jeudi c'est jeu livresque

Jeudi c’est Jeu Livresque 3

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Bonjour à tous. me revoilà pour un nouvel article Jeu livresque. Ceux qui suivent le blog ont du se rendre compte qu’hier je n’ai pas posté d’article alors que c’était normalement le jour pour mon rapport de lecture. N’ayant guère avancé dans mes lectures la semaine passée, j’ai décidé de reporter ce rendez-vous à la semaine prochaine. En attendant, voici un nouveau épisode de Jeu Livresque.

Semaine 3 : le livre qui vous a fait le plus pleurer

Aujourd’hui, je vais donc devoir vous parler d’un livre qui m’aurait ému. Le problème, c’est que je suis une grande émotive. Il suffit que je sois un peu fatiguée et que je tombe sur un passage un peu émouvant pour que je devienne une vraie fontaine. C’est assez déstabilisant pour les personnes qui se trouvent avec moi à ce moment-là. Je pense notamment à mon fiancé pour qui pleurer en lisant, ou même devant un film, est étrange et parfois stupide. Le truc c’est que je n’y peux pas grand chose.

Donc, je pleure assez souvent sur les livres. Pour ce nouveau challenge, il a donc fallu que je trouve celui qui m’a fait le plus pleurer, le livre qui m’a le plus ému. Cela n’a pas été facile, pour les raisons que j’ai exposées plus haut, mais j’ai décidé de vous parler d’un livre qui, dans mon souvenir, m’a vraiment marqué parce que dès que je le prenais, j’étais bouleversée. Je vais donc vous parler du Voleur d’Ombres de Marc Levy.

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C’est particulier de parler de cet auteur, car je sais qu’il est assez décrié dans mon milieu professionnel, considéré comme étant un auteur pour « midinette », un auteur « populaire » pour les grandes masses, un auteur n’écrivait pas de la vraie littérature. Je ne veux pas faire dans cet article la défense, mais je voudrais tout de même faire un hommage à cet écrivain qui a marqué mon entrée dans la littérature adulte, celle des livres sentimentaux. Avant lui, je ne lisais que des polars ou des romans fantastiques.

Ce roman est paru chez Michel Laffont en 2010.

Enfant, il vole les ombres des gens qu’il croise… et chacune de ces ombres lui confie un secret. Malgré lui, il entend les rêves, les espoirs et les chagrins de ceux qu’il aime. Que faire de cet étrange pouvoir…? Quelques années plus tard, le «voleur d’ombres» est devenu étudiant en médecine…

Est-il encore capable de deviner ce qui pourrait rendre heureux ses proches, comme Sophie avec laquelle il étudie la médecine, ou Luc, son meilleur ami, qui voudrait changer de vie ? Et lui, sait-il où le bonheur l’attend ?

Amour d’une mère. Inoubliable premier amour. Amour qui s’achève… Amitié longue comme la vie… Le voleur d’ombres est une histoire d’amour au pluriel.

Ce roman est rempli de poésie, de bons sentiments. On commence l’histoire avec le narrateur, un petit garçon dont on ne sait pas le nom, qui a peur des ombres qu’il ne cesse de voir. Un jour, il se met à discuter avec une ombre qui lui confie qu’il possède le pouvoir de voler les ombres et de parler avec elles. Cette dernière lui demande même de ne pas hésiter à faire cela, de ne pas hésiter à parler avec les ombres car il est le seul à pouvoir les comprendre, à pouvoir aider à mener leurs propriétaires vers le bonheur.

A partir de cet instant, le narrateur devient un voleur d’ombres, et il apprend de chacune un secret à propos de son propriétaire légitime. Il découvre de cette manière les peurs, les rêves, les envies de ces personnes qu’il dépossède de leurs ombres. Et cela fonctionne aussi bien pour ses proches que pour les gens qu’il ne connait pas. Il découvre les secrets de ses amis, comme ceux de ses ennemis.

Puis, il rencontre, pendant les vacances scolaires, Cléa, une jeune fille-sourde muette, qui écrit des messages dans le ciel par le biais de cerf-volant. Leur rencontre est un très joli moment.

– Je ne sais pas ce qui fait le plus mal, les moqueries que je devine dans mon dos ou les regards condescendants qui s’affichent devant moi. Qui s’attachera un jour à une fille qui pousse des cris quand elle rit? Qui me rassurera quand j’aurais peur? Et j’ai déjà tellement peur que je n’entend plus rien, même dans ma tête. J’ai peur de grandir, je suis seule, et mes jours ressemblent à des nuits sans fin que je traverse comme une automate.

Aucune fille au monde n’oserait dire des choses pareilles à un garçon qu’elle connaît à peine. Cette phrase, Cléa ne l’a pas prononcée, c’est son ombre qui me l’a soufflé sur la plage et j’ai enfin compris pourquoi je l’avais entendue appeler au secours.

– Si tu savais, Cléa, que pour moi tu es la plus jolie fille du monde celle dont les cris rauques effacent les ciels de grisaille, celle dont la voix sonne comme un violoncelle. Si tu savais qu’aucune fille au monde ne sait faire virevolter les cerfs-volants comme toi.
Cette phrase, je l’ai murmuré dans ton dos pour que tu ne l’entendes pas. Face à toi c’est moi qui était devenu muet.

La deuxième partie du roman s’attarde sur la majorité du narrateur. Ce dernier est devenu étudiant en médecine, et son pouvoir est toujours présent, malgré l’envie de le mettre en sourdine. Cette nouvelle période est une occasion de parler des adultes, des enfants qu’ils étaient qui se sont envolés pour ne plus parler que d’argent et d’amour, sans voir qu’ils n’avaient pas besoin de tout cela pour être heureux. Les amis du narrateur, mais aussi lui-même, ont mis certains rêves de côté pour pouvoir satisfaire les exigences de la société, celles de leurs parents, celles que nous avons tous une fois que nous devons majeurs, comme le fait de passer son permis, trouver un travail qui rapporte, une maison avec un jardin, deux-trois enfants, etc. Et puis, il y a un moment où les enfants devenus adultes disent adieu à leurs enfances, celui où les parents viennent à mourir, ce moment où personne n’est préparé. C’est aussi un moment très triste.

A l’adolescence, on rêve du jour où l’on quittera ses parents, un autre jour ce sont vos parents qui vous quittent. Alors, on ne rêve plus qu’à pouvoir redevenir, ne serait-ce qu’un instant, l’enfant qui vivait sous leur toit, les prendre dans vos bras, leur dire sans pudeur qu’on les aime se serrer contre eux pour qu’ils vous rassurent encore une fois.

Bref, ce roman est un hommage à l’enfance et à sa perte. Je vous le conseille vivement, pour moi il reste le meilleur des Marc Levy.

Et vous? Vous l’avez lu? Vous avez aimé? Vous avez pleuré? Vous pleurez souvent sur des livres? Quel livre vous a-t-il fait le plus pleurer? Vous a le plus ému? N’hésitez pas à le dire dans les commentaires

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