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Ni mariée ni enterrée tome 2

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Bonjour les amis. Je suis tellement contente de pouvoir enfin écrire un article sur le blog. Avec les vacances, mon rythme de lecture et d’écriture de chroniques a été un peu perturbé. De même, je suis aussi toujours plongée dans l’écriture de mon prochain roman, ce qui me prend pas mal de temps. Mais j’espère pouvoir enfin reprendre un rythme plus normal avec vous, un rythme se rapprochant plus de ce que j’avais avant les vacances d’été. Après, il faudra voir si je pourrais le tenir à la rentrée. Mais en attendant, vous allez avoir le droit à pleins de chroniques. Aujourd’hui, je vous propose d’ailleurs une nouvelle chronique littéraire. Et pour celle-ci, je vais vous emmener en Inde. En effet, nous allons partir en vacances avec Georgia Green, l’héroïne de la trilogie Ni Mariée ni enterrée, que je vous avais déjà présentée dans le tome 1 de cette trilogie : Ni mariée ni enterrée tome 1. Après, la Thaïlande, c’est donc dans un autre pays asiatique que ses pas vont mener notre anglaise devenue baroudeuse. Ce nouveau tome est toujours écrit par Kathy Collins et publié chez nous par les éditions Harlequin. Il est sorti en juin 2017 et j’ai pu le lire grâce au site NetGalley, que je remercie. Voici son résumé :

Depuis qu’elle a tout quitté pour parcourir le monde et soigner son cœur brisé, Georgia Green a trouvé une vocation, rencontré un homme (enfin, peut-être, c’est compliqué) et bâti la vie dont elle avait toujours rêvé. Mais le quotidien d’une brillante femme d’affaires n’est pas forcément celui que l’on croit. Et, pour sauver son agence de voyages, Georgia va une nouvelle fois devoir se lancer à l’aventure. Dans la moiteur indienne, entre le bruit des klaxons et les cours de yoga, elle va découvrir que certaines choses échappent à notre contrôle… et qu’il faut apprendre à l’accepter ! La suite des aventures de notre Bridget Jones en sac à dos, toujours aussi gaffeuse et attachante…

Nous avions donc quitté Georgia à la fin du tome 1 en jeune femme épanouie, qui s’était remise de sa rupture avec son fiancée, qui l’avait abandonnée deux semaines avant leur mariage. Elle revenait alors d’un voyage en Thaïlande, pays qui l’avait aidé à se remettre de sa peine et de sa colère. Et en prime, lui avait donné l’idée d’aider les autres. C’est ainsi que Georgia a monté le club de voyage des Cœurs Solitaires, avec son nouvel ami Ben, rencontré lui aussi en Thaïlande. Tout semblait donc plaire à la jeune femme, tombée sous le charme de son associé. Mais dans ce nouveau tome, on découvre que Georgia est assommée par son travail, qu’elle ne pense qu’à ce dernier, et que sa relation avec Ben est au point mort. En plus, les deux associés découvrent des commentaires peu élogieux sur leur circuit en Inde. Il suffit alors d’un concert raté, d’une amie avec qui pleurer et de beaucoup d’alcool pour que Georgia se retrouve en Inde, seule. A elle de découvrir ce qu’il se passe avec l’Inde. Et peut-être ainsi reprendre les rênes de sa vie.

J’étais très heureuse de retrouver Georgia. C’est un personnage que j’aime beaucoup, plein de vie. J’avais pris beaucoup de plaisir à la suivre dans le premier tome, à la découvrir. Voir qu’elle avait perdu la flamme, le goût de l’aventure, m’a fait revenir au début du tome 1, où elle ne savait plus quoi faire de sa vie, où elle était malheureuse. Sauf que là, Georgia sait qu’elle a tout pour être bien dans sa vie, mis-à-part l’amour. Elle se donne à fond pour son travail qu’elle adore. Elle n’est donc pas autant déprimée qu’elle l’était dans le tome 1. En fait, on a même l’impression qu’elle est contente, elle aussi le pense, sauf qu’en vérité, elle se noit dans son boulot. Elle ne s’en rend juste pas compte, et se coupe peu à peu de ses amis, de sa famille. Il lui faut alors un électrochoc pour revenir à elle, à la Georgia enthousiaste qu’on avait laissé à la fin du premier tome. Il faut qu’elle reprenne un rythme normal, et qu’elle arrête d’essayer de tout gérer.

Je pense encore une fois que tout le monde peut s’identifier à Georgia. Il est facile de perdre les habitudes prises pendant les vacances, de perdre la joie de vivre et le goût de l’aventure qui nous caractérise pendant cette période, et de revenir à un train train quotidien très pesant. C’est ce qui arrive à Georgia, sauf qu’en plus, elle est devenue un bureau de travail très stressée. La jeune femme naïve du tome 1 à laissée sa place à un bourreau de travail, qui n’a même plus le temps pour s’occuper d’elle.

  • Bon, je vais t’avouer un truc, Georgia, et je ne vais pas prendre de gants. (…) Tu es un bourreau de travail.
  • Quoi ? Mais non !

J’ai repoussé son doigt accusateur et j’ai rempli ma tasse à ras bord, renversant un peu de vin sur mon pantalon.

  • Si ! Tu es un bourreau de travail. Tu es tellement déterminée à faire de ton entreprise un succès que tu en oublies tout le reste, y compris lorsqu’il s’agit de trouver le courage de faire le premier pas avec Ben. (…) Si tu veux mon avis, la fille dont il était dingue est restée là-bas sur cette plage.
  • Quoi ?
  • Je parle de la Georgia drôle, insouciante, qui vivait au jour le jour, celle qu’il a rencontré là-bas. Elle n’existe plus.

Shelley a avalé son vin, ignorant mon regard surpris.

  • Quant t’es-tu amusée pour la dernière fois ? Et ne me ressors pas ton histoire avec vos jeux de mots pourris, je veux un truc vraiment marrant.

J’ai pris une longue gorgée en réfléchissant.

  • Boire au bureau, c’est drôle et même risqué.

Je lui ai adressé un clin d’œil.

  • Je suis sérieuse, Georgia. Où est passée la fille que j’ai rencontrée en voyage, celle qui plongeait nue dans la mer, qui avait le cran de parcourir le monde seule après s’être fait plaquée devant l’autel, qui disait oui à la nouveauté sans vérifier avant dans son agenda surchargé si elle était disponible ?

Georgia part donc en Inde. Et encore une fois, la magie opère. Le pays lui permet de se reconnecter à elle-même, de prendre de violentes leçons de vie. On découvre ainsi l’Inde à travers ses yeux de femme fatiguée, blasée aussi, mais qui se retrouve rapidement démunie face à ce pays qui va la vider de toutes ses forces pour la faire renaître à elle-même. En effet, j’ai eu l’impression que ce voyage avait été encore plus intense que le premier, certainement parce que l’Inde est un pays plus mouvant que la Thaïlande, qui paraissait plus calme, plus spirituel aussi. On sent que les différentes villes que va traverser Georgia et son groupe sont en perpétuel mouvement. On sent aussi la détresse des habitants, la misère. Ce sont des villes en effervescence, qui n’hésitent pas à broyer ses visiteurs. Dans toutes les descriptions, on a l’impression d’y être, de voir ce que voit Georgia. Et cela fait parfois froid dans le dos. L’Inde apporte une claque visuelle qui transparaît dans le roman. C’est aussi pour cela que le pays va vider Georgia, et lui faire du bien. Mais du coup, on sent aussi que ce n’est pas un pays pour tout le monde et qu’il faut être préparé à un tel voyage.

  • Madame Green, j’ai oublié de vous dire que vous feriez mieux de verrouiller votre portes. Faites-moi confiance.

J’ai obéi prudemment en me demandant s’il tentant de m’enfermer à l’intérieur ou d’empêcher un éventuel assaillant d’entrer.

Nous nous sommes arrêtés à une intersection qui semblait partir dans tous les sens et où le marquage au sol était inexistant à en juger par la proximité des autres véhicules. Un cul-de-jatte faisait la manche devant l’une des nombreuses cahutes sur le bord de la route, indifférent aux klaxons, aux cris et aux rugissements des moteurs. J’allais demander à Deepak s’il savait où se trouvait Nihal lorsque des doigts fantomatiques se sont mis à gratter la vitre sale du taxi, me flanquant une peur bleue.

J’ai observé les visages émaciés des deux gamins des rues. Leurs cheveux noirs coupés à ras étaient couverts de poussière. Leurs traits semblaient comme érodés par le temps, mais la minceur de leurs corps d’enfants évoquait la malnutrition. Ils portaient des tee-shirts déchirés, jaunis par la sueur. Ils allaient pieds nus, et la fillette serrait tendrement un bébé calé contre sa hanche inexistante. Mon cœur s’est brisé.

Pour ce qui concerne les autres personnages secondaires, je les ai trouvés plus développés dans ce second tome. En effet, le premier était très concentré sur Georgia, qu’on découvrait. Celui-là l’est aussi , mais on découvre aussi d’autres personnages plus en détails, tel Ben. Il apparaît sous un nouvel angle, celui de l’associé. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Nihal, le jeune guide indien que vient surveiller Georgia. J’ai adoré son histoire, et le fait qu’il essaye de se mettre en quatre pour ses clients, une fois qu’il est redevenu lui-même et qu’il commence à régler ses problèmes. J’ai trouvé son personnage attachant. Même s’il est jeune et qu’au début, on a l’impression d’être confronté à un jeune enfant, on finit par s’attacher à lui, et à voir la personne professionnelle qu’il peut être. Il apporte réellement beaucoup à Georgia, tout comme elle lui apporte beaucoup au cours de ce séjour. Et par le biais de Nihal, on s’attache aussi à Ameera, son amie, qui semble d’abord être une vraie garce, mais qui se révèle aussi au cours de ce circuit. En fait, en lisant ce roman, on a l’impression de rencontrer de vrais amis, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs histoires. Comme Georgia, on est triste de les quitter le moment venu.

Ce qui  m’a fait sourire, c’est que Georgia décide de faire ce voyage en tant qu’incognito. Ainsi, elle cache à tout le groupe qui elle est réellement, se faisant alors passer pour quelqu’un d’autre. Seulement, comme le montre tous les voyages, la vérité finit toujours par éclater, et le secret de la jeune femme ne va pas rester secret longtemps. Et elle doit se méfier du retour de bâton que ses cachoteries va apporter. Ce que j’ai apprécier dans ce détail de l’histoire, pas aussi secondaire que ça à la fin, c’est qu’on retrouve la Georgia naïve du premier tome. Elle croit sincèrement que son secret va être garder, que personne, à l’heure d’internet, ne va découvrir qu’elle est en fait la patronne du circuit. Par contre, le défaut de cela, c’est qu’on devine facilement que quelqu’un va deviner qui est Georgia en vérité. On retrouve alors là un défaut qui était déjà présent dans le tome 1, le fait que le roman est finalement assez prévisible. On devine facilement certains moments du roman, certaines conséquences des actes des différents personnages. Personnellement, cela ne m’a pas vraiment gênée, puisque c’était déjà quelque chose que j’avais repéré dans le tome 1, mais je comprend que cela peut sembler énervant pour d’autres lecteurs. Ainsi, on quitte par moment l’histoire, son enchaînement, pour attendre avec impatience le dénouement de certaines actions. Comme lorsque Georgia décide de changer de nom, de mentir au groupe, on guette le moment où elle va se faire prendre. On se doute que cela va poser quelques problèmes à la jeune femme.

Encore une fois, j’ai trouvé le style de l’auteure très fluide. On sent qu’elle a vécue ce que vit Georgia, qu’elle se met à sa place, et aussi qu’elle a traversé ces pays qu’elle décrit dans le roman. On voit, on imagine l’Inde à travers les yeux de Georgia, c’est comme si nous étions avec elle. Il y a un beau travail de la part de l’auteure pour rentre ce texte vivant, pour donner l’impression d’être avec son héroïne dans ces villes surpeuplées. On sent qu’elle sait de quoi elle parle. Le texte est vivant, plein d’humour, de couleur, de personnages qu’on a envie de croiser. J’ai adoré la fête d’Holi, racontée dans le roman, une fête traditionnelle indienne. Les personnages sont aussi très vivants, on dirait vraiment des amis.

  • Hé ! Joyeuse Holi ! a lancé Ameera en riant tandis que Nihal dansait autour de la table avant de s’installer près de nous.
  • Aujourd’hui, c’est Holi, la célébration des couleurs et de l’amour, donc vous devez porter des vêtements blancs. Nous avons achetés quelques T-shirts pour ceux qui n’en n’auraient pas. Que la fête commence !
  • Voilà de la poudre sacrée.

Nihal nous a tendu des sacs remplis de poudres aux couleurs vives : rouges, bleu, orange, jaune fluo et rose.

  • De la poudre ? a répété Bex. Je croyais que c’était un festival de peinture ? Tu ne risques pas de repeindre ton mur avec ça.
  • Ha-ha ! Il faut la mélanger à de l’eau pour former une pâte que l’on peut ensuite jeter sur les autres ! a expliqué Ameera, grisée.

Très vite, ça a été un festival de couleurs. Les rues étaient encombrée de fêtards qui semblaient être tombés dans des seaux de peinture. Des petits garçons maigrichons couraient en riant armés de pistolets à eau et visaient les passants qui croisaient leur chemin, y compris les chiens errants qui aboyaient sous les jets colorés et se frottaient sur le sol brûlants pour se sécher.

Je vous conseille donc la lecture de ce tome 2, ou de cette trilogie si vous n’avez pas encore lu le tome 1. Ce sont des romans qui vont vous faire voyager aux quatre coins du monde, avec en plus une héroïne attachante. J’ai maintenant assez envie de visiter l’Inde, même si c’est un pays effrayant par bien des aspects. C’est une très bonne série, et je pars immédiatement lire le tome 2.

Et vous ?

Vous aimez lorsqu’un roman vous fait voyager, découvrir de nouveaux horizons ?

Vous aimez lorsqu’un livre vous montre la réalité du monde ?

Cela vous dérange lorsqu’une histoire semble prévisible ?

Bonne fin de week-end prolongé à vous 🙂

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4 réflexions au sujet de « Ni mariée ni enterrée tome 2 »

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