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Mutation

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Bonjour tout le monde. J’espère que votre week-end se passe bien. De mon côté, tout va bien, et en plus il fait beau. Je trouve que cela commence à sentir le printemps. Alors, même s’il fait beau, qu’on entend les oiseaux chanter et qu’on a envie de se promener, je vais rester dans la thématique commencée cette semaine avec ma chronique d’Ahriman. En effet, aujourd’hui je vais vous présenter une nouvelle légèrement horrifique, dans le genre de la science-fiction. Je dis légèrement horrifique car ce qui s’y passe laisse imaginer des zombies, et que ce genre de personnages est plus pour moi dans la catégorie horreur. Je pense qu’une partie de ceux qui ont regardé la série Walking Dead comprendront pourquoi je parle d’horreur ici. En tout cas, cette nouvelle a été écrite par Marie Tinet, une auteure que je suis sur les réseaux sociaux, et qui a vu sa nouvelle être publiée par la maison d’édition Nutty Sheep, une maison d’édition plutôt spécialisée sur les parutions courtes, comme les nouvelles, et les romans à épisodes. Cette nouvelle, je l’ai reçu en service presse, je remercie donc son auteure et la maison d’édition. Elle est sortie il y a quelques mois maintenant, en novembre 2016. Voici son résumé :

Courir. Fuir. C’est mon quotidien désormais. Les monstres me traquent, ils ne s’arrêtent jamais. Je les entends, ils arrivent…
Dans cette nouvelle, nous suivons donc une jeune fille, qu’on apprendra se nommer Clarisse, qui évolue dans un monde qui a bien changé. Tout n’y est en effet que peur et instinct de survie. Clarisse s’y débat, et fuit sans cesse. Ce qu’elle fuit pourrait la tuer, ou pire. Elle affronte des monstres, des choses qui cherchent, qui traquent les êtres humains pour en faire leur repas. Ces choses étaient pourtant autrefois comme elle, humaines. C’est ce changement d’état qui nous fait tout de suite penser aux zombies qui, dans l’imaginaire, n’ont besoin que d’une morsure pour transformer les humains en êtres assoiffés de sang et de chair, comme eux. Clarisse va hélas l’apprendre à ses dépens.
– Regarde….
J’ai peur, mais je baisse les yeux. Je suis blessée. Du sang rouge vif colore mon flanc. Mes vêtements arrachés laissent entrevoir la blessure. Une plaie brune ouvre ma peau. Vais-je mourir ? Ou pire…
– La bête ?
Ma voix n’est qu’un murmure. Mes forces commencent à s’échapper.
La femme acquiesce, le visage défiguré par le dégoût.
– Tu vas devenir comme eux.
Dès lors, ce n’est plus contre les monstres que va se battre Clarisse, mais contre elle-même, elle qui se trouve à mi-chemin entre les deux mondes, celui des êtres humains, et celui des monstres. Elle va devoir choisir de quelle manière elle veut finir sa vie, avant le grand basculement dans le monde des morts. Ce que j’ai apprécié, c’est la force avec laquelle Clarisse va se battre. Elle pourrait facilement tout envoyer balader, accepter son nouveau destin, mais non, elle va tout faire pour faire vivre sa plus part jusqu’à la fin. Je pense que le but de la nouvelle se trouve justement dans cette part encore humaine de Clarisse qui se défend. Ce n’est pas seulement une histoire de zombie, c’est une histoire sur ce qui nous rend humain et donc différent de ces êtres qui ne pensent qu’au sang et à la nourriture. On se demande combien de temps Clarisse peut tenir face à ce qu’elle devient.
Eux. Les chasseurs ont envahi la pièce. Ils sont partout. Certains secouent notre cage. Je comprends tout de suite : ce n’est pas moi qu’ils veulent, c’est l’humain.
Ma tête pivote malgré moi. Je fixe le visage blanc et apeuré de l’homme qui se tient à mes côtés. J’ai faim. Il a peur, mais pas de moi. Il devrait. Je m’approche de lui, doucement. Il tremble. Au dernier moment, je me reprends.
Je suis encore humaine, quelque part en moi.
J’ai aussi apprécié la plume de l’auteure. Grâce à des phrases courtes, au présent qui raconte l’histoire, nous sommes immédiatement plongés au cœur du récit, au cœur de la fuite en avant de Clarisse. L’écriture est fluide, elle va au but sans fioriture. On est vraiment dans l’ambiance et on sent parfaitement monter la tension, la peur pour l’héroïne et ceux qu’elle peut croiser. Même si c’est aussi le but qu’on attend d’une nouvelle, j’ai trouvé que le style de l’auteure s’y prêtait très bien. On regretterait presque qu’elle soit si courte, on pourrait avoir envie d’en avoir plus, d’avoir encore des lignes sur l’histoire de Clarisse, sur ce qu’elle devient ensuite. Mais bon, je suis souvent frustrée dans les nouvelles, c’est aussi l’intérêt de ce genre de lecture.
En conclusion, je vous conseille donc de lire cette nouvelle. Puisque c’est une nouvelle, elle est assez courte et donc se lit très vite et bien. C’est une lecture sans prise de tête, agréable, qui vous fera donc passer un bon et court moment au royaume des monstres mangeurs d’hommes.
Et vous ?
Lisez-vous beaucoup de nouvelles ?
Lisez-vous ce type d’histoire seulement à Halloween pour vous faire peur ?
En lisez-vous toute l’année ?
Quel est votre auteur préférez dans ce registre ?
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