dont je vais vos parler aujourd’hui. Il s’agit du roman La Terre du Sorcier, qui est le premier tome dune nouvelle saga nommée Le Clan Flaherty. Cette saga ne compte qu’un tome pour le moment puisque ce dernier est sorti en février 2020 aux éditions MxM Bookmark. Je les remercie d’ailleurs, ainsi que le site NetGalley, pour m’avoir fait découvrir ce titre et me l’avoir envoyé en service presse. Je tiens à préciser qu’il s’agit d’une romance M/M. Cette saga est écrite par AurElisa Mathilde et voici son résumé :

Peu importe qu’il soit un sorcier.

Il n’a plus qu’un simulacre de pouvoirs.

James fuit son passé, ses souvenirs et un Alpha cruel qui réclame vengeance. Terrifié, il traverse plaines et montagnes, jusqu’à tomber, à bout de force.

C’est au cœur d’un clan de métamorphes atypiques qu’il reprend connaissance et au côté d’un homme au regard envoûtant.

Cependant, le danger rôde toujours. Son ancienne meute se rapproche et elle est assoiffée de sang… son sang.

Peu importe qu’il n’ait jamais voulu faire de mal.

Il a fait des choix et doit vivre avec les conséquences.

Dans ce premier tome, on découvre le personnage de James, un sorcier, qui fuit quelque chose de terrible. Il n’a de cesse de courir. Mais voilà, pendant l’une de ces fuites, il sauve un pumas tombé dans l’eau. Il manque de se noyer, et il se retrouve accueilli par la famille du petite pumas, qui est en fait une meute de pumas. Or, ces animaux n’ont rien d’animaux ordinaires, puisque ce sont des métamorphes. James peut-il alors se poser quelques temps parmi eux ? Et peut-il même envisager une relation avec le beau Cillian, qui l’attire lui, son corps et sa magie ?

Je vais commencer par vous parler de James. Au début, on ne sait pas vraiment qui il est ni ce qu’il a fait, ni même qui il fuit. Tout ce qu’on sait, c’est que c’est quelqu’un de très méfiant, qui se méfie beaucoup des autres et qui ne compte pas rester dans le clan de pumas parce qu’il a peur d’eux, et de ce qu’il fuit. Cependant, il se livre peu à peu, et c’est alors l’occasion pour le lecteur de le découvrir, de comprendre pourquoi il fait telle ou telle chose et pourquoi il réagit comme il le fait. James est donc un personnage assez secret, qui a du mal à raconter ce qu’il a vécu. Il est perturbé par sa peur et ses regrets. C’est pour cela qu’il en devient un personnage attachant. En effet, on comprend petit à petit tout ce qu’il a vécu de terrible et tout ce qu’il ne veut pas revivre. James est quelqu’un de bien qui a été obligé de faire de mauvaises choses car il s’est retrouvé avec les mauvaises personnes. Cela le ronge, et détruit ses relations avec les autres. Cela démontre alors que c’est quelqu’un de bienveillant, qui essaye de rattraper ses erreurs, de s’améliorer, et de ne surtout pas revivre ce qu’il a vécu. Il aurait pu laisser mourir Billy dans la rivière, mais il a préféré mettre sa vie en danger, alors même qu’il fuyait, pour sauver le petit pumas. James est donc un homme bon, prêt à se sacrifier pour les autres. C’est toutefois un sorcier médiocre, qui ne sait pas utiliser sa magie, et qui a trouvé d’autres moyens pour contourner son don. C’est quelqu’un d’intelligent, mais bridé par sa peur. Il a beaucoup de mal à avancer. Il se montre aussi têtu. Je me suis retrouvé dans ce personnage perdu, peu sûr de lui et des autres. Je pense qu’on peut donc aisément avoir de l’empathie pour lui et ce qu’il a traversé. J’ai aussi beaucoup aimé la relation pleine de respect qu’il entretient avec son familier, le Renard. Cette relation est touchante.

Il sursauta, une chape de pouvoir l’écrasant alors que celui qu’il devinait être l’Alpha fusillait ses subalternes du regard.

Il poussa un long cri guttural, attirant à nouveau les regards sur lui. Il détestait ressentir le pouvoir d’un Alpha. Il détestait qu’on le force à se soumettre et se sentir impuissant. Mais sous sa forme de renard, il ne pouvait pas lutter. Il était comme n’importe quel animal, sensible à ses instincts et à la hiérarchie.

Il battit furieusement de la queue, la douleur se réveillant dans tout son corps. Les lacérations profondes dans son arrière-train et ses épaules le brûlèrent. Son ventre aussi le faisait souffrir. A bien y réfléchir, pas un seul centimètre de son corps n’avait été épargné par son plongeon dans la rivière.

Dans un gémissement, il se recroquevilla sur lui-même sans lâcher l’Alpha du regard,. Il vit ce dernier avancer jusqu’à la porte verrouillée.

– Peux-tu te transformer ? Ça accélérerait ta guérison.

Il se contenta de gronder, babines retroussées.

Il n’obéirait pas à cet Alpha.

Ne se soumettrait plus jamais.

Je vais à présent vous parler d’un personnage secondaire, qui n’est pas Cillian, l’amant de James. En effet, je n’aurais pas grand chose à dire sur Cillian, si ce n’est qu’il a lui aussi un côté mystérieux et bienveillant, et donc qu’il s’accorde bien avec James, si ce n’est que je n’ai pas vraiment aimé sa jalousie maladive et le fait qu’il considère que James lui appartient, même s’il a conscience de ce défaut chez lui. Cillian peut alors ressembler à un cliché de l’ours mal léché qui tombe amoureux du héros. Je préfère donc vous parler d’un autre personnage, qui m’a beaucoup touché. Il s’agit de Nolan, le pumas qui est mis de côté par le clan, tout simplement parce qu’il est différent. Nolan sait qu’il fait parti du clan, et personne de le rejette de ce dernier, et pourtant il est mis à part et il ne s’intègre pas vraiment, si bien qu’il doit vivre avec la guérisseuse du clan, qui n’est pas une pumas. Nolan s’en veut beaucoup d’être ce qu’il est et de ne pas être comme les autres. Il est dans une attitude coupable vis-à-vis de lui-même. On ne comprend pas tout de suite pourquoi, mais son personnage est intéressant car il permet d’apporter une nouvelle diversité à l’histoire. En vérité, Nolan a un gros problème avec le corps de son pumas, qu’il n’accepte pas. Son personnage permet donc de parler du corps et du rejet de soi-même, et aussi des autres. Heureusement, il va trouver une oreille attentive chez James, qui va essayer e l’aider. J’ai donc apprécier le personnage de Nolan et tout ce qu’il représente, qui permet de rappeler que la différence peut être mal vécue et qu’elle n’est pas nécessairement ne force, que c’est à tous de faire des efforts pour l’autre.

– Non, tu ne comprends pas… je suis vraiment une erreur de la nature. Je dis pas ça pour m’apitoyer, c’est juste un fait. Mon puma est juste… Je sais pas. (…)

– Tu es parfait tel que tu es. La Nature t’a fait tel que tu devais être.

– Non, je suis contre-nature. Et Cillian a été un des rares pumas à vraiment m’accepter. Pas seulement à me tolérer ou me regarder avec pitié. Il m’a aidé. Il m’a vraiment aidé. Il m’a appris à me battre et à me défendre contre les autres gamins qui m’humiliaient et m’emmerdaient sans arrêt. Grâce à lui, je n’étais plus une petite chose fragile qui avait peur. J’ai pu leur tenir tête et gagner un semblant de respect. Je me suis senti plus… mâle grâce à ça.

Parlons à présent de l’univers. Là encore, je l’ai beaucoup apprécié. J’ai bien aimé la manière dont l’autrice nous dévoile le monde qu’elle crée, par petites touches, ce qui fait que nous le découvrons au fur et à mesure. J’ai aimé que l’on commence par James, notre fameux sorcier, puis le clan des pumas, avec enfin la magie de James et sa famille, avant de parler de ce qui le poursuit. Le fait que James n’ait pas pu terminer son apprentissage est intéressant, car cela le rend novice sur plein de choses, et on sent qu’on a donc encore beaucoup de choses à apprendre. D’ailleurs, la guérisseuse laisse entendre que beaucoup de choses échappent à nos héros, tout comme le laisse entendre celui qui poursuit James. L’univers semble donc encore plus riche que ce qui nous est proposé dans ce premier tome. J’ai donc hâte d’en savoir plus et de suivre nos héros dans ce monde. D’ailleurs, la manière dont James récupère sa magie est originale, même si elle est peu ragoutante. Cela est alors une bonne idée pour mieux comprendre le personnage et la manière dont il fonctionne. J’ai apprécié cette idée, même si elle donne la nausée. De la même manière, j’ai aimé la construction du clan des pumas et des ennemis de James. La part animale de chacun est bien respectée et on sent que cela va potentiellement poser des problèmes par la suite. Le fait de reprendre la hiérarchie par Apha, Bêta, etc peut sembler clichée, mais cela fonctionne bien ici. Je note cependant un bémol sur les scènes de sexe trop présentes à mon goût et qui ne servent pas nécessairement l’histoire. Elles sont certes bien faites, mais on avait compris que James et Cillian s’attiraient mutuellement, et bien que la dernière soit essentielle à l’histoire, ce n’est pas le cas de toutes, et elles peuvent gêner quelques lecteurs alors l’histoire est bien mené et que c’est un bon univers de fantasy.

Il posa alors ses mains sur le sol, s’avançant à genoux vers le calice qui l’appelait. Il le trouva, et retint sou souffle en creusant la terre. Il pouvait la sentir se tordre sous ses doigts.

Frémissante.

Puissante.

Sa magie.

Elle l’attendait.

Il sourit en plongeant son poignet blessé dans le trou. La Terre se referma autour de lui. Aspira son sang.

Que mon sang abreuve la Terre et que la Terre nourrisse ma chair.

Il se balança d’avant en arrière sur ses genoux, psalmodiant son incantation en une longue litanie ininterrompue. Enfin, il sentit les vers remonter le long de ses doigts, ses paumes, se faufiler dans l’entaille, se glisser dans les veines.

D’ailleurs, parlons à présent de l’écriture. L’histoire est bien construite, le roman se lit bien et les chapitre sont courts, ce qui permet de bien les enchaîner. Le roman se lit rapidement et on prend plaisir à suivre James et Cillian dans leurs aventures. J’ai cependant regretté que l’histoire soit à la troisième personne. J’aime beaucoup normalement ce type de récit, mais j’ai trouvé qu’ici, on se perdait un peu entre les pensées de James et de Cillian, ou même des autres personnages. En vérité, on ne sait pas parfois qui parle et c’est perturbant. J’aurais aussi aimé que certains secrets soient levés plus tôt. Mais dans l’ensemble, l’écriture est fluide, même si elle est rapide. Certaines scènes auraient méritées d’être plus étoffées, comme la bataille. Mais cela ne sont pas des défauts, seulement des remarques personnelles, et il est évident que ce type de narration plaira à plusieurs lecteurs. Et même si cela n’était évidemment pas prévue, le fait que nos personnages se retrouvent eux aussi confinés pour échapper à la menace qui planent sur leurs clan, sur la guerre qui s’annonce, fait du bien au moral car cela rappelle que les guerres sont aussi terrifiantes que le virus qui nous angoisse actuellement, et cela nous permet de relativiser.

En résumé, c’est un très bon titre que j’ai pris plaisir à lire et dont je vais attendre la suite avec impatience. Certes, il y a quelques clichés, mais le personnage de James est attachant et j’ai aimé l’univers qui est mis en place ici. Le personnage de Nolan apporte un plus indéniable dans la diversité, et c’est agréable d’avoir un personnage comme lui dans l’histoire. Le roman est bien écrit et se lit bien, je le conseille donc à tous les amoureux de la fantasy et des histoires magiques. La romance M/M est très présente et peu déranger certains lecteurs, mais c’est aussi ce qui fait son charme. N’hésitez donc pas à découvrir cette histoire qui a un grand potentiel.

Et vous ?

Qu’aimez-vous retrouver dans les histoires fantastiques ?

Qu’aimez-vous retrouver dans les romances m/m ?

Ou au contraire, que n’aimez-vous pas retrouver dedans ?

Les clichés vous dérangent-ils ?

Bon dimanche de Pâques à tous 🙂

Et prenez soin de vous 🙂

2 réflexions au sujet de « Le Clan Flaherty, tome 1 : La Terre du Sorcier »

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