chroniques littéraires·partenariat

Volatilisés

couv73431

Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien et que vous vous êtes remis de votre rentrée, que cette semaine a bien commencé. Alors, vous êtes en quelle classe ? Avec vos amis ? Satisfaits de votre emploi du temps ? Vous entrés à l’université et votre rentrée n’est pas encore passée ? Vos enfants sont contents ? N’hésitez pas à commenter à la fin de l’article 😀

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous présenter ma dernière lecture, un roman de science-fiction publié chez Rebelle Editions. Il s’agit d’une maison d’édition dont le blog est partenaire. Je les remercie d’ailleurs pour cet envoi. Ce roman a été écrit par Liam Frost et est sorti en mai 2017. Voici son résume :

À son réveil, Matthew s’aperçoit que quelque chose ne va pas. Il sort de chez lui et se rend compte qu’il est seul, que tout le monde a disparu. Tout lui paraît différent, ce Nouveau Monde semble être un patchwork de celui qu’il connaissait…
Où se trouve-t-il réellement ? Pourquoi est-il là ? Les personnes qu’il va rencontrer pourront peut-être l’aider, mais seulement le voudront-elles ?
S’il souhaite s’en sortir, Matthew devra s’adapter à un nouvel univers, ainsi qu’à ses règles.

Dans ce roman, nous suivons donc Matthew, un jeune homme d’une trentaine d’année, qui se réveille brutalement ailleurs. Pourtant, au début, il ne se rend compte de rien : tout est comme d’habitude, sauf qu’il est tout seul et qu’il n’y a plus d’électricité. Peu paniqué, mais avide de question, il se met en quête de réponse. Son quartier va subitement laisser place à un autre, qu’il ne connaît pas, et au fur de son avancée, ce sont des villes, des continents qu’il va traverser. Jusqu’à former son propre groupe, afin de mieux comprendre les règles de ce nouvel univers, et pour rester en vie. Car ici, tout le monde semble vouloir tuer tout le monde.

J’ai trouvé l’idée de départ très intéressante. En effet, nous évoluons d’abord dans un univers que nous connaissons parfaitement bien, un simple quartier comme il en existe des milliers. Rien ne distingue la journée de Matthew d’une journée normale, à part le fait qu’il ne croise personne et que son épicerie est fermée. Mais peu à peu, l’angoisse commence à monter, car en vérité, Matthew est seul, il n’y a plus un chat dans son quartier, plus de vent, plus rien. Même l’eau manque. Matthew n’a d’autres choix que de partir en exploration. Et de tomber sur d’autres personnes pour comprendre ce qu’il lui arrive. Et plus nous avons des réponses, et plus de nouvelles questions arrivent. Et l’angoisse continue de monter, car il s’avère que ce huit-clos, à l’échelle gigantesque, est en fait dangereux. Je pourrais presque le comparer à celui d’Hunger Games, justement à cause de cette pression qui pèse sur les personnages, et sur les lecteurs. En effet, les règles du jeu de cet univers sont la survie, comme dans la célèbre dystopie. Matthew doit survivre, il doit échapper aux rares personnes qu’il va croiser et qui vont essayer de le tuer. Et pour échapper à certaines personnes, il va devoir mettre en danger sa vie. Et même se méfier des amis qu’il va se faire au cours de son aventure.

  • Je vous ai observé, s’exclama l’homme, vous n’êtes pas très discrets. Vous n’aviez pas l’air craintif, vous êtes avec eux ?
  • Encore une fois, nous ne savons pas de qui vous parlez, répondit Matthew.
  • Moi, je les crois, répondit Akina.

Le garçon la regarda et sembla d’accord, puis il reprit :

  • Vous ne vous êtes pas fait attaquer ?
  • Comment ça ? demanda Lauren.
  • Des gars nous agressent constamment, répondit la fille, ils sont quatre. Ils sont armés et fouillent tous les bâtiments de la ville à notre recherche. Ils ont déjà failli tu er Mike !
  • Nous avons vu quatre homme armés hier, dit Lauren, on suppose qu’ils ont assassinés trois personnes. Nous sommes arrivés au moment où ils s’enfuyaient et avons trouvés les corps.

Je vais maintenant m’attarder sur le personnage de Matthew. Il n’a rien d’un héros. Il n’est pas très musclé, pas très sportif, il ne sait pas particulièrement bien se servir d’une arme, ce n’est donc pas un combattant. Pourtant, il est un leader né, il prend rapidement la tête du petit groupe qu’il va former. Et surtout, il a la possibilité d’influer sur ce jeu dans lequel ils sont tous plongés. Je ne vais pas vous en dire plus, pour ne pas vous spoiler, mais Matthew a un don particulier qui va lui permettre de se mettre en quête de la sortie de cet univers. Grâce à ce dernier, il va permettre de porter l’espoir. Cependant, si Matthew est un personnage intéressant, ce n’est pas grâce à ce don, mais grâce à sa faculté d’adaptation. Il se fond facilement dans tous les groupes qu’il va rencontrer, avant de partir. De même, il accepte facilement les règles du jeu, afin de mieux les contourner. Il reste imprévisible, et il s’attache aux autres, les défendant. Néanmoins, une fois son groupe crée et défini, il ne va pas s’encombrer d’autres membres, et le sort des autres va moins le préoccuper. Il peut se battre pour son groupe, mais avoir peu de sentiments pour ceux qui ne le composent pas. C’est aussi un personnages avec des faiblesses, qui répugne à tuer. Cela va le faire parfois passer pour un faible, alors que c’est ce qui va lui permettre de sauver sa conscience.

J’aimerai maintenant parler des personnages secondaires. Il y en a beaucoup, même si la plupart vont être des personnages essentiels, comme les membres du groupe de Matthew. Cependant, au cours de l’aventure, nous rencontrons pas mal de personnes, qui finalement ne sont que de passage sur la route de Matthew. Ainsi, on a parfois l’impression qu’il est en plein road-trip, et qu’il fait de simples rencontres sur son chemin, des rencontres pouvant être heureuses, ou malheureuses. Certains vont se rajouter à son groupe, et beaucoup d’autres ne sont en fait que de passages. Cela est intéressant car, même si cela donne une impression de frustration puisqu’on ne sait pas ce qu’il advient de tous les autres, cela donne aussi un sentiment de réalité. Dans la vie, on croise beaucoup de personnes, mais on ne devient pas amis avec toutes. L’aventure de Matthew ressemble à cela. Il n’a pas besoin de tout le monde, il ne garde que les personnes qui vont lui apporter quelque chose à un moment donné.

Après le petit-déjeuner, ils se préparèrent au départ. Lauren tenta de nouveau de convaincre Daniel de les accompagner, mais en vain, l’homme tenait à sa maison et ne voulait pas se résigner à la quitter. Ils lui firent leurs adieux et regagnèrent la voiture. Emma sembla hésiter un instant à rester avec Daniel, mais elle suivit finalement Lauren et Matthew, puis ils repartirent tous les quatre tandis que Lauren sur le siège passager paraissait préoccupée.

Je vais toutefois m’attarder un instant sur les membres principaux du groupe de Matthew, notamment sur Emily et Lauren. J’ai eu un vrai coup de cœur pour la petite fille, qui paraît au début bien perdue dans cet univers qu’elle ne connaît pas, sans ses parents. Puis, petit à petit, elle maîtrise mieux les codes, et s’habitue à la situation, aux morts, à la violence, au fait de déménager en permanence, d’avoir une nouvelle chambre pleine de jouet tous les soirs, comme si cela faisait partie de la normalité. En fait, alors que cette habitude devrait sembler normale, bien pour la petite fille qui ne panique plus à la vue d’inconnus ou d’armes, c’est ce qui va effrayer Matthew et le pousser à chercher une solution, une fuite. Car une enfant de huit ans ne doit pas s’habituer à la violence. De même, Lauren a une évolution intéressante à suivre. On la voit devenir une combattante, puis une jeune femme soumise, dangereuse. Elle qui au départ était la maman, la femme aimante, devient une menace. Elle est le loup dans la bergerie, et pousse le groupe dans ses retranchements. Enfin, Akina, qui n’est là que de temps en temps, est sympa aussi à suivre, car elle aussi évolue beaucoup. Elle passe de la jeune fille en détresse à une tueuse froide, puis à quelqu’un capable d’avoir de la compassion. J’aurai cependant aimé en savoir plus sur elle, car je suis restée sur ma faim avec Akina.

Akina avait décidé d’échanger son rôle de proie contre celui de prédatrice et traquait dorénavant ceux qui avaient eu raison de son ami.

Elle venait de les repérer sur le parking d’un centre commerciale. Elle savait qu’ils la cherchaient (…). Alors armée de son revolver et d’un couteau de chasse qu’elle avait trouvé quelques heures plus tôt dans un magasin, elle les observait et réfléchissait. Il fallait qu’elle agisse vite et discrètement. Ils ne devaient pas savoir qu’ils étaient traqués et s’ils étaient guidés comme elle, il fallait qu’elle les élimine tous avant la nuit.

L’écriture de l’auteur est agréable, et fluide. Le roman se lit très bien, il se dévore presque parce qu’on a envie de savoir où l’auteur veut en venir, ce que cache cet univers, ce qu’il se passe avec Matthew et les autres. Les scènes de pause et de bataille s’enchaînent bien, l’angoisse monte petit à petit, on se demande si Lauren va passer à l’acte, il y a des réactions des personnages qu’on ne voit pas venir, le roman reste dans l’ensemble assez imprévisible, ce qui nous maintient dans le suspens et la surprise. Toutefois, je déplore une fin un peu trop rapide, qui m’a donné l’impression qu’elle n’était pas assez fouillée, pas assez élaborée. Je peux comprendre que l’auteur décide de terminer là-dessus son roman, mais j’aurais souhaité plus d’informations, Et après coups, je me dit que certains passages auraient mérités d’être plus développés. J’aurai ainsi aimé que les réactions des personnages soient encore plus poussées à leur maximum, qu’on ressente plus leurs peurs, culpabilités. Certains moments passent en effet trop vite et on n’a pas le temps de s’attarder sur ce que les personnages pensent, ressentent. Cependant, ceci n’empêche pas que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, et que j’ai passé un très bon moment avec.

Je vous conseille donc cette histoire si vous aimé les huit-clos, la science-fiction, et le mystère. C’est un bon roman qui maîtrise ces codes, qui nous livre une histoire très originale, et bien menée malgré quelques petits défauts. J’ai passé un agréable moment en le lisant, dont je ne vous ai pas livré tous les secrets, ceux les plus importants, et je l’ai lu très rapidement. Il ne pourra donc que vous convaincre.

Et vous ?

Vous lisez souvent de la science-fiction ?

Vous aimez les huit-clos oppressants ?

Vous aimez lorsque l’angoisse monte petit à petit, comme dans les romans d’horreurs ?

Quel est votre genre préféré en littérature ?

Bon début de semaine à tous et courage pour cette semaine de reprise 😀

Une réflexion au sujet de « Volatilisés »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s