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Rêves de Glace tome 1, accords corrompus

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Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien, et que vous n’êtes pas démoralisés par le froid qui se fait de plus en plus mordant. On se croirait en hivers, par chez nous. En tout cas, c’est un super temps pour lire. Et aujourd’hui, je vous propose la chronique d’un roman que j’ai lu le week-end dernier, dans le cadre du challenge du week-end à lire. Ce roman, en plus d’avoir une couverture magnifique, est édité par l’une de mes maisons d’édition préféré, les éditions MxMBookmark, dont le blog est partenaire. Et, en plus, c’est une romance fantastique, l’un de mes genres préférés. Rien de tel pour avoir déjà un petit coup de cœur pour ce roman. Ce dernier s’intitule Rêves de Glace. Il s’agit d’une saga, donc ce roman n’est qu’un premier tome. Il a été écrit par Kelly Saint Clark, et a été publié en France le 23 août 2017. C’est donc un roman très récent. Voici son résumé :

Olina a 17 ans et est la Tatuma -la princesse- d’Osolis, un monde dominé par la chaleur. Elle porte un voile depuis sa naissance et personne, pas même elle, n’a jamais vu son visage. Alors qu’elle subit la tyrannie constante de sa mère et de son oncle, Olina reste une jeune femme forte, drôle et volontaire qui attend d’être reine pour changer les choses. Quand une délégation de Glacium – un monde fait de glace à l’opposé du sien- arrive en Osolis, Olina est forcée de remettre ses préjugés en question. Peu à peu, elle se lie d’amitié avec le prince de Glacium et quand celui-ci demande à voir son visage, tout le monde d’Olina va basculer…

Nous sommes donc dans un roman de fantasy, avec un monde différent de ce que nous connaissons, un monde imaginé totalement. Ce monde s’appelle Osolis, et Olina, son héroïne, en est sa princesse. A la mère de sa mère, qui règne sur ce monde, Olina doit prendre sa place. Mais voilà, Olina a une existence particulière : elle vit avec un voile sur la tête depuis son enfance, depuis qu’elle est sortie de la tour dans laquelle elle était enfermée, à l’abri des regards de tous. Personne, en dehors de son frère et de sa mère, n’a jamais vu son visage. Olina non plus. Il n’avait pas de miroir dans sa chambre. Et ceux qui aurait vu par mégarde ses traits son morts, tués par la garde royale. Seulement, Olina vient de tomber amoureuse, et celui pour lequel son cœur bat veut voir son visage. D’ailleurs, celui qu’elle aime n’est pas n’importe qui. Il s’agit d’un prince du monde qui se trouve près d’Osolis, Glacium. Les deux mondes tournent sur eux-mêmes, dans un sens différents. Alors qu’Osolis se réchauffe à chaque mouvement, faisant se déclarer des incendies dans certaines de ses régions et bouger ses populations, Glacium se refroidit et se couvre de neige. On accède à ces mondes via un passage entre les deux, un endroit hors des mondes, très dangereux. Osolis et Glacium ont longtemps été en guerre l’un contre l’autre, mais ceci semble révolus. Les deux mondes envoient à chaque fois qu’ils se rapprochent l’un de l’autre des émissaires, dont le prince Kedrick faisait partie. Mais voilà, en tombant amoureux d’Olina, et en demandant à voir ses traits la veille de son départ, le prince est assassiné. Juste devant Olina. Qui se retrouve prisonnière, en otage, et se voit obligé d’aller sur Glacium, où toutes ses certitudes vont se retrouver ébranler.

  • Osolis et Glacium sont comme deux tartes coupés en six parts.

Je coupe six parts dans les deux tartes et je les rapproche l’une de l’autre.

  • Osolis est un monde chaud, plein de feu, tandis que Glacium est froid. Nous partageons un peu de notre chaleur avec Glacium, et ils partagent un peu de leur froid avec nous. (…) Nos deux mondes tournent eux-mêmes, mais Glacium tourne dans ce sens, et nous dans l’autre. (…)

Je me suis tout de suite prise d’affection pour Olina. C’est une princesse très seule, qui n’a pas d’amis à cause de son voile, et le fait que sa mère a donné l’ordre à quiconque voyait son visage de mourir. Ainsi, la seule amie qu’Olina n’ait jamais eu à été tuée devant ses yeux, après avoir soulevé son toile. Elle n’était encore qu’une enfant. Pour ne pas s’ennuyer et dépérir, Olina rêve du moment où elle sera enfin reine, à la place de sa mère. Et, parce qu’elle est volontaire et généreuse, elle s’entraîne au combat en cachette et s’occupe des orphelins. Olina a un grand cœur. Elle aime les autres, et regrette de ne pas pouvoir répondre aux questions sur son voile. Ce dernier fait partie intégrante de sa vie, et elle vit dans l’ombre de sa mère. Elle a peur de cette dernière, qui ne lui montre aucune affection. Olina est le mouton noir de sa famille. C’est sans doute à cause de ça qu’elle se prend d’affection pour les villageois, d’une condition très inférieure à la sienne, mais aussi pour les émissaires de Glacium, qui sont considérés comme de potentiels ennemis après toutes les guerres que les deux peuples ont affrontés.

  • Jusqu’à mes dix ans, la plupart du temps, j’étais confinée dans la tour au-dessus de ma chambre actuelle. On me laissait parfois sortir, mais il y avait toujours quelqu’un avec moi pour me surveillé. (…) Chaque jour qui passait était une torture. Je voulais juste être libre. (…) Quand j’ai eu neuf ans, Mère est venue dans ma chambre et m’a dit que j’avais le droit de sortir à l’extérieur, à condition de ne monter à personne mon visage. Je n’arrivais pas à croire ma chance. Ma liberté, juste en gardant le secret sur mon apparence ? Je me disais que ce serait facile. Je courais dans les prairies, je grimpais aux arbres, je savourais le parfum des fleurs. J’explorais le village. (..) Il y avait une fille, sous un arbre, qui jouait à un jeu de galets. Elle m’a demandé si j’avais envie de jouer moi aussi. J’y suis retournée chaque jour pendant une semaine, et à chaque fois qu’elle demandait à voir mon visage, je refusais. (…) Alors, à la fin de la semaine, j’ai fini par céder et je lui ai montré mon visage. (…) J’étais toujours suivie partout… Ils se sont jetés sur elle avant que je ne puisse faire quoi que ce soit. Ils lui ont tranché la gorge et m’ont obligée à regarder. (…) Après ça, on m’a à nouveau enfermée dans la tour, jusqu’à ce que j’ai dix ans. Mère est revenue, comme la fois précédente, et elle m’a avertie que si j’essayais de voir mon visage, ou si je le montrais à quelqu’un d’autre, elle tuerait mon frère, elle m’enfermerait dans la tour à tout jamais.

J’ai apprécié de voir Olina tomber amoureuse, de voir qu’elle pouvait être aimé par un autre. Même elle n’y croit pas, tellement sa mère a détruit l’image qu’elle pouvait avoir d’elle-même. Seulement, cet amour est dangereux, bien qu’il soit touchant, et les deux amoureux vont en payant fortement le prix. Le roman se découpe alors en deux parties, celle sur Osolis, puis celle sur Glacium, où Olina est emmenée de force. Olina découvre alors un tout nouveau monde. J’ai notamment beaucoup apprécié de la voir se transformer au cours de ce séjour. Olina, qui était déjà ouverte d’esprit, va voir le monde d’une autre manière. On sent alors la reine qui se cache en elle. Elle va remettre beaucoup de chose en question, et s’apercevoir qu’elle peut s’affranchir du pouvoir exercé par sa mère sur elle. Peu à peu, Olina va grandir. C’est intéressant à suivre, à voir l’évolution de son personnage.

En ce qui concerne les personnages secondaires, il y en a beaucoup. J’ai parfois eu du mal à me repérer entre eux, tout simplement parce qu’en plus des proches d’Olina sur Osolis, il faut rajouter les émissaires de Glacium, puis ceux qui vivent là-bas. Cependant, deux personnages se détachent du lot : la mère d’Olina, qui n’attire pas la sympathie, et le roi de Glacium, Jovan, qui va jouer un jeu étrange avec Olina une fois qu’elle sera là-bas, si bien qu’on ne sera jamais trop s’il l’apprécie ou la considère comme une ennemie. J’ai d’ailleurs aimé la relation bizarre qui va se nouer entre Olina et le roi Jovan, car elle est pleine de tension, mais aussi cordiale. Comme je l’ai dit, ce dernier ne dévoile pas ses cartes, et il est compliqué de savoir ce qu’il pense réellement. Après tout, son frère est mort à cause d’Olina, et elle est la représentation même de l’ennemi. Une guerre entre les deux mondes pourrait à tout moment se déclarer, si bien que les deux personnages marchent sur des chardons ardents.

Je suis profondément endormie, comme toujours lorsque je suis dans ce lit, lorsqu’un énorme boucan à l’extérieur de ma chambre me parvient à travers mon sommeil ; difficilement, j’essaie de regagner mes esprits. (…)

Je me dégage frénétiquement de ma fourrure, vérifiant que mon voile est bien en place. En remarquant ma nudité, j’ai un instant d’hésitation ; comme je n’ai qu’une seule tenue, j’ai pris l’habitude de dormir sans. (…)

J’enveloppe la fourrure autour de moi en me levant, bien décidée toutefois à combattre nue s’il le faut.

  • Que voulez-vous ?! Que faites-vous dans ma chambre ?!

l’intrus lâche un juron, surpris.

  • Merde, t’es réveillée.

Malgré son ton traînant inhabituel, je reconnais la voix.

  • Que faites-vous ici, roi Jovan ?

Ce qui m’a beaucoup intéressé dans ce roman, c’est tout le mystère qui entoure le voile d’Olina. La pauvre craint à tout moment que ce dernier vole, se retire. Elle est encore profondément marquée par ce qui s’est passé quand elle était enfant, par cette amie morte par sa faute. L’emprise de sa mère sur elle est très forte, si bien que, alors qu’elle a l’occasion d’enfin se regarder, Olina n’y arrive pas. Elle aussi à peur de ce voile, tout simplement parce qu’elle n’envisage pas sa vie sans. Il est devenue une partie d’elle. Au bout d’un moment, on devine tout de même ce qui se cache en-dessus, le secret qu’Olina cache sans le savoir, mais toutes les questions qu’elle se pose, tout ce mystère autour de ce bout de tissu fait le charme du roman. Ce qui m’a beaucoup attiré aussi, c’est l’enquête qu’elle va faire au cours de l’histoire pour découvrir qui est responsable de la mort de son amoureux, du prince. Car elle est persuadée qu’elle va trouver celui qui a tué son premier amour. On se retrouve donc là avec une enquête policière pour expliquer un meurtre.

Au-dessus d’une profonde vasque de toilette se trouve un miroir. Je sais ce qu’est un miroir, même si c’est la première fois de ma vie que j’en vois un. Une sorte de verre brillant emplit le cadre et la petite fenêtre du mur d’en face se reflète à la surface. Lorsque mon esprit prend conscience de l’opportunité qui se présente à moi, je me mets à trembler. Après quelques secondes d’hésitation, je me lève et je m’approche.

Ma main se pose au bas de mon voile ; je tripote le tissu et mon regard se perd dans le vide alors que la peur lutte pour prendre le contrôle de mon corps. Mes mains tremblent ; c’est la peur qui gagne. Je baisse les mains et je me détourne la tête. Je suis incapable de faire ça.

L’univers de ce roman est hyper riche. Il y a beaucoup de détails, de descriptions. Il est très travaillé, alors qu’il est peu aisé au début à comprendre, à mon avis. Heureusement, Olina sait trouvé les mots pour expliquer ce qu’il se passe dans son monde, les mouvements qui les attirent vers Glacium, mais qui les repousse aussi. C’est dons très intéressant de voir comment elle conçoit son univers, comment elle le considère. La plume de l’auteure aide beaucoup à comprendre cet univers. Cette dernière est fluide, et les descriptions sont bien menées. Ce que j’ai apprécié, c’est que l’auteure rappelle à de nombreuses reprises comment fonctionnent les deux mondes, de manière différente, afin que tous puissent saisir toute l’implication que cela a sur l’histoire. Il y a un gros travail d’imagination qui est mené ici, et il est très bien mis en forme. On se croirait sur Odolis, ou sur Glacium. Les sentiments des différents personnages, dont essentiellement Olina, puisque c’est elle qui raconte l’histoire, sont bien mis en scène, bien décrits. Il est aisé d’imaginer les personnages évoluer dans ces mondes, réagir aussi à leur univers.

Le roman se lit donc très bien, on passe un excellent moment avec Olina. Le roman n’est ni trop long, ni trop court, l’histoire est bien rythmée. On ne s’ennuie à aucun moment. En fait, ce roman serait un coup de cœur si je n’avais pas noté de bémol à la fin. En effet, j’ai trouvé la manière d’agir d’Olina étrange dans le dernier chapitre, si bien que j’ai été un peu décontenancé par le choix qu’elle fait, que je ne trouve pas tout à fait logique. Même si cela peut s’expliquer par la manière dont se termine l’histoire, j’ai tout de même trouvé son action illogique, et même complètement irresponsable. J’ai trouvé que cela allait à l’encontre de la manière dont elle réagissait dans le reste du roman. Après, j’attends le tome 2 pour me faire un avis plus tranché, car cela va sans doute s’expliquer, de manière scénaristique. Je me demande donc où l’auteure veut nous emmener. Je suis curieuse de savoir ce qu’il va se passer pour la suite, pour Olina. Mais cette saga, du moins ce premier tome, m’a marqué, et je l’ai vraiment beaucoup aimé, malgré cette étrangeté de la fin du tome.

J’en conseille donc vivement sa lecture. Si vous aimez la fantasy, vous ne pouvez pas être déçu. C’est un très bon premier roman, qui amorce une saga vraiment intéressante, que je vais suivre de près.

Et vous ?

Quel est votre dernier coup de cœur ?

Pourquoi c’était un coup de cœur?

saviez-vous dès le début que ce serait un coup de cœur ?

Au contraire, qu’est-ce qui fait qu’un roman n’est pas un coup de cœur ?

Bon dimanche à tous 🙂

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