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Les perles de Jackie O

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Bonjour tout le monde. Enfin le week-end en approche, le moment idéal pour découvrir une petite merveille. J’espère que cette première semaine de septembre se passe bien, et ne vous épuise pas trop. Personnellement, j’ai hâte que ce soient les vacances. Et oui, les petits que je garde cette année sont un peu speeds, et je sens déjà que l’année va être longue. Heureusement que j’ai le blog pour m’amuser et me détendre.

D’ailleurs, en parlant de détente, aujourd’hui je vous propose de découvrir un roman génial, qui m’a fait beaucoup rire. Ce roman, je peux vous l’avouer, est passer à peu de chose du coup de cœur. D’ailleurs, je ne peux pas vous expliquer pourquoi ce n’est pas un coup de cœur, parce que ce roman est une vraie perle. C’est un roman très humoristique, je me suis beaucoup amusée en le lisant. Il est publié aux éditions Cherche-Midi et à été écrit par Stéphane Carlier. C’est un livre de la rentrée littéraire que j’ai pu lire dans le cadre d’un partenariat avec le site NetGalley et la maison d’édition le Cherche-Midi. Je ne peux que vous inciter à vous plonger dans son histoire :

Gaby, la soixantaine déprimée, est femme de ménage dans les beaux quartiers new-yorkais. Un matin, elle trouve par hasard la combinaison du coffre-fort d’un de ses employeurs, un vieux marchand d’art fortuné. Décidée à mettre la main sur son contenu, et notamment sur un collier ayant autrefois appartenu à Jackie Onassis, elle imagine un plan particulièrement audacieux. Seulement, cambrioler un appartement huppé de l’Upper East Side, c’est un peu comme plier un drap sans se faire aider, ça demande un certain entraînement?…

Nous suivons donc Gaby, le diminutif de Gabriela, une femme de ménage d’un certain âge, qui travaille dans les beaux quartiers de New York. Un jour, alors qu’elle se trouve chez monsieur Zuckerman, son employeur préféré, elle tombe sur une feuille jetée telle qu’elle dans sa corbeille. Dessus, il y a des chiffres qui forment le code du coffre-fort. Gaby commence alors à rêver. Elle sait ce qu’il y a dans ce coffre : plusieurs lingots d’or, beaucoup de liquide, et un collier ayant appartenu à Jackie Kennedy, qui vaut à lui seul une vraie fortune. Avec tout cela, elle pourrait changer de vie, repartir de zéro. Surtout que son patron, très âgé, est assez fortuné pour ne pas être perturber par cette perte. Il lui resterait encore beaucoup d’argent à la banque.

Après être passée par la culpabilité de ce qu’elle s’apprête à faire, Gaby finit par imaginer un plan qui, elle l’espère, serait infaillible. Et pour cela, elle se doit de contacter des personnes qui seront en mesure de l’aider dans son plan. Elle entraine donc dans ce cambriolage son neveu, qui est prêt à faire n’importe quoi pour un peu d’argent, un vieil ami de Gaby qui faisait dans le crime autrefois, un collègue du neveu, et un autre vieux qui n’est guère consentant de se retrouver dans ce type de plan. Et évidemment, rien ne se passe comme prévu.

Exceptionnellement, dans cet article, vous aurez peu d’extrait de ce roman, afin de ne pas vous gâcher la surprise des nombreux rebondissements de l’histoire. Car oui, des rebondissements, il va il y en avoir beaucoup. Chaque tentative de cette fine équipe pour récupérer le contenu de ce coffre va avoir des conséquences burlesques, voir totalement loufoques. Et à chaque fois, le plan initial va être mit à rude épreuve. Je vous laisserai découvrir la suite du résumé en lisant ce roman. Sachez en tout cas, je le redis, que j’ai pas mal rigolé en le lisant. Les personnages sont tous plus barrés les uns que les autres, et font tous des choix totalement étranges, qui vont les faire s’enfoncer encore plus dans le ridicule. Et quand ce ne sont pas les personnages qui amènent des situations cocasses, c’est le reste, tout ce qui entoure les personnage, qui s’y met.

Un bruit la fit s’interrompre. Des pas, quelque part. Non, ça venait d’en haut. Du plafond. Elle leva la tête. Un oiseau était entré dans l’église. Un pigeon, qui volait bizarrement. Sur place, comme s’il se débattait. Comme s’il était blessé, atteint par une balle dont il cherchait à se débarrasser. Ses ailes battant frénétiquement le projetaient contre le mur, puis, il heurtait le plafond…

Tout à coup, il renonça. Se laissa tomber, à pic. Dans sa chute, son corps heurta l’extrémité de la main droite du Christ rédempteur qu’il fit lentement basculer sur le côté. Gaby se dressa d’un bond et, dans un réflexe absurde, tendit la main pour empêcher l’inévitable. La statue ne chut pas de très haut, elle se brisa pourtant, dans un fracas épouvantable, en une multitude de morceaux.

Puisque j’en arrive déjà à vous parler des personnages, j’ai envie de vous dire que chacun d’entre eux est attachant. Chacun d’entre eux a son style, a son histoire ce qui le rend bien vivant. J’ai beaucoup aimé le travail de l’auteur par rapport aux personnages, qui nous les rend sympathiques. On a envie de les connaître, de les réconforter lorsque cela va pas, de les aider. Même Zuckerman, qui finalement donne l’impression d’apparaître peu dans le roman, m’a plu. J’ai bien aimé son histoire qui est racontée au fil de l’aventure de cette petite bande. Même Biscotte, l’ami du neveu de Gaby, qui passe son temps à fumer et est totalement à l’ouest, est génial. Il m’a fait beaucoup rire, et ses motivations pour faire ce coup sont intéressantes, et surtout assez bonne, si on peut avoir de bonnes raisons de faire un vol, ce sont bien celles-ci. Finalement, c’est d’ailleurs l’un des personnages qui s’en sort le mieux. Gaby aussi est super intéressante, car elle passe par une sacrée panoplie de sentiments, assez variés. Elle est prête, sans état d’âme, à voler son patron, mais elle finit par vouloir tout arrêter, par s’imaginer en prison, puis elle veut aller jusqu’au bout. Elle est le personnage capable d’aller dans une église prier pour se faire pardonner mais donner aussi pleins d’indications sur la manière dont l’argent doit être récupéré. Elle n’a pas un mauvais fond, c’est ce qui fait qu’elle se sent particulièrement coupable, surtout une fois que son ancien ami brigand se met à prendre les commandes des opérations et que la situation lui échappe. En tout cas, Gaby est un personnage surprenant.

J’ai vraiment eu des affinités avec ces différents personnages qui avancent, doutent, pleurent et vivent dans ce roman. En fait, c’est ce qui exprime bien l’écriture de l’auteur au niveau des personnages, il nous les rend vivants. J’ai été assez triste en refermant ce roman, en quittant cette foule tribu qui a bercée ma lecture. Ce que j’en ai retenu, c’est que la vie peut basculer à n’importe quel moment, en bien ou en mal, et que tous ces personnages ne cherchent qu’à tirer leur épingle du jeu. Et si cela signifie voler, pourquoi pas. En fait, la morale dans ce roman n’existe pas, tout ce qui compte, c’est de survivre, même si pour cela il faut commettre un acte répréhensible. Le vol devient alors le leitmotiv de l’histoire, voir même plus.

Son cœur bat la chamade, ses acouphènes n’ont jamais sifflé aussi fort, ils vont faire exploser son crâne. Elle n’en revient pas, met la main sur sa bouche. En quelques secondes; tout a changé. Elle qui n’était qu’une figurante de sa propre existence en est devenue le centre, elle a maintenant le pouvoir de décider, d’infléchir le cours des choses, de changer sa vie et celles des autres. Elle n’a qu’à se lever, faire les quatre pas qui la séparent de la bibliothèque, pousser les livres, entrer la combinaison et se servir.

Je l’ai dit, il y a beaucoup de rebondissements dans ce roman. En fait, chaque action doit donner sur quelque chose, et à chaque fois, il se produit presque quasiment l’inverse. En vérité, on ne sait jamais à quoi s’attendre dans ce roman, car rien ne semble fonctionner comme ça devrait dans cette aventure apportant alors une situation nouvelle à chaque fois. De cette manière, rien n’est prévisible dans le roman. Evidemment, on s’attend à ce que les actions ne fonctionnent pas, à ce que les héros loupent leur coup, surtout une fois qu’on a compris le fonctionnement du livre, mais on ne peut pas prévoir la manière dont ça loupe, ni même les répercussions que cela entraîne, si bien qu’on est toujours surpris de ce qui se passe. J’ai vraiment apprécié ça, parce qu’on a l’impression de ne jamais s’ennuyer.

Puisque je ne peux pas vous parler plus en détail de l’histoire sans trop vous en dévoiler, je vais plutôt vous parler de l’ambiance dans laquelle ces personnages évoluent. Il s’agit de celle du luxe. Comme je l’ai dit, Zuckerman est très riche. On passe une bonne partie du roman dans ses quartiers, chez lui. A part Gaby, aucun des autres personnages n’est habitué à côtoyer autant de richesse. Ils sont donc assez surpris lorsqu’ils découvrent ce monde qui juxtapose le leur, celui de la pauvreté.

L’immeuble, pompeusement baptisé le Mayfair, était d’un luxe excessif et un peu toc, avec son doormman en habit planté sous le auvent entre deux pots de lierre et son hall comprenant frises, colonnes en stuc et statues de nymphes.

L’appartement témoignait de plus de goût et subtilité. Situé au quatrième étage, il était conçu autour d’un large tiroir recouvert d’une moquette sable où, de part et d’autre, des lumières incrustées dans le plafond illuminaient des toiles de maître.

En conclusion, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman. Vous ne pourrez que vous amusez à suivre les différentes péripéties qui vont se mettre  en travers du chemins de nos héros. C’est un excellent titre de la rentrée littéraire. Pour moi, ce roman a été un coup de cœur.

Et vous ?

Vous avez eu un coup de cœur dans cette rentrée littéraire 2016 ?

Vous avez lu des choses drôles, des romans qui vous ont fait rire ?

Bonne rentrée à ceux qui ne l’ont pas encore faite 🙂

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2 réflexions au sujet de « Les perles de Jackie O »

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