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Les Oubliés

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Bonjour à tous. Aujourd’hui, c’est une nouvelle chronique littéraire que je vous présente sur le blog. Je vais vous parler d’un livre que j’ai reçu cet été, un roman que j’ai gagné à un concours en partenariat avec les éditions Plume Blanche. C’est une petite maison d’édition que j’ai découvert grâce à Facebook.

Ce roman est sorti dans cette maison d’édition ce mois-ci, le 8 septembre précisément. Je l’ai eu un peu avant sa sortie. Il s’agit du premier tome des Oubliés de Léna Jomahé. C’est une dystopie, écrite par l’auteure suite à une déception liée à la fin d’Hunger Games. En plus du roman, j’avais aussi des superbes marques pages.

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An 250 après la IVème Guerre Mondiale.

Seules quelques grandes villes parviennent à subsister et leur population à survivre grâce aux coupoles qui les protègent du monde extérieur.

Chaque année, le Nouvel Ordre Mondial détermine l’avenir des jeunes de seize ans.

Et chaque année, certains d’entre eux disparaissent.

On les appelle les Oubliés.

Ce roman raconte donc un monde dévasté par la IVème Guerre Mondiale, qui serait survenu 2048. Pendant cette guerre, très rapide, les armes nucléaires ont dévasté le monde, le rendant néfaste pour les hommes. Leur seul moyen pour survivre a alors été d’installer au-dessus des villes encore habitées des immenses coupoles pour les protéger de l’air impur. Si on sort de ces coupoles, la mort est assurée. Depuis, un nouvel ordre politique a été instauré. Il ne reste que quelques villes habitables, dont le Nouveau Paris, la Nouvelle Tokyo, la Nouvelle New York. Chaque ville est dirigée par un gouverneur, eux-mêmes surveillés par le Grand Gouverneur. Et tous les ans, les adolescent de seize ans sont « raflés » pendant un jour spécial.

Les Rafles ont vu le jour après la IVème Guerre Mondiale, qui a eut lieu en l’an 2048 de l’ancienne ère. A l’époque, l’économie mondiale était au bord du précipice. Les différends entre les pays avaient dégénérés et la guerre était inévitable. Elle ne dura que quelques semaines, mais fut dévastatrice. Les armes nucléaires ravagèrent la planète et firent des milliards de morts. Quand il n’y eut plus personne pour combattre, et plus d’économie à redresser, la guerre cessa, laissant derrière elle d’énormes cicatrices. Les survivants du monde entier s’unirent pour former le Nouvel Ordre Mondial (le N.O.M). Ils se regroupèrent sous des coupoles les protégeant de la pollution extérieure. Afin de marquer la rupture avec l’Ancien Monde, nos dirigeants décidèrent de repartir de zéro, et donc, l’année qui suivit la fin de la guerre fut considérée comme l’an 1. Nos livres d’histoires appellent la période d’après-guerre « Le Chaos ». Le monde manquait cruellement d’adultes, la plupart tant morts au combat. Pour se procurer de la main d’oeuvre et des têtes pensantes, les plus influents mirent en place les Rafles. Pendant une dizaine d’années, des adolescents furent enlevés afin de passer des tests pour ensuite être dirigés vers un métier ou une formation. Par la suite, le N.O.M. légalisa les Rafles, rendant obligatoires les tests pour tous les adolescents de seize ans. Le terme de Rafle est resté, bien qu’il n’y ait plus d’enlèvements à proprement parler.

Les plus qualifiés se rendent dans des instituts pour être formés, deviennent la nouvelle élite ou de nouveaux patrons, ils sont les Grands. Les moins qualifiés, les Ouvriers, se voient imposer un métier en fonction de leurs aptitudes et sont envoyés dans la ville correspondant au travail qu’ils vont exercer toutes leur vie. La troisième catégorie, les Oubliés, est plus récente, à peine une vingtaine d’années… nous ne savons rien d’eux. Ils disparaissent à la fin des tests et leurs familles n’ont plus jamais de nouvelles. Selon certains bruits, ils seraient également placés dans des instituts sous haute protection et n’en sortiraient jamais.

L’histoire commence avec Eléa, la veille de la Rafle de sa grande soeur, Anaïs. C’est tout ce qui est raconté dans le prologue. Puis, on enchaîne l’histoire avec la propre Rafle d’Eléa, et celle de ses meilleurs amis, Aurore et Simon. En effet, le petit groupe est appelé les « inséparables », ils font tous ensembles. Ils sont nés la même année, leurs Rafles se déroulent donc le même jour. Seulement, ce jour-là, rien ne se passe comme prévu, et l’un des deux amis d’Eléa est enlevé et disparaît. Il est devenu un Oublié. Eléa, secouée par cette expérience, alors même qu’elle entre dans le meilleur institut de la Nouvelle Paris, ville qu’elle habite depuis sa naissance, décide de trouver un moyen pour sortir son ami de cette situation. Elle veut absolument le retrouvé, quitte à quitter sa ville natale et sortir de sous la coupole protectrice, et quitte à mettre en danger son autre ami.

Pendant l’aventure, Eléa rencontre Gabriel, le fils du Grand Gouverneur, l’homme politique qui décide de tout dans le monde. Gabriel a l’âge d’Anaïs, la soeur d’Eléa. Il attire la jeune fille physiquement. Elle en tombe amoureuse, et lui aussi succombe à son charme. Ils vont former un couple prêt à tout pour retrouver les Oubliés, car Gabriel compte bien dénoncer les mensonges de son père et détruire le N.O.M. Ensembles, ils vont se sauver de l’institut, et entrer dans la Résistance, en dehors des coupoles.

Voilà à quoi se résume l’histoire. Je ne veux pas vous en dévoiler plus. Le scénario ressemble beaucoup à celui de toutes les dystopies, avec un monde qui a sombré, puis avec une société qui tombe dans les excès, très stricte, et un(e) héros/héroïne se met en travers du chemin du pouvoir politique en place pour sauver l’un de ses proches. Tout cela avec une histoire d’amour. Dans les livres que j’ai lu dans ce genre là, et que j’ai chroniqué sur ce blog, on retrouve donc Hunger Games, Digitale, le Joyau qui ont un scénario qui ressemble à celui-ci. J’ai donc trouvé que Les Oubliés étaient vraiment dans le même genre qu’Hunger Games. Enfin, ceci s’explique une fois qu’on sait que l’auteure a écrit cette histoire en s’inspirant de cette série. Par conséquent, malgré une histoire sympa à lire, je trouve que c’est toujours la même base, et que cela est dommage, pénalisant pour l’histoire. J’aurai peut-être aimé plus d’originalité dans l’ensemble du récit. Pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seconde dans cette histoire, tellement la tension est présent, les rebondissement sont là.

Le seul point qui aurait pu me faire lâcher ce récit, c’est le prologue. J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans cette histoire. J’ai trouvé la mise en place assez longue, et j’ai aussi eu beaucoup de mal à m’intéresser à Eléa. Je l’ai trouvé un peu gamine, et horripilante. J’ai eu du mal à m’attacher à elle, à entrer dans son univers. Il y a aussi le fait qu’elle soit très ancrée dans son trio, les inséparables. Dans un trio, il y en a toujours un plus faible, qui va trahir. J’ai vraiment eu des difficultés à les trouver attachants, à adhérer à leur amitié. Peut-être que le fait qu’ils soient aussi proches, presque indissociables, m’a dérangé, car je pense que c’est quelque chose qui s’arrête avec le passage à l’adolescence. Il y a aussi le sort d’Anaïs, la soeur d’Eléa, qui ne m’a pas concernée, j’avais l’impression de rester à la périphérie du récit. Le prologue s’attarde en effet sur sa Rafle à elle, c’est une manière de nous présenter ce qui se passe dans ce monde sans raconter encore la Rafle des héros. Heureusement, après ce prologue, on passe enfin aux choses sérieuses, la Rafle d’Eléa, que j’ai trouvé assez perturbante, car comme je l’ai dit, rien ne se passe comme prévu, et on a quelques indices sur les fameux Oubliés. Bon, personnellement, je m’attendais à plus de défense de la part d’Eléa, qu’elle se batte plus, mais finalement, c’est aussi ce qui permet de débloquer l’histoire.

Ce que j’ai vraiment adoré dans cette histoire, c’est la plume de l’auteur. Il y a des passages magnifiques, des descriptions très belles, lorsqu’Eléa et ses amis sortent de la coupole. J’ai vraiment eu envie de redécouvrir le monde tel que le voit les personnages.

Dehors, il fait nuit noire. Sous le couvert des arbres, même la lune a du mal à percer. J’ai un moment d’anxiété quand je me rends compte que je suis à l’extérieur et que je ne porte pas de masque. Mon conditionnement me hurle que je vais mourir.

Puis, je découvre les odeurs. L’air est frais sous les arbres pendant la nuit. La forêt respire et m’apporte des senteurs de pins, de terre, de mousse. Elles entrent dans mon nez, remplissent mes poumons et explosent dans ma tête ! Il me semble que je respire pour la première fois de ma vie. Je n’ai jamais été dans une forêt si dense et je n’ai rien senti d’aussi magnifique. Gabriel se tourne vers moi, même dans le noir, je vois ses yeux briller. Il est tout aussi subjugué que moi.

(…)

Nous avançons à bonne allure. Déjà, autour de nous la forêt s’éclaircit. Quelques kilomètres plus loin, nous en sortons définitivement pour entrer dans une plaine. Je lève les yeux et en reste bouche bée.  Au-dessus de moi brille le ciel le plus magnifique que j’ai jamais vu. Je me rends compte, à ce moment-là, qu’en plus de nous priver de nos libertés, les coupoles nous privent également de la vie ! Je m’allonge sur la banquette arrière et admire cette toile noire, où scintillent des millions d’étoiles argentés. Je n’ai jamais vu autant d’étoiles. A la Nouvelle Paris, nous les apercevons bien sûr, mais pas aussi distinctement. J’ai l’impression d’avoir vécu toute ma vie avec un voile devant les yeux. La lune brille tellement. Elle est si grosse que j’ai le sentiment que je pourrais la toucher en tendant la main.. Je me redresse légèrement pour regarder Gabriel. Il a la tête penchée en arrière, en appui sur le dossier de son siège, et contemple également le ciel.. Jason nous jette des regards en coin, tout sourire.

Malgré les quelques défauts que j’ai cité plus haut, je dois avouer que ce roman, j’ai eu du mal à en décrocher. Même si j’ai eu du mal à rentrer dans le récit, ou à éprouver de l’attachement pour Eléa ou Gabriel, ou même pour certains autres personnages secondaires, j’ai suivis ce récit comme si je le vivais. J’avais le sentiment de regarder un film avec de nombreux rebondissements. Même l’histoire secondaire, avec Clara, qui est indépendante de celle d’Eléa, à finit par me convaincre de sa nécessité.

J’aimerai vous parler plus longuement de ce roman, mais ceci est impossible sans en dévoiler trop l’intrigue. Je ne vais donc pas vous parler de l’ami d’Elea qui devint un Oublié, ni même de la rencontre un peu spéciale entre Eléa et Gabriel. Je ne vous dirais rien de plus sur le voyage de ces derniers pour atteindre la ville au bord de mer de la Résistance, ni même les représailles du Grand Gouverneur, le père de Gabriel. Je me tairais sur la manière dont Eléa va trouver les Oubliés. Je vous dirais seulement que beaucoup de personnages arrivent en cours du roman, lorsque la petite troupe quitte la coupole pour sortir de l’enfermement du N.O.M. et découvrir une ville française située sur la côte méditerranéenne. Et que là les choses difficiles arrivent, avec la pression de voir débarquer des soldats et échouer à retrouver les Oubliés. On découvre le plan de cette ville, sa manière de subsister, et les plans contre le N.O.M. J’ai trouvé toute cette partie vraiment intéressante et passionnante.

Ce roman, je vous le conseille donc. J’ai pris plaisir à suivre la petite troupe découvrir le monde et chercher à sauver des adolescents capturés par l’état, sans même être certain que cela sera possible. J’ai aimé voir la manière dont s’organise la résistance dans cette nature qui renaît, avec la découverte de ce nouveau monde par nos héros. La plume de l’auteure y est pour beaucoup dans mon plaisir, c’est bien écrit et fluide, addictif. Ce roman est une belle découverte, j’ai hâte de savoir la suite, de savoir ce qui va arriver à Eléa et les représailles qui vont suivre. L’épilogue donne envie de se replonger dans l’histoire.

Et vous? Cette histoire vous tente?

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2 réflexions au sujet de « Les Oubliés »

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