chroniques littéraires

La trilogie du Tearling, tome 1 : la Reine du Tearling/ Reine de cendres

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez bien et que vous avez passé une bonne semaine. Ici, j’ai eu le sentiment qu’elle avait filé à toute vitesse, comme une voiture de course. Pour moi, elle est déjà terminée, et je suis même en vacances. Après, c’est l’avantage et l’inconvénient de ne pas travailler le vendredi, j’ai toujours l’impression d’être en décalage avec les autres. Mais cela m’arrange, un jour comme aujourd’hui, car je me souviens de l’année dernière où le vendredi juste avant les vacances, les élèves sont assez compliqués à tenir, parce qu’ils n’ont qu’une hâte, quitter enfin le collège ou le lycée. On peut les comprendre, on était pareil à leur âge. Du coup, faire cours dans ces conditions, cela peut être sportif. J’évite donc cela en ne les voyant pas le vendredi. Et je peux ainsi me consacrer au blog, que j’ai un peu mis de côté dans la semaine. J’avoue qu’elles sont nombreuses, en ce moment, les chroniques en retard. Il est temps de s’en occuper.

Je vais justement vous parler aujourd’hui de l’une de mes dernières lectures, qui date tout de même de quelques semaines, déjà. Encore une fois, le temps passe vite. Il s’agit du premier tome de la trilogie du Tearling, qui s’intitule La Reine du Tearling et qui a été écrit par Erika Johansen. Certains d’entre vous connaissent peut-être plus le titre de sa réédition, en 2017, aux éditions Livre de Poche, qui est Reine de Cendres. Pour ma part, puisque j’ai lu la première version française de ce roman, paru en 2016 aux éditions JC Lattès, c’est sous cette dénomination-ci que je vais vous parler de ce roman, même si l’histoire est finalement la même. Voici son résumé :

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.

Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.

La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.

Dans cette histoire, qui est donc une histoire de fantasy, nous suivons Kelsea, une jeune femme qui a été élevée loin de chez elle pour ne pas être en danger, et qui tout d’un coup doit retourner chez elle réclamer le trône qui lui est dû, et que son oncle a gardé pour elle. Or, son oncle se plaît beaucoup en roi, et Kelsea va devoir affronter de nombreux dangers pour atteindre la ville de sa naissance. Et une fois ceci fait, elle n’est pas plus à l’abri. D’une nature généreuse, Kelsa va entraîner son peuple dans les prémisses d’une guerre face à sa plus grande ennemie, la Reine Rouge. La nouvelle reine parviendra-t-elle à survivre ? Et à devenir légendaire ?

Je vais commencer par vous parler du personnage de Kelsea. Le roman est assez gros, et il se passe beaucoup de choses, je préfère donc commencer cette chronique par vous parler de celle que l’on va suivre tout au long de ses aventures, qui est donc Kelsea. J’ai beaucoup aimé son personnage, et je suis certaine que c’est lui qui donne toute sa force à l’histoire, qui fait que c’est un récit qui nous marque. Kelsea est en effet une reine inspirante, une de celle que j’aurais aimé voir plus lorsque j’étais enfant. C’est une reine qui le devient petit à petit, qui fait des erreurs, qui se trompe, mais qui garde en tête le bien de son peuple, non pas sur le moment présent, mais sur l’avenir. Elle a une vision a long terme de ce qu’elle veut pour son peuple, et elle est prête à faire certaines concessions le temps que tout soit mis en place pour pouvoir mener sa politique. Ainsi, elle ne se comporte pas comme une enfant, elle prend acte et est capable de réfléchir posément, ce qui peut être compliqué à son âge où l’on veut changer les choses rapidement. Kelsea évite donc de se comporter comme une tête brûlée, elle fait attention à ses choix. Cela se voit particulièrement avec l’Eglise, qui a une grande puissance de manœuvre dans son monde, contrairement à elle. Alors que les prêtes la répugnent, elle accepte de faire bonne figure et de les tolérer, pour le moment. Cependant, s’il y a bien des choses sur lesquelles Kelsea est prête à ne faire aucune concession, c’est le malheur des pauvres. C’est sans doute ce qui risque de lui porter préjudice, car Kelsea, dès son arrivée, plonge son pays dans la difficulté en refusant d’envoyer des esclaves à son ennemie, la Reine Rouge. Kelsea quelqu’un de généreux, et elle ne supporte pas la souffrance ou l’injustice. Pour les autres, elle est capable de risquer sa vie, et elle va le prouver plusieurs fois ans le roman. De ce fait, Kelsea est une reine courageuse, et j’ai beaucoup admirer son courage, qui peut peut être passer pour de l’inconscience, mais qui démontre en fait toute sa force de caractère. C’est pour cela que j’ai autant admiré son personnage, car il est inspirant, et nous montre qu’il faut absolument défendre les valeurs auxquelles on croit, pour ne pas se perdre en chemin.

– Accepté, sous conditions, répondit-elle, et Tyler lutta pour dissimuler sa surprise.

– Oui ,

– La chapelle du Donjon sera convertie en école.

Elle guetta sa réaction, s’attendant manifestement à son éclat, mais Tyler ne dit rien. Pour lui, Dieu n’avait jamais habité cette chapelle. Le Saint-Père fulminerait, mais inutile de s’en inquiéter pour l’instant. Il était concentré sur la tâche précie qu’on lui avait confié.

– Vous ne devez en aucun cas chercher à me convertir à votre foi, poursuivit la Reine. Je ne le supporterai pas. Je ne vous réduirai pas au silence quand vous vous adresserez aux autres, mais il se peut que je vous contredise en usant de tous les arguments dont je disposerai. Si vous parvenez à le supportez, vous serez libre de prêcher et de convertir tout autre habitant du Donjon, y compris les porcs et les volailles.

– Vous vous moquez de ma religion, madame, répliqua Tyler machinalement, sans en éprouver de rancoeur car il avait depuis longtemps dépassé la période de sa vie où l’athéisme pouvait susciter sa colère.

– Je me moque de tout ce qui est incohérent, Père.

Le courage de Kelsea est aussi mis en valeur par rapport à celui des autres personnages, et notamment celui de sa mère, qu’on découvre peu à peu être une reine couarde et lâche. L’estime de Kelsea envers sa génitrice descend au fil de l’histoire, au fil de ses découvertes sur qui était vraiment sa mère, puisqu’elle ne l’a jamais rencontré. Elle qui avait beaucoup d’admiration pour elle déchante petit à petit. Elle doit alors se trouver de nouveaux modèles, et ce ne sont pas les personnages qui manquent. J’ai beaucoup aimé le personnage de Massue, qui devient le garde du corps de Kelsea au cours de cette aventure. Il prend presque la place d’un père pour elle, même si lui aussi se trompe, et j’avoue que pendant un court moment, au cours de ma lecture, je me suis demandé si ce n’était pas lui qui la trahissait en secret. Je ne dévoilerai pas le nom d traître, mais on découvre peu à peu aussi la part sombre de Massue dans cette histoire, signe que rien n’est tout blanc ou tout noir, et que chaque personnage a ses secrets et ses manières d’agir. En tout cas, Massue se dévoile dans une certaine violence, et ce n’est pas sûr que ses méthodes suivent toutes les valeurs de Kelsea. Il y a un autre personnage que j’ai bien aimé, c’est celui de le Fetch, sorte de Robin des Bois dans ce monde à part, et j’ai plusieurs théories sur son personnage et son rôle dans cette histoire. Il cultive pour le moment le mystère, mais on devrait en apprendre plus sur lui dans la suite de la trilogie. En tout cas, il semble avoir beaucoup d’intérêt dans le fait que Kelsea devienne une grande reine.

La date Mort arriva, passa, et Massue ne réapparaissait toujours pas. Kelsea en fut un peu alarmée, puis elle se rendit compte que les autres semblaient trouver normal son absence. Pen lui expliqua qu’il était dans les habitudes de Massue de partir et revenir ainsi sans prévenir pour régler certaines affaires. Et il avait raison, car le troisième jour, Massue revint ; quand elle alla déjeuner, Kelsea le trouva assis à la table, sortant de la douche. Elle exigea de savoir où il s’était rendu, et Massue étant Massue, il refusa de le lui dire.

Ses gardes avaient transporté le corps du tueur à gags au centre de New London pour l’empaler sur un pieu acéré et le laisser pourrir en place publique. C’était la coutume, apprit-on à Kelsea, qui en fut révulsée.

Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié lors de ma lecture, c’est tout l’univers qui est mis en place, même si je suis aussi frustrée de ne pas avoir plus d’informations sur ce dernier. J’espère qu’on en apprendre davantage plus tard sur la grande traversée. En effet, au cours de l’histoire, on comprend que nos personnages sont des descendants des américains, qu’ils sont en fait les descendants de colons venant d’Amérique et d’Europe dans le but d’échapper à une catastrophe et pour bâtir un nouveau monde. Or, cela ne s’est pas tout à fait déroulé comme ils l’espéraient, puisque même s’ils ont laissé la technologie derrière eux, le mal règne toujours, puisqu’il se trouve au sein même du corps des hommes, et que le grand rêve de l’investigateur de ce projet, le fait d’avoir une communauté ouverte sur le partage, communiste, ne peut pas fonctionner. Kelsea rêve de remettre sur pied le projet de son ancêtre, mais des bâtons dans ses roues vont être mis, car le système, qu’on peut appeler capitaliste, fonctionne bien mieux pour certaines personnes. En fait, nous sommes ici dans ce qui ressemble à un monde de fantasy, médiévale, mais c’est de la science-fiction. Nous sommes dans ce qui peut ressembler à notre futur, et je trouve cela génial de la part de l’autrice d’avoir mis cela en place, sans qu’on ne le ressente vraiment. Ce roman peut parfaitement passer pour de la fantasy, mais ce n’en est pas vraiment. De ce fait, j’attends vraiment le basculement de genre, le fait de se rendre pleinement compte qu’on est dans de la science-fiction. Et cela viendra peut-être de la part de la fameuse Reine Rouge, dont je n’ai pas parlé pour le moment. Elle sait beaucoup plus de choses qu’elle ne veut le faire croire, et s’il y a une grande révélation, elle ne pourra ne venir que d’elle. Elle sait aussi beaucoup de choses sur la magie, qui vit dans ce monde. Cette magie provient-elle de la technologie ? Je trouve cette hypothèse plausible, j’attends donc avec hâte d’en savoir plus sur celle-ci, ainsi que sur la Reine Rouge, qui me fait pour le moment pitié, seule avec ses ombres et ses démons.

Comme Kelsea le scrutait à la lueur du feu, un souvenir lui revint : un matin qu’elle était assise à son bureau dans la bibliothèque, Carlin lui montrait une vielle carte de la frontière entre le Tearling et la Nouvelle Europe, une ligne en dents de scie qui descendait jusqu’à la plaine d’Almont et l’extrémité est de la forêt Reddick. Carlin était une grande admiratrice de la Nouvelle Europe. Même durant la période qui avait suivi la Traversée, alors que les frontières étaient à peine dessinée et que le Nouveau Monde du sud était un champ de bataille pour les seigneur de guerre, la Nouvelle Europe était une démocratie représentative florissante, avec une participation quasi générale de la population aux élections. Mais la Reine Rouge avait changé la donne ; à présent, la Nouvelle Europe était Mortmesne, et la démocratie s’était évanouie.

En ce qui concerne l’écriture de ce roman, je l’ai trouvé assez fluide, une fois que l’on se plonge vraiment dedans. J’avoue que le roman est resté un bon moment sur mon bureau, en attendant que je me plonge dedans. J’avais quelques a priori, non sur cette histoire, mais sur ce qui ressemblait à un pavé pour moi. J’avais un peu la flemme de me lancer dedans, et la peur d’être déçue. Mais finalement, je l’ai lu assez vite, et bien. Même si le livre fait plus de 500 pages, il se lit bien, et le dosage entre l’aventure, les révélations et les moments d’attentes est bien fait. Le fait qu’on passe d’un personnage à l’autre, qu’on voit ce que Kelsea ne voit pas, sont bien dosés et pas gênants du tout. Cela permet de mieux comprendre certaines choses. Les descriptions du paysage et du monde en général ne sont pas trop longues et indigestes, elles sont elles aussi bien menées, même si j’aurais souhaité être encore plus immergée dans ce nouveau monde. Il m’a manqué quelques détails, mais on peut tout de même facilement visualiser l’ensemble. J’ai cependant un petit bémol sur un point qui n’est pas dû à l’autrice, mais au livre en lui-même. En effet, il y a une carte avant l’histoire, qui doit nous permettre de suivre Kelsea sur sa route, ou visualiser plus en détail son monde. Or, cette carte manque d’éléments. Par exemple, la capitale n’est as mise dessus. On peut suivre Kelsea, mais que grossièrement. J’ai trouvé cela dommage, car j’aime bien mettre en perspective ce que je lis, et une carte c’est génial pour cela, mais là, elle est presque inutile. J’espère qu’elle servira plus dans la suite de l’histoire.

En résumé, j’ai beaucoup aimé cette histoire, et j’espère que les rumeurs de film avec Emma Watson vont se concrétiser,car c’est une histoire que j’aimerais bien voir être portée à l’écran, tant que c’est avec un bon réalisateur et de bons acteurs. Cependant, si cela ne venait pas à se faire, la rumeur datant tout de même de 2013, cela ne serait pas grave, car je vous conseille tout de même de lire le livre. Le personnage de Kelsea est juste formidable et ce serait bien d’avoir davantage d’héroïne de sa trempe, même si cela a tendance à être de plus en plus le cas. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce roman, alors je n’ai qu’un conseil : lisez-le. C’est une histoire à découvrir, un très bon roman de fantasy, et je vais lire la suite bientôt.

Et vous ?

Quels traits de caractère aimez-vous retrouver dans les héros ?

Les cartes sont-elles importantes pour vous dans un roman de fantasy ?

qu’est-ce qui est rédhibitoire pour vous dans ce type de récit ?

Bon vendredi à tous 😀

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2 réflexions au sujet de « La trilogie du Tearling, tome 1 : la Reine du Tearling/ Reine de cendres »

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