chroniques littéraires·service presse

La fille des templiers, tome 2

IMG_20181023_151637

Bonjour les amis. J’espère que vous allez bien et que votre semaine se passe bien. Ici ça va, le soleil a refait son apparition, c’est agréable. Et mes copies sont presque toutes corrigées, je vais enfin pouvoir me concentrer sur le NanoWrimo qui approche et terminer mon roman en cours d’écriture. Croisez les doigts pour moi. Aujourd’hui, je reviens sur le blog pour vous présenter un roman qui sort justement aujourd’hui. Il s’agit du dernier roman de Mireille Calmel, une de mes autrices françaises préférées. Je suis fan de sa plume depuis que j’ai terminé le collège. Ce roman, c’est un tome 2, la suite de La Fille des Templiers, que j’avais chroniqué pour vous ici. Il s’agit du deuxième et dernier tome, puisque c’est une duologie. C’est d’ailleurs assez triste, mais j’y reviendrais dans ma chronique. Comme pour le premier tome, celui est paru chez XO Editions, que je remercie infiniment car j’ai reçu ce roman en avant première, chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Merci donc, et merci à Mireille qui me l’a dédicacé. Il sort donc aujourd’hui, vous pouvez donc le trouver en librairie une fois ma chronique lue. Voici son résumé :

Juillet 1322. Royaume de France.

 » Tous qui avez péché par orgueil, par cupidité, vous mourrez. Et Flore Dupin délivrera le baume sacré à qui, d’une autre lignée, l’aura mérité ! « 

Ainsi s’est abattue la malédiction sur les derniers Capétiens, coupables d’avoir fait brûler en place publique le grand maître de l’ordre du Temple.

Charles IV doit retrouver à tout prix cette Flore qui détiendrait le secret des Templiers : la clé, pour tout souverain, de la protection divine. Le début d’une traque implacable, des palais parisiens aux faubourgs de Londres.

Alors que l’étau se resserre autour de Flore, la rumeur enfle : et si la jeune femme avait pour mission de remettre le baume sacré au prince d’Angleterre ?

Un seul roi pour les deux royaumes.

L’ultime vengeance…

Dans cette histoire, nous retrouvons les mêmes personnages que dans le premier, soit Flore, Armand son protecteur, Charles VI et Jeanne, sa maîtresse, mais aussi de nouveaux personnages, avec Isabelle d’Angleterre et Adémar de la Broce, ancien Templier proche du grand maître et d’Isabelle d’Angleterre. Chacun à leur manière vont tenter d’aider Flore à comprendre son rôle dans la bataille politique qui se joue entre la France et l’Angleterre, dans cette malédiction qui touche les rois de France, et surtout à survivre face à l’Inquisiteur Robert Gui, qui semble animer d’une idée bien plus compliquée qu’on pourrait le penser au premier abord, et de son fidèle serviteur Anselme. Nous sommes embarquer dans une quête qui risque de voir deux royaumes se perdre par une seule femme qui ignore tout de son véritable rôle dans cette histoire.

Je vais d’abord vous parler de Flore. Dans le premier tome, j’avais un peu déploré son manque d’implication, ses frayeurs, le fait qu’elle avait du mal à prendre sa place dans cette histoire. Par rapport à Jeanne, elle me semblait un peu fade, effacée, ballottée là où l’on veut l’amener, sans grande réflexion car elle se met elle-même en danger. Or, dans cette suite, Flore prend plus d’étoffe, d’épaisseur. Son personnage gagne en profondeur et devient l’héroïne qu’on attend d’elle. Elle est certes encore une enfant qui panique rapidement, mais elle s’endurcit, et surtout, elle fait enfin ses propres choix, devenant insolente, prenant sa place dans l’histoire, et dans l’Histoire. Elle devient plus forte, n’hésitant plus à affronter son destin. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle facette de Flore. Du coup, je me suis plus attachée à elle que dans le premier. De même, j’ai apprécié d’en savoir plus sur sa famille, sur ses origines. J’ai apprécié la manière dont elle découvre tout, et surtout la manière dont elle réagit, sans être déstabilisée. Flore devient ici vraiment un personnage qu’on apprécie, et même pour qui on a peur. Sincèrement, je me suis demandée si elle allait terminer cette aventure en un seul morceau car tout est fait pour la détruire, aussi bien physiquement que psychologiquement.

Durant quelques minutes après le départ de Gui, elle avait été ébranlée par son récit, ne sachant plus ce qu’elle devait croire de lui, de la comtesse, de Jeanne, de la mort de ses parents, (…). Mais cela n’avait pas duré. Gui avait été trop mielleux, trop empathique à son égard. Elle s’était vite reprise, avait réfléchi et était arrivée à cette conclusion, détestable : une fois qu’avec son aide, il aurait fait une solide provision du baume sécrété par le corps de Colombe, il se débarrasserait d’elle, comme il avait essayé de se débarrasser de la comtesse et de Jeanne.

Elle ne lui donnerait pas ce plaisir.

Elle voulait vivre. Avec Armand. Retrouver son rire. Son regard pétillant. Retrouver en lui l’homme qui l’avait séduite, touchée. L’idée qu’elle soit une princesse, quand il avait déjà fallu qu’elle accepte d’être la gardienne d’un des secrets les mieux conservés de la chrétienté, lui était inconcevable. Elle qui ne chérissait rien que la vue des champs de blés, le lent mouvement des pales du moulin, la caresse de la rivière autour de ses chevilles, les brassées des boutons d’or, le jus des raisons écrasés sur le nez… Elle qui avait pleuré des frères, des sœurs emportés par la maladie, accompagné leurs petits corps en terre, séché les larmes de sa mère… Elle qui avait taquiner son père, jouant sur ses genoux dans son jeune âge, regrettant de n’y plus monter à celui où il voulait la voir mariée… Une princesse ? Mais elle le possédait son royaume ! Et la seule personne à qui elle en voulait de le lui avoir ravi était Gui.

A l’inverse, j’ai moins aimé certaines réactions de Jeanne. Étrangement, je l’ai senti encore plus amoureuse dans ce tome-ci que dans l’autre, si bien que cela la pousse à commettre des erreurs monumentales. Par moment, j’avais envie de la claquer tellement c’est prévisible qu’elle va s’attirer des problèmes. Cependant, j’ai tout de même beaucoup apprécié son personnages qui prend beaucoup sur elle, qui va aux bouts des choses, même si  c’est horrible pour elle. Il n’y a vraiment que son attachement à Charles IV qui m’a énervé, car sinon c’est une femme forte, qui ne se démonte pas. J’ai adoré la voir avec sa mère, la protéger, et le duo qu’elles forment fonctionnent très bien. Avec la vie qu’elle est obligée de mener, Jeanne aurait très bien pu prendre une autre voie, et j’ai vraiment aimé chez elle sa loyauté à sa famille, à ses idées, qu’elle aurait très bien pu, à tout moment de l’histoire, rejeter. En ce qui concerne sa mère, qui est aussi un personnage super intéressant, j’ai eu beaucoup de pitié pour elle car on sent qu’elle a sacrifié énormément à la cause et elle est presque brisée. Heureusement qu Flore arrive pour l’aider car elle ne sait plus où donner de la tête, et chaque chose qu’elle fait à de terribles conséquences pour les autres. Elle est un peu maudite, la mère de Jeanne.

  • Sois prudente, lui recommanda la comtesse en l’attirant à elle. Je n’ai pas confiance en Charles.
  • Moi si. C’est un Capétien, certes. Et il est sur votre liste noire. Mais ce n’est pas Philippe le Bel, mère. Je ne risque rien auprès de lui.

(…) Jeanne lui broya les mains, l’œil ardent, emporté par le besoin de la convaincre de laisser Charles en vie lorsque Gui ne constituerait plus une menace.

  • Je l’aime, mère. Je sais qu’il m’a privé d’un époux, d’une famille il y a huit ans. Je sais qu’il a repris les béguines sous sa protection à cause de moi, pour que je reste l’une d’elles. Je sais qu’à jamais je vivrai dans son ombre, mais il me rend heureuse. Je n’en veux point d’autre dans mon coeur, dans mon lit. Laissez-moi vous prouver que j’ai raison. Qu’il est digne de gouverner la France. Qu’il m’aidera à sauver Flore. Rachètera les abominations de son père.

La comtesse l’attira contre elle, déposa un baiser dans sa chevelure.

  • En ce cas, reste auprès de lui cette nuit, demain, jusqu’à ce que tout soit terminé. Tu n’es pas une guerrière, Jeanne. Et tu as déjà pris trop de risques.
  • Je vous le promets. Bonne chance de votre côté, ajouta-t-elle en la serrant plus fort.

Elle ne pensait pas que sa mère lâcherait prise aussi vite.

Je vais rapidement parler du personnage d’Adémar de la Broche qui, même s’il n’apparaît finalement pas beaucoup, est un personnage que j’ai beaucoup aimé. Je déplore même qu’on en sache finalement pas assez sur lui, qu’on ne le voit pas assez. C’est un personnage haut en couleur avec une histoire assez intéressante, un homme qu’on sent fidèle jusqu’à la mort à ses principes, à ses rêves de voir un roi d’Angleterre sur le trône de France, et non plus la dynastie qui a mis fin aux Templiers. Il est avide de revanche, mais pas de vengeance. Il veut surtout protéger les siens et sauver la France, mais aussi l’Angleterre. Son histoire d’amour est assez tragique. On sent aussi qu’il ferait n’importe quoi pour Flore ou les personnes qu’il s’est jurer de protéger. Il apporte aussi un peu de sourire dans ce récit, par rapport au premier, plus sombre. Il m’a bien fait rire, il est la petite touche de légèreté dont l’histoire avait besoin. J’aurais aimé qu’il soit plus présent.

Adémar de la Broce avait faim. Une de ces faims obsédantes qui le rendaient généralement peu enclin à l’amabilité. C’était son défaut. Il fallait qu’il mange pour rester courtois. Au point qu’autrefois, en Terre Sainte, il jeûnait avant chaque bataille. Or, depuis qu’il avait quitté l’auberge, deux heures à peine après avoir goûté le cidre de son ami, il ne s’était accordé que de maigres en-cas chez des Templiers, tandis qu’ils lui préparaient des montures fraîches. La nuit avait été longue à chevaucher. Et onze heures venaient de sonner aux beffrois des églises de Paris.

Lorsque, enfin, il passa le contrôle de la porte Saint-Honoré après avoir patienté en plein soleil derrière une foule de marchands grincheux et de bêtes destinées à la Grande Boucherie, il était d’une humeur exécrable.

Je ne vais pas vous parler plus en détail de Robert Gui ou d’Anselme, qui sont vraiment deux personnages bien tordus. Je vais cependant rajouter rapidement que j’ai adoré la présence des gitans et l’aura de mystère qu’ils dégagent. Leur présence contribue aussi à ce que je vais dire maintenant. En fait, je vais à présent vous parler de ce qui m’a un peu manqué dans ce roman. Cela ne vous a pas échappé, nous sommes ici dans un roman historique, dans un des moments mêmes les plus importants du Moyen-Age, car il va déboucher l’une des plus grandes guerres de cette époque. Or, il est de nombreuses fois fait références à certains éléments du passé, passé lointain qui remonte à l’Empereur Romain Aurélien. Certes, ces éléments sont très bien placés dans le roman, et expliqué, il n’y a pas de problème là-dessus, mais la lectrice curieuse que je suis aurait aimé plus de détails, des flash-back ou autres choses afin de mieux m’immerger, comprendre ce qui était arrivé à l’époque. En fait, je suis restée sur ma faim. C’est un peu dommage car l’histoire est très intéressante. J’espère que l’autrice nous en reparlera à l’occasion d’un autre roman. En fait, je trouve le fait que ce soit une duologie un peu frustrant. C’est la même chose avec la fin du roman, qui m’a là aussi laissé sur ma faim. On entre dans un des moments les plus importants de l’histoire, et le roman s’arrête dessus. Du coup, j’espère qu’un autre roman, une autre série, sera consacrée à cette partie-là, car elle doit être super intéressante aussi. Mais ce ne sont que mes attentes de lectrice un peu curieuse et frustrée de ne pas connaître plus de chose sur cette partiel-là de l’histoire et sur ce qui peut arriver à la lignée de Flore.

En ce qui concerne la plume de l’autrice, elle est toujours aussi géniale et immersive. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce roman qui m’a happée. Vraiment, on se croirait au Moyen-Age. J’aime en plus le fait qu’elle utilise une écriture assez complexe, plus complexe en tout cas que les romans contemporains actuels, qui fait qu’on se sent vraiment immerger dans l’époque. On sent tout le travail qu’il peut il y a avoir derrière et je trouve ça bien, d’autant plus que cela change des autres styles d’écriture. C’est un vrai plaisir de lire les ouvrages de Mireille Calmel, d’autant plus que malgré le style qui peut sembler complexe, les phrases coulent très bien et la lecture est très fluide. J’ai lu ce roman en deux jours environ et comme je le disais plus haut, j’ai eu du mal à le lâcher. On a envie de savoir la suite, le suspens est rondement bien mené. S’il y a vraiment un auteur dont j’aimerai me rapprocher niveau style, c’est bien de Mireille Calmel. Et les détails historiques sont parfaits, ils donnent envie d’en savoir plus, et on apprend des choses sans même s’en rendre compte. J’ai adoré l’ambiance qu’il y a dans ce tome, cette course poursuite contre le temps qui file, cette tension présente, à se demander si tout le monde arrivera à temps à sauver les uns, les autres, ou l’Histoire. C’est vraiment bien fait.

Vous l’avez donc compris, nous ne sommes pas loin du coup de cœur. En fait, nous y sommes même pas loin du tout car j’ai vraiment adoré cette histoire, c’est pour cela que ke suis frustrée qu’elle se termine ainsi car j’aurai souhaité qu’elle soit plus longue, qu’elle dure encore un peu. J’aime avoir les réponses à toutes mes questions et faire durer le plaisir le plus longtemps possible. J’ai passé un excellent moment en compagnie de Flore, de Jeanne, des Templiers et j’aurai souhaiter qu’il dure. C’est donc un roman que je vous conseille vivement, surtout si vous vous intéresser au Moyen-Age, à tout ce qui touche les rois de France. C’est une magnifique découverte que je vous recommande.

Et vous ?

Aimez-vous les romans historiques ?

Qu’aimez-vous retrouver dans ces histoires ?

Aimez-vous lorsque ces romans collent le plus possible à l’Histoire ?

Bon mercredi, et bon Halloween à tous 😀

 

Une réflexion au sujet de « La fille des templiers, tome 2 »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s