chroniques littéraires

L’épreuve, tome 1 : Le Labyrinthe

IMG_20180225_125254

Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien, et que, pour ceux qui sont en vacances, vous en profitez bien. Bon, il fait super froid, mais au moins on a du soleil, c’est déjà super. On pourrait presque se croire au printemps, s’il ne faisait pas aussi froid. Heureusement, j’ai trouvé une activité pour m’occuper tout en restant à la maison. En effet, j’ai entamé la relecture de la saga phénomène L’épreuve. Je dis relecture, mais en fait je me suis arrêtée après le tome 2, alors qu’il s’agit d’une trilogie. De ce fait, je n’ai donc pas encore lu le tome 3. Je répare donc enfin cela, d’autant plus que, cela n’a échappé à personne, ce fameux tome 3 est actuellement au cinéma. Mais revoir les deux premiers tomes à la télévision, dimanche dernier et le dimanche encore d’avant, m’a trop donné envie de me replonger dans cette histoire. Et voilà, j’ai terminé le tome 1, dont je peux à présent vous parler.

Remontons alors les choses en place. Le Labyrinthe, qui est le nom de ce premier tome, est sorti chez les éditions Pocket Jeunesse en 2014. Son auteur, malheureusement célèbre depuis quelques jours suite à des accusations d’agressions sexuelles, est James Dashner. Il s’agit d’une histoire de science-fiction à destination des jeunes adultes, avec une certaine dimension dystopique. Il y a une pointe d’horreur dedans. Voici le résumé de ce premier tome :

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les « coureurs » parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Nous suivons donc Thomas, un jeune garçon qui, un beau jour, se réveille dans une boîte. Il ne se souvient que de son nom. Même pas de son âge, de son nom de famille, ou de ses parents. Juste de son nom. Et voilà qu’il débarque, grâce à cette boîte, dans un étrange endroit où il n’y a que des garçons. Ces derniers vivent en total autarcie. Le seul contact qu’ils ont avec le monde extérieur, c’est la boîte qui le leur fournit. Ça, plus un nouveau tous les mois. Tous sont sans souvenirs. Ils ne se souviennent que de leurs noms. Tous travaillent alors à la ferme, afin d’avoir assez pour se nourrir, et pour occuper avant de devenir fou. Les plus vieux sont là depuis deux ans. Mais ce n’est pas le pire. Car cette ferme se trouve au milieu d’un labyrinthe, où la nuit sortent d’horribles créatures. Toutes les nuits, les murs bougent, tandis que les garçons sont à l’abri dans leur carré. Seuls les coureurs, des garçons chargés de cartographier le labyrinthe, ont le droit de sortir dedans, à condition qu’ils soient revenus avant la nuit. Dès lors, Thomas n’a qu’une idée en tête : devenir coureur et trouver la sortie de ce labyrinthe. Quitte à prendre d’énormes risques. Quitte à tout changer.

Je vais commencer cette chronique par vous parler de Thomas. Il s’agit après tout du personnage principal. C’est un garçon que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre. En effet, c’est intéressant d’être avec lui, car on le découvre en même temps que lui. Thomas n’a que son nom, il ne se souvient même pas de son physique. Il le découvre lorsqu’il interroge les autres. Il ne sait donc pas grand chose sur lui, et nous sommes pareils, dans l’ignorance de ce qu’il a vécu, de ce qu’il fait là, de ce qui constitue sa personnalité. Nous le découvrons donc au fur et à mesure, avec lui. Et rapidement, il s’avère qu’il a un caractère assez fort, qu’il ne se laisse pas marcher sur les pieds, et qu’il est aussi très curieux. Ainsi, il  ne va pas arrêter de poser des questions, ce qui va profondément agacer les autres. Thomas n’abandonne pas, quitte à se faire des ennemis. Il veut savoir ce qu’il se cache dans le labyrinthe, pourquoi tout le monde est là, et pourquoi ils ne peuvent pas sortir. Il porte l’espoir en lui, celui de sortir de ce lieu, alors que les autres se sont simplement habitués à vivre là. Il cherche d’ailleurs à de nombreuses reprises à se souvenir de sa vie d’avant, alors que ce n’est pas le cas des autres. Il a d’ailleurs certaines intuitions sur le labyrinthe, alors que les autres acceptent justes leurs sorts. Thomas lui ne veut pas être comme eux. Il cherche avec la force du désespoir des solutions, n’importes lesquelles. Et doter d’une certaine intelligence, il va explorer toutes les solutions qui vont se présenter à lui. Alors, il s’accroche à son nouveau désir, celui de devenir coureur et d’explorer tout le labyrinthe. Et il se découvre courageux, ou complètement inconscient, selon les points de vue. Thomas ferait n’importe quoi pour sauver un ami, même à se mettre en danger. C’est ce qui va le caractériser pendant tout le roman, et le rende extrêmement sympathique. On voudrait tous un ami aussi fidèle que Thomas, qui se mette en danger pour nous sauver.

Quand Thomas se retourna, un frisson de peur le parcourut. Alby avait échappé aux bras de Minho et glissé au sol. Thomas vit Minho qui s’efforçait de le relever, puis, en désespoir de cause, l’empoignait par les aisselles et le traînait dans la poussière.

Ils se trouvaient encore à une trentaine de mètres.

Le mur se rapprochait rapidement. Il donnait l’impression de coulisser de plus en plus vite, alors que Thomas aurait voulu le ralentir par la seule force de sa pensée. Dans quelques secondes, il serait trop tard. Alby et Minho n’auraient plus aucune chance de rentrer.

(…) Plus que deux mètres. Un mètre et demi. Un mètre.

Thomas n’avait pas le choix. Il s’élança. Il se glissa entre les pointes à la dernière seconde et s’engouffra dans le Labyrinthe.

Le mur se referma derrière lui dans un bruit sourd ; l’écho roula sur les pierres couvertes de lierre, comme un rire démentiel.

Maintenant, parlons des autres « blocards ». Il s’agit du nom du groupe des garçons. Il y a d’abords Alby, le chef. Son personnage dans le roman est assez peu sympathique. Il donne l’impression de se moquer en permanence de Thomas, que ce dernier l’agace, avant même qu’il ne pose une seule question. Alby en fait ne semble pas pouvoir encadrer le nouveau, qu’il abandonne dès qu’il le peut. Alby peut alors sembler cruel. Il règne d’ailleurs sur le groupe d’une main de fer, n’hésitant pas à appliquer les règles dès qu’un membre lui désobéit. Or, les règles ne sont pas toujours agréables, comme lorsqu’il s’agit de bannir un membre, de l’abandonner au labyrinthe, en pleine nuit, alors que les Griffeurs, les monstres du coin, sont de sortir. De ce fait, on peut croire qu’Alby est un tyran. Or, Alby est juste un garçon terrifié, avec certains souvenirs, et qui veut conserver à tout prix l’équilibre instauré. Vers la fin de l’histoire, il m’a touchée, car on découvre un autre aspect de sa personnalité, un aspect qu’on ne devinait qu’à peine. Ensuite, il y a Newt et Minho. Je crois que, pour beaucoup, ce sont les personnages préférés. Personnellement, j’ai aimé leurs personnages. Ils ont tous les deux un caractère sympathique et patient. Ils écoutent Thomas, et toutes ses théories loufoques, et n’hésitent pas à le suivre dans sa folie. Ce sont des amis sur lesquels il pourra compter par la suite. Ce sont aussi deux garçons intelligents, qui savent à quel point le labyrinthe est dangereux, mais que la situation ne peut pas rester telle qu’elle. Ce sont aussi de bons chefs, convaincants, qui savent se faire écouter. Et puis, il y a Chuck, le petit garçon qu’on a envie de protéger, de prendre sous son aile. Thomas est souvent dur avec lui, alors que ce gamin ne cherche juste qu’un ami. C’est sans doute le personnage le plus touchant de toute l’histoire, celui auquel on s’attache le plus. Il peut être agaçant, mais c’est juste un garçon terrifié par le monde qui l’entoure. C’est aussi un peu le petit frère qu’on est obligé de se trimbaler, mais qu’on protège malgré tout. Je ne vous parlerais pas en détail des autres personnages, dont Teresa, afin de ne pas vous spoiler. Mais sachez juste qu’ils auront tous leur importance avant la fin du roman. Chaque personne a un rôle précis prévu par l’auteur.

  • Thomas ? demanda Chuck
  • Oui.
  • Tu crois que j’ai des parents ? De vrais parents ?
  • (…) Evidemment, tocard ! il faut que je t’explique le coup des choux et des roses ?
  • Ce n’est pas ce que je voulais dire, grommela Chuck d’une voix lugubre. Presque tous ceux qui ont subis la Transformation se rappelle des choses terribles dont ils refusent de parler. Tu crois que j’ai un père et une mère qui m’attendent quelque part, et à qui je manque ? Est-ce qu’ils pleurent le soir avant de s’endormir ?

(…) Pour la première fois, il eut des envies de meurtre. Chuck aurait dû se trouver à l’école, chez lui, à jouer avec les gamins de son quartier. Il méritait de rentrer à la maison tous les soirs, au sein d’une famille aimante. Auprès d’une mère qui prendrait soin de lui et d’un père qui l’aiderait à faire ses devoirs.

(…) On leur avait retiré le droit au bonheur et à l’amour.

  • Ecoute-moi bien, Chuck. (Thomas marqua une pause, le temps de se calmer et de s’assurer que sa voix ne se briserait pas. Je suis sûr que tu as des parents. Je le sais. Ça va te paraître horrible, mais je te parie que ta mère est dans ta chambre en ce moment, en train de serrer ton oreiller entre ses bras, et regarde dehors le monde qui t’a pris à elle. Elle pleure à grosses larmes. Avec les yeux rouges et le nez qui coule. (…) Ne baisse pas les bras, Chuck. On va trouver une solution, on va se tirer d’ici. (…) Je te jure de tout faire pour que tu retrouves ta chambre. Et que ta mère cesse de pleurer. (…) Je te le jure, Chuck, murmura-t-il. je te jure de te ramener chez toi.

Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est l’ambiance qui y règne. Il y a une vraie ambiance tout le long de l’histoire qui nous prend aux tripes. Elle est à la fois horrifique, mystère et sombre. On devine facilement que tout le monde est à cran, à peur pour sa vie, mais fait tout pour le cacher, pour reconstituer une vie normale. Or, tout le monde est enfermé entre les murs d’un labyrinthe, avec des monstres qui y circulent la nuit. Certains s’y sont habitués, mais Thomas n’y arrive pas, ce qui va déclencher plusieurs réactions en chaînes, et la peur va monter en flèche tout le long de l’histoire. L’action et le suspens sont alors présents en permanence, si bien qu’on a l’impression de retenir notre souffle, et ce jusqu’à la dernière page du roman. Les révélations s’enchaînent assez vite sur la fin, sans toutefois nous donner une idée d’où l’auteur vous nous emmener, su bien que nous sommes aussi perdus que les héros du roman. Je trouve cela bien joué, car on a envie de savoir, d’avoir plus d’informations, et on se sent aussi frustrés que les personnages. En tout cas, on frisonne en permanence pour les personnages, en se demandant pourquoi ils se trouvent dans ce labyrinthe horrible.

Une créature massive, de la taille d’un bœuf informe, se traînait sur le sol de l’autre côté. Elle glissa sur le mur d’en face, puis bondit sur le carreau de verre avec un choc sourd. Thomas poussa un cri étouffé et se jeta en arrière, tandis que la créature rebondissant sans dommage sur le verre.

Il respira bien à fond, deux fois, puis revient se penser au carreau. Il faisait trop sombre pour distinguer tous les détails ; des lueurs étranges, provenant d’une source inconnue, lui dévoilèrent des reflets métalliques et des scintillements de chair. Des appendices sortaient du corps de la créature, terminés par de redoutables instruments : une lame de scie, des cisailles, de longes tiges de métal inquiétantes.

La créature était le fruit d’un mélange abominable de bête et de machine. Elle donnait l’impression de sentir qu’on l’observait, de savoir ce qui se trouvait entre les murs du Blocs, et d’être désireuse de pénétrer à l’intérieur pour se repaître de chair humaine. Thomas sentit une terreur glacée se répandre dans son torse et l’empêcher de respirer. Il était convaincu de n’avoir jamais rien vu d’aussi épouvantable.

La plume de l’auteur correspond parfaitement à l’ambiance qui règne tout au long de l’histoire. Elle est ainsi fluide, précise, sans fioriture. Elle est là pour marquer le lecteur, pour le plonger dans l’horreur, et cela fonctionne. Comme je l’ai dit plus haut, on est happé par l’histoire, si bien qu’on reste en suspens avec les héros, on ne reprend notre souffle que lorsque eux le reprennent, et on frissonne pour eux, en même temps que eux. On a le sentiment d’être à leur place, d’affronter les épreuves qu’ils traversent en même temps que eux. Ce roman est dur à lâcher, on a toujours envie de tourner les pages, d’aller jusqu’à la fin. Et comme ce roman fait partie d’une trilogie, sa fin ne nous satisfait pas, et on a hâte de se jeter sur le tome suivant. Même si pour moi c’est une relecture, en qu’en plus j’ai vu deux fois le film, j’ai pris autant de plaisir que la première fois à découvrir cette histoire. Je me suis une nouvelle fois laissée prendre au jeu et j’ai redécouvert cette histoire avec un plaisir grandissant. Je vais d’ailleurs me hâter de me plonger dans la suite.

En résumé, c’est un livre à lire. Thomas, le personnage principal, est sympathique et fait un héro parfait, aussi courageux qu’un ami fidèle, aussi intelligent que suicidaire. Il est avide de réponses, et nous entraîne avec joie dans sa quête. Les autres personnages sont pour la plupart attachants, et sont là pour une bonne raison : aider Thomas dans sa recherche de la vérité. Ainsi, ils forment un groupe qu’on a envie de suivre, même une fois que le roman est fermé. L’ambiance est bien là, elle est présente tout au long du roman et monte crescendo, nous plongeant à la fois dans l’horreur, mais aussi dans l’espoir. Le livre se lit très bien, je l’ai lu en à peine deux jours. Les pages se tournent avec une grande aisance, les chapitres sont courts, ils s’enchaînent donc très bien. C’est un excellent premier tome, qui lance une saga prometteuse. Il est à lire, et à regarder au cinéma aussi. Je vous ferai d’ailleurs bientôt une chronique sur son adaptation. Une chose st sûre, le Labyrinthe du livre est bien plus compliqué que celui du film, et il est préférable d’en sortir vivant.

Et vous ?

Avez-vous lu ce roman ?

Avez-vous vu le film ?

Avez-vous aimé cette histoire ?

Pourquoi ?

Bon dimanche à tous 😀

Publicités

5 réflexions au sujet de « L’épreuve, tome 1 : Le Labyrinthe »

  1. Je n’ai jamais lu le Labyrinthe, mais j’ai très envie de le faire, surtout après avoir vu le troisième film ! J’ai lu ton article, et je voulais savoir si tu avais vu les films ? Si oui, est ce qu’il y a des différences entre les deux ?
    J’ai vraiment hâte de lire le premier un jour 😀

    J'aime

    1. En effet, il faut le lire ^^ C’est une très bonne série 😉
      Pour répondre à ta question, j’ai fais un article sur les adaptations la semaine dernière 😉 il est sur le blog, et je parle notamment des différences qui existent 🙂
      En tout cas, il faut te faire ton propre avis sur cette série 😉

      Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s