chroniques littéraires

Flying Witch, tome 6

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous avez passé une excellente semaine. Pour ma part, je commence à compter les semaines qui me séparent de la fin de l’année scolaire. Je me rends compte qu’elles passent à une vitesse folle et qu’il ne reste déjà plus que 4 mois avant le mois de juin. Le bac va venir à toute vitesse. J’ai encore plein de choses à voir avec mes élèves. Et potentiellement me préparer à quitter les deux établissements où je suis, si jamais j’arrive à changer d’académie pour septembre. Oui, je sais, j’ai tendance à me projeter assez vite, nous n’en sommes pas encore là.

Aujourd’hui je vous retrouve sur le blog non pas our parler de projection dans le temps, mais plutôt pour vous parler de projection dans l’espace. En effet, je compte bien vous emmener avec moi dans un Japon magique, si semble au Japon moderne, et si différent des images que l’on a l’habitude d’en savoir. En effet, aujourd’hui, je vous parle enfin du tome 6 de la série de manga Flying Witch, de Chihiro Ishizuka et publié aux éditions Nobi Nobi. C’est une série que j’ai découvert l’année dernière et dont vous pouvez retrouver les anciens numéros sur le blog. En ce qui concerne ce tome-ci, il est sorti en France en avril 2018 et je l’ai relu dernièrement pour vous en parler. Voici son résumé :

L’été suit son cours à Aomori, avec ses barbecues, ses nuits douces… et ses chutes de neige inexpliquées ! Alors que Makoto cherche à en découvrir la cause, elle tombe nez-à-nez avec un curieux personnage. Quelques quiproquos et situations embarrassantes plus loin, l’apprentie sorcière se voir confier sa deuxième mission. Fini le baby-sitting, il s’agit d’enquêter sur de mystérieux phénomènes…

Dans ce nouvel épisode, nous retrouvons Makoto et sa famille prête pour l’été. Encore faut-il que cet été ne subisse pas de perturbations. Il semblerait que la neige soit au rendez-vous. Dans le même temps, Chinatsu apprend à utiliser la magie, elle qui rêve de devenir une sorcière comme sa cuisine. Mais l’été, au Japon, c’est aussi signe de classe, or il semblerait que Makoto ait attiré un peu trop l’attention sur elle et qu’une nouvelle sorcière, plus terrifiante que celles rencontrées jusqu’ici, soit à présent sur ses traces.

J’ai apprécié de retrouver la douceur et la candeur de Makoto dans ce tome. Cette fois,n elle se confronte aux règles de son monde, et l’on découvre que la jeune sorcière a la langue bien trop pendue pour quelqu’un comme elle. Il est vrai que cela avait déjà été abordé dans le premier tome, mais Makoto ,ne doit normalement pas dire qu’elle est une sorcière. C’est la loi de celles-ci. Or, autour de Makoto, personne n’ignore qui elle est vraiment, ce qui peut finir par lui poser de graves problèmes. En effet, Makoto n’est pas toujours très maline, et elle ne cache pas toujours ses dons. Ceci est normal lorsqu’elle est avec sa famille, mais pas forcément lorsqu’elle est avec d’autres personnes. Mais c’est touchant de voir comment la jeune sorcière a envie d’intégrer tout le monde à son monde, et ne laisser personne dans l’ignorance. Makoto a besoin de voir tout le monde rassemblé, et qu’il n’y ait pas de distinction entre ses amis sans pouvoirs et les autres. Elle a besoin que tout le monde puisse communiquer ensemble, et même si cela peut sembler naïf de sa part, c’est aussi ce que j’apprécie chez elle. Elle aime faire profiter les autres de ses connaissances et les aider, et ne pas distinguer les sorcières des autres. Cela se ressent beaucoup ici, lorsqu’elle rassemble tout le monde autour d’elle pour fêter le premier sort de Chinatsu. Makoto est généreuse, et son caractère fait qu’on peut compter sur elle.

Seulement, comme je l’ai dit plus haut, cette générosité n’est pas forcément partagée par tout le monde et un nouveau personnage fait son entrée dans ce nouveau tome. Il s’agit du personnage de Sayo, une sorcière plus âgée que Makoto, qui est loin d’être commode. Je l’ai trouve même effrayante lors de sa rencontre avec Makoto. Il est certain que cette sorcière n’est pas la plus douée pour se faire des amis et qu’elle va avoir à l’œil notre sorcière préférée. Sayon prend très à cœur les règles qui régissent le monde des sorcières et lorsqu’elle apprend que Makoto les enfreint les unes après les autres, leur relation ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Pourtant, au fil de l’histoire, on découvre, heureusement, un autre aspect de la personnalité de Sayo. C’est finalement une jeune femme comme toutes les autres, avec ses faiblesses, faiblesse que ne possèdent pas Makoto à ce moment-là. Cela leur permet alors de se sortir d’un mauvais pas, car les deux jeunes filles sont obligées de travailler ensemble, Sayo devant participer à la formation de Makoto. J’ai bien aimé leur duo, justement parce que cela permet d’en savoir plus sur Sayo, mais aussi parce que la jeune fille connaît plus de choses que Makoto, et que cela nous permet de découvrir certains aspects du monde qui les entoure en même temps qu’elle. Et puis, nous découvrons aussi de nouveaux aspects du monde des sorcières, finalement pas si déconnecté que cela de notre univers. On sent que l’univers de la mangaka gagne en profondeur, et c’est le but du personnage de Sayo d’étendre un peu plus le monde de Makoto.

Les tomes de Flying Witch nous présentent à chaque fois un nouvel aspect du monde des sorcières, notamment en nous présentant souvent une nouvelle créature qui vit dans le monde des humains, cachés des non initiés. Ce nouveau tome n’échappe pas à la règle, et j’aime beaucoup cet aspect un peu encyclopédie que nous y retrouvons à chaque fois. Dans ce tome 6, l’apparition de l’été nous est expliqué avec le personnage de l’été lui-même, qui fait référence au personnage de l’hiver rencontré dans un tome précédant. Mais le folklore japonais ne s’arrête pas là, puisque nous faisons la connaissance du Naru-Naru, une créature qui démultiplie les quartiers pour pouvoir se nourrir. Nous sommes encore face à une créature toute mignonne, ce qui correspond bien à l’univers développé dans ce manga, et pourtant, les conséquences des actes Naru-Naru ne sont pas aussi mignonnes que la créature qui les produit. Ainsi, avant même de rencontrer la créature, nous sommes face à un mystère qui laisse présupposer une ombre plus mauvaise. C’est aussi le don que possède ce manga, celui de mettre en place une ambiance un peu plus sombre, pour finir face à une créature toute choupie. L’autrice parvient à jouer avec les codes des livres pour enfants grâce à ces créatures, et cela est assez intéressant. Nous ne sommes pas dans un manga d’horreur, mais les plus jeunes pourront se faire avoir par l’atmosphère de ce moment-là. De plus, cela permet de mettre en place la première vraie enquête de Makoto, ce qui est plaisant à voir. J’ai beaucoup aimé ce moment de découverte qui est mis en place, où Makoto apprend non seulement des choses, mais où elle met aussi en pratique son existence de sorcière, où elle montre ce dont elle est capable. Encore une fois, sa créativité et son ingéniosité si particulière luis seront bénéfiques.

On retrouve dans ce nouvel épisode tout l’humour qui ont fait le succès des premiers tomes, et cela est assez sympathique. On rigole des mésaventures de Makoto, qui est toujours aussi maladroite, mais je trouve que les tomes gagnent en profondeur au fur et à mesure, et que même si l’on reste dans un univers qui plaira aux plus jeunes, l’histoire mûrit petit à petit, gagne en épaisseur. On découvre un monde de plus en plus vaste, avec des conséquences. Je pense que cela va perturber dans la suite de l’histoire, et je trouve donc que Makoto grandit avec ses lecteurs.

En résumé, je suis toujours aussi fan de cette série, et du personnage de Makoto. L’histoire s’intensifie, et l’on quitte un peu l’univers bien sage du début pour gagner en maturité, en profondeur, et cela me convient très bien. C’est une série que j’aime beaucoup et j’ai hâte de vous parler de la suite. Le dessin est toujours agréable à suivre et c’est une série que je vous recommande.

Et vous ?

Aimez-vous les suites ?

Qu’aimez-vous y retrouver ?

Ou au contraire, finissez-vous par vous ennuyer de revoir les mêmes personnes tout le temps ?

Bon weekend à tous 🙂

2 réflexions au sujet de « Flying Witch, tome 6 »

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