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Tarzan, poney méchant

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Bonjour les amis. J’espère que vous allez tous bien, que la semaine écoulée ne vous a pas épuisée, et que ce week-end un peu brumeux, du moins par chez nous, n’a pas cassé votre moral. Et puisque ce sont bientôt les vacances scolaires, j’ai décidé aujourd’hui de vous présenter un court roman jeunesse, qui parle en plus de colonies de vacances. De quoi remotiver ceux qui cette année encore vont tenter l’aventure des camps. En plus, le roman parle de chevaux, thème parfait pour commencer les vacances. C’est d’ailleurs au milieu des chevaux que j’ai passé les meilleurs vacances de ma vie, une année où je passais encore juillet et août chez mes parents. Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Tarzan, poney méchant, écrit par Cécile Alix et illustré par Louis Thomas. Il est publié chez Poulpe Fictions et est sorti en mai 2017. Je remercie d’ailleurs NetGalley et la maison d’édition de m’avoir envoyé ce roman pour vous le faire découvrir. Je précise seulement qu’il comporte 92 pages et qu’à mon avis il est plutôt destiné aux enfants avec un bon niveau de lecture, donc à partir du CM1. Voici son résumé :

Les pensées secrètes d’un poney grincheux enfin dévoilées !
« Je me suis fait avoir sur toute la ligne ! Mon ami Noé a déménagé et sa famille m’a collé en pension au club des Edelweiss, un endroit abominable ! Rempli de stars à crinières tressées et de ponettes à leurs mémères !
Tout ça me rend vraiment… méchant !
Et les choses ne s’arrangent pas quand on m’inflige Jeanne, la pire cavalière qui soit, et qu’on m’oblige à partir en randonnée avec cette maladroite hargneuse sur le dos… »

Dans ce roman, nous suivons donc Tarzan, un poney Connemara, qui vit seul dans son pré dans les Alpes, et qui adore sa liberté. Il a un ami, son maître, Noé, un petit garçon intelligent qui adore son poney. Seulement, Noé est obligé de déménager pendant un an en Nouvelle-Calédonie. Ne pouvant abandonner son poney, il le confie au centre équestre des Edelweiss. Nadège se voit confier sa garde. Et une chose est sûre, le contact avec ces deux là va être compliqué, essentiellement pour Tarzan qui va avoir des difficultés à s’acclimater au centre, aux autres chevaux et poneys, à la monte, au brossage, aux cavaliers, et à Nadège et son insupportable bonne humeur. Et ce n’est pas une colonie de vacances débarquée au centre qui va aider notre poney rebelle à apprécier celui-ci.

Alors, il y a beaucoup d’humour dans ce roman. J’ai adoré la personnalité un peu déjantée de Tarzan qui, même s’il comprend ce qu’il fait aux Edelweiss, ne pense qu’à se sauver. C’est un vrai poney rebelle, un peu misanthrope. Il ne supporte pas les autres, et la présence de Nadège l’indispose. Il va tout faire pour tenter de se faire respecter, alors même que cette dernière le trouve trop mignon. Le poney est un vrai filou, qui va au début chercher à se faire détester, jusqu’à réussir à avoir la paix, jusqu’à l’arrivée de l’a colonie. Ce qui est super, c’est que Tarzan a plein d’idée pour imposer sa pensée. Il ne manque pas d’imagination.

Je jauge celle qui a parlé. Le type même de la pimbêche de club équestre. Tirée à quatre épingles, cheveux lissés, visage d’ange et regard d’acier. Pouah ! (…)

Je prends mon air le plus inoffensif et je me frotte avec application contre la veste crème de la donzelle. Elle n’a pas le temps de s’écarter, en trois coups de tête faussement affectueux, je lui barbouille sa superbe tenue de petite peste. Et pour qu’elle sente bien le poids de mon affection, je pose un innocent sabot sur l’une de ses bottes.

En fait, on s’attache très vite à Tarzan. Malgré son fort caractère, il a un très bon fond. C’est un poney tout mignon, qui a juste besoin d’une certaine liberté. Il finit certes par apprécier le centre, tant qu’on le laisse un peu tranquille. Il n’est pas un poney « de club », il fait partie de ceux qu’il faut apprivoiser pour monter. J’ai aimé son caractère indépendant, ainsi que la relation qu’il a avec son maître, Noé.

Donc, la colonie arrive à peu près à la moitié du roman. Et lorsque le mot « randonnée » est lâchée, Tarzan ne voit là que l’opportunité de se sauver, enfin. Il espère pouvoir atteindre la Nouvelle-Calédonie. Seulement, il y a un problème, on lui collé dans les pattes une petite fille qui n’a pas envie d’être là. Jeanne voulait un stage de batterie, manque de chance, elle a eu un stage de poney pour son anniversaire. Entre le caractère de Tarzan et celui de la petite, qui ne veut pas qu’on lui marche sur les pieds, la colonie va être explosive. Surtout si Tarzan tente de se sauver pendant la fameuse randonnée.

  • Alors Jeanne, tu as retrouvé Tarzan ? Ah, ah, ah ! Tarzan et Jane ! ricane cet abruti d’Alexis en passant. (…) En plus, on dirait des jumeaux, tous les deux ! Vous avez la même crinière longue et le même tour de taille !

Je tire sur ma longe… Tu vas voir si je t’attrape, toi !

La boulette fait alors un truc incroyable : elle fonce sur lui et, sans prévenir, elle lui décoche un féroce coup de pied sous le genou. Avec le bout de sa botte. Ouille ! Bien envoyé !

  • Si tu répètes encore une fois que je ressemble à un poney, ce n’est pas le tibia que je te réduis en bouillie, t’as compris ? menace-t-elle.

Au fil du récit, on commence aussi à apprécier Jeanne, qui rêve elle aussi de se sauver du centre. Malgré son apparence bougonne, voire violente, elle ne veut pas faire de mal à Tarzan, elle le respecte même si elle trouve sans cesse des surnoms débiles à lui donner. C’est juste une petite fille qui ne veut pas être dans cette colonie, et qui n’a pas été écoutée lorsqu’elle a dit qu’elle ne voulait pas venir au centre. C’est juste une enfant qui, comme Tarzan, n’est pas écoutée, à cause du fait qu’elle est une enfant.

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce texte, outre l’humour et l’ambiance détendue, ce sont tous les conseils sur les animaux, plus particulièrement sur les chevaux, qui sont données via la prise de parole de Tarzan. Ce sont pleines d’idées de bon sens qui devraient justement être données aux jeunes qui commencent l’équitation. Le fait de se mettre à la place du poney est très intéressante, et pédagogique. J’ai vraiment aimé cet aspect-ci du livre.

On est à peine arrivés et il y a déjà plus de dix gamins autour de nous. Ca promet ! Les shetland poussent un soupir résigné et secouent la tête avant d’adopter la « passive attitude ». Depuis qu’ils vivent aux Edelweiss, ils sont entrainés ! Ils sont devenus complètement indifférents à toutes les mains qui les gratouillent ! Ils se calent sur trois pieds, ferment à demi les yeux et ils s’évadent. Comment peuvent-ils dormir dans un brouhaha pareil ?

Ce qu’ils m’agacent, les humains ! Jamais ils ne se mettent à notre place ? Qu’est-ce Qu’est-ce qu’ils diraient si une meute de poneys hennissant fonçait droit sur eux, les encerclait et leur collait leurs antérieurs sur le dos ?

Les illustrations sont vraiment sympas. Elles correspondent bien à l’univers du roman, et le poney en colère est vraiment bien fait, je trouve. Elles rendent le roman plus vivant, et devraient plaire aux jeunes lecteurs.

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En résumé, c’est un bonheur de lire ce roman. Il plaira forcément aux plus jeunes, voir au moins jeunes. On passe un super bon moment en compagnie de Tarzan. C’est un bon roman jeunesse, qui devrait faire rire tout le monde.

Et vous ?

Vous avez lu des romans jeunesses dernièrement ?

Vous aimez les illustrations dans les romans ?

Pensez-vous que l’aspect pédagogique est essentiel dans un roman jeunesse ?

Bon dimanche à tous 🙂

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