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Vingt ans et quelques

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Bonjour à tous. Je reviens aujourd’hui vers vous toute légère. En effet, j’ai enfin terminé les corrections de mon manuscrit et ce dernier est parti en bêta-lecture. C’est un pas de plus en vue de le publier. Si vous ne savez pas ce qu’est la bêta-lecture, je compte bien faire prochainement un article dessus, afin de vous expliquer de quoi il s’agit. En attendant, aujourd’hui, alors que nous sommes vendredi et qu’il fait enfin beau à Nantes, je vais vous parler d’un roman qui sort aujourd’hui sur amazon. Il s’agit d’un roman d’une de mes amies rencontrées sur twitter, une de ses auteures autoéditées que j’admire beaucoup. Fière du succès de son premier roman, qui est hélas encore dans ma pile à lire parce que je n’ai pas eu le temps de le commencer, elle publie son deuxième roman ce mois-ci. Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Vingt ans et quelques de Charlotte Orcival. Attention, il s’agit d’un recueil de nouvelles. Voici son résumé :

Ils s’appellent Anna, Laure, Patrice, ou encore Pierre, Elise ou Camille. Ils ont vingt ans et quelques.

L’âge d’une éternité à vivre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. L’âge de s’aimer aussi vite qu’on se quitte.

L’âge de croquer la vie à pleines dents en toutes circonstances, sans forcément penser à demain…

Découvrez cinq nouvelles qui ont toutes le point commun de nous apprendre ou nous rappeler qu’il n’est pas toujours aisé d’avoir vingt ans et quelques mais que cet âge-là demeure sans doute l’un des plus beaux. Beaux de tous les possibles qu’il contient.

Nous avons donc ici cinq nouvelles qui vont nous parler de cinq personnages différents qui vivent leurs vingt ans en France ou à l’étranger, à des époques différentes. L’amour et le changement sont au centre de ces histoires, tout comme ils peuvent l’être à cet moment-là de notre existence.

Je ne suis pas une grande fan des recueils de nouvelles, sans doute parce que je n’en lis pas assez, que c’est une manière de raconter que je trouve assez frustrante parce que j’ai toujours envie d’en savoir plus sur les personnages, que je trouve que c’est un moyen assez restreint pour raconter une histoire. J’ai du mal à envisager qu’on puisse autant dire de chose avec une nouvelle qu’avec un roman. Or, ici, j’ai quasiment occulter le fait que c’étaient des nouvelles. Chacune dit l’essentiel et diffuse la message qu’elle vient délivrer. Je n’ai pas ressenti une frustration dans ces textes, sauf peut-être pour le premier où j’avais envie de savoir comment s’en sortaient ses deux protagonistes.

L’avantage avec ces nouvelles, c’est qu’elles peuvent se lire séparément. Il n’y a pas d’ordre pour les découvrir, on peut donc les lire de la fin vers le début, ou en prendre une au hasard dans le recueil. Et comme elles se lisent chacune super bien, on est vite tenté de dévorer tout l’ouvrage.

Ce que j’ai apprécié dans ce recueil, c’est que son auteure s’amuse avec la manière de raconter ces histoires. Ainsi, pour chacune d’entre elles, il y a un style différent qui est mis en place. Par exemple, la deuxième nouvelle est sous la forme épistolaire, avec seulement les lettres d’une des personnages. On ne découvre l’histoire que de son point de vue, et cette dernière se dévoile en filigrane dans ces lettres. De cette manière, on ne comprend bien ce qu’il s’est passé une fois qu’on a lu tout le texte, qu’on a lu tout l’ensemble de cette nouvelle. J’ai trouvé cette manière de raconter très intéressante car elle permet bien de différencier les nouvelles, et surtout de surprendre le lecteur.

Je vais maintenant m’attarder un peu plus sur les personnages qui composent cette nouvelle. Comme dit dans le résumé, ils sont tous à l’aube de leurs vingt ans. Certains ont moins quand commence leur histoire, certains ont un peu plus. Mais ce qui les caractérisent tous, c’est le changement qu’ils apportent dans leurs vies. Que ce changement soit un changement de style de vie, un nouvel amoureux, un nouveau pays, de nouvelles études, etc. Ils passent d’un état à un autre, ils se découvrent à eux-mêmes, tels des papillons sortant de leurs chrysalides. Ils passent de l’état d’enfant à celui d’adultes. Et ce changement est très bien mené, bien amené dans le récit. Il ne vient pas subitement, il faut une prise de conscience de la part des personnages, une prise de conscience qui arrive soit par des rencontres avec d’autres personnages, soit avec des discussions, ou des évènements extérieurs. Chacun de ces personnages avaient besoin que cette transformation se fasse.

La nouvelle que j’ai préféré est la troisième, Un pas, sans doute parce que je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage d’Anna, une jeune femme qui fait des études de lettres en prépa, sans savoir quoi en faire, qui se cherche donc un peu, et qui finit par se révèler à elle-même à New York. J’ai adoré aussi sa meilleure amie Elises, que j’ai trouvé super intéressante à suivre. Puis Oliver, qui débarque dans le récit comme il le ferait dans un rêve, et qui permet à Anna de poursuivre sa mutation déjà bien avancée. La ville de New York est aussi bien mise en scène, on a l’impression d’y être. J’ai aimé tous les lieux qui y étaient écris. Toute l’histoire est écrite avec légèreté, avec douceur, comme les autres histoires du recueil.

C’est drôle, la vie, quand même… Il a fallu que je m’éloigne de moi, de l’endroit où je vivais, pour me trouver enfin. Un peu. Car c’est à New York, auprès d’Elise, que cela s’est décanté. Au contact de mon amie, au contact de ses amis, j’ai peu à peu perçu un halo de lumière au bout de mon chemin. Ce n’était pas grand chose, le simple début d’un truc. Mais cela a suffi à arrêter l’immobilisme dans lequel j’étais empêtrée depuis deux ans. Il y eut d’abord l’expérience d’Elise, dans son stage précédent. Elle avait travaillé trois mois dans une agence de communication. Avant qu’elle ne m’explique le truc, je ne savais même pas ce qu’était une agence de communication.

J’ai dit que toutes les nouvelles pouvaient se lire séparément. Elles sont tout de même liées entre elles puisque certains personnages de nouvelles différentes se connaissent. En fait, ils sont liés au premier roman de l’auteure, puisqu’Anna est le personnage principal de Forever Young. Ainsi, ces personnages de nouvelles sont présents dans le premier roman de Charlotte. Moi, cela ne m’a donné qu’une envie, aller lire Forever Yonug. Ce recueil de nouvelles peut donc être une manière de découvrir ce roman, de découvrir ses personnages.

Vous l’avez donc compris, j’ai apprécié ma lecture. J’ai trouvé que son auteure écrivait très bien. Certes, les premières nouvelles m’ont un peu déconcertées, mais je pense que cela est dû à la forme des nouvelles mêmes à laquelle je ne suis pas habituée. Je vous conseille donc d’aller jeter un coup d’œil à ce recueil qui respire bon l’espoir et la vie. De plus, il se lit très vite tellement la plume de l’auteure est agréable. Ce fut pour moi une belle découverte, qui m’a fat voyagé de New York à Lyon, de Vannes à Londres.

Si ma chronique vous a convaincu et que vous avez envie de lire ce recueil de nouvelles, vous le trouverez ici : Vingt ans et quelques

Et vous ?

Vous aimez la forme « nouvelles » ?

Cela vous arrive-t-il d’en lire ?

Qu’y trouvez-vous de plus que dans un roman ?

Bonne fin de semaine à tous 😀

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