chroniques littéraires·partenariat

Morty

Morty

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et que vous arrivez à profiter de ce beau temps, de ce dimanche qui sent bon l’été. Enfin, je pense que les fans de Roland-Garos sont eux trop occupés par la finale de cet après-midi pour profiter des rayons du soleil et de la chaleur. Je les comprends, moi aussi j’ai envie de savoir qui va gagner, même si je suis loin d’être une fan de tennis. Mais Roland-Garros, c’est aussi un signe que l’été approche, et aussi que les examens sont là. Bon courage à tous ceux qui, comme ma sœur, passent le bac cette semaine.

Allez, pour changer les idées à tout le monde, pour faire baisser la température estivale, aujourd’hui je vais vous parler d’un roman d’horreur. C’est un roman jeunesse fantastique, donc à destination des plus jeunes, mais dont l’ambiance peut aussi très bien convenir aux grands enfants. Normalement, il devrait aider à se rafraichir en ce mois de juin. C’est un roman que j’ai découvert en feuilletant le catalogue des éditions Rroyzz, maison d’édition découvert via les réseaux sociaux. C’est une jeune maison d’édition encore, mais qui propose des romans de tous genres assez intéressants. Celui-ci m’a tapé dans l’œil. Je remercie donc la maison d’édition d’avoir accepter de me l’envoyer contre cette chronique. Ce petit roman, qui fait moins de 100 pages, a été écrit par Isabelle Haury. Voici son résumé :

Michael est un jeune garçon comme les autres, il se prépare à quitter l’école primaire pour le collège. Pour devenir un «grand». Passionné par la lecture, il passe la majeure partie de son temps libre à lire, avec son ami Théo.
Mais la fin de l’année scolaire est proche et Michael est assez fatigué. Au point d’imaginer et de voir des choses. Un lit qui bouge, une couverture qui disparaît, des yeux orange qui le fixent.
Mais au petit matin, il ne subsiste qu’un simple cauchemar. Ouf !
Un simple cauchemar ? Vraiment ?

Le héro de cette histoire se nomme donc Michael. Jeune garçon qui adore lire, il dévore les Chair de Poule avec son meilleur ami Théo, avec qui il a même crée un club de lecture dans sa chambre, club se réunissant tous les week-ends. Seulement, alors que la vie suit son cours et que la fin de l’année de primaire se rapproche, Michael commence à faire des cauchemars, qui semblent hélas bien réel. Quelque chose est à sa poursuite, et il aurait besoin de l’aide de son ami, mais aussi de l’étrange bibliothécaire de la ville, pour mettre un terme à cette histoire.

J’ai aimé le personnage de Michael, j’ai trouvé qu’il me ressemblait un peu lorsque j’étais enfant. C’est un garçon très réservé, fils unique, que ses parents couvent comme ils peuvent, et qui passent sa vie dans ses romans. Il lit beaucoup, et est dans sa phase récit d’horreur. Il angoisse de rentrer au collège, mais il va rapidement se rendre compte que ce n’est pas sa plus grande menace. J’ai apprécié ce petit garçon qui meurt de peur suite à ce danger qui l’empêche de dormir, d’être serein même à l’école, et j’ai admiré son courage. Au bout d’un moment, même terrorisé, il n’hésite plus à prendre les choses en main, quitte à se mettre vraiment en danger. C’est aussi un ami loyal, sur lequel Théo peut compter. J’ai néanmoins trouvé qu’il s’énervait assez vite, surtout quand il comprend que Théo n’est pas certain de le croire.

Ses parents le laissaient oeuvrer à sa guise tant qu’il ne tombait pas dans l’excès. N’ayant pu avoir de second enfant, ils avaient tout donné à leur fils, en essayant tout de même de ne pas en faire un enfant gâté pourri. Heureusement pour eux, leur fils était assez calme de nature et ne se passionnait pas pour les bêtises en tout genre. De plus, il n’avait pas un caractère à réclamer à tort et à travers de nouvelles choses, il avait quelques passions et se contentait de les vivre pleinement.
La première et sans doute la plus importante était la lecture. Il la partageait avec son meilleur copain, Théo. Aucun parent n’aurait eu le courage de s’opposer à un divertissement aussi sain. Il faisait même la fierté de sa mère.
Alors que les enfants de son âge profitaient des week-ends pour jouer au football, aux jeux vidéo, regarder la télévision, Michael, lui, organisait son club de lecture. Le samedi après-midi était dédié à son activité favorite. Bien évidemment, Théo était de la partie.

Le personnage de Théo est un peu moins développé, mis en avant. Ceci s’explique par la forme du roman, qui est courte. En même temps, ce personnage est assez présent, puisqu’il est le meilleur ami de Michael. J’aurais cependant peut-être aimé qu’il soit plus là, mais c’est certainement parce que j’ai lu cette histoire avec mes envies d’adulte et non celles d’enfants. Lui aussi a l’air d’être un ami fidèle, bien qu’il finit par se moquer de Michael et de ses peurs inexplicables. Théo ne comprend en effet plus son ami, et cela le dérange. Sans doute a-t-il lui aussi peur de ce que les deux garçons ne comprennent pas. De plus, Théo n’assiste pas vraiment aux manifestations surnaturelles qui se présentent à Michael, ce qui fait qu’il considère que son ami perd la tête. C’est ce qui va mettre en danger Théo, cette méfiance qu’il va finir par avoir vis-à-vis du récit de Michael.

— Tu ne vas pas me dire que tu y crois ?
— Si tu avais vécu ce que j’ai vécu, tu y croirais.
— Ce n’est qu’un conte ! Rien d’autre. Une belle morale pour que nous prenions soin de nos affaires.
— Je ne crois pas. Je suis sûr que Morty me fait la même chose.
— Tu me fais peur, Mike. Tu ne vois pas que tout cela n’est pas possible !

La bibliothécaire, madame Richard, m’a elle assez étonnée. Je me suis demandé si elle n’était pas elle aussi dans le coup, si elle n’était pas responsable des crises de frayeur de Michael. Sous son aspect vieille dame gentille, elle sait beaucoup de choses et rien ne lui échappe. J’ai trouvé cela intéressant et originale de faire intervenir cette adulte dans l’histoire. A priori, on peut croire que c’est une dame âgée, recluse dans ses livres, sans famille à part sa structure, mais c’est un personnage qui se dévoile tout au long du récit. Elle est celle sur qui va pouvoir compter Michael, surtout quand les choses deviennent hors de contrôle. J’ai trouvé qu’il y avait une certaine morale à tout cela : il ne faut pas hésiter à prendre conseil auprès des adultes en général et des bibliothécaires en général, car ils savent plein de choses et auront certainement une réponse venue d’un livre. Même si les adultes sont effrayants, ils ont des solutions. Encore faut-il les demander à la bonne personne.

— Je t’attendais mon petit Michael.
La voix pourtant douce lui fit peur. Il recula contre la porte.
— Je t’attendais Michael, n’aie pas peur. Je ne te veux aucun mal.
— Madame Richard ?
— Oui mon petit, c’est bien moi.
Elle s’approcha de lui tout en allumant des dizaines de bougies sur son chemin. La pièce s’éclaira au fur et à mesure.
Sur les côtés de celle-ci se trouvaient des tas de livres qui avaient l’air de dater d’un autre temps.
Les couvertures étaient en cuir et recouvertes d’une fine couche de poussière.
Michael avança d’un ou deux mètres.
— Nous avons beaucoup à nous dire, je crois, l’encouragea Madame Richard.

Je l’ai dit plus haut, c’est un roman assez court, parfait pour les jeunes lecteurs. Et je pense que ce roman n’a pas besoin d’être plus long. En effet, l’auteure arrive dès le début à mettre une ambiance angoissante. L’écriture est très fluide. Les chapitres s’enchaînent très vite, on tourne les pages sans même y faire attention tellement le récit nous happe. On a envie, comme Michael, de savoir ce qui lui arrive, puis de se débarrasser de ce danger qui rôde autour de lui. Au début, quand on ne sait pas encore, comme le héro, ce qu’il se passe, on tremble un peu pour lui, pour ce qui l’attend dans ses rêves, mais lorsqu’on comprend que ceci se trouve aussi dans la réalité, on n’en mène pas large. Ce roman donne envie de regarder en permanence derrière soi pour voir si la malédiction de Michael ne nous poursuite pas. L’auteure arrive à recréer ici l’ambiance que ceux de ma génération adoraient avoir en lisant des Chair de Poule. Je pense que les enfants qui lisent ce roman doivent avoir un peu peur, ensuite, de leurs jouets, des objets en général. C’est une histoire qui marque, et c’est là qu’on voit que le but de l’auteure est atteint. La fin est juste géniale, je ne m’y attendais pas, et c’est un bon retournement de situation. Je plains Michael, et j’aurais presque eu envie de savoir ce qu’il allait faire, même si l’objectif ici est justement d’imaginer ce qu’il pourrait faire, et non de le lire. Après tout, c’est ce qu’il se passe souvent dans ce type de roman : une fin ouverte.

En résumé, j’ai trouvé cette lecture passionnante. J’ai accroché au style de l’auteure, et le fait que ce roman soit court, et pour les enfants, ne m’a pas du tout dérangé. Il peut facilement faire peur, et se poser des questions sur l’importance donnée à certains objets. Je pense que les enfants qui lisent Chair de Poule, ou autre histoire d’horreur, pourraient facilement accrocher à ce roman. C’est une bonne histoire à découvrir, un bon roman jeunesse. Ce n’est pas un coup de cœur mais on s’y approche. Je conseille vivement sa lecture.

Et vous ?

Avez-vous lu des Chair de Poule durant votre enfance ?

Avez-vous lu d’autres romans d’horreur ?

Au contraire, ce genre vous effrayait-il trop ?

Bonne semaine à tous 🙂

Bon courage à ceux qui sont en examen 🙂

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