apprendre à écrire

retour sur le NanoNowrimo

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Bonsoir à tous. Oui je sais, cela fait plus d’un mois que je n’ai pas publié une ligne sur le blog. Ce n’est pas entièrement de ma faute, même si je vous avoue que j’ai eu aussi envie de me consacrer à d’autres projets plutôt que de mettre à jour mes chroniques, et cela même alors que je bouillonne d’idées d’articles. Bref, j’ai été assez bien occupée ces derniers temps, avec la fac, les révisions pour les partiels (oui, cette année je m’y suis mise en avance), mes deux boulots (à la BU et à la garderie), ma préparation aux concours, et le code, ça été assez mouvementé. Je préfère donc pas penser à la reprise de Janvier avec les partiels. Enfin, je n’aurais plus cours, donc plus de temps pour ce blog.

Maintenant que j’ai terminé de vous raconter ma vie, je vais revenir sur mon expérience du NanoWrimo, dont je vous avais déjà parlé ici : https://lasorcieredesmots.wordpress.com/2014/11/01/nanowrimo-2014/

Pourquoi j’ai envie de vous évoquer mon expérience, qui n’a pas été vraiment glorieuse? Parce que je me dis que cela pourra être profitable à chacun, et que cette expérience a changé ma manière d’appréhender l’écriture. Je vais donc vous exposer tout ce que j’ai appris avec le NanoWrimo.

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  • Quand on se lance dans un projet aussi grand que celui du NanoWriomo, il vaut mieux avoir un plan de base en tête. Quand on veut écrire autant de mots, il faut savoir de quoi on va parler, c’est-à-dire savoir où l’on va. Ceci signifie que nous ne pouvons pas partir à l’aveuglette. Pour tenir sur la durée, avec un laps de temps aussi court qu’un mot, une histoire doit donc d’abord se profiler dans notre tête, avec une trame et les grandes lignes de l’histoire. Il est même conseillé de savoir déjà quels personnages vont intervenir dans l’histoire. Il ne faut donc pas seulement s’attarder sur les personnages sur lesquels débute l’histoire, mais aussi sur les personnages secondaires, sur ceux qui ne sont pas encore présents mais qui vont intervenir dans le long terme. Arriver à 50 000 mots peut être un but atteint assez vite, et donc certains personnages, jugés trop secondaires mais pourtant essentiels, peuvent intervenir bien plus vite que prévu. Le personnage doit donc être déjà présent à l’esprit, pour éviter de perdre du temps dans l’écriture.

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  • Comme je l’avais précisé dans mon article sur le NanoWrimo, ce n’est pas la qualité qui compte, mais la quantité. Mais comme je l’ai écrit plus haut, parvenir aux 50 000 mots en un mois, soit en 31 jours, est un sacré challenge. Il faut avoir du temps pour cela. Au début, cela peut paraître assez simple, mais le temps file vraiment vite, et quand on a d’autres activités à côté, il faut parvenir à trouver assez de temps pour écrire tous les mots prévus pour la journée. Parce que même si on trouve du temps, il faut parvenir à un certain nombre chaque jour, parce que sinon on se retrouve avec des mots à rattraper, et c’est fou à quelle vitesse ces derniers s’accumulent. Il faut donc se préserver du temps pour écrire.

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  • J’ai appris quelque chose qui découle de ce 2e principe : il faut savoir se ménager des moments pour écrire, mais des moments où on ne sera jamais dérangé. Cela peut aussi être un principe simple, et pourtant c’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à acquérir. Quand j’écris, j’ai tendance à me laisser vite distraire. Je mets de la musique, qui m’aide à me concentrer, mais ceci est à double tranchant, puisqu’elle peut aussi donner envie d’une pause, d’entamer en chœur le refrain de notre chanson. Et quand on est sur l’ordinateur, internet est aussi une source de distraction, dont facebook notamment, et les sites de fanfictions que j’adore regarder. Et les jeux aussi ont tendance à me faire de l’œil. Quand j’écris, je ne fais donc pas que cela. Je suis un papillon qui passe d’une chose à une autre, et je dois avouer que mon premier roman, je l’ai écrit en jouant aux sims, à l’époque où j’écrivais encore tout sur papier. Or, j’ai appris que pour être totalement dans son univers, il ne fallait pas faire autre chose. Ceci peut paraître totalement évident, je nous l’accorde, et pourtant ce n’est pas si aisé que cela à mettre en pratique. C’est un travail à faire sur soi, qui demande de la rigueur et la capacité à s’extraire de la réalité. Dernièrement, j’ai appris que c’était de cette manière que Stephen King voyait le métier d’écrivain, comme une bulle qui couperait l’auteur du monde, qui l’isolerait dans un monde à part, déconnecté du temps et de l’espace. S’il y a le feu, l’auteur doit à peine s’en rendre compte tellement il est plongé dans cette dimension particulière qu’est l’écriture.

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  • C’est encore un autre principe évident que je vais vous exposer, mais il est essentiel : il est important d’avoir du bon matériel. Pour le NanoWrimo, j’ai eu la malchance de me faire piéger par ma clé USB. J’étais chez mes parents pour le week-end, et je venais d’écrire plus de 2 000 mots que j’avais bien pensé à enregistré. Ce que je n’avais pas prévu, c’était qu’on allait m’emprunté ma clé, et que cette dernière allait décider de rendre l’âme. Depuis, elle ne veut toujours pas fonctionné, et j’ai perdu définitivement mon travail. Je conseille donc à tous les écrivains de faire des sauvegardes assez nombreuses de leur travail, que ce soit d’ailleurs pour un livre ou pour un devoir pour l’école. On n’est jamais assez prudent, et personne n’est à l’abri d’une panne informatique.

Voilà pour cette petite liste de conseils simples. J’ai conscience que la plupart des personnes qui écrivent déjà sont au fait de ces principes essentiels, mais j’ai espoir que mes observations suite au NanoWrimo pourront être utiles à quelqu’un qui voudrait se lancer dans une aventure similaire. Car il faut bien que certaines visions du travail d’écrivain, dont j’ai pu lire des commentaires sur internet, soient détruites. Non, l’écrivain ne se met pas tout de suite à son ordinateur pour taper une histoire parfaite d’un premier jet. Oui, l’écriture demande de la rigueur, de la relecture, des corrections et du temps. Personne ne peut écrire une œuvre géniale en un mois, ou alors il ne faut faire que cela. Oui, il y a beaucoup de moment de doute dans l’écriture, des moments où l’on  n’est pas certain de terminer l’histoire. Mais l’écriture est aussi un travail qui se fait sur la durée, qui doit germer, décanter. Il doit il y avoir de suspens pour réfléchir, pour pauser ses idées calmement. C’est pour cela qu’une œuvre comme le NanoWrimo se prépare. C’est pour cela que toute histoire doit avoir une trame.

Mes regrets quant au NanoWrimo sont évidemment de ne pas avoir terminé, de ne pas avoir été au bout de mes idées, mais je ne compte pas m’arrêter là, et je sais que je vais mettre un point final à l’histoire que j’ai commencé, même si je dois mettre encore des mois pour cela. Parce qu’après tout, le NanoWrimo n’était qu’un début.

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Et vous, comment voyez-vous le fait d’écrire? Comment envisagez-vous le métier d’écrivain? Etes-vous tentez par cette aventure?

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