chroniques littéraires

Azil

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Bonjour à toi. Ca y est, nous y voilà, nous sommes dans la dernière ligne droite, c’est la dernière semaine de l’année scolaire. Demain, je passe mes oraux pour valider mon diplôme de bibliothécaire. Cela m’effraie beaucoup, j’ai toujours peur d’échouer et surtout, je déteste être devant des personnes à l’oral. Ce n’est vraiment pas mon truc. Enfin, il faut le faire, alors haut les cœurs. Et après, je pourrais enfin venir poster plus souvent des chroniques sur le blog, et finir d’écrire mon roman Changez de Vie. Si vous voyiez toutes les chroniques qui m’attendent, que je dois partager avec vous. J’ai pas mal de retard.

En attendant, je vais vous parler aujourd’hui d’un petit album pour enfant que j’ai découvert ce mois-ci. Je dis que c’est un album mais je l’ai lu dans le cadre du comité BD, où il était classé. Pour moi, c’est plus un album qu’une BD puisqu’il n’y a pas de bulle, que la narration est celle d’un album, mais ceci est discutable. Je vais donc vous parler du premier tome d’Azil, qui s’intitule Chez Gaetan Becpincé. C’est un travail commun de Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Tanja Wenisch, publié cette année aux éditions la Gouttière.

Donc l’histoire est celle d’Azil, un pauvre nounours d’un pays en guerre, dont la petite fille va essayer de s’échapper, par la mer. Ce pays en guerre pourrait très bien être la Syrie, rien n’est dit dessus. Comme beaucoup d’embarcation de migrant, le bateau sur lequel est Azil et sa propriétaire chavire. Azil atterrit sur une plage, et est adopté par un jeune enseignant, qui décide de se servir de lui comme mascotte de sa classe de primaire. Azil débarque alors dans la famille de Gaëtan. On a alors droit à des leçons sur la tolérance, car prêt de la maison de Gaëtan vit un campement de gitan, des personnes qui effraient le petit garçon car ils vivent de manière différente. On a là les clichés, tels que celui où les gitans sont sales et voleurs. Tout cela dit par la mère du petit garçon. Or, Gaëtan, grâce à Azil et à sa présence, va se faire de nouveaux amis dans ce camps.

On a donc ici un album construit autour de la tolérance et de la différence de l’autre. Les premières images, qui sont celles de la fuite d’Azil et de son naufrage, peuvent paraître dures, mais la suite du texte est plus léger, drôle. Ainsi, on a les adultes qui ont peur de la nouveauté et des autres, pour qui les autres sont mauvais, et les enfants qui sont naturellement curieux et qui ne comprennent pas pourquoi les autres étaient différents. Gaëtan a certes peur des gitans, mais il veut les découvrir, et cette découverte est très belle à travers ses yeux d’enfants, qui découvrent ainsi une nouvelle culture, qui lui paraît merveilleuse. Il découvre donc la tolérance et le fait qu’il ne faut pas juger sans connaître.

Il y a une scène qui m’a marquée dans cet album, outre son début, c’est la manière dont Azil débarque dans la maison de Gaëtan. En effet, le garçon est tout content d’être le premier a apporté chez lui le nounours, de le montrer à sa mère, et la première chose que fait celle-ci, c’est le passer à la machine à laver car elle a peur qu’il soit porteur de maladie. C’est donc là qu’on voit que la vision des adultes est très différente de celles des enfants. La mère, pas tolérante, a peur de cet ours venu d’un endroit qu’elle ne connaît pas, qui pourrait être un grenier ou un magasin. Et on retrouve sa réaction par rapport aux gitans. C’est là aussi qu’on voit que les adultes transmettent leurs peurs aux enfants. En ayant peur de l’inconnu, la mère de Gaëtan transmet cette peur à son fils. En n’étant pas tolérante, elle ne lui apprend pas à l’être, ni de ne pas avoir peur des autres. Heureusement, grâce à Azil, la vision de Gaëtan va changer. Ainsi, alors que la mère du garçon a mis l’ourson à la machine, la grand-mère du camps va le recoudre.

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Ce qui est agréable à voir, ce sont les réactions du petit ourson qui ne comprend pas ces a priori, qui pousse Gaëtan vers l’inconnu. On s’attache d’ailleurs très vite à ce pauvre ours qui accepte avec facilité sa nouvelle vie.

Les illustrations sont très sympas, avec des couleurs pastels qui facilitent la lecture, qui rendent le monde enfantin et presque enchanteurs. Le trait du dessin correspond bien à l’enfance, ce qui permet de rendre plus faciles d’accès les scènes du début. C’est un album très agréable à regarder.

C’est le premier tome, d’autres sont prévus, avec d’autres personnages de la classe. A la fin de l’album, il y a une photo de cette classe avec Azil, et Gaëtan est mis en évidence, comme s’il avait été marqué, qu’il avait eu son tour. On peut donc supposer qu’Azil va aller avec chaque enfant, vivre des aventures avec chacun d’entre eux. Cela promet donc de devenir une bonne série à avoir dans les classes ou dans les bibliothèques.

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Et vous?

Vous lisez des albums jeunesses?

Vous en connaissez d’autres qui abordent ce sujet de tolérance?

De l’immigration?

Bonne semaine à tous 🙂

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