chroniques littéraires

Les Oubliés, tome 2

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Bonjour tout le monde. J’espère que votre week-end se passe bien et que vous n’êtes pas encore dans la folie des achats de Noel. Heureusement, il nous reste encore du temps pour préparer nos achats, même si les pubs et les magasins font tout pour nous faire croire le contraire. D’ailleurs, en parlant de la prévision de Noel, aujourd’hui j’ai eu envie de vous parler de mon tout dernier coup de cœur, qu’il vous faut absolument au pied du sapin si vous êtes fan des sagas de science-fiction, notamment de dystopie. Si vous adorez les sagas comme Hunger Games ou le Labyrinthe, vous ne pourrez qu’être conquis par cette duologie dont je vous ai déjà parlé, à l’occasion de ma lecture du tome 1, sur le blog. Aujourd’hui, alors qu’on approche des fêtes de fin d’année, je vais donc vous présenter le 2e et dernier tome de cette saga qu’est les Oubliés. Cette duologie a été écrite par une auteure que j’ai eu le plaisir de rencontrer aux Utopiales cette années, à Nantes, qui est super sympa. Il s’agit de Lena Jomahé. Et il est paru cette année, chez une maison d’édition dont je suis super fan aussi, et qui en plus m’a fait le plaisir de m’envoyer un autre exemplaire de ce roman. Il est à gagner à la fin de cette chronique. Voici donc le résumé de ce 2e tome :

Ils sont prêts à faire éclater la vérité et rendre la liberté à un peuple ayant vécu trop longtemps dans le mensonge, l’ignorance et l’oppression.

Le premier sauvetage l’a prouvé : la route n’est pas sans danger.

Eléa, Gabriel, Clara, Louis et tous les autres arriveront-ils vivants au bout de leur aventure ?

Une chose est sûre : ce combat laissera des traces aussi bien physiques que psychologiques.

Dans ce nouveau tome, nous retrouvons donc tous les personnages du premier opus, qui sont Eléa, Gabriel, Clara, Lucie, Simon, Aurore, etc. Ce fut avec un grand plaisir que j’ai retrouvé Eléa et Gabriel, juste après la libération des Oubliés, dans lesquels faisait partie la meilleure amie d’Eléa, Aurore. Ce fut donc un plaisir de retrouver la petite bande d’amis enfin réunis, Eléa ayant réussi à rassembler autour d’elle Aurore et Simon, dans cette ville de Marseille qui incarne maintenant la lutte contre le gouvernement des coupoles, contre le père même de Gabriel. Et au milieu de ces retrouvailles surgissent Clara et Lucie, que Gabriel connaît très bien. La question est alors de savoir ce qu’il va se passer pour tous ces adolescents qui ont déjà mené un grand pas vers la révolte contre les coupoles : vont-ils s’arrêter là ou vont-ils continuer la lutte ? Peuvent-ils mener une vie presque normale à Marseille en sachant la vérité ? Et oseront-ils se confronter les uns aux autres tout en sachant qu’aucun retour en arrière n’en possible ?

Alors, ce qui m’a marqué dans ce nouvel opus, c’est l’affrontement qu’il y a entre les différents membres de l’équipe, qui va mener à des conséquences terribles. Dans les autres dystopies que j’ai lu, tels qu’Hunger Games, Le Labyrinthe, ou même Ruines, je n’ai pas le souvenir d’avoir été autant marqué par de telles divergences entre ceux qui veulent sauver le monde et ceux qui ne veulent rien faire. Je ne dis pas que ces divergences n’existent pas dans ces sagas connues, seulement qu’elles ne mènent pas à un tel désastre tel qu’on peut l’avoir ici. En effet, ces divergences vont mener à la fuite d’un personnage et à une violence assez extrême, avec des scènes de tortures pour ceux qui vont tenter de le ramener. J’en ai d’ailleurs beaucoup à ce personnage qui s’enfuit, et dont je ne vous dévoilerait pas le nom pour ne pas vous spoiler. Je l’ai détesté d’avoir fait ce choix qui mène à la perte, non seulement d’une part de l’équipe, mais aussi de toute la résistance. Ce personnage fait un choix égoïste alors qu’il aurait pu tout simplement resté à Marseille. Même si son choix peut être compréhensible, il m’a énervé. Je ne m’attendais néanmoins pas au sort qu’il subis dans la suite du texte.

Il n’y a pas que des divergences entre les adolescents, il y en a aussi entre les adolescents et les adultes. C’est d’ailleurs aussi très marqué dans ce deuxième tome. Par rapport aux autres dystopies qu’on pourrait citer, j’ai trouver que l’auteure s’attardait beaucoup sur le groupe et la manière dont il mettait en place sur plan, ce qui est assez originale. On suite alors le groupe des adolescents face à celui des adultes, qui préféré attendre,  voir ne pas agir, alors que les adolescents veulent être dans l’action. Ce sont eux qui prennent les choses en main, tous seuls. J’ai beaucoup aimé cette idée, parce que d’habitude les adolescents sont plutôt manipulés par les adultes, ils ne font que réagir face aux événements, alors qu’ici, ils font partie intégrante du mouvement, ils en sont même à l’origine. On a vraiment le monde des adultes qui s’oppose à celui des adolescents, tout simplement parce que les adolescents n’ont plus rien à perdre, et qu’ils n’ont pas encore de famille sur laquelle veiller. Et qu’ils ne supportent plus l’immobilisme dans lequel est leur monde. Je pense aussi que le fait que ce soit Gabriel qui mène en partie cette résistance en s’opposant à son père, qui est dans l’autre camps, soit un moteur assez important pour faire basculer les choses. Et puis Eléa se refuse à mettre en danger ses amis pour un plan, celui des adultes, dans lequel elle ne croit pas.

  • Quoiqu’il arrive, tu n’auras pas mon accord pour qu’un seul des Oubliés retourne dans la toile.

Je pointe du doigts la maison.

  • Tu as tes hommes, j’ai les miens. Tu sais pertinemment que ce que tu demandes est dangereux, et puis, pour quoi ? Juste pour connaître les plans du Grand Gouverneur  ? Non, ce sera sans nous ! Nous ne nous sommes pas encore réunis pour savoir comment nous allons agir, mais je peux déjà te dire que ce que tu souhaites ne fera pas partie de nos plans.

Je l’arrête d’une main alors qu’il s’apprête à prendre la parole.

  • Nous sommes ici dans ta communauté, j’en ai conscience, par respect pour toi nous te tiendrons donc informé de nos intentions. Si tu veux t’allier à nous, tu seras le bienvenu, toi, ou n’importe lequel de tes hommes, mais oublie ce projet. Il n’aura pas lieu.

Il me fusille du regard avant de tourner les talons.

  • Tu changeras d’avis Eléa. Lorsque tu te rendras compte que vous n’êtes qu’une bande d’adolescents sans plan, vous reviendrez me voir en m’implorant de vous aider. Et à ce moment-là, ma condition sera que tu ailles dans la toile. Notre accord c’est donnant-donnant. Je t’aidais et tu m’aidais en retour. Tu me déçois énormément !

Je m’abstiens de tout commentaire. Je sais qu’il se trompe et qu’il en prenne conscience bien assez tôt.

Je vous disais au début que j’avais retrouvé avec plaisir le personnage d’Eléa. C’est une héroïne forte à laquelle on s’attache assez vite. Elle a un caractère fort, et surtout, elle veut changer les choses, même si cela la met en danger. Dans le tome 1, elle voulait simplement retrouver Aurore et la sortir du monde des Oubliés, mais maintenant, elle veut juste détruire les coupoles et sortir le monde des mensonges dans lesquels il est plongé. J’ai apprécié ce retournement de situation. Pour faire cela, elle est même capable de remettre en question son amitié pourtant très forte avec Aurore et Simon. Elle veut les protéger, mais elle n’est pas prête à remettre en cause son envie de bouleverser le monde pour eux. Elle est prête à les affronter pour cela. Et pourtant, c’est aussi une amie extraordinaire qui ferait n’importe quoi pour ses amis. Ce que j’apprécie, c’est qu’elle a des idéaux et veux les défendre, même si elle doit affronter ses proches. Elle veut se battre et ne supporte pas de rester derrière. Sa relation avec Gabriel est aussi trop mignonne, elle apporte un peu de paix alors que leur monde s’effondre et qu’ils traversent de terribles épreuves.

Ce nouvel opus m’a aussi permis de redécouvrir le personnage de Clara. Etrangement, alors que je me souvenais assez des autres personnages, celui de Clara ne m’évoquait pas grand chose, alors que l’histoire se partage entre deux narrateurs, Eléa et Clara. Donc, le personnage de Clara ne m’avait pas laissé beaucoup de souvenir, alors qu’elle subit, dans le premier tome, une véritable série de torture. Dans ce deuxième tome, j’ai donc trouvé que son personnage se révélait. Malgré ses faiblesses dues à ce qu’elle a vécu, elle est un personnage fort, avec du caractère, mais différente d’Eléa, car Clara est aussi motivée par la vengeance. J’ai donc aimé passer de l’une à l’autre, d’avoir les points de vue des deux filles. Eléa mène la résistance alors que Clara la suit. Cela permet de suivre la résistance de deux manières différentes.

(Clara)

  • Ils semblent bien installés ici, constata-t-elle. Nous pourrions y être bien. Pourquoi ne pas se contenter de vivre ici ?

Je la fixe quelques secondes avant de répondre. J’ai parfois un peu de mal à expliquer pourquoi je veux faire tomber le N.O.M. Finalement, je murmure :

  • Parce que je refuse que les prochaines générations vivent dans le mensonge, et que s’il y a la moindre chance que ma mère ou tes parents soient toujours en vie, je veux les sortir des griffes du Grand Gouverneur.

Il y a pas mal d’action, il se passe beaucoup de chose dans cet opus. Néanmoins, j’ai trouvé que la fin était un peu expéditive. En effet, le moment où ils entrent dans la Nouvelle New York pour détruire le gouverneur passe assez vite finalement. Ceci devrait être le point central du roman, ce vers quoi l’histoire tend forcément, et finalement j’ai trouvé que cela paraissait presque anecdotique dans le roman tellement ça va vite. Il se passe plein de choses, mais on n’a pas le temps de les intégrer car c’est sur un passage qui est assez court dans le roman. J’aurai peut-être aimé que ce moment soit plus étoffé. Cependant, il est aussi très bien fait, car peut-être cela ne demandait pas plus de pages, tellement on ressent bien l’angoisse des personnages, le fait qu’ils n’aient pas le temps de s’appesantir sur les morts qui surviennent, le fait qu’ils doivent réagir en permanence face à ceux qui veulent les empêcher d’atteindre leur but. De moment, alors que j’ai trouvé le passage de la traversée de la ville assez court, celui de la confrontation avec le gouverneur à la fin est rapide, alors que Gabriel hésite à faire ce qu’il doit faire. Par contre, le dénouement qui survint à ce moment-là, je ne m’y attendais pas du tout. Il a fallu que je m’en remette, parce que j’étais à la fois super triste, mais aussi admirative de ce qu’avait osé faire l’auteure. Je ne m’attendais vraiment pas à cela, et l’idée est super. Sinon, dans l’ensemble, c’est une fin assez classique, avec des combats au cœur de la ville de l’ennemi, des affrontements et la population civile au milieu. Par contre, la manière dont cela est mis en place est assez ingénieux et original à mon sens.

Des hauts-parleurs de la navette, une voix s’élève :

  • Rentrez chez vous. Un message du Grand Gouverneur va être diffusé dans quelques minutes, vous avez l’obligation d’être devant votre écran.

(…)

Sous la navette, le rassemblement gronde, apparemment pas décidé à obéir. L’homme, debout sur sa chaise, lève le poing en direction des agents. Les habitants reprennent derrière lui. La porte latérale de la navette s’ouvre. Un agent apparaît, arme à la main. Il met l’homme en joue.

  • Dernier avertissement. Dispersez-vous. Vous êtes en effraction, tous les rassemblements sont interdits.

L’homme lève à nouveau le poing en criant. La foule toujours grossissante s’emporte, certains jettent des projectiles contre la navette dans l’espoir de toucher l’agent. Ce dernier ne fait pas de nouvel avertissement. Il tire. L’homme s’écroule. Plusieurs cris d’effroi s’élèvent, couvrant heureusement le mien. L’agent dirige son canon sur le peuple. Plusieurs personnes s’enfuient en courant pour rejoindre leur immeuble. Mais la plupart restent en place. Une clameur monte de la foule : Mensonges ! Mensonges ! Mensonges !

Les pages de ce roman se tourne toutes seules. Je l’ai lu en peu de temps tellement j’étais plongée dans l’histoire, dans les mots de l’auteure. Son écriture est très immersive, on ressent bien les sentiments et les angoisses des personnages. Elle coule toute seule, et on ne voit pas le temps passé tellement on est bien dans cette lecture. J’aurai bien voulu des pages supplémentaires. Je pense que je me replongerai avec grand plaisir dans cette duologie en relisant dès que possible le premier tome afin de profiter pleinement de ma lecture du deuxième. C’est donc une lecture que je vous conseille vivement. Pour moi c’est un vrai coup de cœur. J’aurai aimé vous en parler encore plus en détails, d’évoquer d’autres personnages, mais pour cela je serais obligée de faire une très longue chronique, qui contiendrait forcément des spoilers.

Voilà, cette chronique s’achève donc ici. Et, comme je vous l’avais dit sur les réseaux sociaux et en haut de cet article, j’ai reçu de la part de la maison d’édition Plume Blanche un deuxième exemplaire de ce roman, de ce deuxième tome, que j’ai gagné sur internet. Ayant le mien qui est dédicacé, j’ai décidé de mettre en jeu, avec l’accord de la maison d’édition, l’exemplaire qu’ils m’ont envoyé. Je les en remercie d’ailleurs beaucoup. Donc, en commentant cet article, en me disant pourquoi vous voulez lire cette saga, en précisant si vous me suivez ou non sur les réseaux sociaux, vous pourrez peut-être gagner ce deuxième tome de la saga des Oubliés. Vous aurez une chance de plus si vous suivez le blog. Bonne chance à tous 😉 Le concours est en ligne jusqu’au premier dimanche des vacances de Noël, soit le dimanche 18 décembre.

Et vous ?

Quelle est votre dystopie préférée ?

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4 réflexions au sujet de « Les Oubliés, tome 2 »

  1. Eh bien, que d’éloges ! Personnellement, j’ai… oui, détesté cette lecture. Déjà que je trouvais le tome 1 peu exceptionnel, mais alors celui-ci oO ! Le récit n’était pas crédible et tournait en rond sans cesse.

    A part la fin, rien ne valait le détour… :s

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    1. Après, chacun son avis ^^ Je comprends que tu puisses trouver l’histoire non crédible, et le fait que ça n’avance pas. Moi, c’est ce que j’ai ressenti en lisant le tome 1 de Divergente :p C’est l’avantage des blogs, à mon avis, on peut ainsi échanger sur nos lectures, nos ressentis 🙂 J’espère que tu trouveras d’autres idées de lectures sur ce blog que tu aimeras ^^
      Merci d’avoir laissé ton avis, il prouve que les romans ne peuvent pas plaire à tous le monde, et heureusement 😉

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      1. C’est vrai que je découvre parfois des avis à l’opposé des miens, mais c’est toujours intéressant de savoir pourquoi 😉
        Mais bon, Eléa et Gabriel passent tellement leur temps à être « in love » que… Franchement, c’est lassant !

        J’avais bien aimé Divergente, personnellement. Enfin, jusqu’à ce que j’arrive au tome 3 qui, vraiment, ne me paraissait pas crédible DU TOUT ! ^^

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