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Ray’s Day – Le garçon de ses rêves

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Bonjour à tous. Aujourd’hui, c’est un article hélas en retard que je vous présente. En effet, cet article aurait dû être posté en l’honneur du Ray’s Day, fêté samedi dernier, soit le 22 août. Cependant, par manque de temps et pour cause d’un week end chez mes parents, cet article n’a pu être posté. Le voilà à présent.

Pour rappel, le Ray’s Day est un hommage de la part d’un fan à Ray Bradbury, l’auteur de Fahrenheit 451. Il se fête tous les ans le 22 août, le jour de l’anniversaire de Ray Bradbury, et à pour but d’honorer la lecture et l’écriture. C’est une fête pour les amoureux des livres, où il faut partager ses lectures, ses coups de coeurs, ses écrits, etc. Tout ce qui nous touche et qui touche à la lecture, aux fait de lire.

Pour cette nouvelle année, je vous partage un nouvel extrait de mon roman. J’aurai aimé vous faire découvrir une nouvelle histoire, une nouvelle, mais ce format n’est vraiment pas mon truc, et j’ai tout de suite tendance à écrire des pavés. L’extrait est donc ce que j’ai trouvé de plus judicieux pour ce fameux jour.

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Le garçon de ses rêves

Lorsque Sarah ouvrit les yeux, elle fut pendant un long moment perturbée. Elle ne reconnaissait pas les lieux où elle se trouvait, et elle avait du mal à retrouver le fil de ses pensées. Il lui fallut plusieurs minutes pour qu’elle se souvienne de la manière dont elle avait atterri dans ce lieu qu’elle ne connaissait pas. Puis, lorsque les images des monstres et de leurs affrontements lui revinrent à l’esprit, elle ne put retenir un sourire d’excitation. N’importe qui aurait frissonné de peur en se remémorant son combat et le fait qu’elle avait bien failli y perdre la vie, mais pas Sarah. Elle se sentait au contraire pleine de vie, et beaucoup plus forte. Son coeur battait plus vite, et le bonheur s’affichait sur son visage. Elle avait oser se battre, et elle avait survécu.

Elle regarda ses doigts, ceux qui avaient qui saisi la pierre et frapper à mort la chose qui avait tenté de la tuer. Elle se souvenait qu’elle n’avait pas eu le choix, qu’elle avait dû cogner de toutes ses forces pour survivre, mais en vérité, elle n’éprouvait aucune culpabilité face à ce qu’elle avait fait. Elle éprouvait plutôt de la fierté. Sentir la chose lâcher prise parce qu’elle était en train de lui fracturer le crâne avait quelque chose de grisant. La jeune fille ressentait encore l’écho des coups dans son bras, la poigne du monstre se desserrer, et surtout du voile apparut dans les yeux de la créature. Voir ça avait été pour Sarah un moment plaisant, elle avait pris du plaisir à cogner de cette manière, elle s’en rendait compte à présent.

La jeune fille, comprenant qu’elle avait aimé tuer, s’ébroua. Il ne fallait pas qu’elle pense à cela. Elle devait se souvenir qu’elle n’avait pas pu faire autrement. C’était mieux ainsi. Elle n’aurait jamais dû aimer ça.

Elle regarda alors autour d’elle. Elle n’y avait pas encore prêté attention, mais elle sentait qu’elle était en mouvement. Elle avait l’impression d’être sur un balancier. Tout autour d’elle oscillait de droite à gauche. C’était à peine perceptible, mais cela suffisait pour que Sarah éclate de rire. Elle s’amusait.

Elle était allongée dans un lit sommaire, fait de bois et encastré dans un mur. Tout autour d’elle, il n’y avait que du lambris, sauf dans un des murs qui se trouvait à sa droite. Ce dernier était ouvert sur l’extérieur grâce à une immense fenêtre. Et la vue qui se proposait à Sarah lui coupa le souffle. Il n’y avait que de l’eau, à perte de vue. De l’eau et des vagues.

Elle se trouvait sur un bateau, dans la cabine du capitaine, plus précisément. Elle le savait car un grand bureau faisait face à la fenêtre, un bureau recouvert de cartes et de matériel marin.

Elle se leva, et se rapprocha de celui-ci. Elle farfouilla un peu, pour savoir où le navire se dirigeait. Seulement, toutes les cartes qu’elle observa étaient écrites avec un alphabet qu’elle ne parvenait pas à déchiffrer. Ce n’étaient que des caractères qu’elle était incapable de lire. Et pourtant, elle sentait que ce n’était pas la première fois qu’elle les voyait. Elle ne parvenait pas à se souvenir où elle les avait déjà croiser, mais quelque chose faisait écho en elle, quelque chose sur lequel elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus.

Soudain, la porte de la cabine s’ouvrit, et Sarah oublia tout ce à quoi elle était en train de penser, jusqu’à son propre nom et le lieu où elle était. Car devant elle venait d’apparaître un garçon qu’elle ne connaissait pas, et qu’elle avait cependant déjà croiser, dans ses cauchemars. C’était le garçon qu’elle avait vu à chaque fois qu’elle avait rêvé du combat qui c’était passé la veille. C’était le garçon qui hantait ses songes, celui que sa soeur avait dessiné si exactement que la jeune fille ne savait plus si elle était bien dans la réalité.

Le jeune homme ne prononça pas un mot, décontenancé face à la réaction de Sarah. Cette dernière le regardait avec ses yeux bleus si écarquillés qu’il se demandait s’ils n’allaient pas sortir de leurs orbites, et elle avait la bouche légèrement ouverte de surprise. Elle était en train de le fixer, alors il attendait qu’elle reprenne ses esprit.

Il ne devait pas être beaucoup plus vieux qu’elle. Sans doute avait-il un ou deux ans de plus qu’elle, mais elle n’en n’était pas certaine. Il était toutefois beaucoup plus grand, et sa tête menaçait à chaque mouvement du voilier d’heurter le chambranle de la porte. Il avait les traits fins, encore juvéniles, mais une barbe naissante sur son menton prouvait qu’il était plus près de l’âge adulte que de l’enfance. Ses yeux bruns, ombrageux, étaient voilés, signe que le jeune homme avait déjà vu bien des choses horribles qu’il devait refouler. Sa peau était tannée par le soleil, ce qui lui donnait un teint bronzé. Sa carrure était musclée, ses épaules carrées. Il avait la force de porter une épée et pour se battre. Il avait aussi une allure un peu féline, souple. Lorsqu’il marchait, il ne faisait pas de bruit. Ses pieds foulaient à peine le sol, lui donnant une démarche aérienne.

Il portait une tenue assez sobre, composé d’une chemise blanche ouverte sur son torse dégageant un mélange de beauté et de sauvagerie, et un pantalon brun qui s’arrêtait à  hauteur de ses chevilles, dissimulé par des bottes hautes.

Doucement, il s’approcha de Sarah, ses yeux plongés dans les siens. Elle n’arrivait pas à se dégager de son emprise. Elle ne parvenait même plus à respirer.

Il s’arrêta près d’elle, assez près pour qu’elle puisse sentir son parfum, un alliage entre les embruns de l’océan et l’odeur d’un sous-bois sous la pluie.

Sarah ferma les yeux, se laissant bercer par la proximité du garçon. Elle n’avait qu’une envie : l’embrasser.

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Bonne fête de la lecture. 

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