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Hello de la planète Zèbre

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Bonjour les amis. J’espère que vous vous portez tous bien, et que la déprime du dimanche n’est pas encore sur vous. Il ne faut pas penser à demain, au réveil qui va sonner, mais au livre que vous allez lire au chaud dans votre lit, du bronzage que vous allez montrer demain à vos amis/collèges, à tous ceux que vous allez retrouver, pour ceux qui ne reprennent que demain. D’ailleurs, puisque demain c’est la rentrée, et qu’on va en entendre parler pendant toute la semaine, j’avais envie de vous présenter aujourd’hui, pour l’habituelle rendez-vous du dimanche, un roman qui laisse la parole aux enfants. En effet, aujourd’hui, je vais vous présenter un petit roman des éditions Lilys, publié en juin 2017, et qui parle des enfants « différents ». Ce roman, c’est Hello de la Planète Zèbre de Sam B. Sam. Je remercie les éditions Lilys et le site NetGalley pour la lecture de ce petit livre. Voici le résumé de celui-ci :

Max est un enfant différent, une entité ressemblant aux autres sans vraiment appartenir à la norme. Il ressent, beaucoup. Il pense, tout le temps. Il essaie de comprendre le monde qui l’entoure, sans jamais s’arrêter. L’isolement dû à sa différence inquiète et débouchera sur une dénomination imagée mais tellement appropriée : il est un zèbre. Malgré ses déboires, ce pré-adolescent s’accroche et retire de son expérience et de ses rencontres les éléments positifs sur lesquels il pourra bâtir son futur….

Avant de vous parler plus en détail de ce roman, de son histoire, j’ai d’abord envie de vous parler de son auteur. En effet, vous allez ainsi comprendre mes impressions de lecture. Ces dernières, pendant tout le roman, étaient un peu mitigées. Je trouvais ainsi que le roman était écrit d’une manière trop brute, avec des détails parfois inutiles, une chronologie un peu brouillonne, que l’ensemble faisait très enfantin. A la fin du roman, nous avons l’explication de cela : l’auteur est un enfant. Ainsi, l’auteur de ce roman est enfant de onze ans, qui nous livre ici son quotidien, qui parle aux noms des enfants comme lui, qui parle avec son propre langage. Ceci explique pourquoi je trouvais le style du roman enfantin. Expliquer cela permet donc de comprendre la manière dont le roman est écrit, soit comme un journal, mais aussi de souligner le courage de cet auteur qui parle aux noms de tous les enfants Zèbres. Ce roman est alors un moyen pour le jeune Sam de laisser un message, celui du partage de son expérience et d’aider les autres à comprendre ceux qui sont comme lui. Je souligne donc le fait que, pour un garçon de son âge, Sam a une jolie plume, et une manière de dire les choses très sensible, qui conviendra à tous le monde, petit et grand. C’est un beau texte qu’il nous livre, même si ce dernier n’est pas à la hauteur d’un texte d’adulte. Mais en fait, n’est-ce pas le but recherché ? Personne ne peut mieux parler et toucher les enfants qu’un autre enfant, avec ses propres mots.

Alors, en ce qui concerne l’histoire, nous suivons Max, un jeune garçon de onze ans, comme l’auteur, qui est perdu dans la vie. Il n’arrive pas à trouver sa place, que ce soit chez lui ou à l’école. Il est un peu dans son monde, et a beaucoup de mal à communiquer avec les autres. Il est pourtant bon à l’école, et comprend les choses assez vite. De part sa différence, il n’a pas d’ami. Il est même mis de côté dans sa classe, dans son école, personne ne voulant jouer avec lui. Il est même la cible de moquerie de ses camarades, ce qui ne peut que faciliter son isolement et l’empêcher d’aller vers les autres, de faire un pas vers eux. De plus, l’école fatigue beaucoup Max, sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. Il dort mal, et est de plus en plus irritable. Seulement, au lieu de se réfugier dans sa colère, Max s’isole d’autant plus, même chez lui.

L’école n’est pas un endroit où je me sens spécialement bien. C’est un nid à problèmes pour moi. Quelle que soit la raison, j’en ressors souvent fautif et exclu. Cela a le don de provoquer beaucoup de colère en moi, mais plutôt que de réagir avec agressivité, j’ai décidé de m’isoler.

(…) Je me sens seul, car quoi que je fasse, ce n’est jamais positif : lorsque j’essaie de jouer avec les autres, on me dit que je m’incruste, que j’accapare les gens ou encore que je les harcèle.

Au bout d’un moment, les parents du petit garçon s’inquiètent de ce qui arrive à ce dernier, de sa fatigue, de son isolement, du fait qu’il ne parle qu’à peine, de son envie de ne pas aller à l’école. Ils prennent rendez-vous chez un spécialiste, qui diagnostique chez Max le fait qu’il soit un Zèbre, c’est-à-dire une personne à « haut-potentiel », avec un cerveau fonctionnant de manière différente des personnes « normales ». Cela va alors permettre de mettre des mots sur le mal-être de Max, sur ce qu’il ressent. Peu à peu, il va pouvoir apprivoiser sa situation, et la faire comprendre aux autres. Il va pouvoir trouver des solutions, et même parler de ce qu’il ressent. Il va être en mesure de changer un peu, d’aller vers les autres. C’est d’ailleurs très important pour Max de pouvoir mettre des mots sur son état, de comprendre pourquoi il est comme ça.

La première explication que j’ai reçue n’était pas très scientifique, mais elle m’a permis de bien comprendre le principe.

(…) D’après mes souvenirs, on appelle les personnes à haut potentiel « les zèbres » pour toutes les choses qu’elles ont en commun avec cet animal.

Tout d’abord, bien que le claquement de ses sabots ressemblent à s’y méprendre à celui d’un cheval, le zèbre n’a jamais pu être domestiqué par l’homme, on ne le cerne pas très bien. Cela correspond bien aux HP, on ne les connaît pas vraiment et ce n’est pas toujours facile de les reconnaître.

(…) Cet animal n’a donc pas été choisi par hasard et convient finalement bien pour représenter les HP.

On s’attache facilement au petit Max, car on a de la peine pour lui. C’est triste de lire une histoire où le personnage principal est seul, où l’on sent qu’il ne va pas bien, qu’il est mis à l’écart, qu’il se demande s’il est anormal et s’il aura un jour le droit à une vie normale. On a envie de le protéger, de l’aider, de le défendre. C’est touchant de le voir se débattre à l’école, contre les autres, de s’ennuyer à l’école, de s’isoler même chez lui, de ne pas parvenir à communiquer, de s’inquiéter sur ce qui ne va pas chez lui, etc. C’est un jeune garçon qui ne peut pas se comporter comme un enfant de son âge car il est différent, et surtout qu’il en a conscience. Tout cela pèse beaucoup sur ses épaules, et il n’ose se confier à personne. En plus, il ne veut, au début, pas aller chez la psychologue, pensant qu’elle va trouver chez lui des problèmes graves. Il se débat avec tout ça du mieux qu’il peut, seul. Heureusement, parce qu’ils a des parents qui ne cèdent pas, il finit par rencontre cette psychologue qui permet de mettre des mots sur ce qu’il ressent. Et à partir de là, on le voit changer.

Aujourd’hui, je me connais mieux.

Toutes les démarches m’ont permis de savoir qui je suis et de mettre les mots justes sur ma différence.

Je sais que la route ne sera pas facile, que je dois apprendre à gérer beaucoup de choses, mais avec cette connaissance de moi-même et entouré de l’aide et de l’amour de ma famille, je me sens beaucoup mieux, je suis heureux et j’arrive à mieux me projeter.

Ce roman est assez court, il fait moins de 150 pages. Et justement, je pense que cela correspond parfaitement à ce qu’attendent les enfants d’aujourd’hui. Comme il est court, il se lit très vite. De plus, puisque l’auteur est un enfant aussi, les mots employés sont adaptés à leur âge, ce qui fait qu’ils ne butteront pas sur le langage employé. Ainsi, je pense que ce roman peut être lu dès 7-8 ans, une fois que l’enfant est en mesure de lire. Ce qui est important, c’est qu’ils comprennent le message qui se trouve dans cette histoire, cette différence qui peut exister chez certains, et qu’il ne faut pas mettre les autres de côtés, qu’on est tous différents. C’est un roman avec un message fort, qui devrait être mis dans toutes les mains, voir étudier en école primaire. Le texte s’y propose bien. C’est aussi un roman avec un usage pédagogique, qui devrait être lus par les parents, mais aussi par les enseignants, afin de mieux comprendre ces enfants à haut-potentiel. Il est alors important de rappeler que ces enfants existent.

En résumé, je conseille vivement la lecture de cette histoire, de ce témoignage laissé par ce jeune garçon sur sa propre expérience. C’est une belle histoire, avec un beau message positif. Le fait qu’il soit écrit par un enfant n’est pas un problème, et tout le monde devrait le lire.

Et vous ?

Etes-vous touchés par les témoignages d’enfants ?

Aimez-vous lire des récits sur la différence pouvant exister entre les êtres humains ?

Etes-vous gênés par un auteur « jeune », avec une écriture enfantine ?

Bon dimanche à tous et bon courage pour demain 😀

 

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