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Salon du livre 2015

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Bonjour à tous, voici enfin mon article sur le Salon du livre 2015. Désolé si cet article vient un peu plus de deux semaines après le dit salon, j’ai été un peu occupée, comme d’habitude. Dans cet article, je vais donc vous présenter ma première visite au Salon du livre de Paris.

Bien que passionnée par la lecture, je n’avais pas encore eu l’occasion de monter sur Paris pour cet événement. Et pourtant ce n’était pas l’envie qui me manquait. C’est juste qu’habitant ce que les Parisiens nomment la province, ce n’est pas si facile que cela d’y aller. Déjà en voiture, il faut compter 4 heures pour l’aller et idem pour le retour. En train, c’est bien plus rapide puisque nous avons la chance d’avoir le TGV, mais il faut être prêt à débourser une petite fortune. Il ne reste plus que le covoiturage, qui n’est pas idéal si on est seule. Personnellement, je n’avais pas envie de m’y risquer. C’est le problème de voir tous les salons se faire tous les ans au même endroit, à la capitale. C’est un peu ce que je leur reproche, ils ne pourraient pas tourner un peu? Je trouve dommage de toujours organiser cela à Paris.

Donc j’attendais patiemment chaque année l’opportunité de pouvoir réaliser ce rêve-ci. Et cette année, j’ai eu participer à un concours organiser par la blogueuse du site Comme un livre, et de gagner une entrée pour le salon. Cela peut paraître être pas grand chose, mais pour moi c’était une chance incroyable, une occasion de monter sur Paris. J’ai même fini par convaincre ma maman de m’accompagner. Nous y sommes donc allées toutes les deux, faisant passer tous les frais annexes dans mon cadeau d’anniversaire qui était justement ce week-end là.

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’avais déjà fais plusieurs salons du livre et de la BD, il y avait du contact avec les auteurs, c’était assez agréable. Là, je savais qu’il y allait avoir beaucoup de monde, mais en y allant un vendredi, je ne m’attendais pas à autant. Bon, le premier problème d’y aller en semaine, ce sont les scolaires. Les adolescents, et même les enfants, ce sont parfois des plaies. J’aime beaucoup les enfants, il ne faut pas croire, mais des occasions comme ça, c’est vite la débandade. Il a fallu supporter les primaires qui courraient partout, parce qu’ils étaient lâchés dans le salon, les collégiens qui traînaient les pieds et râlaient, on voyait qu’ils n’avaient pas spécialement envie d’être là, et les lycéens grossiers comme des charretiers qui n’arrêtaient pas de s’insulter et de se héler comme s’ils étaient seuls au monde. C’est vite fatiguant de supporter ce type de population. Enfin, les primaires, on voyait qu’ils prenaient plus de plaisir, déjà parce qu’il y avait des activités pour eux. Et oui, contrairement à ce que je pensais, il y avait une grande place pour la littérature jeunesse, ce que je suis contente d’avoir vu.

En plus des enfants et adolescents, il y avait beaucoup de monde. Je ne suis pas fan de la foule, et c’est vite oppressant de se retrouver dans ce type d’atmosphère. Surtout que le salon est immense, et que la foule est présent en permanence. Il y a des stands sur lesquels on a eu beaucoup de mal à accéder, à regarder, tellement il y avait de monde à farfouiller. Je pense notamment au stand du Livre de Poche, qui est plein tout le temps.

L’autre défaut de ce salon, en plus du monde, c’était qu’il a fait affreusement froid. Comme je le disais, j’ai fais plusieurs salons, même autre que concernant le livre, et c’est la première fois que j’ai eu aussi froid dans une salle. Ils n’avaient pas chauffés, et peut-être mis la clim tellement on gelait. Moi qui ne suis pas souvent sujette au froid, je peux dire que là j’ai gardé mon manteau et mon gilet. J’ai regretté de ne pas avoir pris de pull. Il faisait presque plus froid dans le salon que dehors. Bon, on n’était en mars, en pleine pollution et journée de l’éclipse, mais quand même. J’ai vraiment plains les auteurs en dédicace.

Ce que j’ai aussi regretté, c’est l’aspect commercial qui puait dans le salon. J’ai du mal à m’expliquer, mais on sent qu’il doit être rentable. Déjà le prix du thé à 3 euros, c’est un détail mais ça prouve qu’il faut tirer le max d’argent des gens. Et on est tout le temps solliciter par des vendeurs. Je vais raconter maintenant une anecdote : au salon il y avait plusieurs journaux en libre service. Je trouve cela normal puisqu’il faut bien faire découvrir à certains la presse papier. Donc en s’est servie. Mais arrivé sur le stand de Libération, qui est journal que j’apprécie de lire, ce n’était pas le même discours. En vérité, il y avait des tables avec les journaux déposés dessus. Donc on s’approche pour en prendre un. A peine j’en ai eu un dans les mains qu’un type m’a sauté dessus. Au sens littéral bien sur, mais c’était vraiment l’idée. Il a commencé à me baratiner pour que je m’abonne. Et même en lui disant que j’étais étudiante et que je n’avais pas les moyens, il m’a sorti que le journal était au prix du café et que j’aurai tord de ne pas me priver de café. Déjà que c’est ce que je fais… Bref, je n’ai pas apprécié d’être culpabilisée ainsi, d’être ainsi enfermée dans son discours. Et poliment, je n’ai pas osé me tirer de là, même si je n’avais que ça en tête. C’est peut-être stupide comme anecdote, mais ça prouve à quel point on est pris, en tant que lecteur, comme des vaches à lait.

Heureusement, il y a eu des super bon côtés. On a notamment pu assister à une conférence, sur l’heure de midi, sur la lecture jeunesse au Brésil, organisé par le Centre National du Livre. Des auteurs sont venus parler de leur travail après la dictature, de ce qu’elles avaient proposés pour les enfants à cette époque-là, parce qu’il n’y avait qu’un livre pour les enfants à ce moment-là. Je dis elles parce que ce n’étaient que des femmes. C’était vraiment intéressant.

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On a aussi discuter avec quelques auteurs, ceux qui étaient les plus accessibles. En y allant le vendredi, je savais que je passais à côté de beaucoup d’auteurs que j’aime bien, comme Marc Levy et Sophie Audouin-Mamikonian. Mais comme ce sont de « gros » auteurs, je savais aussi que j’aurais très peu de chance d’avoir une dédicace. Enfin bref, nous avons parlé avec Joseph Joffo, l’auteur d’Un sac de Bille, avec qui nous avions déjà parlé dans le cadre d’un autre salon en Vendée. Crise oblige, on lui a rien pris, donc on n’a pas pu avoir de dédicace pour ce salon-là. Mais on a vraiment apprécié qu’il discute avec nous quand même. Il est très accessible. Il a d’ailleurs vendu un de ses livres, devant nous, moins cher de 2 euros que le prix affiché. On a trouvé ça super sympa pour la personne.

On a aussi discuter un peu avec un auteur que je ne connaissais pas, Luc Van Lerberghe. Il était dans la partie jeunesse, dans un renforcement. Ils étaient plusieurs sur son stand, celui des éditions Le Héron d’argent. Cet auteur écrit donc pour la jeunesse des livres d’héroic fantaisy médiéval. Il m’en a un peu parlé, c’était agréable. J’ai été déçu de ne pas avoir les moyens d’acheter son livre. Maintenant il est sur la liste de mes prochains achats.

En fait, le seul livre que je me suis autorisée à prendre, c’est Le Secret de l’Inventeur, d’Andrea Cremer, aux Editions Lumen. J’adore cette maison d’édition, et je suis tous ce qu’ils font. Ils ont des couvertures sublimes et des auteurs intéressants. Le problème c’est que pour le moment, c’est une maison très jeune, qui a fêté sa première année d’existence, et qui ne comporte qu’un seul membre : sa patronne qui est traductrice. Elle ne fait que des traductions, ce ne sont donc que des auteurs anglo-saxons. Mais la chance qu’elle a eu cette année, c’est de pouvoir faire venir pour tout le salon Andrea Cremer. Elle nous a donc dédicacé Le Secret de l’Inventeur. C’était la première fois que je voyais un auteur non français. Certains, qui parlaient anglais, on pu échanger avec elle. Je regrette d’être si nulle en langue. Mais c’était une rencontre géniale!

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Andrea Cremer et sa tradutrice
Andrea Cremer et moi
Andrea Cremer et moi

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C’est une auteure que je connaissais pas et dont je suis en train de dévorer le livre.

Sinon, on a fait l’exposition de Gallimard polar, qui était très sympa. On a ainsi retrouvé des anciennes couvertures de polar, et des articles de journaux. Tout cela avec une mise en scène incroyable. Voici les photos :

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Et voilà, une journée qui passe vite, très intense, avec des bémols, mais surtout des souvenirs sympa. A l’année prochaine, peut-être 😉

Et vous, avez-vous fait le Salon du Livre? D’autres Salons de ce type? En avez-vous envie? Que vous manque-t-il pour en avoir envie ou y aller?

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2 réflexions au sujet de « Salon du livre 2015 »

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