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Toscan (épisode 1-3)

Toscan1

Bonjour les amis. J’espère que vous vous portez bien et que chez vous, le soleil brille. J’adore ce temps, cela fait du bien au moral et donne envie de mer, de vacances. D’ailleurs, une nouvelle fois, je vais vous faire voyager avec ma chronique d’aujourd’hui. En effet, cette fois, nous partons pour le Maroc. Je vais vous parler de l’histoire d’un petit cheval nommé Toscan. Vous pouvez le retrouver dans le roman feuilleton publié par Elen Brig Koridwen. c’est une auteure autoédité très prolifique, qui a déjà beaucoup de romans et petites histoires de publiés sur la plateforme Amazon. Elle fait beaucoup pour la communauté des autoédités, donnant conseil grâce à son blog et aidant aussi parfois à la correction de roman. Vous l’avez donc compris, cette chronique s’inscrit dans le rendez-vous #JeudiAutoEdition et je suis contente de vous présenter cette auteure et cette histoire inspirée de sa vie, l’histoire de ce cheval, son cheval. Je la remercie d’ailleurs vivement de m’avoir envoyé mes trois épisodes afin que je puisse vous en parler sur le blog. C’est donc une histoire en épisode, les trois premiers sont déjà publiés depuis début avril. Voici le résumé du 1er :

Cela vous paraîtra peut-être incroyable à certains moments, mais cette histoire est en tous points véridique. Toscan a bel et bien existé. Et notre fabuleuse entente, nos folles aventures furent telles que je vais vous les décrire en sa mémoire. Celle d’un petit arabe-barbe extraordinaire, digne d’entrer dans ces légendes que, le soir, au creux d’écuries chaudes et obscures, les cavaliers passionnés murmurent tendrement à l’oreille de leurs chevaux.

L’héroïne, qui est donc l’auteure, vit au Maroc, en 1976. Passionnée de chevaux, elle rêve d’en avoir un à elle pour participer à des concours hippiques. Son beau-frère décide un jour de s’en acheter un pour lui. Sous les conseils de l’héroïne, qui est adolescente, il va dans une écurie d’un maquignon à Casablanca, une écurie où l’on récupère des chevaux réformés, anciens coureurs de courses qui sont bons pour la boucherie. L’auteure espère ainsi trouver son cheval de rêve et faire une bonne action en sauver d’une terrible fin un cheval. Et pour faire une bonne action, elle va en faire une, car le cheval que le maquignon va leur proposer est déjà dans l’antre de la boucherie, programmé pour être abattu quelques heures plus tard. A ce moment-là, il faut avoir le cœur bien accroché, car l’ambiance de la boucherie est certainement très fidèle. Cette scène m’a d’ailleurs beaucoup marquée, car il est très aisé d’imaginer les odeurs et la terreur des chevaux livrés à ce funeste sort. La scène peut même émouvoir profondément :

Nous avançons de front dans la grande cour sinistre. Sur les pavés, des filets de sang, des lambeaux de peau desséchés. L’air est imprégné d’une odeur fade, révoltante.
Un hurlement retentit.
Il provient d’un cheval, je le pressens, mais ce cri déchirant n’a absolument rien d’un hennissement. C’est un long hurlement d’horreur et de désespoir – l’expression brute de la terreur devant la mort.
Je n’ai jamais entendu un son comparable. Aujourd’hui encore, il me hante. Tous les
amateurs de viande devraient avoir été soumis à ce genre d’expérience une fois dans leur vie, pour ensuite se déterminer en pleine connaissance de cause.

Après le sauvetage de ce petit cheval, une incroyable amitié va naître entre l’héroïne et l’animal, une amitié où la jeune adolescente va devoir s’armer de patience pour apprivoiser son petit cheval, l’animal ayant été marqué par de mauvais traitements. Mais douée d’une grande patience et d’un amour énorme, elle va très vite le comprendre et faire en sorte d’utiliser une manière de le dresser très douce. Ayant appris à monter de manière très libre, assez contraire à ce qu’n apprend en Europe, la jeune fille va être très à l’aise pour maîtriser Toscan et faire de lui un formidable compagnon. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié la manière dont l’auteure parle de son apprentissage équestre. Moi qui ait monté à cheval, cela me donne envie d’essayer la monte telle qu’elle le raconte. Je pense qu’il s’agit d’une monte bien plus respectueuse de la monture que celle qui nous est enseignée dans les écuries occidentales, plus libre aussi.

Essentiellement autodidacte, je n’ai été contrariée dans ma voie par aucun formateur. Portée par un amour des chevaux dont se riraient la plupart des Maîtres, je ne vois aucune honte à communiquer avec mes montures par la voix, plutôt que de les « dominer ». La technique équestre, qui se veut à la fois un art et une science, me paraît, à moi, barbare. Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si l’on avait perfectionné au cours des siècles un « art » d’obliger les enfants à faire leurs devoirs en les harnachant de sangles pour leur imposer telle ou
telle posture, en leur donnant des coups d’épingle ou en dirigeant leurs mains avec des fils de marionnettes.
Il me semble évident que la quintessence du plaisir équestre, c’est de communiquer avec son cheval de la façon la plus subtile et non contraignante possible. De faire en sorte qu’il participe de toute sa volonté. Et d’éliminer au maximum la notion de rapport de force, pour la remplacer par celle de collaboration.
Moyennant quoi, je parle beaucoup à mes chevaux.

Les trois épisodes racontent chacun, dans un ordre chronologique, les évolutions de Toscan. Ainsi, dans le premier, son sauvetage et sa nouvelle demeure sont évoqués. On parle aussi rapidement de ses problèmes de santé, tout comme dans le 2e épisode. Dans ce 2e épisode, sont aussi racontées les promenades et le début du travail de Toscan. On apprend alors son petit caractère qui en fait un cheval attachant. Et dans le 3e, le saut et les premiers concours sont là. Ceci nous permet de suivre les avancées de ce merveilleux cheval, plein de cœur, avec sa nouvelle propriétaire, et les progrès de celle-ci dans sa monte et dans le dressage du cheval. J’ai apprécié cette manière chronologique de raconter, à la manière d’un journal, les progrès de Toscan, et les progrès de sa cavalière, car ainsi, on se repère, on sait où en est chacun. On visualise bien l’apprentissage du cheval, et les peurs de l’héroïne de mal faire. Il faut savoir qu’un cheval ne fait que ce qu’il a envie, il est indépendant, un peu à la manière d’un chat, et que c’est très compliqué de le forcer à faire ce qu’il ne veut pas. D’où l’importance d’avoir une relation de confiance très forte, qui permet au cheval de suivre son cavalier comme un chien qui fait confiance à son maître. Suivre l’évolution de Toscan permet de voir à quel point il a un cœur énorme, toujours prêt à progresser pour faire plaisir aux humains.

On apprend ainsi, au travers du témoignage de l’auteure, la dure réalité de la vie équine, avec son lot de maltraitance de la part des humains, ainsi bien des cavaliers que des entraineurs, ou des soigneurs. Cela m’a permis d’avoir un autre regard sur ce monde que je côtoyais il y a peu, et dans lequel travaille ma sœur. Cela fait mal de savoir que des animaux sont mal traités tout simplement parce que l’être humain veut se faire plaisir, ou par incompétence, comme cela va être le cas avec le vétérinaire du club où va être Toscan pendant un moment. Je dirais qu’heureusement, toute maltraitance se paye un moment, même si hélas cela se fait au détriment de l’animal.

Du coup, je garde une dent contre le Dr Nietz. En ce temps-là, il est le véto le plus connu de Casablanca. Mes parents lui font confiance pour leurs innombrables chats et chiens. Pourtant, j’avais quelques réserves depuis que ma chienne Blacka était morte entre ses mains. Cette fois, mon opinion négative se cristallise.
Au fil des années dans mon club, je verrai périr tant de chevaux mal soignés par le Dr Nietz que je finirai par conclure que son talent se borne aux cas les plus bénins, voire aux vaccins, et encore ! Je finirai par le lui dire – bon, j’avoue, le lui crier – en face au cours d’une scène qui a dû rester dans les mémoires, après qu’il ait laissé un cheval adorable mourir à petit feu dans d’horribles conditions, plutôt que d’oser avouer son ignorance. Mais je reviendrai plus tard sur ce drame épouvantable.

Vous l’avez donc compris, j’ai été très séduite par ce roman, dont je n’ai pas encore la fin. J’ai passé un agréable moment à suivre les aventures de l’auteure et de son cheval, et je me suis beaucoup attachée à ce dernier. J’aurais aimé pouvoir le caresser, ou même le monter. Je pense que tous les cavaliers rêvent d’un cheval tel que lui, d’un animal aussi agréable et avec autant de cœur. La plume de l’auteure est très fluide, on avale rapidement l’histoire, et on réclame aussi vite la suite. J’ai été émue par cette histoire, et elle m’a donnée envie de monter, bien que j’ai déjà cette envie depuis un moment. Ce roman plaira à tous les passionnées d’équitation, ou d’animaux en général. Avec quelques descriptions du Maroc, ce roman fera en plus voyager. Le fait qu’il soit en plus découper en plusieurs courts chapitres au sein des trois épisodes permet en plus une lecture entrecoupée, pour ceux qui auraient plus de mal à s’y mettre. Bref, il s’agit d’une histoire d’amitié et de sauvetage à lire, dont je vous en conseille la lecture. Personnellement, j’attends la suite.

Vous retrouverez le 1er épisode publié sur Amazon ici.

Et vous ?

Quelle histoire d’amitié avec un animal vous a marquée dernièrement ?

Vous aimez les histoires avec les animaux ?

Qui est déjà monté à cheval ?

Bonne semaine à tous 😀

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