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Happiness palace

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Bonjour tout le monde. J’espère que vous vous portez tous bien, et que les articles de rentrée qui sont déjà mis dans les magasins ne vous stressent pas trop. C’est tout de même fou fou ça, bientôt on les trouvera en vente dès juin. Mais heureusement, ce sont toujours les vacances, et aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter une romance parfaite pour aller sur les plages. Certes, elle n’est pas aussi légère que d’autres, mais je suis certaine que vous saurez l’apprécier comme moi. Exceptionnellement, c’est d’une réédition que je vous parler aujourd’hui, d’un roman paru l’année dernière. Il s’agit de Hapiness Palace, que j’avais déjà chroniqué sur le blog l’an dernier. C’est un roman sorti chez amazon, donc en autoédition. Il est écrit par Blandine P. Martin, qui est une auteure que j’affectionne beaucoup , comme en témoigne mes plusieurs chroniques de ses romans, Eden, tome 1 : Le mirage de Gemma, Quelque chose de bleu et sa saga Wild Crows. Voici donc une petite romance toute en douceur et en sympathie. Elle est pour le moment en précommande, le roman ressort le 25 juillet. Voici son résumé :

Happiness Palace. Deux mots bien étranges, comme tombés du ciel. Amy, 26 ans, n’est plus que l’ombre d’elle même, victime d’un mari violent et spectatrice d’une vie déjà tracée. Alors qu’elle n’aspire plus qu’à quitter ce monde infâme, le destin semble lui tendre la main. Une seconde chance où l’entraide et la solidarité seraient maîtres mots. Un endroit pour les gens « comme elle », ceux dont la société se fiche, ceux qui n’ont plus rien, ni personne. Peut-elle encore faire confiance à qui que ce soit ? Partagée entre une peur viscérale de tomber et l’envie dévorante d’espérer, Amy devra trouver le chemin de la guérison. Le Happiness Palace lui ouvre ses portes.

Dans ce roman, nous découvrons Amy, une jeune femme de 26 ans, qui vit avec un homme violent. D’ailleurs, il vient de l’envoyer à l’hôpital, dans un état critique. Et lorsqu’elle émerge de son état, Amy doit faire face à un choix : celui de retourner auprès de son mari violent, ou partir vivre en HP. HP, ce sont les deux lettres d’Happiness Palace, un lieu crée par Zach, un infirmer altruiste, afin que des personnes puissent s’y reconstruire. Là-bas, il leur offre un toit, une écoute attentive, une amitié. Amy trouve cela trop beau pour être vrai, mais elle accepte de tenter l’aventure. Elle se retrouve alors de parfaits inconnus, qui vient tous en colocation dans la grande maison de Zach, et qui vont lui permettre de reprendre goût à la vie et à l’espoir. Peu à peu, Amy va redevenir une jeune femme insouciante, normale.

Je commence cette chronique avec le concept même de l’histoire qui est très intéressant. Ce n’est jamais évident de parler de ce genre de chose qu’est la violence des femmes battues. C’est un sujet assez sensible, comme d’autres sujets de société. On peut croire qu’on ne peut en parler qu’en se renseignant beaucoup, qu’en ayant vécu une telle situation. Néanmoins, je trouve que l’auteure s’en sort très bien, justement parce qu’elle fait de cette situation une situation presque secondaire. En effet, ce qui compte ici n’est pas le fait que l’héroïne, Amy, ait été violentée, mais plus la manière dont elle va se reconstruire. Ce qui importe dans cette histoire, c’est la guérison de l’âme de la jeune femme, la manière dont elle va reprendre le contrôle sur sa vie, tout cela avec l’Happiness Palace, qui va lui apporter une nouvelle famille, des amis, sur qui elle pourra compter. Avec cet endroit fait pour les âmes en peine, Amy va pouvoir aller mieux. Et cet endroit est donc central, et très intéressant à découvrir. En effet, il y a de tous les profils à l’intérieur. Amy est une femme battue, mais tous ceux qu’elle va rencontrer ont leurs casseroles, plus ou moins épaisses. J’ai donc trouvé agréable cette idée de reconstruction avec autrui, avec des profils complètement différents, mais finalement assez complémentaires. C’est une idée originale, qui permet de ne pas se focaliser que sur le fait qu’Amy ait été une femme batture. On a envie de monter un tel endroit, de faire comme Zach et de venir en aide aux gens, sans demander de réparties. Le habitants du Happiness Palace aident en fonction de leurs moyens, des étapes validées de leur guérison. Certains travaillent, d’autres non. C’est un endroit transitoire avant de retrouver une vie normale. C’est un endroit qu’on aimerait aider, sur lequel on aimerait tomber en cas de besoin

  • Pour faire simple, j’ai eu la chance d’hériter d’une immense demeure. Et avant d’être infirmier, ma vie n’avait rien de glorieuse… inutile de s’éterniser sur le passé. Toujours est-il que j’ai souhaité aider ceux qui en avait besoin, de la même manière que l’on m’a aidé, moi.
  • Un infirmier au grand cœur.
  • Je ne sais pas si j’ai un grand cœur, mais vous, Amy, je vous trouve bien acerbe. Je ne peux pas vous en blâmer. Nous sommes sept à vivre dans cette immense maison. On s’entraide, et on apprend à refaire surface, ensemble. Chacun a son passé, ses propres douleurs à effacer. L’amitié et le soutien que l’on s’apporte nous permet de sortir des décombres. (…) Vous y serez en sécurité, et par dessus-tout, vous ne serez plus seule.

Le personnage d’Amy est sympas à suivre. La jeune femme est agréable, avec un bon cœur, mais beaucoup de faiblesse. Elle a vécu une situation traumatisante, et il lui faut du temps pour s’en remettre. Elle évolue donc tout au long du roman. Elle passe de la jeune femme brisée, qui voudrait presque en finir, qui regrette d’être avec son mari, à une jeune femme forte, qui a foi en l’avenir, et en l’amour. C’est intéressant de voir les différentes étapes qu’elle traverse. Elle passe de la jeune femme perdue, qui sursaute au moindre bruit, à une jeune femme combattante. Je pense qu’on peut s’identifier à elle, même sans vivre ce qu’elle vit, parce que son histoire est touchante. Elle peut en effet arriver à n’importe qui. C’est ce qui fait aussi de son histoire une histoire tragique. Amy est finalement comme n’importe quelle fille amoureuse qui ne voit pas les défauts de celui qu’elle aime, qui pardonne justement au nom de cet amour. Pourtant, elle est tout de même courageuse, car elle ose partir pour le Happiness Palace, pour se refaire une nouvelle vie. Elle ose affronter son histoire. J’ai vraiment apprécié son évolution, sa transformation. On espère tellement qu’elle va s’en sortir et pouvoir enfin aimer à nouveau, vivre comme elle aurait dû vivre sans son mariage.

Lorsque Dennis se releva d’un bond, je sursautai, effrayée par la vitesse de ce mouvement si soudain. Je manquai même de crier, le cœur palpitant et le souffle emporté par la crainte. Lui ne s’en aperçut même pas, saluant l’assemblée d’un geste de la main qui me fit reculer une fois encore au fond du canapé. Il disparut de la pièce, avalant les marches en direction de sa chambre, et je réalisai que ma réaction avait été exagérée et inutile. Mais je n’y pouvais rien. Je m’étais assoupie, sans même le réaliser. Et l’ombre brusque de son corps se relevant, le changement de formes des coussins sous mes fesses, et ce bras levé en un éclair, tout cela avait retentit dans mon esprit comme une menace. Je repris doucement mon souffle, rassurée de constater que personne n’avait repéré mon malaise, sans quoi j’aurais sans doute rougis de honte. Je devenais cinglée. La vie avait fait de moi une folle furieuse, qu’un simple coup de vent affolait.

Les personnages secondaires sont assez importants dans ce roman. Ils vont faire partie de la reconstruction d’Amy, devenir de vrais amis, sa seconde famille. En fait, ils vont tous lui apporter quelque chose. Ils vont chacun avoir leurs rôles à jouer dans sa guérison. J’ai eu un petit coup de cœur pour Dennis et Soko, qui sont vraiment mignons, et des amis très importants pour Amy. Soko devient une amie fidèle, une merveilleuse confidente, et Dennis, le but en train de la bande, un petit frère qu’on a envie de cajoler. Il m’a beaucoup fait rire, comme un adolescent qui ferait les pires bêtises pour amuser la galerie, mais sans jamais faire de mal. J’ai apprécié la relation qu’il met en place avec Amy, une relation d’amitié fraternelle. Il se comporte comme un frère avec elle, la cajolant, l’embêtant aussi, sans qu’il n’y ait jamais rien d’ambigü entre eux. J’ai aimé les histoires de chaque personnages membres de la maison. Ils sont tous différents, mais poursuivent un but commun, celui d’aller mieux pour pouvoir poursuivre leurs routes. J’ai apprécié l’esprit de communauté, de bande, qui les anime. Ainsi, l’heure du départ d’un des membres est toujours douloureuse, même si tous sont heureux pour lui car ça signifie qu’il peut reprendre une vie normale dans la société, cela reste un déchirement. Ainsi, on sent l’amitié qui lie tout le monde. Ce que je regrette cependant, c’est l’histoire de Dennis, qui, à mon sens, est la moins développée. J’aurai aimé en savoir plus sur ce personnage. J’espère qu’on aura le droit à une petite nouvelle sur lui, parce que j’ai un goût d’inachevé avec lui.

Ce roman est, comme je l’ai précisé au début, une petite romance. En effet, au sein d’Happiness Palace, Amy va rencontrer l’amour, en plus de sa guérison. Cette histoire, que j’ai trouvé un peu prévisible, s’accorde tout de même très bien avec l’ensemble du texte. Elle arrive tout en douceur, et est très mignonne. Le couple que va formé Amy va être tout mignon, plein de charme et de douceur. Il va permettre de poursuivre sa guérison, car trouver l’amour va permettre à la jeune femme de tirer un trait définitif sur son passé. Grâce à lui, Amy va trouver la forces de retrouver des personnes de son passé et de les affronter. C’est grâce à lui qu’elle devient plus forte.

  • Tu sais, (…), j’ai la trouille moi aussi. La trouille de me planter, de faire le mauvais choix, et de retomber plus bas encore que je ne l’étais avant. Pas seulement en ce qui concerne mes relations avec les autres, mais pour tout. J’ai déjà mordu la poussière, et j’angoisse quotidiennement à l’idée d’avoir de nouveau à connaître ce goût de défaite. Parce que je ne sais pas si je trouverai la force de me relever une fois de plus. Mais si j’écoute cette peur qui me bouffe, je ne vis plus, je deviens spectatrice de ma propre existence. A quoi bon ? La vie est faite pour être dévorée, elle n’a aucune valeur si on la passe à fuir, il faut aimer, pleurer, rire et crier, parce que c’est ça finalement, la vie.

Je marquai une pause, avant de relever mon visage vers le sien. Ma main caressa sa barbe naissante.

  • J’ai la trouille, mais je dois essayer de vivre, quoiqu’il advienne, sinon vous m’auriez tous sauvée pour rien.

L’écriture de l’auteure est toujours aussi agréable à lire. J’ai lu ce roman en moins de deux jours tellement les pages s’enchaînaient vite, et à quel point on s’attache aux personnages qu’on rencontre dans cette histoire. L’histoire de Zach m’a touchée. Ce roman est pleins de bons sentiments qui portent notre lecture, qui nous poussent à aller de l’avant, à tourner les pages. On n’a alors plus envie de quitter les personnages.

Je noterais tout de même un bémol sur le laps de temps que passe Amy dans l’Happiness Palace. En effet, à mon avis, le temps passe trop vite dans ce roman. On a l’impression que l’histoire se passe en un mois, ou deux, maximum. Je pense que cela est trop rapide pour une guérison comme celle d’Amy. Je m’attendais à voir son évolution sur une année, à plus fouiller ses sentiments, sa peur des autres, son manque de confiance en elle, et en fait, sa guérison passe aussi vite que des vacances. Ainsi, elle accepte bien vite de ne plus voir son mari, de couper les ponts avec lui, de porter plainte, de trouver du travail, la présence des autres, d’aimer à nouveau. Toutes ces étapes importantes s’enchaînent trop vite à mon goût, donnant l’impression qu’Amy, finalement, n’aimait pas autant son mari qu’elle voulait bien le faire croire. Je pense que cela n’est pas voulu par l’auteure, et c’est dommage. Toutefois, ce sera la seule critique que je vais faire, parce que j’ai vraiment passer un bon moment dans ce roman, outre ce détail.

En résumé, je conseille ce roman, parce que j’ai passé un bon moment à lire cette histoire, parce que je me suis attachée aux personnages, parce que j’ai aimé l’évolution d’Amy, et parce que le sujet n’est pas un sujet facile. Ce roman montre qu’on peut s’en sortir, peu importe ce qu’il se passe dans nos vies, il y a toujours une lueur d’espoir, qu’il fait avoir confiance en autrui. C’est un vrai roman feel-good. J’aimerai même qu’il y ait une suite, où l’on retrouverait notre couple et de nouvelles personnes à aider. C’est une bonne histoire à lire.

Si vous souhaitez retrouver l’univers de Blandine P. Martin, voici son blog : ici. Et retrouvez Happiness Palace sur amazon : ici.

Et vous ?

Vous aimez les romances avec des personnages brisés ?

Avec des personnages qui semblent détruits par la vie ?

Quel est votre dernier roman feel-good lu ?

Bonne fin de semaine à tous 😀

6 réflexions au sujet de « Happiness palace »

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