Jeux vidéos

Assassin’s Creed Origins

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Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien. Aujourd’hui, je ne vais pas vous présenter un roman, mais plutôt un jeu vidéo. Cela change un peu sur le blog, et j’aime ça. J’apprécie vous parler de médias différents des livres de temps en temps. Après tout, les jeux vidéo sont aussi une manière de raconter des histoires.

Le jeu d’aujourd’hui fait encore parler beaucoup de lui. Sur les réseaux sociaux, ou même dans les conversations, il est difficile de passer à côté de lui. Je suppose que vous avez déjà deviné de quel jeu je vous parle. Il s’agit du dernier Assassin’s Creed, nommé Assassin’s Creed Origins, qui vient tout juste de sortir, le 27 novembre 2017, sur PC, PS4 et Xbox One. Si vous ne connaissez pas encore cette franchise, je vais vous l’expliquer. Il s’agit d’une saga commencée en 2007 par les studios Ubisoft, entreprise à l’origine français, qui s’est depuis expatriée à Montréal. Depuis 2007, il y a eut 13 jeux de développé, sur plusieurs consoles, celui de cette année étant le 14e. Alors, c’est lorsque l’on rentre dans les détails que c’est un peu plus compliqué. En effet, certains jeux forment un cycle. Ainsi, le premier, de 2007, racontait l’histoire d’Altaïr, en Palestine. Mais le 2e, le 3e, et le 4e, sont concentrés sur Edzio, un noble Italien. Nous voyons en effet dans ces trois jeux Florence, Rome, pour finir à Constantinople. Le 5e jeu, intitulé Assassins’ Creed III, car les jeux sur Edzio ne forment qu’un ensemble, nous envoie alors sur les traces d’un indien, Connor, dans les Etats-Unis en pleine guerre d’Indépendance. Et, il y a une histoire parallèle dans ces cinq jeux, une phase dans le présent, avec un personnage du nom de Desmond, qui nous amène jusqu’à l’année 2012, année où la terre aurait dû vivre son apocalypse. Vous m’avez suivi jusqu’ici ? Les autres jeux sont alors dans un style différent. Les deux jeux suivants se déroulent dans les Caraïbes, avec les pirates, puis Assassin’s Creed Unity se passe pendant la Révolution Française, et Assassin’s Creed Syndicate, le dernier, pendant l’Ere Industriel Victorienne, en Angleterre.

Alors, avant de vous parler plus du dernier jeu, Origins, il faut que je vous parle plus en détail de l’histoire racontée dans l’ensemble de la saga. Nous sommes dans une guerre invisible qui remonte à des millénaires, une guerre qui trouve ses origines dans Origines, une guerre entre la confrérie des Assassins et celle des Templiers. Les deux confréries sont à la recherche d’artefacts venant de ceux qui étaient là avant, un peuple à la technologie très développée, qui a disparu. Ces artefacts doivent permettre pleins de choses, dont le contrôle des peuples. Les Templiers les cherchent justement pour prendre le pouvoir. Ils ont souvent au sein de leur confrérie des gens bien placés, comme des politiciens. A l’inverse, les Assassins cherchent ces artefacts pour les protéger, et les comprendre. Mais, pour trouver ces artefacts, il est nécessaire de remonter le temps, de les retrouver en étudiant la vie de ceux qui les ont eu en main auparavant et qui les ont cachés. Ainsi, Altaïr, Edzio, Connor, et les autres, ont eu en main une pomme d’Eden. Arno, d’Unity, a eu une épée. Et tous ont rencontrés des personnages historiques qui les ont aidés à défier les Templiers et à protéger les peuples, et les artefacts. Ainsi, on croise aussi bien dans ces jeux que la reine Victoria, Robespierre, Napoléon, George Washington, Barbe Noir, Benjamin Franklin, etc.

Pour en revenir à Origins, voici son résumé :

L’Egypte Antique.

Une terre majestueuse au bord du chaos, manipulée par des forces obscures. Voyagez jusqu’aux origines du Credo des Assassins et prenez part à ses évènements fondateurs. Votre épopée façonnera l’histoire pour les millénaires à venir.

Dans ce jeu, on incarne donc Bayek, un Modjaÿ, soit un protecteur de pharaon. Nous sommes à la fin de l’Empire Egyptien, Ptolémée a pris la place de sa sœur Cléopâtre sur le trône. Bayek lui a vu son fils mourir sous ses yeux à cause d’hommes masqués, et a jurer de le venger. Depuis, il traque les porteurs de masques, ces hommes liés au pharaon lui-même, hommes que Cléopâtre espère elle aussi voir disparaître à jamais.

Vous l’avez donc compris, Cléopâtre est au centre du jeu, un peu comme la reine Victoria l’était dans Syndicate ou Georges Washington l’était dans Assassin’s Creed III. Nous sommes encore une fois en plein cœur du pouvoir politique de l’époque, un pouvoir qui va être mis en péril, pour le bien, du peuple. Le pharaon Ptolémée semble en effet manipulé par les hommes masqué. La quête de Bayek doit alors mener à un changement de l’Egypte.

C’est assez agréable de se promener dans l’Egypte Ancienne. On visite ainsi des hauts lieux de l’époque, comme les pyramides, où l’on peut rentrer explorer, ou la grande bibliothèque d’Alexandrie. Encore une fois, je suis subjuguée par la manière dont les équipes d’Ubisoft ont su recréer les différentes villes à partir de données historiques. On s’y croirait, alors que la plupart des endroits ont disparus. Les décors sont fabuleux, et vraiment magnifiques. Rien que pour voir ça, il faut y jouer. J’ai particulièrement adoré me promener dans les tombeaux à l’intérieur des pyramides. Je trouve que ça donne au jeu un côté Tomb Raider, ou Uncharted. On a l’impression de devenir des découvreurs de tombeaux, des explorateurs. Le fait qu’il y ait des créatures à l’intérieur, plus ou moins agressives, donne du piment au jeu.

Pour une fois, depuis un moment à mon avis, on a un personnage intéressant à suivre, avec une histoire. En fait, personnellement, j’ai été assez déçue par les derniers opus, car j’avais trouvé les personnages principaux assez creux. Arno, le personnage d’Unity, avait pourtant une histoire un peu similaire à celle de Bayek, qui le poussait à se venger des Templiers, mais alors il avait le charisme d’un mollusque. Bayek lui en impose, on sent bien la colère qui l’anime, l’esprit de vengeance qui le guide, et ne le quitte pas. Il est marqué par ce qu’il a vécu, et entend bien mener sa justice entièrement. Il a même du mal à s’arrêter. Les phases de jeu avec l’aigle, qui est le compagnon d’aventure de Bayeck, sont aussi géniales. J’ai adoré voir l’Egypte depuis le ciel grâce à lui. Cependant, dommage qu’il trouve ses cibles un peu trop vite, une fois qu’on a compris le principe. Mais l’idée est vachement bonne, et l’on s’attache aussi à l’aigle.

En fait, je dirais même qu’on a deux personnages intéressants à suivre. Car, outre Bayeck, il y a quelques phases de jeu avec son épouse, Aya. J’aime beaucoup cette idée, déjà développer dans le jeu précédent, où l’on incarne un duo, et où on peut jouer les deux personnages, même si ici, on ne peut pas passer comme on veut de l’un à l’autre. Aya est d’autant plus intéressante à jouer qu’elle devient une proche de Cléopâtre, et qu’elle mène certaines missions en mer, afin de rallier les romains à la cause de la reine exilée. C’est alors assez sympa de suivre cette guerre par les yeux de la jeune femme, impliquée dans cette cause, alors que Bayeck semble lui plus détaché.

Par contre, ce qui m’a marqué, c’est qu’on est dans le jeu dès le début. J’entends par là qu’on est lancé dans l’action dès que le jeu se lance. Ceci n’est pas un problème en soit, mais on se rend compte rapidement de la violence du jeu. La franchise Assassin’s Creed est connue pour la violence de ces jeux, c’est pourquoi elle est souvent critiquée. Cependant, elle est souvent retenue, différemment géré selon les jeux. Or, là, on sent qu’on est dans un monde guerrier, peut-être un peu plus barbare que dans d’autres jeux. En effet, le sang gicle beaucoup, et les équipes chargées du réalisme ont poussé ce dernier à rendre le sang presque réel dans son mouvement. Ainsi, il imbibe carrément les vêtements, à la fois ceux des victimes, mais aussi du personnage principal. De même, les ennemis s’acharnent beaucoup sur le personnage, même une fois qu’il y a game over. Les armes sont aussi plus lourdes, et les coups plus violents, destructeurs. Certains coups tuent en un seul. Comme dans certains des autres jeux, qui se passaient eux aussi en pleine nature, il y a des animaux sauvages. Ces derniers passent alors leurs temps à nous attaquer, même lorsqu’on les libère d’une cage. En soi, je suppose que cela reflète une certaine réalité, mais ça donne un peu mal au cœur de tuer autant de personnages ennemis que d’animaux, juste parce que le jeu décide que ces derniers attaquent. Même mon fiancé, qui n’est pourtant pas un ardent défenseur de la cause animal, finissait pas en avoir ras le bol de tuer à nouveau un lion, juste parce qu’il passait dans une certaine zone et que les lions, ça courent super vite, bien plus qu’un humain. Certes, je peux comprendre qu’on puisse avoir besoin de chasser pour récupérer certaines denrées, comme la peau, la fourrure, etc, mais c’est lassant de se retrouver à chaque fois obligé de tuer l’animal, même si ce n’est que fictif. D’autant plus que, dans l’Egypte, chaque animal représente un dieu.

Contrairement aux autres jeux, celui-ci joue à fond la carte du RPG. Ainsi, il y a des niveaux pour certaines zones, ce qu’il y avait déjà avant, mais ici, il est très compliqué de pouvoir jouer si notre niveau ne correspond pas à la zone, à la mission. Sérieusement, on a essayé de faire des missions où le niveau requis était supérieur d’au moins deux niveau au nôtre, autant vous dire que c’est impossible. Les ennemis nous tuaient en un seul coup. D’ailleurs, alors qu’ils ont tous leurs niveaux au-dessus de leur tête, afin qu’on sache où on en est, les ennemis trop supérieurs à nous n’ont pas leurs niveaux de mis, mais une tête de mort. L’avantage de ces niveaux, c’est qu’il faut sans cesse augmenter son personnage pour pouvoir faire certaines missions, pour continuer l’histoire. Cela peut paraître assez casse-pied, un frein pour l’histoire, mais en fait, ceci permet aussi de ne pas l’enchaîner trop vite. On est alors obligé de faire des quêtes annexes, de se balader dans le jeu, pour pouvoir gagner de l’expérience et poursuivre l’histoire. On est obligé de prendre notre temps, et c’est peut-être pas plus mal car l’histoire serait, sinon, trop courte.

Ce qui est génial, c’est qu’on a enfin des phases de jeu dans le présent, avec un vrai personnage. Ceci n’était pas arrivé depuis Assassin’s Creed III ! J’ai vraiment aimé ces petits moments dans le présent, avec cette héroïne qu’on découvre peu à peu. A mon avis, il y a de fortes chances pour qu’on la revoit dans le prochain jeu, et je trouve ça génial, car comme Desmond, elle a une forte personnalité, elle est créative, et est animée d’une certaine méfiance. Je sens qu’elle va nous mener loin. Ce qui est intéressant, c’est que même si ce jeu s’intitule Origins, et qu’il raconte l’origine des Assassins, ceci n’en fait pas le premier, car la phase dans le présent rappelle le rôle essentiel de Desmond dans les jeux précédents. Ainsi, il est important d’avoir les autres jeux en tête, et même le film, pour comprendre tous les enjeux et les implications.

Je vais finir cette chronique par les temples des Anciens. Contrairement aux derniers jeux, cette fois les développeurs ont bien développés cette carte. A mon avis, ces derniers avaient été un peu mis de côté dans les derniers jeux. Mais dans celui-ci, il y en a plusieurs disséminés un peu partout, qu’il convient d’explorer. Ces temples, laissés à l’abandon, sont plus ou moins difficiles à trouver. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ne parlent pas à Bayeck, mais à notre jeune héroïne du présent, lui parlant ainsi du passé, du présent, mais aussi de l’avenir. J’ai adoré ces moments, car le discours laissé à son attention, dans le passé, est très philosophique, et remet certaines choses que nous pensions savoir sur la civilisation d’avant en cause. On a d’autant plus envie d’en savoir plus. J’ai donc hâte de savoir où les concepteurs veulent en venir avec ces textes disséminés partout.

En résumé, ce nouvel opus tient toutes ses promesses. Même si nous jouons dans une période qui voit le royaume égyptien disparaître, ceci reste intéressant, plus que si nous avions joué dans l’antique Egypte, car les pyramides et autres constructions ont plus de deux milles, ce qui fait qu’elles ont des secrets à nous dévoiler, ce qui n’aura pas été le cas si la période avait plus proche d’elles. De même, je pense que l’esprit de l’époque est bien rendu, même si des ajustements ont été fait avec la vérité historique. La seule chose qui nous a manquée, et qui viendra sans doute avec une mise à jour, c’est l’encyclopédie. On a tendance à être un peu perdu par tous les noms de dieux, et on est des joueurs qui adorons creuser un peu. J’ai donc hâte que soit disponible pour le grand public la mise à jour faite pour les écoles, celle éducative où l’on joue sans ennemis, juste en apprenant des choses sur les endroits que nous découvrons. Cela ne fera alors que compléter le jeu. Personnellement, j’ai passé un super moment avec ce je, et l’idée d’Ubisoft de rajouter tous les 15 jours des challenges, des affrontements avec les dieux, est super, car elle nous donne envie de nous replonger à chaque fois dans cet univers. C’est un excellent jeu à faire. Je vous le conseille, bien plus que ceux sortis ces dernières années. D’ailleurs, j’ai déjà envie de le refaire, alors qu’il est terminé chez nous.

Et vous ?

Jouez-vous aux jeux vidéo ?

Aimez-vous les histoires avec beaucoup d’action ? De violence ?

De mystères ? De revanche ?

Bon dimanche à tous 😀

 

 

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