chroniques littéraires·partenariat

La communauté, tome 1

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Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien, et que la tempête Ophélia, qui s’est abattu cette semaine sur l’ouest, n’a pas fait de dégâts par chez vous. Ici, à Nantes, on a eu le droit à un beau ciel jaune, qui nous a donné l’impression d’être en pleine apocalypse. C’était très joli à regarder. Sinon, la semaine s’est passée normalement, même si je ne vous ai pas donné beaucoup de nouvelles. il s’avère que j’ai eu beaucoup de mal à lire, cette semaine. Une petite panne de lecture s’est abattue sur moi. Heureusement, elle a l’air d’être terminée, j’ai enfin réussi à terminer un livre. Et pas n’importe lequel, il s’agit d’un service presse pour les éditions Teenlips, avec qui le blog est partenaire. Aujourd’hui, je vais donc vous parler de leur dernière sortie, un roman fantastique, avec romance, pour les adolescents. Le roman est sorti vendredi, donc le 20 octobre, et a été écrit par Livia Cruz. Il s’agit d’un premier tome, cela va donc être une saga. Voici son résumé :

« C ’est la seule issue possible. Je vais éteindre mes émotions… »
Émilie est une collégienne apparemment comme les autres.
Elle mène une vie sans histoire en banlieue parisienne, jusqu’au jour où deux puissantes communautés antagonistes, la Jing et la Xia, se livrent une bataille féroce pour l’intégrer dans leurs rangs.
Chacune possède son institution et sa philosophie bien à elle, mais elles ont un but commun : permettre à certains adolescents de développer un maximum leur potentiel.
Nathan, jeune homme au visage d’ange et représentant de l’une des communautés, va accompagner l’adolescente dans ses choix et tout au long de son évolution. Grâce à lui, son don lui permettra d’entrer en contact avec des personnes attachantes, au destin hors norme.
La capacité d’Émilie, Nathan et leurs amis à se coaliser déterminera l’avenir des communautés.

Nous avons donc deux héros principaux dans cette histoire, qui sont Emilie et Nathan. La première est une collégienne lambda, qui vit en banlieue parisienne avec sa mère, sa sœur et son beau-père. Le second est déjà un homme, et est un recruteur pour la communauté Jing, une institution étrange qui cherche à développer les compétences de chacun. Ils n’auraient normalement pas dû se rencontrer. Sauf qu’Emily est loin d’être la fille normale qu’elle s’imagine. Elle a en effet une compétence, qui va attirer sur elle l’attention non seulement de la communauté Jing, et donc l’œil de Nathan, mais aussi celui de la communauté Xia, aux méthodes et aux intérêts bien différents. Emilie va alors se retrouver au cœur d’une bataille entre les deux communauté, à cause de capacités fantastiques qu’elle ne maîtrise pas encore. La jeune adolescente va devoir choisir à qui elle va faire confiance, et qui elle va suivre pour apprendre à maîtriser son don, qui se fait de plus en plus fort à mesure que Nathan s’approche d’elle.

Je vais commencer cette chronique par vous présenter le personnage d’Emilie. Il m’a fallu un peu de temps pour me faire un avis sur ce personnage. En effet, bien que je l’ai dans l’ensemble appréciée, il y a certains aspects de son développement qui m’ont perturbés. Ainsi, par moment, j’ai trouvé qu’elle était un peu une « Mary-Sue ». Vous ne savez pas à quoi ce prénom fait référence ? Une « Mary-Sue » est un personnage parfait, avec de gros pouvoirs, à qui tout réussit, qui sauve tout le monde en un claquement de doigts. Ici, c’est justement un peu le cas. Emilie a un don qui lui permet de sauver les gens, de les soigner. Ce n’est pas le seul, mais c’est celui qui apparaît en premier. Or, il s’avère qu’elle semble déjà le maîtriser, même si ce dernier est en partie inconscient. Elle a une volonté telle que rien ne semble lui résister. Cela peut sembler énervant car, en fait, elle n’est jamais mise en échec, et donne le sentiment que cela est facile pour elle, naturel même, trop naturel. Elle tâtonne à peine, et réussit à tous les coups. J’aurais souhaité qu’elle ait aussi des erreurs, quelques difficultés, afin de rendre le personnage un peu plus sympathique, plus normale aussi. Elle parvint trop facilement à se sortir de situations dangereuses. Cependant, cet effet de « Miss parfaite » est en partie gommé par l’histoire personnelle d’Emilie. Et heureusement, car sinon son personnage n’aurait pas beaucoup d’intérêt. Ainsi, Emilie est maltraitée par son beau-père, et négligée par sa mère. Son beau-père est un pervers qui la pousse dans ses retranchements, qui permet d’expliquer les barrières qu’elle met face aux autres. Grâce à cette histoire, à ce qui se passe chez elle, on trouve une fragilité chez Emilie, quelque chose qui la touche, qui peut la mettre à terre. On la trouve alors plus facilement sympathique, accessible.

Au moment du café, ma mère prépare des petits gâteaux face au plan de travail, je suis en train de ranger la vaisselle de l’autre côté de la cuisine. Quand mon beau-père entre, il profite que ma mère ait le dos tourné pour me mettre une main sur les fesses et la deuxième sur la poitrine… Je hurle en lâchant une assiette dans le lave-vaisselle, puis me reprend machinalement lorsque j’aperçois le regard interdit de ma mère qui n’a jamais supporté, au grand jamais, d’attirer l’attention des gens autour de nous, que ce soient les voisins, la famille ou des amis ; il ne faut jamais prononcer un mot plus haut que l’autre !

  • Tu veux que le monde entier t’entende ? me murmure-t-elle. Baise d’un ton, tu veux !
  • maman, il vient de me peloter ! me plains-je en étouffant à la fois des sanglot de rage et d’humiliation. Tu veux quoi, que je réclame plus ?

Le regard lubrique que me lance le psychopathe ne nécessite aucunement qu’il précise oralement sa pensée.

  • Mais tu vas arrêter avec ça ! Tu te fais des films ma pauvre fille ! Il fait la même chose avec ses filles, il te considère comme l’une d’entre elles, c’est tout !
  • Et tu ne t’es jamais demandé pourquoi il n’en voyais aucune ?
  • Oh ! Tiens-toi tranquille maintenant, on a des invités ! Je t’en prie, ne fais pas de scandale pour une broutille !

En ce qui concerne le personnage de Nathan, après réflexion sur l’ensemble de l’histoire, je trouve qu’il n’apporte pas grand chose, à part la romance qui se développe peu à peu au fil du roman. Ainsi, j’ai eu du mal à m’intéresser à lui. Il ne parle en fait que d’Emilie, et j’ai eu le sentiment qu’il n’était développé qu’à travers elle, et les sentiments amoureux qui vont naître entre eux. En fait, on apprend au cours du roman qu’il est recruteur pour la communauté Jing, et qu’il a donc un don, mais ce don est à peine développé au cours de l’histoire. J’aurais certainement aimé plus de descriptions sur ce don, plus de mise en situation. De même, j’aurai aimé le suivre dans le recrutement d’un nouveau, dans son travail. Pour moi, le personnage de Nathan reste donc anecdotique dans ce premier tome, il n’est pas assez mis en avant, à part dans la romance. J’espère que, par la suite, son personnage sera plus étoffé, et moins collé à Emilie. J’aimerai beaucoup le voir en situation de combat, seul. Je pense que c’est un personnage qui mérite d’être plus mis en avant.

J’ai moi-même été recruté par la communauté « Jing » à la sortie du collège, il y a de ça quatre ans. Aujourd’hui, je ne suis plus le même, et le monde entier me semble différent, je suis très loin d’avoir les mêmes loisirs que ceux de ma génération, le matériel, les jeux vidéo, les ipods, ipads et autres accessoires numériques, même s’ils me semblent utiles, ne sont pas le centre de mon existence.

J’aide les hommes à gérer leurs émotions, je peux intervenir directement sur leur aura et la modifier. Quand je regarde quelqu’un, je ne vois pas seulement son corps, je vois également des couleurs se superposer, se mélanger pour donner une teinte unique à chacun. Ces couleurs se modifient selon l’état émotionnel de la personne ou même selon son état de santé, les deux étant généralement liés. Je suis pas né avec cette capacité, elle était latente, je dois au professeur Li d’avoir su la détecter et de m’avoir offert les conditions idéales à l’épanouissement de mon potentiel. Il m’a proposé d’intégrer la communauté, et c’est ainsi que ma vie, et surtout ma vision de la vie, a changé du tout au tout !

L’idée des communautés est assez intéressante. On découvre ainsi deux manières de vivre différentes, avec des philosophies différentes. Ainsi, la communauté Jing, à laquelle appartient Nathan, tient la nature et son respect en très haute estime. Ils pensent aussi que toute vie est importante, et à défendre. Ils veulent que chacun puisse développer son potentiel afin d’aider les autres. Ils sont dans une démarche pacifiste. J’ai aimé leur manière de voir la vie. Ils sont à l’écoute des autres, et ont réussis à construire un vrai refuge autoalimenter. Néanmoins, on sait finalement peu de choses sur la communauté rivale, Xia, à part qu’ils servent leurs propres intérêts et se servent de leurs dons pour de l’argent. Finalement, on est dans un univers assez manichéen. J’ai trouvé cela un peu dommage, car cela aurait été plus intéressant d’avoir plus de doute de la part d’Emilie lors de son recrutement, d’avoir plus d’interaction aussi avec les membres de cette communauté. Car, finalement, les membres de Xia sont assez antipathique, et Emilie ne fait pas réellement de choix. J’espère, encore une fois, que cela sera mieux développé dans la suite de l’histoire.

  • La communauté Jing. C’est un genre de lycée, tu auras des cours classiques mais tu auras également des matières, disons… originales, toutes basées sur la nature, l’être humain, les animaux, l’environnement… Le but de ce lycée est de nous former à des métiers respectueux de notre philosophie centrée autour de l’être humain, de l’harmonie planétaire. Le professeur Li, son directeur et représentant spirituel, est persuadé que c’est en apprenant aux jeunes génération le respect des autres, de soi-même et de ce qui nous entoure que le monde évoluera de façon positive. Tous les élèves habitent sur place, tu devras t’y plaire, à condition que tu acceptes de venir bien sûr. (…) La Xia… Le mode d’apprentissage est plus ou moins le même, le but est également d’apprendre aux élèves à développer leur potentiel, c’est après que ça diffère ; ils mettent leurs élèves à disposition des plus offrants… Certains développent des capacités dont tu ne mesures probablement pas encore l’importance mais certaines personnes bien placées y ont tout de suite vu un intérêt, financier d’abord, bien entendu, mais aussi politique. Par exemple, Géraldine que tu as vue hier, a la capacité d’influer ton jugement, si elle avait réussi à te toucher, elle serait allée t’implanter l’idée que la Xia était la meilleure des options et que tu désirais véritablement y aller.

Le roman est dans l’ensemble bien écrit, et on passe un bon moment. Le fait que l’histoire soit écrite au présent n’est pas dérangeant, et le fait de passer d’Emilie à Nathan permet de voir les choses de manière différente. Cela apporte un plus à l’histoire. Le style de l’auteure est assez fluide, les chapitres s’enchaînent bien, et le roman se termine assez vite. J’ai cependant noté quelques passages un peu rapides, qui à mon sens auraient mérités d’être plus étoffés. La fin est un peu rapide. Elle aurait mérité d’être plus décrite, afin de dégager plus d’intensité, plus d’angoisse. Je trouve qu’elle tombe un peu à plat, alors que c’est a fin du tome. De même, j’ai trouvé certaines facilités dans l’histoire, des raccourcis scénaristiques faciles. La relation entre Nathan et Emilie est trop simple, trop basique.

Pour résumer, j’ai dans l’ensemble apprécié cette histoire. Certes, j’y ai trouvé quelques bémols, mais dans l’ensemble, c’est un début prometteur, un premier tome qui promet une sage intéressante. J’attends la suite avec impatience, en espérant toutefois que certains éléments soient plus développés, et moins manichéens, et que Nathan et Emilie aient à faire des choix cruciaux, importants, dont dépende la suite de l’histoire. En fait, ce premier tome pose une base intéressante, il faut ensuite voir ce que va en faire l’auteure, en espérant que les personnages, en vieillissant, s’étoffent plus et deviennent plus profonds. Cependant, je conseille ce roman aux adolescents, il devrait ainsi leur plaire, et passer un bon moment avec lui.

Et vous ?

Trouvez-vous que la romance soit essentielle à un roman de fantastique ?

Pensez-vous que l’idée de lien particulier déjà en place entre deux personnages avant leur rencontre n’est pas trop exploitée dans certains romans ?

Aimez-vous quand les relation entre les deux personnages prennent du temps, même dans un roman fantastique ?

Bon dimanche à tous 🙂

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