chroniques littéraires

Gardiens des Cités Perdues, tome 1 : Gardiens des Cités Perdues

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous passez une bonne semaine. Ici, il fait super froid, mais c’est une bonne chose, même si cela implique presque devoir remettre le chauffage. Cela va être moins drôle. En tout cas, j’ai ressorti les gros pulls en laine, les premières raclettes sont faites, et je pense déjà à Noël, comme les enfants qui commencent à recevoir les catalogues de jouets. On peut rire, mais cela va arriver vite, et on va rapidement commencer la course aux cadeaux. Je pense pour ma part que cela va tourner autour des livres.

D’ailleurs, j’ai très envie de vous parler d’une série littéraire que je viens de débuter, et dont je suis déjà fan. Je n’ai d’ailleurs qu’une envie, c’est pouvoir lire le tome 2. Je regrette d’avoir débuté cette série que maintenant, même si d’un autre côté, cela va me permettre d’enchaîner plus rapidement les tomes que ceux qui sont été ont obligés d’attendre leur parution. Aujourd’hui, je vais donc vous présenter le premier tome de la saga Gardiens des Cités Perdus. écrit par Shannon Messenger et sorti en mai 2014 en France aux éditions Lumen. Cette saga compte à ce jour 7 tomes parus, le 8e sort en novembre 2019, soit d’ici quelques semaines. Une chose est sûre, je n’aurai pas lu les six tomes qu’il me manquent d’ici novembre, mais peut-être que ce sera le cas pour Noël, si jamais ce dernier tome devait m’attendre sous le sapin. Voici donc le résumé de ce premier tome :

Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? 

Dans cette histoire, nous suivons donc une petite fille d’une douzaine d’années, Sophie, qui sait qu’elle est particulière. Depuis qu’elle est jeune, elle entent les pensées des autres, ce qui l’empêche de se mêler aux autres. Comment accepter d’être soi-même avec quelqu’un lorsque l’on entend toutes ses pensées ? Mais cela change lorsqu’un garçon vient la voir alors qu’elle est en visite au musée avec son école. Il lui avoue qu’il est comme elle, c’est à dire non humain. Dès lors, Fitz lui raconte qu’ils sont deux Elfes, et que Sophie ne peut pas rester dans le monde des humains. Il compte bien la ramener avec lui, là où se trouve sa vraie place. Contrainte de tout abandonné derrière elle, Sophie se voit confier à une nouvelle famille. Entre cela et sa nouvelle école, magique, elle se découvre de nouveaux pouvoirs. Mais des questions subsistent et Sophie compte bien découvrir pourquoi elle est née dans le monde des humains, et qui tente de mettre sa vie en danger dans le monde des Elfes.

Alors, malgré son jeune âge, je me suis rapidement identifiée à Sophie. En effet, elle ne pense pas de manière enfantine, mais d’une manière assez adulte pour son âge, ce qui s’explique par ce qu’elle a vécu, par sa maturité qui fait qu’elle est déjà au lycée, et aussi par son don. Sophie entend toutes les pensées de ceux qui gravitent autour d’elle. Néanmoins, elle évite de se servir de ce pouvoir, qui est plutôt un fardeau pour elle, une grande malédiction. De par sa maturité, Sophie est mise à l’écart, et on sent dès le début de l’histoire une grande souffrance en elle. J’avoue que j’ai été touchée par sa détresse. Elle ne peut rien faire contre son don, si ce n’est essayé de l’oublier, de le mettre de côté afin de vivre le plus normalement possible. Mais comme si cela ne suffisait pas, c’est une très bonne élève, qui surpasse tout le monde. La vie n’est vraiment pas facile pour elle. Lorsqu’elle apprend donc la vérité, qui elle est vraiment, Sophie ne peut donc que se sentir soulagée, elle comprend donc que si elle se sentait différente, c’est tout simplement parce qu’elle est différente. A partir de ce moment-là, la vie semble donc plus simple, mais ce n’est qu’apparence. Sophie possède un grand don, voire même d’autres, ce qui la rendent dangereuse, d’autant plus qu’elle a tendance à se mettre rapidement dans les ennuis. Sophie est en effet d’une nature très curieuse, et elle a besoin de comprendre comment les choses se passent. Dès qu’elle comprend qu’on lui cache des choses sur son passé, elle tente d’en savoir plus. Or, cela la met en danger. Ce que j’ai apprécié avec Sophie, c’est que comme toutes les héroïnes, elle n’hésite pas et elle va au bout des choses, au bout de ses valeurs. Elle n’hésite pas à se sacrifier pour les autres. De même, elle sait faire preuve d’une grande loyauté, que ce soit envers ses amis ou sa famille, et elle a tendance à faire passer le bonheur de ses proches avant le sien. Elle est aussi honnête. Sophie a tout de l’exemple à montrer aux enfants, car non seulement elle est une bonne amie, celle dont tout le monde rêve, mais elle est aussi intelligente et se donne à fond dans ce qu’elle fait. Elle est courageuse et refuse de renoncer, même si cela serait plus facile pour elle. J’ai beaucoup aimé le choix déchirant qu’elle fait pour protéger les siens et la manière dont elle s’intègre à sa nouvelle famille. Ses choix sont judicieux et font qu’on s’attache à elle.

Elle avait passé une nuit blanche à rédiger des excuses parfaites, qu’elle avait néanmoins jetées au matin avant de quitter Everglen. Elle ne regrettait aucun de ses actes, et elle n’allait pas prétendre le contraire. De toute façon, Oralie saurait qu’elle mentait.

Sophie s’éclaircit la voix pour s’adresser au Conseil dans son ensemble, y compris Bronte.

– Il n’a jamais été dans mon intention d’enfreindre la loi et je ne compte pas récidiver. Mais des êtres ont perdu leur logement. D’autres, la vie. Je sais que ce sont des humains, mais je ne pouvais pas rester les bras croisés. Je regrette qu’il s’agisse d’un crime. Je ne contesterai pas votre verdict si vous décidez de me punir pour mes décisions, mais j’ai l’intime conviction d’avoir agi selon mon devoir. Je préfère encore être punie pour avoir fait le bon choix que vivre avec la culpabilité de m’être trompée pour le restant de mes jours.

En ce qui concerne les personnages principaux, j’avoue avoir eu un petit coup de cœur pour Dex. Je l’ai aimé tout de suite. Il a une sacrée répartie et un humour à toute épreuve. On sent tout de suite qu’il va être l’ami fidèle de Sophie, celui sur lequel elle va pouvoir compter quoi qu’il arrive. C’est un personnage joyeux qu’on a envie de suivre, qui possède lui aussi une certaine maturité. Néanmoins, j’ai moins aimé sa jalousie presque maladive envers Fitz, comme si Sophie devait rendre des comptes sur les amis qu’elle pouvait se faire en dehors de lui. Dex a un vrai problème avec la famille de Fitz, et j’espère que cela ne posera pas de problème dans la suite du roman, car on nous laisse présager une possible romance entre Sophie et Fitz pour les prochains tomes. En effet, le cœur de la jeune fille balance dès que le garçon plus âgé est dans les parages. Autant dire que cela risque de faire des étincelles dans le petit groupe. On a donc potentiellement un futur triangle amoureux.Je serais bien embêtée de choisir entre les deux garçons, car si j’adore l’humour de Dex, sa manière d’être qui fait qu’il ne se soucie de rien, j’aime aussi le mystère que recèle Fitz. Dex reste mon coup de cœur mais je ne suis pas certaine qu’il correspondrait à Sophie pour être autre chose qu’un ami fidèle. Mais on verra certainement cela en détail dans les prochains tomes. En tout cas, Sophie ne pouvait pas tomber sur un meilleur ami que Dex. En ce qui concerne les autres personnages principaux, je suis un peu déçue que Marella ne soit pas assez présente. J’espère que son personnage sera plus étoffé dans la suite de l’histoire car je pense qu’elle a beaucoup de potentiel et je suis un peu restée sur ma faim avec elle. C’est une amie de Sophie un peu mystérieuse et je pense qu’elle peut encore nous réserver quelques surprises, bonnes ou mauvaises car elle a un caractère tout aussi prononcé que celui de Sophie.

Une grande femme à la cape vert foncé pénétra dans la boutique d’un pas vif, bousculant Sophie et Edeline au passage. Une grande perche vêtue d’un capuchon rose traînait des pieds à sa suite.

– Qu’est-ce que c’est, cette fois, Vika ? demanda Kesler, clairement agacé.

– Demande à ton fils. C’est son oeuvre, ça crève les yeux.

Elle abattit le capuchon de sa fille, révélant un scalp chauve et luisant.

Edaline, Sophie et Kesler sursautèrent comme un seul homme. Dex, lui, semblait avoir le plus grand mal à ne pas sourire.

– Salut Stina. Tu as changé de look ? Tu as l’air différente aujourd’hui. attends, laisse-moi deviner…

– Maman ! grommela Stina.

Les joues de Kesler frémirent comme s’il se retenait de rire.

– Nous ne vendons pas de produit contre la calvitie, Vika.

– Ce n’est pas parce que vous n’en vendez pas que vous n’en fabriquez pas ! insista-t-elle.

Kesler jeta un regard à Dex.

– Toi aussi, tu sais les préparer, lui rappela son fils.

– Je sais que c’est toi, espèce de crétin de sasquatch ! s’écria Stina.

Dex leva les yeux au ciel et désigna un point derrière l’oreille de la jeune fille chauve.

– Tu savais que tu avais un creux au crâne à cet endroit-là ?

Sophie éclata de rire.

Ce qui m’a séduite aussi dans cette histoire, c’est tout l’univers qui est mis en place. Alors, je dois avouer que le monde des Elfes, cela fait un peu redondant, un peu déjà vu, et pourtant, cela fonctionne tout de même. Le monde est original dans son traitement, et j’ai beaucoup aimé que pour le moment, on soit centré sur l’école dans laquelle se trouve Sophie. Certes, là encore on peu faire le parallèle avec Harry Potter, mais j’ai bien aimé la manière dont l’école est exploitée. En effet, on sent qu’une véritable tension habite les élèves, et qu’elle n’est pas liée à ce qu’ils apprennent, mais bien à leurs résultats. S’ils n’ont pas les notes suffisantes, ils sont recalés, ils ne redoublent pas, mais sont obligés de quitter l’école. Je me demande alors ce qu’ils font, car même s’il y a bien d’autres écoles, la question ne s’est pas vraiment posée pour Sophie, puisqu’elle est persuadée d’être expulsée et traitée comme une paria hors de la communauté des Elfes. J’espère que cela sera évoqué dans la suite, même si cela implique peut-être qu’un des amis de Sophie soit renvoyé, ce qui serait dommage. J’espère cependant qu’on ne va pas avoir une série à la Harry Potter, soit qui ne se passe que dans l’école. J’espère en effet qu’on verra bien plus du monde de Sophie, même si nous faisons déjà des allés-et-retours dans les autres cités du monde, telle que l’Atlantide. J’ai envie d’en savoir plus, tout comme sur le sanctuaire où arrive Sophie, chez ses parents adoptifs, qui est super intéressant mais qui m’a aussi laissé n peu sur ma faim car j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’ils y font. De la même manière, j’ai envie d’en savoir plus sur la manière dont les Elfes ont coupé les ponts avec les humains, et sur les rebelles évoqués, ainsi que sur les membres du conseil des Elfes. En vérité, il se passe tellement de chose dans cette histoire qu’il y a beaucoup d’éléments de l’univers qui ne sont qu’évoqués, mais qui mériteraient d’être encore plus développées. J’ai donc envie d’en savoir plus, et cela montre à quel point j’ai été emballée parce que nous n’avons pour le moment fait que découvrir, tout comme les pouvoirs des adolescents présents dans l’école.

– C’est une école, ça ? demanda Sophie en tentant d’analyser l’étrange structure déployée devant eux.

Une pyramide en verre de cinq étages dominait les lieux depuis le centre d’une vaste cour en pierre. Le bâtiment principal, tout en verre teinté, l’entourait d’un U anguleux. Six tours – chacune d’une couleur différente – séparaient les ailes, tandis que la septième, un autre luminateur, s’élevait au milieu, plus haut que les autres.

Sur la gauche, on apercevait le dôme d’un amphithéâtre ainsi que les deux autres bâtiments plus petits, tous de la même pierre luisante que le château que Fitz lui avait donné un aperçu à Lumenaria. Sur la droite, deux tours géantes, l’une en or et l’autre en argent, s’entrelaçaient. Si on y ajoutait les vastes terrains d’herbe violette, l’endroit ressemblait plus à une petite ville qu’à une école. Sopjie essaya de ne pas imaginer combien il serait facile de s’y perdre.

Dex la conduisit à l’étage inférieur de la pyramide en verre, où se pressaient les prodiges dans des uniformes assortis aux six couleurs du campus. Tout espoir de retrouver Fitz se dissipa lorsque Sophie contempla le chaos. Elle se cacha derrière Dex en priant pour que personne ne la remarque.

– Qu’est-ce qu’on fait là ? demanda-t-elle dans un murmure.

– Chaque journée commence par l’orientation. Rien de bien méchant. Dame Alina, la principale, se contente de lire les annonce pendant qu’on fait l’appel.

– Comment peut-on faire l’appel avec autant de monde ?

Il tira son pendentif d’identification de son col.

– Ils nous pistent avec ça.

En ce qui concerne le style d’écriture de l’autrice, j’ai adoré. J’ai eu beaucoup de mal à me détacher de ma lecture et je n’ai qu’une envie, c’est de me replonger le plus rapidement possible dans la suite. Autant vous le dire, j’emprunte les livres à la médiathèque de ma ville, et je suis loin d’être prioritaire pour lire la suite. Je suis obligée d’attendre, et je me sens très frustrée par rapport à cela. Si cela avait été possible, je me serais plongée dans la suite immédiatement, et j’ai hâte d’avoir le tome 2 entre les mains. J’ai l’impression de revenir des années en arrière, lorsque je terminais un tome d’Harry Potter et que j’étais obligée d’attendre la prochaine parution, soit un an environ, dans le meilleur des cas, pour avoir la suite. Je trouve que cette série a quelque chose d’addictif qui est plaisant. Ce qui m’a cependant un peu déçue, même si le terme est un peu fort, c’est le début de l’histoire. J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dedans, car je trouve que la scène dans le musée est assez cliché. En effet, l’héroïne qui est retrouvée dans un musée pendant une visite scolaire, cela fait déjà vu. C’était le cas dans Scientist et même dans Percy Jacskon. Je trouve donc cela dommage. Mais c’est le seul défaut que je peux trouver à la manière dont l’histoire est racontée, car je suis tombée sous le charme de la plume de l’autrice et sous l’histoire de Sophie. Le suspens est bien mené, il est frustrant car on veut savoir, comme Sophie, qui lui veut du mal, et les personnages autour d’elle refusent de répondre à ses questions. et on veut la suite pour comprendre tous les sous-entendus qui pour le moment nous échappe. Je pense que c’est une série qui se relit avec plaisir, avec un regard différent une fois qu’on a tous les éléments en main. J’ai d’ailleurs déjà envie de la relire.

En résumé, c’est un gros coup de coeur pour moi. Certes, il y a des défauts dans ce premier tome, mais je suis certaine que cette série ne peut que plaire. Elle a ce côté addictif et mystérieux qu’on retrouve dans les grandes sagas, avec en plus une héroïne forte et attachante. On ne peut qu’apprécier le personnage de Sophie, et les autres personnages apportent beaucoup à l’histoire, on s’y attache aussi beaucoup. C’est une histoire à lire et que je ne peux que vous conseiller. Vous l’avez compris, je compte bien lire la suite le plus rapidement possible, j’espère donc que mon engouement pour cette saga ne va pas retomber.

Et vous ?

Enchaînez-vous tout de suite avec les autres tomes lorsque vous commencer une saga ?

Qu’aimez-vous retrouver, ou non, dans une saga ?

Préférez-vous les tomes uniques ou les sagas ?

Combien de tomes pensez-vous qu’une saga doit compter ?

Bon mercredi à tous 🙂

5 réflexions au sujet de « Gardiens des Cités Perdues, tome 1 : Gardiens des Cités Perdues »

    1. Je n’ai toujours pas la suite 😥 c’est ça de les prendre à la médiathèque… D’autres lecteurs les avaient réservés avant moi… J’espère les avoir assez vite maintenant, mais sans doute pas avant la fin de l’année… Je vais les demander pour le prochain Noël :p
      Tu as lu la suite toi ?

      Aimé par 1 personne

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