chroniques littéraires

Gardiens des Cités Perdues, tome 4 : Les Invisibles

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine. Ici, je suis toujours partagée entre mes copies et entre la rédaction de mon prochain roman, mais je suis contente car j’arrive à avancer dans les deux, et même assez bien. Il faut parce que j’ai du retard à rattraper dans mon roman, il devrait déjà être en correction pour en préparer sa sortie, mais je n’ai même pas encore terminé de l’écrire. Même si je suis en autoédition et que c’est moi qui fixe mes dates, j’aime quand je respecte ces dernières, et le planning prévu à la base.

Mais tout cela n’est pas grave, il y a beaucoup plus grave dans la vie, et c’est justement ce dont je vais vous parler aujourd’hui avec le roman jeunesse et pour adolescents Les Gardiens des Cités Perdues. Vous savez que je suis actuellement plongée dans la lecture de cette saga, et j’en suis à présent au tome 4. Il s’intitule Les Invisibles et c’est de lui dont je vais vous parler aujourd’hui. Comme pour les autres romans, celui-ci a été écrit par Shannon Messenger et est sorti en France aux éditions Lumen en jiin 2016. Voici son résumé :

Finis les cours à Foxfire et les messages énigmatiques envoyés par le Cygne Noir, Sophie rejoint enfin la mystérieuse organisation clandestine qui lui a fait voir le jour ! Accompagnée de Fitz, Biana, Keefe et Dex, elle quitte les Cités perdues pour Florence, où se trouve le premier indice qui la mènera jusqu’au repaire du Cygne Noir. Là-bas, la jeune fille espère en apprendre plus sur elle-même, mais aussi sur les Invisibles, le groupe de rebelles qui cherche à déstabiliser le monde des elfes.

Pour comprendre l’étrange épidémie qui décime les gnomes, préparer l’évasion de Prentice, prisonnier d’Exil, et affronter la menace grandissante que représentent les ogres, la jeune Télépathe va devoir s’appuyer sur ses camarades et se retenir de foncer tête baissée vers le danger ! D’autant que si de nouveaux alliés apparaissent, des traîtres sortent aussi de l’ombre…

L’heure est grave ! Sophie et ses amis abandonnent leur vie paisible au sein des cités perdues et décident de mener celle de fugitif en rejoignant le Cygne Noir, l’organisation secrète à l’origine de l’ADN modifié de Sophie, organisation rebelle qui complote depuis des années contre le Conseil des Elfes. Mais si les cinq adolescents comptaient enfin obtenir des réponses, c’est peine perdue et ils ne doivent compter que sur eux-mêmes, le Cygne Noir étant méfiant envers eux. Cela serait plus simple, mais voilà que Keefe culpabilise à propos de sa famille et qu’une mystérieuse épidémie se propageait parmi les gnomes. Et c’est aussi sans compter le Cygne Noir qui attend de Sophie qu’elle soigne Prentice, le membre de leur organisation enfermé dans une cellule à Exil, et aussi dans son esprit. Avec tout ce travail, les adolescents ne s’attendent pas à investir la cité des ogres, à être bannis et à provoquer ce qui pourrait bien être une guerre entre les peuples. Mais avec Sophie, rien ne se passe jamais comme prévu.

Comme je l’avais dit dans ma précédente chronique, celle du tome 3, j’avais apprécié le personnage de Sophie parce qu’il gagnait en maturité, en profondeur. C’est toujours le cas ici, et elle nous montre de nouvelles facettes de sa personnalité. Certes, maintenant qu’elle a eut gain de cause, elle se montre moins impatiente, et c’est justement là qu’est la différence. Sophie comprend enfin que la précipitation peut être source de problème, et c’est ce qu’elle va chercher à faire comprendre aux autres. Pour la première fois depuis un moment, Sophie devient un vrai leader, et elle s’impose face à ses amis. C’est elle qui donne les ordres maintenant, et les autres doivent l’écouter. Elle montre ainsi qu’elles t capable d’écouter et d’évoluer, et qu’elle gagne en sagesse. Ce n’est plus simplement le fait qu’elle grandisse, mais elle prend les leçons de ses expériences. Elle s’arme beaucoup plus contre tous les imprévus. Ce qui est agréable aussi, c’est qu’elle apprend enfin à se confier et à faire confiance aux autres. Dans les romans précédents, Sophie avait tendance à être renfermée sur elle-même et à agir toujours par elle-même. Elle avait sans cesse crainte que ses amis soient blessés par sa faute. Cela est toujours le cas, mais elle apprend à accepter cet état de fait. Elle accepte donc plus volontiers à être aidée, à ne pas rester seule, et surtout qu’elle forme une équipe avec les autres, une équipe qui est bien plus forte que lorsqu’elle st toute seule. C’es un vrai changement pour elle et pour l’histoire, et cela va certainement être important pour la suite, car Sophie va devoir utiliser son instinct pour ne pas se fier qu’à ses seules sensations, mais aussi à celles des autres, à leurs ressentis. Ce qui est touchant cependant, c’est qu’elle est toujours autant généreuse, et que parce qu’elle accepte mieux de faire confiance, elle accepte aussi le fait de laisser les autres s’en aller. Elle comprend aussi mieux certaines choses, comme les raisons qui font qu’on peut la détester. Elle accepte aussi mieux le fait de ne pas avoir de réponse à certaines de ses questions, et qu’il y a un temps pour tout. Elle doit se montrer patiente. C’est la même chose avec ses amis, et c’est en cela q’elle se montre plus généreuse, parce qu’elle fait confiance à leurs jugements, au fait qu’ils ont aussi leurs secrets. Cela peut être frustrant pour le lecteur, mais je trouve qu’il y a une vraie évolution au cours des différents tomes, et c’est très agréable. Je comprendrai aisément que les jeunes adolescents prennent modèle sur Sophie, parce qu’elle est inspirante et qu’elle donne de vraies leçons de vie. C’est ce que l’on attend d’une telle héroïne.

– Où vas-tu ? demanda la jeune Télépathe lorsque Keefe tenta de descendre l’escalier en catimini au milieu de la nuit.

Elle avait passé des heures tapies dans l’ombre du belvédère afin de vérifier sa théorie.

Comme elle s’y attendait, Keefe s’était glissé dehors habillé de pied en cap et équipé d’une sacoche.

– Alors, on vas où ? demanda-t-elle.

Elle se leva pour lui montrer qu’elle était habillée, ekke aussi.

– Toi, tu retournes te coucher.

– D’accord, si tu fais de même.

Il secoua la tête.

– Je n’ai pas le choix.

– Par pitié, ne me dis pas que tu comptes t’introduire à Ravagog tout seul !

(…) – Je n’ai pas peur.

– Tu as tort. Moi, je suis terrifiée.

– C’est pourquoi j’y vais tout seul.

– Hors de question. On forme une équipe. Ensemble, on est plus forts.

Il tenta de lui reprendre la sacoche, en vain.

– Laisse-moi ne serais-ce que vingt-quatre heures, le supplia-t-elle. Rien qu’une journée, pour trouver un meilleur plan.

Je vais maintenant vous parler des personnages secondaires. J’aime toujours autant Keefe, même s’il a une évolution plutôt chaotique dans ce tome. Je ne vais pas vous spoiler, mais j’avoue avoir été un peu déroutée durant ma lecture, surtout à la fin, par son évolution. Keefe se dévoile en effet être un personnage bien plus sombre qu’on ne le pensait, et ce qui lui est arrivé au tome précédent ne pouvait qu’accentuer cette noirceur. J’attends donc avec impatience de pouvoir lire le prochain tome afin de savoir jusqu’où cela va le mener. Je vais aussi rapidement vous parler de Dex, qui m’avait profondément déçue dans le tome d’avant. Je dois dire que j’ai toujours un peu de mal avec son personnage, et que j’ai du mal à me remettre de ce qu’il a fait à Sophie dans le tome 3. Il essaye certes de faire des efforts, mais j’espère bien que ce n’est pas avec lui que Sophie va avoir sa première romance. J‘espère que ce n’est pas pour lui que son cœur va balancer. Le flou existe toujours dans ce tome, même si on peut avoir certaines idées pour la suite. Mais venons-en à présent aux nouveaux personnages. En effet, ce nouveau tome introduit de nouveaux membres au petit groupe de Sophie. Il a d’abord la gnomide Calla, qui va beaucoup faire grandir Sophie, et qui personnellement m’a fait pleurer. Son personnage est très touchant et ce qu’elle fait l’est tout autant. Calla se comporte un peu comme une mère avec Sophie, elle veille à ses moindres besoins et lui confie certaines choses sur l’organisation qu’elle a rejointe, et elle n’hésite pas à la mettre en danger lorsque cela est nécessaire. De ce fait, Calla ne se comporte pas comme une mère poule, comme Edaline, la mère Elfe de Sophie, mais comme devrait l’être une vraie mère, qui aide son enfant à s’émanciper. J’ai beaucoup aimé le lien qu’elles forgent toutes les deux, et ce qui lui arrive est alors plus triste encore. Et il y a aussi les jumeaux, qui permettent de découvrir de nouveaux pouvoir. J’ai particulièrement apprécié le pouvoir de Tam, ainsi que son personnage. Pour le coup, c’est un personnage vraiment méfiant, avec des défauts, assez solitaire et ténébreux. Mais il a aussi pleins de qualités, et c’est un vrai héros dans l’âme. J’espère qu’on va le voir beaucoup plus par la suite. Enfin, j’ai apprécié de découvrir les personnages du Cygne Noir,et cela permet de faire avancer l’histoire, d’aller de découvertes en découvertes, et l’on s’attache à eux tout autant que le groupe d’adolescents menés par Sophie. Je vais devenir une fan de mr Forkle.

– J’ai réfléchi à mon héritage, déclara Calla à Sophie, qu’elle retrouva dehors le lendemain.

(…)

– Ton héritage ? répéta la jeune Télépathe, qui n’appréciait guère le mot.

N’était-ce pas un sujet qu’on abordait en cas de décès ?

– Je ne désespère pas, si c’est ce qui vous inquiète, dit Calla. Et à l’évidence, je ne suis pas malade. Malgré tout, je m’interroge sur ce que je laisserais derrière moi en cas de malheur.

Ses yeux se posèrent sur la broche en forme de colibri, qui pesa soudain une tonne au cou de Sophie.

– J’ai un secret que je souhaiterais partager avec vous, chuchota la gnomide. Vous voulez bien ?

– Je… Bien sûr, répondit la jeune fille. A condition qe tu me promettes que c’est sans conséquences.

– Se préparer à tout n’est jamais mauvais, répondit Calla. Quoi qu’il arrive, je ne serai pas éternelle. Et quand je pense à la trace que j’aimerais laisser, elle se résume à deux trésors : vous et mon ragoût de rigoufleur. Quel meilleur testament que de combiner les deux

– Ne me dis pas que tu comptes sur moi pour préparer le dîner ? demanda Sophie.

Calla s’esclaffa. La jeune fille saisit un peu mieux ce qui poussait Keefe à se cacher derrière son humour. Cette simple plaisanterie avait suffi à lui desserrer la gorge.

Les tomes se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Ce tome est beaucoup plus noir que le précédent, sans doute parce que cette fois la guerre n’est pas loin et que la menace est bien réelle. Les cinq amis n’ont plus l’école où se cacher, ou l’occasion de laisser faire les adultes. Cette fois, ils prennent vraiment part à la révolution qui s’annonce, et ils ont l’opportunité de montrer qui ils sont au fond d’eux-mêmes. La mort n’est pas loin, et ils en ont tous conscience. Ils agissent d’ailleurs pour l’éviter. Ils prennent deux fois plus de risques, se mettent beaucoup plus en danger. L’humour est aussi moins présent, parce que l’heure est grave. J’ai apprécié le fait qu’on en sache beaucoup plus sur les autres espèces et ce que les elfes en ont fait. On sent, bien plus que dans les autres livres, que les elfes ne sont pas tout blanc et que leur monde repose sur des bases fragiles. Leurs bases peuvent s’écrouler à tout moment, et tout le monde commence à en prendre conscience. Il ne manque plus que les hommes pour qu’un drame arrive. Ce qui est intéressant ici, c’est que ce sont les elfes eux-mêmes qui vont à leur perte. Je trouve qu’on a une critique politique assez forte dans ce nouveau tome, qui se moque de l’immobilisme des elfes. Le fait que la révolution soit sur le point d’arriver augmente la tension. Les elfes ne peuvent pas résoudre tous les problèmes, et ils auraient dû le faire avant. Ils sont responsables de ce qui arrive, et ils ne s’en rendent pas tous compte. L’autrice rebondit aussi sur les notions abordées précédemment pour dévoiler les technologistes de ce monde, qui ne sont pas aussi bonnes que celles des hommes. C’est vraiment intéressant et cela permet d’en apprendre plus sur cet univers et de réfléchir sur le nôtre.

– Vous voyez ma nouvelle stratégie à l’oeuvre. Je n’ai pas besoin de vaincre les elfes : vous vous en chargez vous-même.

– Pourquoi ? demanda Emery, les yeux rivés sur la silhouette de l’Invisible. Pourquoi attaquer tant de gnomes innocents ?

Parce qu’il fat parfois mettre le feu à la terre afin de laisser une meilleure récolte sortir de ses cendres. (Il lança sa boule de feu en l’air et la rattrapa de justesse de l’autre main avant qu’elle n’aille embraser le bâtiment.) Et n’oublions pas votre rôle dans cette affaire. Nous attendions que vos vous dénonciez et confessiez vos cachotteries. Chaque vagues d’épidémies était planifiée dans le moindre détail… et regardez le temps nécessaire pour en arriver là. Et encore, c’est la perspicacité des gnomes qui vous a réunis ici. La voilà, la méthode des elfes : secrets et mensonges, pendant que ceux qui dépendent de vous souffrent dans l’ignorance. Mais la situation va changer !

Cela n’est pas chose aisée de parler des 656 pages que comporte ce roman, je vais donc vous parler plutôt du talent de l’autrice pour ne pas nous ennuyer. Et cela est loin d’être le cas, car il se passe beaucoup de choses, au cours de cette histoire, tellement de choses que je ne peux pas vous les évoquer toutes. Or, à part les moments de révélations, il n’y a presque pas de temps morts dans cette histoire. Nos personnages sont sans cesse sollicités, et eux non plus ne s’ennuient pas. J’aime beaucoup cette manière qu’a l’autrice de jongler entre toutes les révélations et les moments plus intenses. La tension est finalement toujours présente et l’on enchaîne les pages à toute allure afin de savoir ce qu’il va arriver. Chaque révélation en appelle de nouvelles, et chaque combat en nécessite de nouveaux. On est toujours dans le suspens, ce qui fait qu’l est compliqué de lâcher ce roman. Or, cela peut être compliqué d’avoir l’attention de son lecteur sur tout le long de l’ouvrage. La plume de Shannon Messenger y parvient très bien. Le temps passe très vite pour les personnages, mais pour le lecteur aussi. Et ce que j’adore, c’est partir à la recherche des indices dissimulés dans l’histoire afin de comprendre avant Sophie les répercussions de certaines paroles, certains actes. Les indices peuvent alors être très difficiles à voir, mêle si j’avais deviné pour mr Folkle. Et ce qui est encore mieux, c’est de découvrir de nouveaux aspects des cités perdues. Ici, on découvre deux lieux emblématiques du roman, et j’ai beaucoup aimé ces découvertes.

Et vous ?

Craignez-vous de vous ennuyer dans un gros roman ?

Refusez-vous de lire des romans avec trop de pages ?

Qu’aimez-vous retrouver dans les sagas ?

Bon vendredi à tous 😀

4 réflexions au sujet de « Gardiens des Cités Perdues, tome 4 : Les Invisibles »

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