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La Légende des Quatre, tome 1 – Le clan des loups

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Bonjour tout le monde. J’espère que votre semaine se passe bien. Ici, ça sent de plus en plus le printemps, de quoi donner des envies de lectures dehors. Des envies d’ailleurs aussi. Mais je vous retrouve aujourd’hui sur le blog, non pas pour vous présenter un roman où il est question d’escapade, de vacances, mais un roman fantastique. Je précise qu’il est plus à destination des adolescents, mais qu’il peut plaire à tout le monde. Ce roman, c’est le dernier de Cassandra O’Donnell. Ce nom ne vous ait sans doute pas inconnu, puisque c’est l’autrice de la saga Malenfer et de celle de Le monde secret de Sombreterre, qui sont toutes les deux à destination des enfants. Ce nouveau roman, qui sort justement aujourd’hui, s’intitule Le clan des Loups, et c’est le premier tome de la Légende des Quatre. Il sort chez les éditions Flammarion Jeunesse, que je remercie beaucoup pour m’avoir envoyé cet ouvrage, aussi que son autrice. Vous êtes près à vous plonger dans cette histoire fantastique ? Voici son résumé :

Ils sont quatre
Quatre héritiers de leurs clans
Ils doivent s’unir pour survivre …
Loups, tigres, aigles et serpents
Quatre clans ennemis …
Les yokaïs , créatures tantôt humaines tantôt animales vivent dans une harmonie fragile …
Sur les terres humaines, la tension est palpable …
Maya, l’héritière du clan des loups et Bregan, des tigres sont les garants de la paix …mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus?

Dans cette histoire, nuis suivons principalement Bregan et Maya, deux adolescents loin d’être comme les autres. Bregan est en effet l’héritier du clan des tigres, et Maya celle des loups. Ce sont tous les deux des Yokaïs, c’est-à-dire qu’ils peuvent se transformer en animal. Avec leurs clans, ils vivent loin des humains, sur des terres qui leurs appartiennent. Ils ne croisent les humains qu’à l’école, qu’ils sont obligés de fréquenter pour maintenir un sentiment de paix. Mais cette dernière est fragile. Les Yokaïs de clan différent ne se supportent pas, et une guerre peut toujours arriver. C’est pourquoi Bregan et Maya ne peuvent se parler. Or, cette règle essentielle est sur le point d’être menacée. Car Mika, le frère de Bregan, ne comprend pas pourquoi les Yokaïs différents ne peuvent pas être amis. Et parce quelque chose se profile dans l’ombre, quelque chose qui tente de déclencher une guerre entre les clans des tigres et des loups, menaçants par la même occasion ceux des serpents et des aigles. Bregan et Maya vont devoir mener l’enquête pour comprendre qui en vont aux Yokaïs.

Tout d’abord, je souhaiterai commencer cette chronique par vous parler de l’univers dans lequel évoluent nos personnages. Au début, on pourrait croire qu’il s’agit d’un univers fantastique. Après tout, il est fait mention d’une certaine magie avec les Yokaïs. Or, ce n’est pas tout à fait ça. Certes, l’univers est fantastique, mais pas que. Nous sommes aussi dans un univers post-apocalyptique. Le monde tel qu’on le connaît à disparu, suite à de nombreuses catastrophes et à l’avidité des êtres humains. Le monde a été détruit, et les Yokaïs en ont alors pris le pouvoir, afin de redonner au monde la vie. Depuis, les humains vivent dans les terres neutres, des terres suffisamment habitables mais restreintes, pendant que les Yokaïs occupent les forêts ou dans les montagnes. Une guerre aurait éclatée entre les deux espèces des dizaines d’années auparavant, ce qui aurait réduit l’humanité en esclavage. D’ailleurs, on sent que la plupart des Yokaïs méprisent les êtres humains, et inversement. Ces derniers n’osent cependant pas s’en prendre à leurs ennemis, bien plus puissants. Ceci a son importance, car on sent que l’ambiance est tendue, et qu’un carnage pourrait avoir lieu à tout moment. C’est aussi la même chose entre les Yokaïs eux-mêmes, qui se détestent. Bregan et Maya, âgés d’une quinzaine d’années, se souviennent d’ailleurs de ces guerres qui les ont vus s’affronter. C’est pour cela qu’ils font tout pour maintenir la paix, quitte à s’opposer à leurs propres clans. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est qu’on sent que cet univers est crédible, avec ses horreurs faites par les humains ou les Yokaïs. Il y a quelque chose dans l’histoire qui le rend réaliste, et je pense que dans le prochain tome, on en apprendra encore plus sur les Yokaïs, ce qui aidera à rendre la vision de l’autrice encore plus crédible, comme dans un roman de science-fiction, mais qui se passerait très loin dans le futur. Ce que j’ai aussi beaucoup aimé, c’est la manière dont cet univers est traité. Ainsi, on sent qu’il est maîtrisé, que l’histoire ne commence pas ou ne s’arrête pas avec ce qui est raconté, qu’il y a tout un environnement développé autour de l’histoires de Bregan et Maya. C’est assez intéressant, car on va certainement découvrir que ce qui se passe maintenant est dû au passé, et aura de graves répercussions pour le futur. Ceci contribue à rendre l’univers assez riche, ce qui aide à s’immerger dedans. On devine aussi que les Yokaïs ont une histoire compliquée, que ce soit entre eux ou avec les humains, bien avant les guerres qui les ont opposés.

Bregan regardait défiler des murs de pierres, d’anciennes routes et des immenses tas de débris recouverts de verdure. Il n’avait pas connu le temps des hommes, celui d’avant la grande destruction. Il ne savait que ce qu’il avait lu dans les livres d’histoire écrits en anglais, une langue ancienne. Ils racontaient que plusieurs milliers d’années plus tôt, les hommes, alors bien plus nombreux, s’étaient adonnés à de terribles guerres, qu’ils avaient épuisé les ressources de la Terre en détruisant les rivières, les mers, les océans, les forêts et la faune, et ce faisant ils avaient détruits le monde dans lequel ils vivaient. Bregan ne doutait pas de la véracité de ces récits ; il existait, partout, au sein des terres neutres, des vestiges de cette ancienne et terrible civilisation, mais il avait du mal à imaginer ces grandes cités remplies d’immeubles, ces étranges machines qui roulaient, ces appareils qui permettaient de se déplacer à distance ou même ces grands ponts de métal. Du mal à croire que les hommes aient pu changer à ce point. Du reste, était-ce le cas ? Oh bien sûr, les humains vivaient à présent dans des cabanes en bois, ils circulaient à pieds ou à cheval et leur vie se résumait principalement à cultiver, chasser, faire de l’élevage, tanner les peaux, coudre, broder et apprendre à lire et à écrire, mais leur goût pour le sang et la destruction avait-il disparu pour autant ? Le tigre était loin d’en être certain.

Comme je l’ai dit plus haut, Bregan et Maya sont les personnages que nous suivons. De ce fait, ce sont les personnages principaux. Mais ce ne sont pas les seuls. En effet, Mika, le jeune frère de Bregan, tient aussi une place importante dans l’histoire. Ainsi, d’une certaine manière, c’est lui qui la lance. Nous commençons d’ailleurs l’histoire avec lui. C’est un personnage que j’aime beaucoup, tout d’abord parce qu’il est le seul à ne pas avoir d’a priori sur les autres races, humains ou Yokaïs. Tout ce qu’il voit, lui, c’est de potentiels amis, proches. De plus, c’est un personnage très généreux. Il contribue au rapprochement des uns avec les autres, et il n’hésite pas à défier Bregan, son clan, pour aider les autres. Je pense qu’il déteint d’ailleurs sur Bregan, qui adopte au final la même forme de pensée que son frère, bien qu’il soit de nature beaucoup plus méfiante. Mika est l’innocence même, celui qui ne voit le mal non part. C’est une boule d’énergie rafraîchissante dans cet univers. C’est un personnage auquel on s’attache facilement. Malheureusement, je crains que cela ne lui joue des tours par la suite. Ensuite, je me suis beaucoup attachée à Maya. C’est la rebelle du groupe, celle la première qui remet en cause les règles, qui s’oppose à son clan lorsqu’il le faut. J’ai aimé son côté pragmatique, guerrier aussi. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle ose s’affirmer, que ce soit avec ses proches ou non. Elle doit toujours en faire plus pour se faire respecter, les loups semblant un peu misogynes par moment, comme les autres Yokaïs. J’ai aussi apprécié sa faiblesse, le fait qu’elle fasse confiance à Bregan sans comprendre pourquoi, ce qui va lui causer quelques problèmes. C’est une héroïne forte, qu’on a envie de suivre. Au contraire, le personnage de Wan est assez horrible. Il montre toute l’horreur des Yokaïs, c’est quelqu’un qu’on n’a pas forcément de croiser. Il fait un peu froid dans le dos. Cependant, j’ai aimé son humour. C’est un personnage froid, mais avec un certain humour bien à lui. J’attends de voir son évolution, car, même si j’ai fini par le trouver sympathique, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre avec lui.

  • Les Taïgans se seraient vengés
  • Et alors ?
  • Alors je n’ai pas l’intention de voir les gens que j’aime se faire tuer pour un motif aussi stupide.
  • Tu n’es qu’une lâche ! gronda (Morwin) avant de tenter de la gifler.

Mais Maya était trop rapide. D’un geste vif et décidé, elle le frappa au genou puis, une fois sa jambe à terre, elle le fit basculer sur le sol d’un coup de pied violent en pleine face avant de bondir sur lui et de presser un couteau sous sa gorge.

  • Si tu oses encore une seule fois me manquer de respect, je te tue, c’est clair ?

Jolan ne put s’empêcher de jeter un regard admiratif à sa fille. La célérité et la dextérité de Maya augmentaient de jour en jour et elle n’allait pas tarder à devenir l’une des meilleurs combattante de la meute. Et il lui suffisait de voir les petits sourires approbateurs qui s’étaient dessinés sur les lèvres de ses meilleurs chasseurs pour savoir qu’ils partageaient son opinion.

Pour ne pas vous dévoiler plus l’histoire, je vais à présent vous parler de la plume de l’autrice. Elle est très fluide, elle coule toute seule, si bien que, même si le livre fait plus de 300 pages, on a l’impression que le roman est très court. On ne s’ennuie à aucun moment, et on a beaucoup de mal à lâcher le livre. En fait, il se lit très vite. Le fait que les chapitres soient courts contribuent à ce sentiment que l’histoire passe vite. On les enchaîne rapidement. Comme je le disais, on ne s’ennuie pas, il y a du suspens, et on suit avec plaisir les personnages. On réfléchit avec eux, on cherche avec eux la menace qui pèse sur eux. Il y a un côté roman policier plaisant dans ce roman, avec une enquête qui mène Bregan et Maya à se battre, à se retrouver au cœur de l’action. Cela se mêle parfaitement avec le côté fantastique du roman, avec aussi celui post-apocalyptique de l’histoire. Tous ces genres sont en effet importants au sein du récit, et le seront encore plus par la suite, j’en suis certaine. J’ai aussi aimé qu’on change de personnage, qu’on ne soit pas qu’avec Maya ou Bregan. Cela nous aide à nous attacher aux deux héros, à leurs clans, même si cela devient compliqué de se souvenir de tous les noms croisés. Je pense que, dans la suite, on passera un peu plus de temps avec les autres, mais cela n’est pas dérangeant car cela permet de découvrir plus les Yokaïs.

En résumé, je vous conseille vivement de lire ce roman. C’est une très bonne histoire, et le fait qu’elle soit à destination des adolescents n’est pas un problème. Si vous aimez le fantastique, les mystères, elle est faite pour vous. C’est un roman que j’ai dévoré, que j’ai terminé très rapidement. L’écriture est si fluide, le suspens si bien mené, qu’on a beaucoup de mal à lâcher cet ouvrage. Pour moi, c’est même un coup de cœur, car j’ai vraiment aimé l’univers développé ici, les personnages et l’histoire. C’est une très bonne lecture, et j’ai vraiment hâte d’avoir la suite.

Et vous ?

Lisez-vous des romans pour adolescents ou jeunes adultes ?

Cela vous arrive-t-il de lire des romans jeunesses ?

Qu’aimez-vous retrouver dans ces histoires ?

Avez-vous déjà lu des romans de Cassandra O’Donnell ?

Bonne fin de semaine à tous 😀

6 réflexions au sujet de « La Légende des Quatre, tome 1 – Le clan des loups »

  1. Perso j’ai lu Rebecca Kean et j’ai envie de me laisser tenter par cette nouvelle saga ^_^ J’aime beaucoup l’auteure, c’est une femme qui a le cœur sur la main et qui m’inspire beaucoup !

    J’aime

    1. J’ai pas encore lu Rebecca Kean, même si j’en ai pas mal entendu parler. Il faudra que je me penche dessus, un de ces jours 😉 Oui, c’est une super auteure, j’aime beaucoup ce qu’elle fait. Je comprends qu’elle t’inspire 😀 J’ai hâte de la rencontre au Printemps du Livre, à Montaigu, le mois prochain 🙂

      Aimé par 1 personne

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